‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 288 sur 633 · U "- UCAYALI · texte numérisé non relu

U "- UCAYALI

et Tassin, Nouveau Traité de Diplomatique, t. Il, 1755, pp. 280-^90, et Carini, Sommario di paleografla, 1889, 4«éd., p. 31). E.-D. Grand.

m. Métallurgie. — Fers en U (V. Charpente).

UBACHSBERG (Mont) (V. Pays-Bas, t. XXVI, p. 162).

UBALDINI (Domenico), peintre italien (V. Pulïgo).

UBAYE. Rivière du dép. des Basses-Alpes (V. Alpes, t. II, p. 466).;

UBAYE. Corn, du dép. des Basses-Alpes, arr. de Barcelonnette, cant. du Lauzet ; 274 hab.

UBEDA. Ville d'Espagne, prov. de Jaen, sur la Loma de Ubeda, plateau de 600 à 800 m., qui s'étend entre le Guadalquivir et le Guadalimar ; 20.000 hab. Château dont subsistent plus de vingt tours ; églises gothiques. Nœud de voies ferrées, centre d'élevage hippique, marché agricole actif (vins, prunes, pois chiches réputés, etc.), fabrication de cuirs, lainages, soieries, savons, poteries, etc.

UBELESQUI (Alexandre, connu aussi sous le seul nom d'Alexandre), peintre d'histoire, né à Paris en 1649, mort à Paris le 21 avr. 1718. Ayant obtenu un premier prix en 1672 avec Divertissements donnés au roi par la ville de Dunkerque, il fut reçu membre de l'Académie royale le 30 janv. 1682. Professeur adjoint (1692), puis en titre (1695-99), Ubelesqui a feint des tableaux d'histoire, de mythologie, et des scènes religieuses. Parmi ces dernières : le Baptême de Jésus-Christ par saint Jean-Baptiste (1682), Jésus-Christ guérissant plusieurs malades (1692) et les peintures de la voûte de la chapelle de Sainte-Marie-Transpontive à Rome.

UBERABA. Ville du Brésil, Etat de Minas Geraes, à 20 kil. N. de Grand Parana ; 6.000 hab. Au centre d'un district d'élevage. . .

UBERTI (Fazio degli), poète italien, mort en 1367. Il appartenait à une grande famille gibeline de Florence ; comme tous ses parents, proscrit et mort en exil. Il se proposa d'imiter le Dante ; mais au lieu de décrire les trois règnes des morts^ il eut l'idée de traiter des trois parties, du monde connu à son temps. Ce devait être une œuvre gigantesque, mais la mort l'empêcha de conduire son Dittamondo plus loin que la description de l'Italie, de la Grèce et de l'Asie. Rodolfo Renier a tenté d'en donner une édition critique. On possède aussi des chansons de Fazio. E. Casanova.

UBERTI NI (Francesco d'ALBERTiNO, surnommé 11 Bachiacca) , i^Qmtre italien du xvi® siècle, mort vers 1557. Elève duPérugin, puis d'Andréa del Sarto. Habile à exécuter de petits tableaux et des compositions mêlées d'arabesques et de grotesques (on lui doit les cartons de plusieurs suites de tapisseries conservées au musée de Florence), il se distingua également dans la représentation des animaux et dans l'ornementation des plafonds et lambris. Outre un nombre considérable de sujets qu'il peignit principalement pour l'Angleterre, on cite de lui un remarquable Martyre de saint Arcade, pour la décoration d'un autel à l'église de San Lorenzo, à Florence. Côme de Médicis avait attaché Ubertini à sa maison. Le musée de Berlin possède de lui un Baptême du Christ,

UBE)tY. Com. du dép. des Vosges, arr. de Mirecourt, cdnt. de Charmes; 291 hab.

'UBICINl (Jean-Henri- Abdolonyme), historien et publiciste français, né le 20 oct. 1818 à Issoudun, mort à Rochecorbon {Indre-et-Loire) le 28 oct. 1884* Sa famille était originpiire de la Lombardie. Il commença ses études dans sa ville natale et les termina au lycée de Versailles. Entré dans l'enseignement, il fut, pendant, quelques années, professeur de rhétorique au collège de Joigny. Puis, en 1846, il se rendit en Italie, passa en Orient et parcourut successivement la Grèce, la Turquie et les principautés danubiennes. S'étant trouvé à Bucarest, lors de l'insurrection de 1848, il y devint secrétaire du gouvernement provisoire et de la lieutenance princière; orsque arrivèrent les troupes turques et russes, il quitta

la Valachie, se rendit à Constantinople et revint à Paris. Il attira l'attention par des livres et des articles sur l'histoire contemporaine. Ses principaux ouvrages sont : Lettres sur la Turquie (1847-53); la Question d'Orient devant l'Europe (1854); la Question des principautés danubiennes devant l Europe (1858); Etude historique sur les populations chrétiennes de la Turquie d'Europe (1867); les Constitutions de l'Europe orientale (1872); la Constitution ottomane expliquée et annotée (1877); il écrivit, en outre, avec Pavet de Courteille, un livre sur V Etat présent de l'Empire ottoman (1876); il collabora au Siècle, à la Presse, au Courrier de Paris; il donna, en 1846, une traduction des Saturnales de Macrobe dans la collection Panckouke, et, en 1856, une édition des OEuvresde Voiture, A. Bayet.

U BIENS. Peuplade germanique qui habitait, du temps de César, sur la r. dr. du Rhin, au S. des Sicambres, à TE. des Trévires. Menacés par les Suèves, ils firent appel à César et lui facilitèrent en 55 le passage du Rhin. En 37 av. J.-C, ils cherchèrent un refuge àl'O. du Rhin et furent cantonnés par Agrippa sur la rive gauche du fleuve, au N. des Trévires, à l'E. des Tongres. Ils furent dès lors fidèles à l'alliance romaine. Sur leur territoire ftft élevé un autel de Rome et d'Auguste, où le culte de ces divinités officielles se célébrait pour toute la Germanie romaine. En 51 ap. J.-C, l'empereur Claude fit de leur principale ville une colonie romaine, qu'il appela du nom de son épouse Colonia Agrippina (auj. Cologne). Les Ubiens prirent eux-mêmes le nom d'Agrippinenses. Les autres villes des Ubiens étaient Bonna (auj. Bonn), Antunnacum (Andernach) et Rigomagus (Remagen). Ils se fondirent probablement dans les Francs Ripuaires.

UBRAYE. Com. du dép. des Basses-Alpes, arr. deCastellane, cant. d'Annot; 423 hab.

UC Bruneng, troubadour du xm® siècle (V. Brunenc).

UC Catola, troubadour (V. Catola).

UC DE la Bacalaria, troubadour du xm^ siècle (V. Bachellerie).

UC DE Saint-Circ, poète provençal du xiii® siècle, né à Thégra (cant. de Gramat [Lot]). Cadet d'une famille ruinée par la guerre, il avait été destiné par ses frères à l'état ecclésiastique et mis par eux à l'Université de Montpellier, mais il en sortit pour se faire jongleur.' fut en relation avec un comte de Rodez (probablement Henri I®**), le dauphin d'Auvergne et la comtesse Guilhelma de Benauges qui lui procura les bonnes grâces de Savari de Maul^n. II parcourut ensuite une partie de l'Espagne et le N. de l'Italie où il s'établit et mourut, probablement vers le milieu du xiii^ siècle . Il y était devenu le client des da Romano et avait chaudement embrassé, comme eux, la politique guelfe, qu'il a soutenue dans plusieurs sir ventés. Des Razos provençales font de lui le héros de mésaventures amoureuses qui paraissent avoir été imaginées d'après certains passages de ses œuvres. Il nous reste de lui une quarantaine de chansons, tensons ou sirventés ; il est, en outre, l'auteur d'un certain nombre de ces biogrçiphies d« troubadours qui nous ont été conservées en tête des œuvres de ceux-ci.

BiBL. : DiEz, Leben und Werke der Troubadours. — Chabaneau, Biographies des Troubadours (Histoire de Languedoc, t. X, p. 55). — N. Zingarelli, Intorno a due trovatori in Italia; Florence, 1899.

UCAYALI ou Y UCAYALL Affluent de l'Amazone, dans la région des Andes péruviennes ; il naît beaucoup plus au S. que l'Amazone (14*^30' lat. S.), au Cerro Vilcanota, sous lenoiii deHuilcamayo, et au Cerro Raya, sous le nom de Combopata, traverse sous le nom d'Urubamba la Cordillère orientale, s'unit au Paucartamba (par 11*^ 40' lat. S.), prend le nom de Quillibamba, rencontre par 11*^ lat. S. le Tambo-Ené, qui vient de la Cordillère occidentale et est formé du Mantaro, du Perena, de PApurimac et est connu dès lors sous le nom de Ucayali. A Santa Rita, il reçoit à gauche le Pachitea et de petits affluents ; enfin il se jette dans l'Amazone à Nauta. Son cours présente

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