UNTERWALDEN — UPSAL
de vue politique, est divisé en deux parties, Obwalden et Nidwalden, a deux ch.-L, Sarnen et Stanz. Autres locaiités : Alpnach, Eugelberg, Herns, Lungern, Beckerivied, Hergiswil. Le sol est fertde ; les vallées sont couvertes d'arbres fruitiers ; les pâturages nourrissent une race de bétail estimée ; Fagriculture alpestre occupe la plus grsnde partie de la population. Il y a un peu d'industrie dans quelques localités. Le pays est très fréquenté par les touristes, qui trouvent partout des stations d'étrangers fort bien tenues. Importante abbaye de bénédictins à Engelberg. Le cant. d'Unterwalden forme une république démocratique pure, ou plutôt il y en a deux, une pour Obwalden, une pour Nidwalden. L'autorité suprême est la Landsgemeinde, l'assemblée des citoyens, qui se réunit régulièrement une fois par an ; elle a lieu en plein air, à Stanz et à Sarnen. Le peuple discute et vote les lois, décide les impôts, ainsi que toute dépense importante, élit ses magistrats des ordres administratif et judiciaire. Le gouvernement, auquel il est adjoint une façon de Grand Conseil, pourvoit à l'administration et prépare les lois. Les institutions publiques ne sont pas très développées. Il y a cependant quelques écoles secondaires supérieures, des hôpitaux, des asiles. Unterwald est un des cantons de la Suisse dite primitive, auxquels, par une manière particulière de raconter l'histoire, on attribue la fondation de la Confédération suisse. Vassal des comtes de Habsbourg, le pays fut reconnu par l'empereur Frédéric II comme sujet immédiat de l'Empire (4240). Puis il forma avec Uri et Schwytz la ligue des Waldstetten et fit partie de l'alliance des cantons suisses (V. Suisse). D^ Gobât.
UN VERRE. Com. du dép. d'Eure-et-Loir, arr. de Châteaudun, cant. de Brou; 2.164 hab.
UNZ. Rivière d'Autriche (V. Poik).
UNZENT. Com. du dép. de l'Ariège, arr. et cant. de Pamiers; 315 hab.
UPAIX. Com. du dép. des Hautes-Alpes, arr. de Gap, cant. de Laragne; 474 hab.
U PAS (Bot.) (V. Antiar).
UPERNiVIK ou UPERNAVIK.Yillage du Groenland, situé par 72^55' lat. N., le plus septentrional des établissements danois sur la côte 0. de ce pays, fondé en 1771 sur une petite île du côté de la mer libre. Le pays est désert et morne, avec une nuit de soixante-dix-neuf jours et un froid de — 38° de janvier à mars; 700 hab.
UPlE. Com. du dép. de la Drôme, arr. de Valence, cant. deChabeuil; 1.211 hab.
UPLAND ou UPPLAND (c.-à-d. Pays d'en haut). Ancienne province de Suède, au N.-E. du Svealand ou Suède centrale, au N. du lac Mœlar. Elle comprend : au centre, le Isen d'Upsal, en totalité (5.313 kil. q.); à l'E., une partie du laen de Stockholm (5.874 kil. q.); dans le pays dit Roslagen : à l'O., une partie du laen de Vestmanland (1.680 kil.), dite Fjerhundra, et une partie de la ville de Stockholm (environ 25 kil. q.). Superficie totale : 12.892 kil. q.; pop. 268.572 hab., dont près de 200.000 pour la région appartenant à la capitale.
UPSAL (suédois Upsala ou Uppsala, forme latinisée Upsâlia). Ville de Suède, ch.-l. de la province d'Upland et du laen d'Upsal a, située sur les deux rives de la Fyris ou Fyrisân, à 8 kil. en amont de l'embouchure de cette rivière dans la baie du Mselar, dite Ekoln, â 66 kil. de Stockholm, à 114 de Gefle. Superf. : 1.542 hect. La population, qui était de 4.897 hab. en 1805, de 6.952 en 1 850, a plus que triplé dans la dernière moitié du xix^ siècle : elle s'élevait à 13.466 hab. en 1877, à 22.737 en 1898. La ville actuelle, de construction assez régulière, sauf aux alentours de la cathédrale, se divise en quatre quartiers : à l'E. de la Fyris, sur la r. g., ceux de Kungsœngen et de Svartsbœcken, bâtis sur un plan rectangulaire ; à l'O., sur la r. dr., ceux de Fjerdingen et de Luîhagen, ce dernier, partie la plus récente de la ville, construite seulement depuis 1870. Quatre ponts carrossables et deux passerelles de piétons traversent la rivière. Sur la rive droite
s'élèvent la colline de sable {Upsala-âsen) qui supporte le château et les éminences que couronnent la Bibliothèque et l'Université ; en arrière de ces bâtiments, le Jardin botanique, le Parc de la bibliothèque {Karolinaparken) , et le beau cimetière de la ville ; en avant, à mi-côte, le cours dit Odinslund (Carré d'Odin), établi en 1760, avec un obélisque érigé le 6 nov. 1832 par Charles XIV Jean, à la mémoire de Gustave-Adolphe le Grand, à l'occasion du deux centième anniversaire de la mort du roi-héros ; enfin, sur les bords de la rivière, la promenade favorite des Upsaliens, Strœmparterren (le Parterre du fleuve), avec le restaurant Fhistret (la Ruche) et une belle allée de 1 kil. longeant la Fyris. Parmi les monuments de la ville, le plus remarquable est la cathédrale, la plus considérable de Suède par ses dimensions (longueur intérieure : 107 m., larg. 45 m., haut. 27"^, 30) comme aussi par les souvenirs historiques qui s'y rattachent ; commencée vers 1260, achevée et inaugurée seulement en 1435, c'est un édifice de style gothique à trois nefs, de pure construction française ; un des maîtres de l'œuvre fut le tailleur de pierre Etienne de Bonneuil. L'église a été restaurée de 1885 à 1893, et ses 21 chapelles funéraires (tombeaux des Jagellon, de Gustave Vasa et ses trois femmes, des Oxenstierna, des Stenbock, de Linné, etc.) remises en leur état primitif; dans le trésor de la cathédrale, à citer surtout la précieuse châsse de saint Eric. Le vieux château, qui sert aujourd'hui de résidence au gouverneur du l^^en d'Upsala, remonte à la fin du règne de Gustave Vasa, à 1549, mais, après un incendie (1702), il a été reconstruit (1744- 62) sur les dessins de Hârleman; les étages supérieurs sont inachevés. Les autres édifices de la ville sont : la Sainte-Trinité ou Eglise des paysans, appartenant à la communauté d'Upsal-campagne, église très ancienne, mais d'âge incertain, l'hôtel de ville (de 1888), et surtout l'Université (1879-87) et ses dépendances : la Bibliothèque ou CaroUna rediviva (appelée Carolina d'après Charles IX, restaurateur de l'Université, rediviva lors de la construction du bâtiment actuel par les soins de Charles XÏV Jean en 1841), remaniée et agrandie en 1892 avec 300.000 volumes, 5.000 cartons, 11 .000 manuscrits, le Gustavianum, l'ancienne Université, élevée par Gustave-Adolphe en 1623, surmontée de sa coupole moscovite en 1662, achevé en 1688-91, le Skytteanum (V. Skytte), l'Observatoire (1853), l'hôpital académique (de 1867), les instituts de chimie (1859), d'anatomie (1850, agrandi 1884-85), de pathologie (1867), de physiologie (1891), etc.; il y faut joindre les maisons des 13 «nations» ou groupes provinciaux, entre lesquels se répartissent les étudiants, dont quelques-unes (celles des nations de Gothembourg, d'Ostrogothie, de Norrland, de Sudermanie et Néricie) sont de vastes et élégants édifices.
Avant tout cité savante, Upsal doit sa vieille et universelle renommée, comme aussi son importance actuelle, à son UnÎY er site {Universitas regia upsaliensis) , une des plus anciennes de l'Europe et la plus ancienne de la Scandinavie. Fondée en 1477, dotée en 1624 d'une fortune propre par la munificence de Gustave-Adolphe qui lui abandonna une partie de son patrimoine (d'où le nom à' Université gustavienne qn* elle porte encore), longtemps régie par les « constitutions » de 1626, naguère par les statuts de 1852, actuellement par ceux de 1876, complétés en 1891, elle comprend quatre facultés : théologie, droit, médecine, philosophie, cette dernière divisée, depuis 1877 en deux sections : humanités, sciences mathématiques et naturelles. Le corps enseignant se compose de 135 membres, dont 35 professeurs ordinaires, 26 professeurs extra ordinem, 62 agrégés ou chargés de cours (docenter), 3 maîtres de conférences (lektorêr) pour les langues étrangères, 1 adjoint de théologie, 3 préparateurs, 1 astronome adjoint, 4 maîtres d'exercices (dessin, musique, gymnastique, équitation). Les étudiants, au nombre de 1.458, se répartissent ainsi : théologie, 186; droit, 318; médecine, 153; philosophie, 771 (lettres,