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La Grande apostasie

La question de la grande apostasie, et sa solution , dont toutes les questions et toutes les solutions à présent et à jamais dépendent, et qui ne sont pas seulement d'ordre, mais encore de salut public, sont, implicitement, et même prophétiquement, développées à toutes les pages de plusieurs publications ; et en particulier dans le Manifeste de l'Eglise Romaine dans te monde politique , et dans la Feuille Eternelle. Eclairées, démontrées même par les événements, c'est-à-di re par la parole la plus énergique de Dieu, elles n'ont plus besoin que d'être réduites à leur plus simple, mais aussi à leur plus invincible expression.

Si le premier devoir de l'écrivain est de prévenir, le dernier, et le plus grand peut-être, est de frapper. Et, à présent, et ici, tout citoyen est soldat, et tout fidèle (*), si on peut le

(*) Le plus graud raaréciial, le pins grand sabreur de France (Bugeaud), te plus puissam empereur dn monde (Nicolas) ne sont ici que les boute-feux par excellence. — Nous rvods formellement prédit au premier sa fin tragique, ea.

dire, est pontife. Les deux derniers papes qtii, portant îa tiare sur les yeux au lieu de la porter sur le front, n'ont cru qu'à leurs flatteurs, et qui n'ont pas plus écouté nos paroles et nos lettres que nos écrits, sont, de fait (et le fait est plus droit qu'il ne pense), détrônés; et les évêques et les prêtres sont, de fait, oubliés ce qui est pire que d'être haïs. Les

1844, dans le Manifeste de l" Eglise romaine } et au second son impuissance, dès i i40 dans les Grandeurs de la Patrie. . . .

Avant de partir pour la Pologne, l'empereup de Russie a adressé ie discours suivant à ses évêques convotioés 2 Saint-Pétersbourg ;

« Je ne veux pa» de religion nouvelle. On a inventé à l'étranger une nouvelle croyance calholique; je n%i pas voulu qu'on l'introduisît dans mon empire, parce que ces novateors sont les plus grands agitateurs; sans la croyance, rien jje peut subsister. L'Occident nous montre en ce moment ce qui arrive au'^ jjommes quand ils n'ont pas de croyance ; que d'absurdités et de folies ne comlîiettent-ils pas ! En revenant de Rome, j^ai prédit tout cela ; la croyance a tout à iait disparu dans l'Occident. La manière dont on traite le Pape le prouve. La t'éritable croyance n'existe qu'en Russie, et j'espère (en ce moment l'empereur lit le signe de la croix) que cette sainte croyance se maintiendra.

» J'ai dit à feu le Pape Grégoire XVI ce qu'il n'avait encore entendu de personne. (Un Empereur est naturellement présomptueux, nous avions, là et alor» même, dit les mêmes choses, et de bien supérieures apparemment, à Grégoire aV! et à-Nicolas.) Le Pape actuel est un brave homme; il a d'excellentes intentions, mais dans le principe il a trop accordé à Vesprit du siècle. (Il n'a accordé rju'a son propre esprit et à celui de sa cour). Je veux employer toute ma puissance (en levant la main) pour arrêter ce torrent de timpiéte et de la révolte qui se répand de plus en plus et menace aussi de pénétrer daus mes Etats.» [Uimpiete, etc. des peuples ne vient jamais que de celle des Rois.)

(*) Cest le complet oubli où sont nos seigneurs et nos ahhésy qui les faiî subir, à tOnt prix, à Paris, les Conférenciers^ les Phraseurs^ les Pharisiens, fous cie la. foule et du journalisjne dévot ; et qui leur a fait, en dernier lieu, imaginer, sous le nom de Conciles, des Jssemhlées anti-nationales^ où les pourfendeurs du socialisme en camail et en rabat donnent de vrais coups d'épée dans l'eau ; et, Don ^uich&ttes sacrés, moulins à paroles, se battent contre des moulins à vent !

Au lieu de tout dire, et de tout faire, en un mot: Nous renonçons à Satan ^ c'est-à-dire au budget ei au çasuel 1

Nous ne voudrions, pour fdire sentir -le vide du premier Concile de Paris que la table de ses matières; et ces paroles de notre seigneur de Paris,.,., le jour de sa clôture. Et quel jour ! celui de Saint-Michel !

a Quand nous voyions cet accord des volontés, cet ensemble de

vues, cette parfaite union (Mgr., au défaut de choses, se complaît dans les mots) qui présidaient à toutes nos délibérations, nous ne pouvions pas douter que Poracle ne fût accompli, car nous sentions la présence réelle de i Esprit Samt au milieu de nous. Ah! que j'aurais voulu que les adversaires de l'Eglise et de I30S Conciles fussent témoins de ce spectacle ! Ils auraient compris la force de nos diverses institutions. Ils auraient vu que l'Esprit de notre Seigneur Jésus- Christ est <oî/;oîtr5 vivant et agissant au milieu de nous. Dotée d'une inébranlable constitution, appuyée sur V immutabilité de son doyen et sur cette admirable discipline qui sait s'adapter aux besoin* de tous les temps. . . . Que de fois elle a vu, dans les dix-huit siècles de sou existence, l'erreur et la passion conjurées contre elle, ses ennemis proclamant sa chute, son empire presque entièrement envahi ! A ces attaques et à ces maux extérieurs venaient se joindre la langueur de ses propres membres , des plaies hideuses qui les défiguraient, des divisions intestines qui paralysaient toute énergie et semblaient aussi annoncer la mort. Mais ce sommeil n'est jamais long. L'Eglise {VEglise dont

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