‹ La grande bohêmeChapitre 38 sur 38 · I. \ ». i; v MU BOHÊMI · texte numérisé non relu

I. \ ». i; v MU BOHÊMI

droit de s'immiscer dans les affiûres de mon pays, mais puisqu'elle « si écrite en majuscules dans noa lois, je du rcbe ;i qu. on pourra l'appliquer déaonn lia, puisque elle a paru trop pour un nomme qui Barrai! i -;i famille du >ei de mercure i imis les repas.

Obi qui. comme Papavoine ou La Pommerays, oui i eûtes après avoir commis seulement un ou dans crimea, puurraient, jusqu'à du certain point, crier qu'on leva nul an passedroit et qu'en bonne oonaeienee, si la soi été voulait las supprimer violemment, elle aurait dû leur permettre quelques victimes de plus.

il est vrai que l'affaire Martin Réau s'eal ptaaëe dans les Deux-Sèvres, ce qui donne une victime el demie par ebaque Sevré. Si le département n'avait contenu qu'une Sèvre, Martin Réau était vraisemblablement perdu. L<- seul point qui n résoudre, c'est de savoir combien il faut de sèvres à un criminel, el combien il faotde victimes dans ebaque Sevra pour qu'il soit condamne' a la peine qu'on applique à ceux qui ont moins

S vres que lui.

Au reste, si j'étaisappelé parla confiance de mes concitoyens à juger mon semblable, je commencerais probablement par perdre la tète au milieu des complications qui hérissent au jourd'hui|Ies procédures criminelles. Je suppose que l'accusé dont vous avez a apprécier la conduite ait reçu de la fantasque n iture un caractère munis,..

i Traqué par ses n mords, dit la partie adverse, ae nomme vivait seul, fuyant la société de ceui qui luraient pu lire ^nv son iront it^ stigmates que le crime laisse toujouraaprea lui. Kt quand je n'aurais ;i le juger que sur sa sombra attitude, je adamnera u la une pnuve morale

plus concluante peut-être que les prouvai matérielles. »

Admettons au contraire, que la patient aime la aaudrioli al qu'il ait même solueité i boaoeur de taira partie du Caftai « Voules-voos savoir quel est cet lommeT reprend l'aévaiiairt

C'était un de ces malheureux pour qui le travail n'est rien, pour qui le plaisir est tout : habitué de bonne heure à rejeter toute contrainte et toute gêne, il hantait les cafés et n'hésitait pas à prendre le menton aux dames de comptoir. Retenez bien ceci pour votre gouverne, messieurs, quand un crime a été commis, allez dans les cafés, voyez celui qui prend le menton aux dames de comptoir, et dites- vous alors : voilà le coupable. » • Quelquefois il va plus loin et il ajoute : « Ayant ainsi rencontré une jeune fille nommée Estelle, qui revenait du lavoir, il la lutina et lui tint des (propos galants. Ceci se passait le 28 avril. Retenez bien cette date, elle a son importance. »

— En effet, se dit l'auditoire décontenancé, pourquoi a-t-il lutine la jeune Estelle, précisément le 28 avril? C'est un fait extrêmement grave.

Si l'auditoire réfléchissait, il se dirait probablement : .

— Mais, au fait, pourquoi est-ce très-grave ? Il est bien présumable que s'il a tenu, le 28, des propos galants à la jeune Estelle, c'est qu'il l'a rencontrée le 28. S'il l'avait rencontrée le 29, il est à croire qu'il lui aurait tenu identiquement les mêmes propos.

La seconde surprise dans laquelle j'ai marché en arrivant à Paris est contenue tout entière dans cette note que tous les journaux ont publiée ces jours-ci :

« On assure que plusieurs souverains étrangers ont consenti à envoyer, à l'Exposition de 1867, les diamants de leurs couronnes. »

Les Expositions, celle de J867 comme les autres, étant destinées à mettre les nouveaux produits de l'industrie humaine sous les yeux du public, je ne vois guère quel enseignement les visiteurs pourront tirer de ce spectacle dans une vitrine. Les souverains étrangers ne sont pas des marchands de diamants puisqu'il leur est interdit de vendre les leurs, et comme en montant sur le trône, ils ont trouvé tout taillés ceux qu'ils possèdent, à quoi rime cet étalage ? Si l'intention des souverains

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étrangerseel d'établir qu'ils sont plus riches que nous, ils n avaient certes pas besoin de nous adresser ces preuves convaincantes. Il y i longtemps que les yeux fermes et sans expertise préalable j'aurais troqué ma fortune personnelle contre celle de l'empereur de Russie qui pourtant n'a jamais compté avec moi. Dans tous les cas, il est s espérer, que les exposants de cette catégorie seront uns hors concours. Il serait trop curieux de

voir le shah de Perse ou le roi de Dahomey venir avee toutes

ses pierreries chercher une médaille de bronze que lui aurait décernée le jury de l'Exposition.

Je suppose que le roi «le Danemark obtienne une médaille d'or, et «iue le roi de Prusse n'ait qu'une mention honorable, n'y a-t-il pas là entre les deux monarques un ferment de discorde qui peut aboutir aux plus sanglants résultats? Il n'y a pas de jour où on ne voie la guerre ravager quelque partie «lu globe pour des motifs qui ne valent pas celui-là.

En outre, du moment que les têtes couronnées s'ingéreraient d'exposer leurs richesses, Rothschild, simple banquier, aurait la faculté d'exposer ses millions qui sont bien les produits de son industrie à lui, et qui feraient pâlir, aux yeux de la foule, nombre de sultans de troisième classe. Et si Rothschild expose sa fortune, on aura mauvaise grâce à empêcher les gens besoignevx d'exposer leur pauvreté. J'ai retrouvé l'autre jour un vieux pardessus que je promenais jadis dans les rues démolies du quartier qui fut latin : j'aurais au moins d'aussi bonnes raisons pour l'envoyer au jury de l'Exposition de 18(17. comme spécimen de la position pécuniaire d'un homme de lettres a ses débuts, que les souverains étrangers pour nous initier aux mystères de leurs écrins royaux.

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