SUT'OS
TOZIN ou TAUZIN (Bot.) (V. Chêne).
TRABAS (Pêche). Filets fixes employés dans les environs de Toulon pour la pêche des aïiguilles.
TRABE (Blas.). Partie de l'ancre qui traverse la tige ou stangue par le haut.
TRABEA (Antiq. rom.) (V. Costume, t. XII, p. 4156).
TRABÉCULE (Anat.). On donne le nom de trabécules aux procès filiformes dans le sinus longitudinal de la duremère. Les trabécules osseuses sont ces prolongements de la substance osseuse qui, entrecroisés, limitent les cavités médullaires du tissu spongieux dans le voisinage du canal des os longs. Ch. D.
TRAÇAGE. I.MiNE (V. Mine etDÉPiLAGE).
^ IL Métallurgie. — En construction métallique, l'opération désignée par ce nom a pour but de faciliter le poinçonnage et le découpage des pièces destinées à entrer dans la confection des ouvrages de métal. Elle consiste, soit à préparer des gabarits communs à une série de pièces, soit à tracer directement sur les fers la forme à leur donner au découpage. E, Lave.
IIL Orfèvrerie (V. Orfèvrerie).
TRACE. L Géométrie. — Ce mot est surtout employé en géométrie descriptive. Quand une droite vient couper l'un des plans de projection, on appelle trace horizontale et trace verticale les points d'intersection avec le plan horizontal et le plan vertical. Le même mot est employé pour désigner les droites suivant lesquelles un plan coupe les plans de projection. Dans le langage géométrique, on donne quelquefois à ces mots un sens plus étendu, tout en conservant leur acception ; c'est ainsi qu'on pourra dire les traces d'une courbe gauche sur un plan, pour désigner les points d'intersection. Il y a eu une époque, pas bien lointaine encore, où les traces jouaient un rôle capital dans l'enseignement de la géométrie descriptive ; par exemple, on ne comprenait guère qu'un plan fût déterminé autrement que par ses traces. La grande et utile extension donnée à la méthode des changements de plan, et comme conséquence l'habitude excellente prise de ne mener une ligne de terre qu'autant qu'elle peut avoir une réelle utiHté, ont amoindri cette importance. C.-A. L.
IL Chimie. — On dit, dans les analyses chimiques, qu'un corps contient des traces d'un autre corps lorsque la quantité du second disséminée dans le premier, tout en étant suffisamment grande pour pouvoir être décelée qualitativement à l'aide de réactifs appropriés, est cependant trop faible pour pouvoir être recueillie et pesée Sous ce dernier rapport, la limite serait le vingtième de milligramme, les balances de laboratoire étant d'ordinaire sensibles jusqu'à ce poids. Mais il arrive fréquemment que le vingtième de milligramme, qui pourrait être pesé, ne peut être recueilli, en sorte que le mot traces s'applique, dans maints cas, à des quantités supérieures.
TRACÉ. I. Tracés graphiques. — La méthode des tracés graphiques est un procédé expérimental très fécond et aujourd'hui universellement usité, qui consiste à représenter graphiquement sur une feuille de papier, sous forme de diagramme (V. ce mot), les résultats d'un grand nombre d'observations, puis, par la considération de la courbe obtenue, à essayer de découvrir les lois du phénomène. Toutes les sciences, aussi hkn les sciences sociales que les sciences naturelles, y ont recours. Pour un certain nombre de phénomènes, le tracé peut être obtenu automatiquement au moyen des appareils dits enregistreurs (V. ce mot).
IL Fortification. — Le tracé des murs d'enceintes, qui constitue aujourd'hui, avec leur profil (V. ce mot), Fun des deux éléments essentiels de la fortification, est demeuré, jusqu'au xv^ siècle, très irrégulier et simplement subordonné aux sinuosités du terrain. Mais lorsque les progrès de Tartillerie obligèrent de substituer aux hautes murailles des remparts en terre, il devint im-