VI. Entomologie. — Tube de Malpighi (V. Insectes
VII. Botanique (V. Corolle, Egorge, Fécondation). TUBER (Bot.). Nom botanique de la Imp (V. ce
mot).
TUBÉRACÉES ou TUBÉRÉES. Tribu de Champignons-A scomycètes, de la famille des Périsporiacés, caractérisés par le périthèce hypogée, tuberculeux, voisin par sa structure de celui des Pénicilles, et par la lenteur de son évolution, surtout de celui du Pénicille crustacé. Il est inséré sur le thalle par une portion rétrécie dans les genres Tertezia et Delastria, ou bien il est enveloppé entièrement par les filaments du thalle qui, en se détruisant par la suite, le rendent libre, comme dans la Iruffe (V. ce mot), f^a couche périphérique envoie dans sa masse des cordons onduleux, anastomosés, constituant le tissu stérile; les lacunes, limitées par ces cordons, renferment les filaments fertiles et les asques. Il n'y a qu'une lacune sporifère centrale dans VHydnocystis^ etc. ; il n'y en a que quatre dans la truffe. Les spores sortent par une déchirure au sommet {Genea) ou par toute la surface ; parfois la couche périphérique se réduit à des filaments entremêlés aux spores, à une sorte de capiUite {Elaphomyces), ou encore elle reste compacte et charnue {Balsamia, Truffe).
BiBL. : TujLASNE, dans Ann, des se. nat., 1853, 1866. — Bary, Plusieurs ouvrages spéciaux. — Van Tiegiiem, Traité de botanique, 1891, 2" éd.
TUBERCULE. I. Botaniquk. — • On donne le nom de tubercules à des productions qui se développent sur diverses parties de la plante et où viennent s'accumuler des réserves alimentaires. Il convient de distinguer les tubercules formés sur les racines et ceux qui se développent sur les parties aériennes. Il faut noter enfin que, si certains tubercules servent simplement à faciliter la vie de l'individu, en lui offrant au moment voulu d'abondantes réserves alimentaires, d'autres servent à la multiplication de l'espèce. Parmi les tubercules radicaux, nous citerons ceux du radis, du navet, de la carotte, de la betterave, etc. ; l'accumulation de matériaux qu'ils renferment est utilisée par la plante au moment de sa floraison. Dans les orchidées, chaque radicelle se gonfle en une masse charnue, qui finit par se fusionner plus ou moins avec ses voisines, de façon à donner lieu à un tubercule simple ou palmé. C'est cet organe qui représentera seul la plante pendant l'hiver ; ses réserves seront absorbées au printemps suivant pour former une nouvelle tige feuillée ; en même temps un nouveau tubercule se développera qui donnera naissance à la plante de l'année suivante. Ces tubercules confèrent donc aux plantes qui en sont munies une sorte de pérennité. En revanche, lorsque les tubercules radicaux restent indépendants les uns des autres, comme ceux du dahlia par exemple, chacun d'eux est susceptible de reproduire la plante parfaite ; on a donc affaire à de véritables organes de multiplication. Il y a encore un autre genre de tubercules radicaux : ce sont ceux que portent les légumineuses. Ils sont produits par des bactéries qui vivent en symbiose avec ces végétaux et qui leur permettent d'effectuer la fixation directe de l'azote atmosphérique (V. Nitrifigation).
Certaines branches de la tige aérienne, souterraine ou submergée sont susceptibles de se renfler en tubercules. Nous retrouverons les deux cas envisagés plus haut. Tantôt il n'y a que simple accumulation de matières nutritives nécessaires à l'individu. Tels sont les tubercules du cyclamen, des colchiques, des liliacées, etc., qui sont formés par le renflement de la partie inférieure de la tige, sur laquelle viennent souvent s'insérer des feuilles souvent également gorgées de matières nutritives. Ces bulbes ou oignons portent du reste souvent des bulbilles ou caïeux susceptibles de s'en détacher pour donner un nouveau pied de la plante considérée. Il n'y a donc pas ici de limite précise entre les tubercules servant de réserves et ceux qui sont destinés à la reproduction. En revanche, dans certaines plantes, le grand nombre des tubercules qui peuvent être développés sur des tiges souterraines, comme chez la pomme de terre, ou à l'aisselle des rameaux aériens, comme chez la ficaire et chez certains lis, en fait de véritables organes reproducteurs, capables de suppléer la reproduction sexuelle. Il en est encore davantage ainsi chez certaines plantes, telles que divers Allium et la Poa vivipara, oii la plupart des fleurs sont transformées en petits tubercules ou bulbilles pourvus chacun d'un bourgeon. Ces bulbilles, en tombant sur le sol, reproduisent la plante parfaite. Ils suppléent donc entièrement à la fonction normale des fleurs.
Comme on a pu le voir, il y a tous les degrés de transition entre les tubercules véritables (orchidées, pommes de terre), les rhizomes, les racines renflées, les bulbes et les bulbilles. Tous ces organes, de formes si variées, sont identiques par leurs fonctions ; dans l'immense majorité des cas, ils renferment aussi des substances nutritives de même genre, en général amylacées ou sucrées. Aussi beaucoup d'entre eux jouent-ils un grand rôle dans l'alimentation (pomme de terre, etc.) ou dans l'industrie (betterave). D^'L. Laloy.
II. Anatomie. — Toute éminence naturelle, peu élevée, que présentent les organes. — Tubercuh d'Aranzi ou à'Arantius : petits épaississements fibreux du bord libre des valvules sigmoïdes de l'aorte et de l'artère pulmonaire. Les tubercules des valvules de l'aorte portent aussi