‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 232 sur 633 · II. Botanique (V. Tige · texte numérisé non relu

II. Botanique (V. Tige

III. Géométrie. — Le mot tronc s'applique surtout, en géométrie, au prisme, à la pyrafaiidè et au cône. Un tronc de prisme est le solide obtenu en coupant un prisme par un plan npn parallèle aux bases. Le volume est celui d'un prisme qui aurait pour base la section droite, et pour hauteur la distance des centres de gravité des dettx triangles formant les bases du tronc, s'il s'agit d'un prisme triangulaire. Un tronc de prisme quelconque se décompose du reste en troîics triangulaires.

Le tronft de pyramide ou de cône s'obtieat en coupant une pyramide, oU un cône, pat* un plan parallèle à celui de la base. Le tronc a ainsi deux bases dans des plans parallèles, et sa hauteur h est la distance entre les plans des deux bases. Si les aires de celles-ci sont B et b, le volume est donné par la formule ô (^ + ^ + ^hb). S'il

s'agit d'un tronc de cône à basés circulaires dont les rayons soient R et r, cette formule devient :

i^(R^ + .^ + Rr). ^^^

TRONCENORD (Baron de), homme politique français (V. Chaubry de La Roche).

TRONCENS. Com. du dép. du Gers, arr. de Mirande, cant. de Marciac ; 429 hab.

TRONCHE (La). Com. du dép. de l'Isère, arr. et cant. (E.) de Grenoble; 2.754 hab.

TRONCHET (Le). Com. du dép. de la Sarthe, arr. de Mamers, cant. de Beaumont-sur-Sarthe; 215 hab.

TRONCHET (François-Denis), jurisconsulte français, né à Paris le 23 mars 1726, mort à Paris le 10 mars 1806. Après de brillants débuts au barreah de Paris, il se vit forcé, par la faiblesse de son organe, de renoncer à la plaidoirie, mais conquit rapidement, comme avocat consultant, Une haute réputation. Bâtoilnier de soii ardre en 1789, il fut, cette même année, élu député de la ville de Paris aux Etats généraux, où il siégea parmi les royalistes constitutionnels. Après le retour de Vat'ënnes (1791), il fit partie de là commission chargée par l'Assemblée de recueillir les déclarations du roi, et celui-ci, traduit Fannée suivante devant la Convention, l'appela à coopérer à sa défense. Il vécut caché pendant la Terreur, et, ayant rouvert, en 1795. son cabinet de consultation, fut envoyé par le dép. de Seine-et-Oise au Conseil des Anciens. En 1800, il fut nommé membre, puis président du tribunal de cassation et désigné par le premier consul pour préparer, avec Portails, Bigot de Préameneuet Malleville, le projet de code civil (arrêté du 24 thermidor an VIII). En 1 801 , il entra au Sénat et reçut la sénatorei-ie d'Amiens.

Tronchet peut revendiquer la gloire d'avoir été, avec Portails, le principal auteur du codé civil. S'il joua un rôle extérieurement moins brillant que celui de son collègue, il n'e)i fut pas moins, selon la parole de Bonaparte, l'âme des discussions du Conseil d'Etat. Son influence s'y exerça surtout en faveur de notre législation coutumière, qu'à rencontre de Portails et de Malleville, imbus des principes du vieux droit romain, il réussit à faire triompher dans

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