III. Entomologie (V. Insectes, t. XX, p
TIBIRAN-Jaunac. Com. du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. de Bagnères-de-Bigorre, cant. de Saint- Laurent; 505 hab.
TIBNÎN. Bourg de Syrie, dans leN. delà Galilée, peuplé de Métâwilés et de chrétiens. Près de ce village, sur une colline taillée à pic de toutes parts, se dresse la célèbre forteresse construite en 1107 par Hugues de Saint- Omer, seigneur de Tibériade, sous le nom de Toron. Les seigneurs du Toron occupèrent les grandes charges du royaume de Jérusalem, leur seigneurie étant, après les quatre grandes baronnies, la plus considérable du royaume. Après la bataille de Hattîn, elle tomba entre les mains des musulmans qui, de là, harcelèrent Tyr. Plus tard, le sultan al-Mouazzam, puis Djezzâr-Pacha la détruisirent.
TIBORS, poétesse provençale du xiii® siècle. Son ancienne biographie provençale, très courte et vague, nous apprend seulement qu'elle était du château du Seranon (Var). Il nous reste d'elle un seul couplet; elle est nom« mée dans une ballade anonyme et choisie comme juge dans un jeu parti écrit entre 1220 et 1245. A. J.
BiDL. : Hlst. litt. de lu France, XVIII, 570. — Schultz, Die provenzaliscfien Dichterinnen ; Leipzig, 1888, p. 13.
TIBRE. I. Géographie. — Le Tibre est le principal fleuve de la péninsule italique (V. Italie, t. XX, p. 1039) et participe de l'universelle célébrité de Rome (V. ce mot). Il a sa source au S. du mont Fumajolo, près du village de Balze (prov. d'iVrezzo), à 1.100 m. d'alt., et à 33kil. 0. de la source de l'Arno. Bientôt grossi par de nombreux ruisseaux torrentiels, il coule vers l'O., puis vers le S. dans une vallée encaissée entre des monts qui le dominent de plus de 1.000 m. Sa vallée s'élargit à Borgo-san-Sepolcro ; il pénètre dans la prov. de Pérouse où il arrose Citta di Castello, passe entre Pérouse et Assise, se renforce du Topino (g.) grossi du Clitumne, décrit à partir de Todi un 'Coude vers l'O., franchit des rapides, reprend au confluent de la Paglia la direction du S.-E., accompagné désormais par le chem. de fer de Florence à Rome ; il divise les prov. de Pérouse (Ombrie) et de Rome, reçoit à Orte la Nera (g.), contourne le mont Soracte, tt, par un cosude vers le S.-O., s'engage dans la Campagne romaine, y absorbe l'Anio ou Teverone (g.), traverse Rome dupant 5 kil. et va se jeter par deux bras dans la mer Tyrrhénienne (V. Ostie, texte et plan). Le Tibre « jaune » {flauus) n'est guère qu'un torrent et n'a plus aujourd'hui qu'une navigation insignifiante entre Orte et la mer ; dans l'antiquité, cette navigation était considérable. Le débit moyen est de 290 m. c. par seconde ; l'étiage de 160. Les crues sont très redoutées. La plus haute crue récente du Tibre, en déc. 1870, monta de 16^^,33 au quai de Ripetta (Rome), ce qui suppose un débit de 2.500 m. c. par seconde ; celle de 159^ avait monté de I8"\67, soit un débit de 4.500 m. c. par seconde. A. -M. B.
II. Mythologie. — Divinité romaine. De très bonne heure, les Romains divinisèrent le fleuve qui arrosait leur ville et leur territoire. Ils Finvoquèrent sous les noms de
fiRÂNBE ENCYCLOPÉDIE. — XXXI.