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laire vanner ses grains quand il fut saisi par une douleur de goutte; aussitôt il s’enfonça jusqu’au-dessus des genoux dans un tas de blé. Il fut soulagé; ses pieds se dégonflèrent merveilleusement, et depuis il se servit de ce remède (i). »
Il est difficile, quand on a lu tout ce que Pline a écrit de la goutte, de ne pas se ranger a l’avis de Littré, juge peu sévère d’ordinaire : « Une part notable de son livre est eonsacrée à la médecine, et certes il est impossible de trouver rien de plus mauvais que cette portion-là... Sa thérapeutique, si on peut se servir de ce mot pour une telle chose, ■est un ramassis d’absurdités et de superstitions. Ce semble vraiment le livret des recettes de quelque vieux berger, et parfois des formules de quelque sorcier (2) ».
La comparaison est tout à fait juste et Pline lui-même ne l’eût pas contestée. De propos délibéré, il a rempli son livre des pratiques d’un art qu’il savait « le plus menteur de tous ». ^Malheureusement il a rejeté au trentième livre de son histoire cette profession de foi, après avoir énuméré avec •complaisance, dans les livres précédents, les vertus mystérieuses des animaux, des métaux et des plantes pêle-mêle avec leurs propriétés réelles, et sans qu’un mot nous avertît <lu scepticisme de l’auteur.
Dans ce trentième livre, il esquisse à grands traits une histoire de la magie, oîi tout n’est pas à rejeter, et qui prouve qu’il avait sous les yeux des ouvrages fort analogues à ceux qui constituent encore la littérature alchimique. 11 fait remonter l’origine de la magie au Persan Zoroastre ; il cite Ostanès et Démocrite comme les plus illustre adeptes de •cette prétendue science qui, selon ses propres expressions,
« tient les hommes par le triple lien de la médecine, de la religion et de l’astrologie, prévaut chez un grand nombre ^le nations et commande en Orient aux rois des rois ».
(t) Liv. XXII, ch. LVii.
(a) Hist. nat. Tracl. Lillrc. Collect. INisard. l. I
p. VII.
1 lO
Ailleurs, outre Zoroastre, Démocrite et Üstanès, il cite Pétosiris, le roi Archélaus, Orphée, Pythagore, Platon et Aristote, tous noms qui figurent parmi ceux des maîtres de l’art dans les manuscrits alchimiques.
Voilà la source où Pline a puisé largement, comme l’avaient fait avant lui Nicandre, Cratevas, Andréas, l’auteur du poème sur les plantes, et Xénocrate d’Aphrodisie, comme devait le faire bientôt ce Pamphile dont parle Galien et qui, ignorant la botanique, s’avisa d’en écrire en empruntant toutes les rêveries d’un petit livre attribué à Hermès l’Egyptien et contenant les trente-six herbes sacrées des. horoscopes (i).
Nous avons dit que, dans une trop large mesure, Dioscoride s’était associé à cette œuvre de superstition. Le mieux que l’on en puisse dire c’est qu’il s’était borné h recopier ce qu’avaient écrit Cratevas et ses autres devanciers, limitant son effort personnel à une étude sérieuse et vraiment scientifique des plantes considérées dans leurs caractères extérieurs et dans leur mode de végétation.
Ces réserves faites, cherchons dans les cinq livres de la Matiùre Médicale [2) quelles substances végétales, minérales ou animales étaient utilisées contre la goutte. Il est un contraste frappant que nous avons déjà noté : la médecine populaire n’use que d’applications externes; la liste de celles-ci comprend une cinquantaine de noms; un seul médicament Interne est mentionné, l’amome.
Les substances destinées aux applications locales sont aussi variées que possible, empruntées qu’elles sont aux trois règnes de la nature et à l’homme lui-même. Ce sont, et nous en passons peut-être, l’amome, les feuilles de peuplier noir, les feuilles et l’écorce de saule, le marc d’olive, le suc de figuier, la farine d’orge, les coings, les lentilles, les raves,
(i) Galien. T. XI, p. 797 cl 798.
(a) Dioscohidi:. De malcria mcdica. Li[)siæ. i83Q-i83o. 3 vol.
LA GOUTTE A ALEXANDRIE
les choux, la l’arine de fénugrec, la chicorée, la courge, l’arum, la racine de cyclamen, le paiiax, le scordium, la giroflée, l’aiidrosace, la pariétaire, la joubarbe, la jusquiame, la coralllne, le concombre sauvage, la noix de ben, la farine d’ivraie, les feuilles de sureau, les feuilles d’héliotrope, l’aristoloche et enfin la racine de chanvre pour les tophus.
Le règne minéral est représenté par le bitume, le natron, le soufre, la rouille, le sel, la pierre d’assos, la pierre gagates, les briques ; le règne animal par les escargots avec leur coquille, les belettes grillées et réduites en cendre, les méduses, le suif de bouc, la fiente de chèvre, la bouse de vache. Enfin Dioscoride mentionne le lait de femme et le sang menstruel.
Si nous ajoutons à ces remèdes antigoutteux d’autres qui étaient en usage pour toutes les douleurs des jointures, comme la crasse raclée par la strigile sur le corps des baigneurs, la boue, mélange de sueur, d’huile et de poussière, que fournissaient les lutteurs de la palestre, on aura une collection d’ingrédients qui ne déparerait pas le papyrus Ebers.
Sous le nom de Dioscoride, mais d’un Dioscoride plus jeune, on a un traité des Euporistes où l’on lit (Livre I, ch. 234) : « Aux podagres et aux arthritiques conviennent les médicaments suivant pris par V estomac : l’amome en décoction, l’androsace dans de l’eau, le suc de petite centaurée, la décoction de mauve, la rue sauvage bouillie avec de l’aneth, le suc de malabathrum pris avec les aliments, la germandrée en décoction, la bétoine dans du vin. La chair de vipère est bonne aussi» (i). Enfin une autre collection de remèdes rangés par ordre alphabétique, d’après le nom des maladies auxquelles ils sont destinés, porte les noms de Dioscoride et de Stéphanus d’Athènes. Elle existe dans divers manuscrits, notamment dans le manuscrit grec 2181. Le chapitre tteo’: T:2oaYp'.y.(»v (fol. 4i v”) énumère quelques-unes des applica-
(i) Pf.ü. Djoscoiudis. Opéra. Francfort. lôgS.
LA GOUTTE ET LE liliUMATISME
tlons externes mentionnées par Dloscorkle clans sa Matière Médicale et c[uelc{nes autres dont il ne parle pas.
Dans ces deux ouvrages, dans l’avant-dernier surtout, on retrouve c[uel(jue Influence de la médecine sérieuse, mais les autres, c[uelc[ue forme qu’ils afTectent, quel c|ue soit leur auteur, Nicandre ou Cratevas, Dioscoride ou Pline, n’appartiennent pas à l’histoire de la médecine; ils relèvent d’une autre histoire, celle de l’empirisme ou plutcU du mysticisme médical.
Il y a eu, pendant de longs siècles, deux courants parallèles que l’on confond trop souvent : la tradition médicale dépourvue de mystère et d’imposture, telle que la maintenaient des praticiens honnêtes et instruits, et la superstition médicale qui s’était grossie à vVlexandrie de tout ce que la magie orientale avait ajouté à la masse des vieilles fables égyptiennes. Le tort de Pline et des autres compilateurs étranofers à la médecine a été de mêler deux choses aussi distinctes, aussi contraires, et c’est le grand mérite de Celse d’avoir gardé son livre pur d’une semblable altération.
L’histoire de la goutte nous a déjà montré comment ont procédé ces compilateurs, ces rhizotomes qui ont recueilli sans discernement les rêveries des de la Perse et des
Prophètes de l’Kgypte. Un dernier exemple encore nous paraît nécessaire. Il y a un livre singulier connu sous le nom de Klranides (les relnesi et donné comme l’œuvre du roi des Perses. Le titre de la traduction latine, liber physicomedicus kiranidariun kirani, id est repis Persariun (i), la suscriptlon d’un manuscrit de Madrid y.îipav!.; (2), des
citations d’Olympiodore et de Georges le Syncelle, qui renvoient soit à la kyranis, soit aux livres klranides, prouvent l’antiquité, sinon de l’ouvrage lui-même tel que nous 1 avons,
(i) Kiraiil kiranidos. Liber pliysico-mcdicus kiraiiidaruiii kirani id est regis l’crsarum, etc. i(id8. iii-8°.
D’après le traducteur, ce livre résulterait de la fusion de deux autres, 1 un portant le litre précédent, l'atilre écrit par llarpocralion et dédié par lui à sa fille.
(3) Kabiuouis. IViblIotli. gra'ca, t. 1, p.
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au moins des éléments dont il est composé. A ces preuves d’authenticité relative, nous pouvons ajouter un vers de Lucien que nous commentons dans un autre chapitre et qui montre le goutteux tirant ses remèdes y.o'.pâvs'j (i).
Si l’on parcourt cet ouvrage, on est frappé de l’analogie des recettes qu’il renferme avec celles qu’on ht dans Pline et aussi dans Dioscoride. C’est surtout en ce qui concerne les remèdes tirés des animaux que l’analogie, pour ne pas dire l’identité, est évidente : la fiente de chèvre, la bouse de vache, les pattes de grenouilles coupées et appliquées sur les pieds malades, la belette cuite, l’urine de mulet, les souliers en peau de phoque ou de castor, le sang ou les pattes de lièvre, les souliers en peau d’hyène, le bouillon de renard, d’autres produits encore sont des topiques anti-goutteux que nous avons vu conseiller par Pline ou que nous verrons recommander par d’autres écrivains aussi peu médecins.
Le caractère magique de ces prescriptions n’est pas douteux. Les substances que nous venons d’énumérer n’acrissaient pas en vertu de leurs propriétés internes, mais par une force mystérieuse qu’elles tenaient de leur mode de préparation et d’administration. Par exemple, l’auteur de la kiranide conseille en ces termes l’urine de mulet : ce Si l’on prend en cachette de l’urine de mulet, qu’on la fasse cuire avec de l’huile, de la cire et de la litharge et qu’on l’applique sur le pied d’un goutteux, celui-ci guérira, mais la douleur sera transportée au pied du mulet. On prendra de l’urine de mule, s’il s’agit d’une femme w. Nous retrouverons ce topique antigoutteux : on en usait encore au temps de Philagrius, et c’était si bien un remède magique que l’on croyait nécessaire, pendant sa préparation, de cracher dans la marmite en prononçant certains mots mystérieux.
Les pattes de grenouilles aussi étaient bonnes contre la goutte, mais à la condition d’user des précautions suivantes : « On prend, au nom de quelqu’un, une grenouille vivante,
(i) Lucien. Tragojiodagra, vers 17^1.
Dei.peucii.
LA GOUTTE ET LE JilIUMATISME
alors que ni le soleil, ni la lune ne sont sur l’horizon ; on lui coupe les deux pattes de derrière avec une serpe, on les met dans de la peau de cerf et on les attache la droite au pied droit, la gauche au pied gauche du goutteux qui guérit, à n’en pas douter ».
Du reste on ne saurait isoler ces recettes de celles qui les entourent : or celles-ci ne concernent pas seulement les maladies, n’affectent pas toujours la forme de remèdes; il y a des formules pour attirer sur soi l’amour, l’amitié, la faveur, pour provoquer la discorde chez ses ennemis, pour obtenir une heureuse traversée, pour avoir des songes de bon augure, pour mettre en fuite les bêtes féroces; il y a un grand nombre de conseils ad lihidinem excitandani, des secrets pour jeter des sorts et nouer l’aiguillette.
Telle était la médecine magique. Il en est de la thérapeutique d’Ostanès et de ses adeptes comme de celle d’Esculape et de ses prêtres : elles révèlent une égale défiance de la raison humaine, un égal besoin de mystère. Elles dérivent l’une et l’autre des plus vieilles religions antiques. Elles sont étrangères à la médecine à laquelle on ne saurait les rattacher sans injustice. Elles sont des formes passagères d’une superstition qui ne change pas. Un Alexandrin atteint de podagre chaussait des souliers de castor, un Anglais du XIII® siècle chaussera les bottes d’un saint évêque.
Ce serait une œuvre utile que de retracer l’histoire du mysticisme médical. On y apprendrait qu’il n’est pas, qu’il n’a jamais été le produit naïf et spontané de l’imagination populaire, mais qu’il constitue au contraire un ensemble de croyances et de pratiques transmis à travers les siècles par un véritable enseignement, ayant ses origines lointaines en Perse, en Chaldée, dans l’Inde et dans l’Egypte, mais ayant trouvé à Alexandrie sa patrie véritable et son meilleur foyer. On suivrait les traces de son expansion graduelle, non seulement chez les empiriques de Rome et de Byzance, mais encore chez les Arabes, chez les Latins du moyen âge, chez les paysans de nos jours.
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Ce n’est pas sans surprise qu’on verrait un pape du xiii° ■siècle, Pierre d’Espagne (Jean xxi) recueillir dans son « Trésor des pauvres », les recettes les plus absurdes parmi celles que nous avons citées. Dans son chapitre de o/nni giitta, il reproduit textuellement l’ordonnance concernant les pattes de grenouilles (i), plus loin il recommande la fiente de lièvre en emplâtre contre la sciatique et nomme en toutes lettres son auteur, Kyranus. Ailleurs il emprunte à la même source les movens qu’on a d’exciter à l’amour ou d y mettre obstacle, de mettre en fuite les démons, de rompre les enchantements et de s’attirer la prospérité. Or, nul livre au moyen âge n’a été plus répandu, plus populaire que le <( Trésor des Pauvres » dont le titre indique assez h qui s’adressait l’auteur (2).
La foule n’invente rien que des mots; elle n’observe, ni ne réfléchit; ce que l’on attribue à l’expérience anonyme des siècles n’est le plus souvent qu’une rêverie vieille de plusieurs miliers d’années, éclose dans le cerveau de quel- ((ue prêtre de la Perse ou de la Chaldée et transmise par les voies si sûres de la tradition orale chez les peuples ignorants. En somme il en est du mysticisme médical comme de l’astrologie et de l’alchimie. L'histoire de cette dernière, telle que Berthetot l’a reconstituée, éclaire l’histoire des deux autres. Les trois superstitions sont inséparables : elles ont les mêmes origines, ont subi les mêmes vicissitudes.
Nous ne saurions terminer sur ces réflexions l’étude de la goutte chez les Alexandrins, ce serait juger avec trop de sévérité lléraclide et ses disciples que de paraître les confondre avec les herboristes et les empiriques grossiers dont nous avons rappelé et condamné les errements : ce serait oublier aussi qu’à côté de cette école, qui se réclamait d’IIérophile comme de son premier chef, il y avait en Égypte
(i) Une faute d'impression ou de copie a fait mettre arancam au lieu de ranam.
(3) Le Trésor des Pauvres. X la suite des œuvres de Mcsuc.
LA ÜOUrTE ET LE UIIUMATJSME
d’autres médecins dont les doctrines et les pratiques se rattachaient aux enseignements d’Érasistrate.
Ils constituaient une secte pleine de vitalité, sinon d’éclat, puisqu’on la retrouve debout plusieurs siècles plus tard et digne encore des attaques de Galien. On devine quels sentiments devait leur inspirer la vue des excès thérapeutiques d’Héraclide et de ses élèves. Malheureusement rien ne reste de leur œuvre et nous pourrions croire qu’ils ont assisté résignés et muets à cette invasion de la médecine par les préjugés populaires, si leur enseignement n’avait suscité le plus hardi, le plus heureux des réformateurs, Ascléplade de Bithynie. Celui-ci dut le meilleur de sa doctrine à Epicure et à Erasistrate ; il suivit les traces de ces deux maîtres en combattant à la fols le mysticisme en philosophie, l’abus des drogues en médecine, deux choses souvent associées partout, mais qui ne le furent jamais aussi étroitement qu’à Alexandrie.
L’Egypte ne vit pas cette révolution. Ce n’est plus en Orient que se consacrent les renommées, que se fondent les systèmes, c’est à Rome, où Asclépiade introduit pour la seconde fois la médecine grecque, non plus à titre précaire, comme au temps d’Archagatus, mais en maîtresse ohéie des esprits et des corps.
Dans la pénurie où nous sommes de textes médicaux, c’est à un philosophe, à Philon le Juif, que nous demanderons la conclusion de ce chapitre. Comme tous les philosophes qui l’avaient précédé, Philon aimait la médecine et lui empruntait volontiers ses exemples et ses comparaisons; il estimait les médecins, honorait leur indépendance et louait leur charité (i). 11 avait même appris d’eu.x ce qu était la goutte et il nous le redit : « Le sang des veines perd tout ce (ju’il a de vital, le llulde artériel n’est plus renouvelé, vivifié
(i) Voir flciix très beaux j)assagcs. Pliilonis jiiila'i opéra. Mangcy.
in-l'oi.. i7'|3, t. 1. p. 187 cl. l. II, p. 037.
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p:u' l'air extérieur d’oîi il émane ; les fibres se relâchent et se détendent, laissant les membres sans lien, sans cohésion et sans force, parce qu’un fiux d’une humeur salée et amère s’est insinué peu à peu; celle-ci, enfermée dans d’étroits espaces, cherche en vain une issue, comprime les parties voisines, est comprimée par elles et engendre ainsi d’atroces, d'intolérables douleurs. C’est l’origine de l’arthritis et de la goutte, affections auxquelles on n’a trouvé aucun remède etqui sont au-dessus des efforts de l’art humain (i) ».
Ces lignes contiennent une explication de la goutte où le pneuma a son rôle ; il y a là l’ébauche d’une pathogénie que les stoïciens Athénée, Archigène et Arétée pousseront à ses dernières conséquences ; elles répètent aussi une fois de plus cet axiome que la goutte est incurable. Et pourtant Philon avait grande confiance dans le zèle et le talent de ses concitovens, témoin ce passage où l’on peut voir une allusion aux succès de l’école empirique : « Certains médecins, habiles à soigner toutes les affections, toutes les maladies, les moindres malaises, ne peuvent en donner une explication tant soit peu exacte ou seulement plausible, d’autres, au contraire, d’une rare éloquence, exposent dans la perfection les signes, les causes, les remèdes, toute la médecine enfin, et sont absolument Incapables de traiter un malade et de lui apporter le moindre secours (2) ». La remarque n’était pas seulement spirituelle, elle était, elle est encore d’une saisissante vérité.
(1) y/jû/.. t. II, p. 432.
(2) Ihid., t. I, p. i()Q.
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