I. quinze jonra tous atei pria cinq drapeaux
qnarante-deaj canons el tail ojuatre mille
priaonnien
i; ; plaines luxuriantes "ù l'ennemi
campe an ce moment, nom j coiebe* ■
>■ TS soir
Je suppose, par exemple, qu'un général soi! battu a plates
•outuro. il n'aurait qu'a m'écrire ces quelques mots : « J'ai reçu ce matin une dan-.- indigne, veuille! par des arn-
Rces de langage la transformer en éclatante victoire. ». je me mettrais immédiatement à la besogne, et il ne sérail
l. A GRANDE BOHÊME
pas surprenant de me voir exalter las Allemands une heure apçi voir exalté les Italiens, dans un pays comme le nôtre, où La; de gens aiment à tramer dans les eaux du grand collecteur ce» qu'ils mu adorés autrefois en prenant des positions japonaises. Telle est ma proposition : à ne pasme monter la tête, je cro qu'elle sera repoussée. Je le recette pour les belligérants doi
je me serais efforcé de varier un peu 1rs ri cruelles formule: Je le regrette aussi pour moi, attendu qu'aujourd'hui il est dé iivs-liniKiralilr d'essayer de gagner sa vie, même par d< moyens déshonorants...
Je meurs d'envie de m'arrête* ici, en faisant simplemei précéder ma signature de ces mots commodes aux plumes ps uses ; interrompu par l'Affaire Clemenceau. En effet dès qu'on a fourré les deux yeux dans ce diable de livre (c'et e mot, car il est a la fuis admirable et diabolique), on a un peine inouïe à reprendre son assiette et à se replonger dan les idées courantes. Je vois bien que je vais proférer une bêtise mais j'éprouve un besoin irrésistible de constater que rien n ressemble moins à un homme sans talent qu'un homme qu en a. Tout est neuf, tout est original, tout est inédit dans <vii Affaire Clemenceau, et cependant tout y est vrai. Qui donc. prétendu qu'il n'y avait rien de nouveau sous le soleil? Ton est nouveau au contraire. Il s'agit tout bonnement de tain comme 31. Dumas fils, c'est-à-dire de ne pas ramasser ce qu est vieux.
Si j'étais femme — je ne le suis pas et je m'en applaudi; tous les jours, j'aurais peut-être déshonoré ma famille pai mon inconduite-- si j'étais femme, je n'oserais réellement pa< regarder en face l'auteur de cet effroyable mémoire, où la justification de l'accusé est une si terrible accusation contre h victime. Je me rappelle être entré un jour dans le foyer des acteurs d'un théâtre de genre au moment où une jeune artisp était grossièrement interpellée par un de ses camarades à propos d'une réplique manquéi
, , ■ B0HËM1 M I
— Comment ! ne pus— j^ m'empècher de dire i la demoiselle ktrophée, vous supportez qu'on vous parte sur ce toii-4à. !
- (Mi ! m répondit-elle avec un air fin qui me frappa, dous nous disputons jamais avec lui partêfue Cesl »" tommt i dit tout.
M. Dumas aïs est l'homme qui dit tout, el se tout, aétos! >st probablement encore qu'une partie de la vérité. L'Affaire fmeneeau est, à mon avis, une œuvre de premieï ordn i idées les plus saines sont évoquées dans le style le plus sé- Isanl el le plus énergique, mais la conclusion ou plutôt la iralité, etl es! véritablement épouvantable. Bi,en effet, comme . Jules Claretfc avait déjà essayé de le prouver dans son livre litiuv un Assassin, celui qui tue la femme qui le trompe Lrnet mi meurtre excusable, c'est ,:t peu près la reprise des
res de septembre que vous réclam< /.
in fils dénaturé ayant tué son père, les Spartiatee tarent illgés de l'acquitter, attendu que les lois n'avaient pas prévu , possibilité d'un pareil crime. Aujourd'hui, quand une femme kmpe son mari, lea juges français sont presque aussi embar- ;llr les juges de Lacédémone. Seulement, c'est parc u ils ae voient pas de raison pour appliquer à une femme en articulier une peine que imites les autres, à peu d'exceptions rès, méritent à dose é-ale. à une époque tout à fait hors ligne, bmme démoralisation féminine, oii on ne peut voir passer Fanant d'une femme sans demander comme renseignement banal :
— Est-ce qu'elle n'a que celui-là ï
Quand one jeune Bile est réputée avon mal tourne seule- Lent lorsqu'elle arbor< son sixième protecteur, il esl biencruel L vouer ainsi au poignard ces créatures sorties des mains de leo et dont re plu- grand tort, est au résumé, de se taire insinctivement ce raisonnement :
— Puisque le- orientaux ont plusieurs femmes, pourquoi bous autres Occidentales n'aurions-nous pas plusieurs hommes??
Le mémoire de M. Dumas lils en appelle un autre 9t il sera
i . LA GRANDE BOHÊME
établi que les femmes notant pas sérieuses, les hommes qui le prennent au sérieux sont de naïfs bébés, et qu'étant comnÉ1 les Kabyles, essentiellement nomades, elles ne sont pas plu| coupables pour changer de passions que ceux-ci pour change de paysages. ^
J'en suis fâché pour le héros de M. Damas fils, mais l'homml cligne de ce nom, et conséquemment l'artiste vraiment grand est au-dessus des désastres de ce genre. Voyez Garibaldi : l jour même de ses noces il s'est aperçu qu'il était trahi pour u autre. Le lendemain matin il a renvoyé dans su famille l'épois qui s'était trompée de lit et, après avoir secoué ce mauvais rêve ji est allé tranquillement conquérir les Deux-Siciles. Voil l'homme vraiment fort. En revanche le sculpteur Glémenceai I1 est l'homme vraiment faible.
En mettant à part l'énorme talent déployé par l'auteur, l denoûment du livre m'a reporté malgré moi à ce chocolatie '|iii. pour se garer des concurrences déloyales, avait naïvemen écrit sur chacune de ses tablettes :