UNIFORME - UNION
d'une manière définitive, en 1817. Il constitua une autorité ecclésiastique supérieure et fit élaborer une Agende pour régler les cérémonies du culte. Mais on dut recourir à la contrainte et aux persécutions. Il se forma des églises luthériennes séparées. Frédéric-Guillaume ÎV cependant les autorisa à se constituer en Eglise autonome. Il fit mêmedes concessions aux Eglises luthériennes dans l'union. L'empereur Guillaume II essaie d'introduire l'union dans les pays annexés. A Francfort, il a imposé un conseil d'Eglise commun aux deux confessions, luthérienne et réformée ; c'est un acheminement vers l'union. —Dans plusieurs autres pays d'Allemagne (Hesse, Bade, Bavière rhénane et autres), l'union a été établie au commencement du XIX® siècle par les mêmes procédés ; partout il s'est s églises luthériennes séparées (V. l'art. Vieux
formé des églises luthériennes "^séparées' (V. luthériens).
Ligue protestante de l'Union évangélique. — Cette Union, à laquelle travaillait depuis longtemps le prince Christian d'Anhalt, fut conclue à la suite de la diète de Ratisbonne (janv. 1608), où avait triomphé la réaction catholique. Elle se proposa de briser la puissance de la maison d'Habsbourg, qui était de plus en plus sous l'influence des jésuites. On s'entendit au couvent d'Anhausen, le 14 mai 1608. Les principaux adhérents furent le margrave Georges de Bade, le duc Frédéric de Wurttemberg, le margrave Joachim-Ernest d'Ansbach, le comte palatin Wolfgang-Wilhelm de Neubourg et l'électeur palatin Frédéric IV, qui eut la direction de l'Union, conclue pour dix ans. On espérait rallier à l'Union les princes protestants de l'Allemagne du Nord et le roi de France Henri IV. Des villes libres, telles que Strasbourg, Ulm, Nuremberg, et beaucoup de nobles s'y rallièrent aussitôt. Mais la prépondérance des princes, qui tenaient systématiquement à l'écart les villes libres et la noblesse immédiate, fit du tort à l'Union, à laquelle on opposa, du côté catholique, la Ligue, dirigée par Maximilien P^ de Bavière et assurée du concours de l'Espagne. La question de la succession de Juliers amena sans doute de nouveaux adhérents ; mais la mort de Henri IV lui porta un coup très sensible. L'accession de l'Angleterre fut une bien faible compensation. L'Union eut une fin misérable, le 21 janv. 1621, parce qu'elle n'osa pas protester contre l'occupation du Palatinat parles Espagnols, contrairement à la constitution de l'Empire. C. P.
Soeurs de l' Union-chrétienne. — Diverses congrégations prennent le titre d'UNiON. La plus ancienne est celle des Soeurs de l' Union-chrétienne, constituée en 1661 à Charonne, près de Paris, par Antoine Le Vachet (né à Romans). Elle était alors vouée principalement à la conversion des protestants, secondairement à l'éducation des jeunes filles catholiques. De Charonne, l'établissement fut transféré (1685) à Paris, rue Saint-Denis. Dès 1680, un séminaire avait été fondé pour ces religieuses, à Fontenay-le-Comte (diocèse de Luçon). Elles se répandirent rapidement en diverses provinces. Dispersée par la Révolution, leur congrégation se rétablit en 1806. Bientôt après (1808), MM^^^« de Gobert de Choupe et Marie-Suzanne Rocher rachetèrent le séminaire de Fontenay-le-Comte, pour être le centre de toutes les maisons de F Union-chrétienne. ■— Un institut ayant le même but a été fondé, en 1838, sous le nom de "Congrégation de la Sainte-Union, par le curé Debrabant, du diocèse de Cambrai. — D'autre part, de nombreuses communautés, indépendantes les unes des autres, ont pris le nom de Communautés des Soëursunies. — En 1881, ces différentes associations possédaient en France 217 maisons, comprenant approximativement 1.840 religieuses. 177 de ces maisons étaient autorisées. Celles dont l'existence était officiellement constatée dirigeaient 141 écoles publiques et 79 écoles libres. — Une congrégation de Frères de la Sainte-Union, fondée en 1858 pour l'enseignement, n'avait encore qu'une maison à Douai (Nord), avec 12 membres seulement. E.-H. V.
IV. Droit canon. — On appelle union la jonction d'une EGLISE ou d'un bénéfice à un autre, faite par l'évêque