SCENE II
^nne BOUCHER, seule ; elle regarde autour d'elle d'un air maussade.
Quelle maison I... C'est ainsi chaque jour : des fournisseurs qui se
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térobent, des notes à payer qu'on ne paie pas; des amis inutiles, car ma nièce n'en tistingue aucun. Et Thérèse va, vient, sans se touter que c'est sur moi que l'on cogne et que les créanciers se lassent d'attendre ses succès... Elle vit avec son espérance.
Mais son tébut, remis de semaine en semaine, les inquiète... Cependant ici, on boit, on mange, on vient foir ma nièce, le futur jouet de Paris, et l'on sort. Cela parce qu'un chournaliste s'est offert un article à sensation sur mademoiselle Thérèse Raïa et a célébré ses beaux yeux étranges, sa chevelure fantasque, son talent original, son presque génie — comme il l'a écrit — cette pelle fille tzigane qui, après avoir dompté des chevaux dans son pays, est venue, à Paris, dompter des hommes. Et c'est le comte de Béraud, un ami, celui-là, car il s'occupe de ma nièce et aujourd'hui il doit lui amener le tue de Trézel, le marquis de Mauvieuseelsonfils. C'est monsieur Gon-
tard, un beu trop marseillais, mais riche... le fils du grand marchand de safon; puis monsieur Schavyl, (avec
dédain) eUCOre un Chournaliste ! (Se reprenant.) C'est utile... Enfin, à part ce ternier et guelques autres, ilya du choix. Mais non, mademxOiselle demeure indifférente et rêve. Et le temps s'écoule et l'archent s'en va... ah ! ma nièce, nous nous prouillerons. .. (Eiie
continue de ranger.) nOUS nOUS prOUillcrOnS.