TONS MINEURS RELATIFS
La dièse ?
Ré dièse ?
Sol dièse Très sombre.
Ut dièse Brutal, sinistre.
Fa dièse Rude; ou léger, aérien.
Si Sauvage, sombre, énergique.
Mi Triste, agité.
La Simple, naïf, rustique.
Ré Sérieux, concentré.
Sol Mélancolique.
Ut Sombre, violent, tragique.
Fa Morose, chagrin, énergique.
Si bémol Funèbre, mystérieux.
Mi bémol Profondément triste.
La bémol Lugubre, angoissé.
La raison de ces différences d'expression est fort difficile à comprendre, aujourd'hui surtout où la musique, usant d'intervalles tempérés, tous les tons se trouvent composés de façon exactement semblable. Pour ce qui regarde l'orchestre, on pourrait trouver l'explication du fait
TONALITÉ — TON(iA
dans les particularités de technique ou de facture qui rendent telle ou telle gamme plus ou moins aisée, plus ou moins sourde ou sonore. Mais le piano, l'orgue, le chant choral devraient alors échapper à la loi, laquelle pourtant les atteint. Il suffit, pour s'en rendre compte, d'exécuter sur le piano la Marche funèbre de la sonate op. 26 de Beethoven en la bémol mineur comme dans l'original, puis en la naturel comme elle se trouve transposée souvent pour la facilité : l'on en sentira immédiatement la différence.
Il résulte donc de là qu'il n'est pas indifférent pour le compositeur d'employer telle ou telle tonalité, et plus encore peut-être de diriger dans un sens plutôt que dans un autre l'enchaînement de ses modulations au cours de la pièce. Quoique la logique de l'architecture musicale limite jusqu'à un certain point son libre choix et qu'un morceau d'un ton donné, pour être raisonnablement développé, doive se mouvoir en des tonalités qui offrent avec la principale des rapports plus ou moins étroits, les raisons qui déterminent ces rapports restent assez générales pour que le sens tonal permette une grande variété. La fugue classique, avec ses modulations aux tons relatifs, offre le modèle le plus rigoureux de cette discipline : mais on n'est pas tenu à cette étroite exactitude. C'est surtout dans la proportion des différents épisodes étrangers au ton primitif que l'ingéniosité du compositeur trouvera à s'exercer, et dans l'importance expressive des phrases de chaque ton plutôt que dans leurs dimensions. Car l'essentiel est que le ton principal d'une pièce soit toujours clairement senti, tandis qu'il importe assez peu par quel moyen on lui assurera cette prééminence, nécessaire à l'unité et au bon effet général. H. Q.
TONDAGE. I. Economie rurale (V. Toison).
IL Tissage (V. Apprêts).
TONDEUR (Alexander), sculpteur allemand, né à Berlin le 47 juil. 1829. Il fut élève à l'Académie de cette ville et débuta durant son séjour à Rome par une Vénus et un poupe de V Amour maternel. Revenu à Berlin, il produisit un grand nombre d'œuvres dans le genre allégorique et mythologique, comme les statues de Leipzig et de Hambourg pour la Bourse de Berlin. On lui doit encore les bustes àeKleisty de Grillparzer, des statues àe Guillaume F'', à Putzlitz et Dessau, de Bûloiu et de Blûcher, au flanc du monument de Frédéric-Guillaume III, par Blseser, à Cologne. Parmi ces compositions gracieuses et élégantes, comme le Jour et la Nuit, Pan et la Nymphe, etc., la plus populaire est VFmfant dort. j. B.
TONDEUSE (Techn.). La tondeuse mécanique est
Tondeuse pour gazon.
constituée par une série de couteaux disposés en hélice
autour d'un cylindre recevant un mouvement de rotation qui les fait passer à une très petite distance d'une autre lame fixe et rectiligne. Il suit de cette disposition que, dans la machine en marche, les lames mobiles jouent, par rapport à la lame fixe, le même rôle que les branches d'une paire de ciseaux et peuvent couper, tondre, tout ce que l'on amène dans leur champ. Ces tondeuses son tappliquées couramment à tondre les tissus, les gazons, etc. On fait, d'autre part, usage pour la toison des animaux, les cheveux, la barbe, d'une tondeuse formée de deux lames manœuvrant, par un mouvement de va-et-vient imprimé à la main, deux sortes de peignes à glissement, qui coupent les poils à leur contact.
TON DO. Ancienne cité, devenue un des faubourgs de Manille (V. ce mot), sur le rio, bras droit, du Pasig. Cétait, en 1570, une résidence « royale », le séjour du sultan Lacondala, dont le royaume s'appelait aussi Tondo.
TONE (Theobald Wolfe), homme politique irlandais, né à Dublin le 20 juin 1763, mort le 19 nov. 1798. Fils de commerçants, il fit ses études au Trinity Collège de Dublin et il était encore à l'Université quand il enleva et épousa la petite-fille d'un riche clergyman, Mathilde Witherington. Pour subvenir à ses besoins, il décida de se faire avocat, mais la jurisprudence le dégoûta tout de suite et il perdit tout son temps à des projets chimériques. Il finit par se réconcilier avec la famille de sa femme et s'inscrivit au barreau de Dublin où il se fit une certaine réputation. En 1790, il pubhait un pamphlet politique, A review of the conduct of administration, qui attira l'attention des leaders libéraux. Il se lia avec Thomas Russell, fonda un club, se passionna pour les principes de la Révolution française et célébra la prise de la Bastille. Bientôt il jeta les bases de la fameuse association des « United Irishmen ». Il prépara ensuite la grande convention catholique de 1792. Son activité et ses succès alarmèrent le gouvernement qui profita de ses relations avec Jackson, venu pour aviser aux moyens pratiques d'une descente des Français en Irlande, pour l'inquiéter. Tone passa en Amérique (1795) et de là en France (1796). A Paris, il se mit en rapport avec Delacroix, ministre des affaires étrangères, et avec Carnot, auxquels il fournit des renseignements sur les moyens d'entamer une action en Irlande. Il fut fait chef de brigade, puis adjudant général de Hoche, et avec lui et Grouchy dirigea l'expédition de 1796 qui fut dispersée par le mauvais temps et compromise par l'impéritie de la marine. Tone parvint seul sur les côtes de Kerry avec VIndomptable, et c'est merveille qu'il revint sain et sauf à Brest le l®"" janv. 1797. Il eut sa part dans les plans d'autres tentatives, qui avortèrent comme on sait. Lorsque l'Irlande se souleva en 1798, Tone pressa vivement le Directoire d'y envoyer une armée. On ne put équiper que quelques vaisseaux qui ne purent qu'opposer à la flotte de John Borlase une résistance désespérée. Tone, fait prisonnier, fut jugé par une cour martiale et condamné à mort. Il se coupa la gorge avec un canif dans sa prison et expira au bout d'une semaine d'horribles souffrances. Il a laissé des Journals écrits avec esprit et fort intéressants, qui ont été publiés par son fils. R. S.
BiBL. : W.-T.-W. Tone, Life of Theobald Wolfe Tone ; Washington, 1826, 2 vol. — Barry O^ BRiEN,T/ie Autobiography of Wolfe Tone, 1893.
TONGA ou AMATONGA (V. Zoulou).
TONGA (Iles) ou Iles des Amis (Friendly Islands de Cook). Archipel de la Polynésie équatoriale, entre les Viti et les Wallis au N.-O., les Samoa au N.-E., les îles de Cook à l'E,, 180 à 22« lat. S., 176<^ à 178'> long. 0. Royaume constitutionnel indigène, sous le protectorat anglais. Près de 32 îles et 150 Ilots, environ 1.000 kil. q., et 21.000 hab.
Les Tonga, voisines des alignements polynésiens du N.-O. au S.-E., sont orientées perpendiculairement, du N.-E.
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