TECHNIQUE
Pour que l’on M one des résultats d’expériences, il est nécessaire qu’elles soient toujours faites dans les mêmes conditions. Dans toute réaction de fixation du complément deux facteurs sont à la base : l’un est l’antigène, l’autre la technique.
Nous avons vu par l'historique, qu’il est impossible de trouver chez les auteurs deux antigènes identiques ; la technique d’autre part, varie quelque peu d'un auteur à l’autre, certains même négligent com- plètement de la relater explicitement.
Là sont sans doute les causes de certaines contradictions existant entre les résultats actuellement connus, mais certainement l’imprécision des conditions d’expérimentation rend toute comparaison difficile.
. Nos résultats étant jusqu'à un certain point en désaccord avec ceux de quelques auteurs, nous avons décidé de rapporter un peu longuement dans ce chapitre les conditions dans lesquelles nous avons opéré.
L’antigène :
a) le choix : Plusieurs antigènes se présentaient à nous: En outre des nombreuses préparations pharmaceutiques, telles que Dmégon, Vaccin antigonococcique Carrion, Vaccin fluoré de Nicolle, etc., nous aurions pu faire nous-même des émulsions de cultures de gonocoques et les traiter d’une façon spéciale.
Mais, voulant donner à la réation un caractère pratique, nous avons arrêté notre choix sur le Vaccin Antigonococcique de l'Institut Pasteur de Paris
rAFONSRES
qui présente, entre autres avantages, ceux d'être d’une part polyvalent et d'autre part d’un usage courant.
Ce vaccin est formé par l’émulsion dans l'eau physiologique de 1 milliard de corps microbiens au centimètre cube, émulsion chauffée à 55°.
b) le titrage : Après nous être assuré que l’antigène choisi n’était pas directement hémolytique pour les globules rouges de mouton, nous en avons fait le titrage.
Le titrage de tout antigène à pour but de déter- -miner trois choses :
1° le degré de dilution à employer dans la réaction de fixation.
2° Sa force anticomplémentaire par rapport au complément du. jour.
3° Sa force antigénique.
1° Force antigénique : Eliminons immédiatement cette dernière partie : La force antigénique ne peutêtre connue que par un grand nombre de réactions faites avec des sérums positifs et négatifs : Cet élément nous manquait totalement. Nous avions donc décidé primitivement d'employer concurremment pour chaque expérience le vacein pur, le vaccin dilué au 1/2, le vaccin dilué au 1/5. Dans la suite nous avons abandonné la dilution au 1/5 qui nous a paru être nettement de force antigénique trop faible.
2 Recherche du degré de dilution : La recherche du degré de dilution, nullement empêchante de l’antigène, a été faite trois fois pour des vaccins de dates différentes. Nous avons suivi la technique indiquée par Rubinstein et que le Tableau 1, page 32, énonce clairement, AUS
LRO
Les résultats ont été les suivants : Vaccin du 24 novembre 1920 :
Pur: 0.4.
RALIAIUE 0.6.
Los plus de 0.6.
Le titrage de l’alexiné du jour en présence des globules rouges sensibilisés avait donné (0. 3.
Vaccin du 10 décembre 1920 :
Pur: 0.4:
re 0.6.
Lo plus de 0. 6.
alexine 0.3.
Vaccin du 24 mars 1921 :