SCÈNE XI
LE RÉGENT, PRESTOLETTO.
LE RÉGENT
D'où peut venir mi tel changemeut dans les ide'es du prince ? pourquoi diffe'rer l'échange des anneaux . . . Peutêtre ménage-t-il quelque surprise à sa jeune fiance'e.., peut-être . . . mais qu'importe , l'ambassadeur de Naples ne peut arriver de sitôt, et ce soir tout sera terminé. PRESTOLETTO, accourant.
Excellence ! . . grande nouvelle ! grande nouvelle !
LE RÉGENT
Qu'as-tu donc à m'annoncer ?
( 2T PRESTOLETTO.
Je revenais de San Marco d'un pas assez tranquille , v\m[ lieues à l'heure, lorsque j'aperçois sur la route une voiture à quatre chevaTix , qui se dirii^eait au i^rand galop vers les portes de Florence. . . je serre un cran , je ni'fîlance, les chevaux redoublent de vitesse de part et d'autre, l'amour- propre s'en mêle... je de'passe la voiture, je gagne un quart-d'heure sur elle , et j'ai le bonheur de vous annoncer le premier que dans peu d'iustans vous recevrez la visite de monseigneur l'ambassadeur de Naples.
LE KÉGENT.
O ciel! lambassadeur de Naples. . . je devine les motifs de son empressement. . . Quel embarras! fandra-t-il donc se décider à une rupture ouverte?., fatal retard... Retournons auprès du comte de Farnèse , et tâchons de conclure sur-le-champ cette alhance. {Il sort.)
PRESTOLETTO.
Monseigneur a Pair enchante' de la nouvelle qne je viens de lui apporter !