‹ La goutte & le rhumatismeChapitre 61 sur 86 · GUILLAUME DE BAILLOU · texte numérisé non relu

GUILLAUME DE BAILLOU

ilBaillou à l’âge de quarante-trois ans, d’après une estampe de Jaspar Isac

Bibliothèque Nationale. Estampes.

Georges CARRE et C, NAIJD^ Éditeurs,

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DELPEUCH. — La Goutte et le Rhumatisme.

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Georges CARRE et C. NAUD^ Éditeurs ,

LE RHUMATISME AVANT BAILLOU

elle Hue au niveau des jointures, peut y engendrer parfois cette variété d’arthritis que quelques-uns ont nommé arihniis chaude, parce qu’elle est accompagnée de fièvre et qu’elle présente, au niveau des articulations, tous les caractères de I l’inflammation. Ce sang, chargé d’une sérosité excrémentitielle et de produits ichoreux, devenu h la fois plus impur et plus fluide, en même temps que se montre le plus souvent un certain degré de fièvre, fièvre assez douce (l’arthritis dite chaude ne commence pas sans un peu de fièvre, fehriculci), ce sang se déchargeant sur les jointures, comme il le fait d’autres fois ailleurs, y provoque l’arthritis (i) ».

Le pronostic marque aussi une différence très nette entre l’arthritis proprement dite et les affections articulaires. « Les défluxions qui envahissent l’habitus extérieur, quoi- I qu’elles soient très fréquentes et occupent plusieurs régions

j à la fois, y provoquant des malaises plus ou moins pénibles

! et plus ou moins rapprochés, et qu’elles surgissent ou re-

I viennent quelquefois pour la moindre cause, ne sont pas

! très dangereuses,' h moins qu’elles ne tombent sur les orga-

i nés internes, le diaphragme surtout, ou sur tout autre où

I elles deviennent périlleuses ; on en guérit avec moins de

' peine que des douleurs articulaires. Mais pour ce qui est

j des douleurs articulaires, ce sont de toutes les plus rebelles,

, et quand elles surviennent, elles persistent longtemps et

récidivent facilement. Parmi elles, cependant, l’arthritis générale, quoiqu’elle soit la plus pénible et n’aille pas sans quelque péril, en raison des accidents qui suivent le transport de la douleur sur divers points, n’est pas aussi fréquente que les formes partielles de la maladie, revient plus rarement ou plus tard, ou même ne revient plus jamais (2) ».

Les idées de Plater et de Lepois, quoique rejetées dans l’ombre par celles de Baillou, ne seront pas tout à fait ou-

(1) Ibid., p. Gi2.

(2) Ibid., p. 619.

Dei.peucii.

/jOG LA GOUTTE ET LE U IIUMATISME

blices. I^llcs reviendront à la mémoire de Fr. Hoffmann (jui intitulera le chapitre consacré au rhumatisme : Des douleurs el des spasmes des parties exlernes (i) ; elles seront pour quelque chose dans l’extension abusive donnée au sens du mot rhumatisme, qui finira par comprendre toutes les douleurs de l’habitus externe, depuis celles du scorbut, de la vérole et de l’empoisonnement par le plomb jusqu’à celles qu’on attribuera aux vents, aux vers et à quelques autres causes aussi sérieuses.

(i) Fr. Hoffmann. T. II, p. 817.

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