‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 337 sur 633 · VAILLANT — VAISON · texte numérisé non relu

VAILLANT — VAISON

il battait dans le même arrondissement Pateiinô, radical, et conservait son siègie aux élections de 1898. Vaillant, qui a dirigé l^orgâUe révolutionnaire r Homme libre, a pris une part active aux travaux de la Chanlbre et s'y est occupé surtout des mesures qui lut semblent le plus favorables à F anéantissement du régime capitaliste, à l'émancipation de la classé ouvrière, « au bien-être de Fhomme et du citoyen dans la solidarité de la République sociale ». Il est un des partisans de la « conquête » du pouvoir politique par le parti socialiste.

VAILLANT DU DouET (Henri Le), homme politique rançais (V. Douet).

VAILLY» Ch.-l. de cant. du dép. de l'Aisne, arr. de Soissons ; 1.546 hab. Port sur l'Aisne et le canal latéral à l'Aisne. Sucrerie.

VAILLY. Corn, du dép. de TAube, arr. et cant. (1^'') de Troyes ; 197 hab.

VAI LLY. Corn, du dép. de la Haute-Savoie, arr. et cant. de Thonon-les-Bains ; 1.235 hab.

YAILLY-suR-SÀULt)REi Gh.-l. de cant. du dép. du Cher, arr. de Sancerre ; 1.150 hab.

VAINE PÂTURE (Législ.) (V. Pacage).

VAINES (Jean de), financier français, né en 4733, mort en 1803. Receveur général et commissaire du Trésor, n fut emprisonné pendant la Terreur et nommé par Bonaparte après le 18 brumaire conseiller d'Etat. H entra à l'Académie française peu après. Ami des lettres, il fut lié avec Turgot, Buffon, Maleshcrbes, etc. Il a publié : Recueil d'articles (1799).

VAINS. Com. du dép. de la Manche, arr. et cant. d'Avranches ; 709 hab.

VAIR (Blas.). Le vair représente une fourrure qui n'était portée autrefois que par les rois et les plus grands seigneurs. H est composé de quatre rangées ou tires de cloches d'azur posées sur un fond d'argent qui apparaît entre elles sous forme de cloches renversées. Quand les tires sont au nombre de six ou plus, le terme employé est menu-vair; s'il n'y en a que trois, on dit beffroi de vair. (iuand toutes les pointes des cloches sont dirigées vers le cœur de l'écu, on blasonne vair affronté. Quand les pointes des cloches sont opposées aux bases de celles de la tire supérieure, le vair est dit appointé. Dans le contrevair, les cloches de même émail sont opposées l'une à l'autre par la base.

VAIR (Guillaume Du), magistrat» homme d'Etat et philosophe français, né à Paris le 7 mars 1556, mort à Tonneins le 3 août 1621. Fils d'un gentilhomme auvergnat, qui fut avocat général à la Cour des aides, il entra tout jeune dans la magistrature, prit place à trente ans, comme conseiller, au parlement de Paris et eut une part prépondérante à la rédaction de l'arrêt qui, consacrant à nouveau le principe national de la loi salique, assura l'avènement de Henri IV en même temps qu^il était la condamnation solennelle de la Ligue. Nommé par le nou veau souverain maître des requêtes et intendant général de la justice à Marseille, puis, en 1599, premier président du parlement de Provence, Du Vair, qui^ comme beaucoup de magistrats de son temps, était aussi ecclésiastique, fut appelé en 1603 à l'évêché de Marseille. H le résigna bientôt pour reprendre sa présidence, devint en 1616, par la protection de Marie de Médicis, garde des sceaux et, peu après, reçut, avec le titre de comte, l'évêché de Lisicux. Il ne devait pas jouir longtemps de sa haute fortune. Atteint au siège de Nérac, où il avait accompagné Louis XIII, par l'une des épidémies qui décimaient l'armée, il mourut à Tonneins, à Page de soixante-cinq ans. Son corps fut ramené à Paris et inhumé dans l'église des Bernardins. Bien qu'il ait joué un rôle important comme magistrat et comme homme d'Etat, Du Vair, qui fut, d'autre part, l'un des plus illustres représentants de l'éloquence parlementaire au xvi® siècle, est demeuré surtout célèbre comme philosophe et comme écrivain. « Gallican par haine

du fanatisme et libertin par haine de l'intolérance », il a exposé ses idées philosophiques dans trois petits livres : De la constance et consolation es calamités publiques, qui fut composé au milieu des troubles de la Ligue et où, séparant la religion de la philosophie, il reproduit, dans des formes imitées de Cicéron, ses patriotiques douleurs ; la Sainte Philosophie, ouvrage un peu confus, où il cite pêle-mêle Varron, TertuUien, saint Jérôme, etc.; laPhilosophie morale des stoîques, où il prêche le culte de la raison et dont Charron a tiré, sans citer la source, la meilleure partie des livres I et II de son Traité de la sagesse. On lui doit encore un Traité de l'éloquence française et des raisons pourquoi elle est demeurée si basse, des Méditations sut les psaumes y des Poésies. Il a aussi donné des traductions du Manuel d'Epictète, de discours de Démosthène et de Cicéron, des œuvres de saint Basile. Son style était, pour son temps, d'une rare pureté, et un critique dU xvii® siècle a dit de lui qu'après Malherbe notre langue n'avait pas alors de meilleur écrivain. Ses Œuvres, réunies en 1606, ont été rééditées plusieurs fois, la der- Éière en 1641. L. S.

BiBL. : C.-A. Sape Y, Essai sur lès ouvrages et la dÎè dé Du Vair; Paris^ 1847.

VAÏRAGARH. Ville de l'Inde, prov. de Nagpour; 2.^80 hab. Ville antique déchue. Entourée de beaux arbres, elle a une citadelle centrale bâtie en 1600 et contenant la tombe du roi Dourga. Restes de templeis antiques près de la ville. Carrières de grès et de granit. Le commerce s'est transporté aujourd'hui à Armori. '

VAI RÉ (Blas.). Se dit d*un vair dont les émaux sont autres que l'argent et l'azur, et Ton indique ces émaux en commençant par le plus rapproché de l'angle dextre du chef.

VAI RÉ. Com. du dèp. de la Vendée, arr. et cant. des Sables-d'Olonne; 1.098 hab.

VAIRE-le~Grand. Com. du dép. du Doubs, arr. de Besançon, cant. de Marchaux ; 439 hab.

VAI RE-LE -Petit. Com. du dép. du OoUbs, arr. de Besançon, cant. de Marchaux; 109 hab.

VAIRE-sous-Corbie. Com. du dép. delà Somme, arr. d'Amiens, cant. de Corbie ; 465 hab.

VAIRES. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Meaux, cant. de Lagny ; 291 hab. Stat. de chem. de fer. VAISON. Ch.-l. de cant. du dép. de Vaucluse, arr. d'Orange ; 2.793 hab. Situé sur l'Ouvèze, sur l'emplacement ou à peu de distance de l'ancienne ville de Vasio qui avait été la capitale des Voconces et qui, à l'époque romaine, jouit d'une très grande prospérité. On a trouvé, en effet, en fouillant le sol, une énorme quantité d'objets anciens et remarquables, dont la plupart sont déposés au musée d'Avignon. — Le pont romain (mon. hist.), d'une seule arche de ÎO m., reste encore debout. Il avait une extrême importance pour les communications de la vallée du Rhône avec les Alpes. Autres monuments : restes d'un théâtre làur la colline de Puymin (mon. hist.); chapelle de Saint-Quenin (mon. hist.), curieux monument de l'époque carolingienne (nef du xii^ siècle restaurée auxvi®) avec de belles sculptures ; l'ancienne èghse cathédrale, avec un cloître du xi^ siècle (en partie), récemment restauré, renferme le bel autel primitif de Saint-Quenin ; ruines de l'ancien château bâti par Raymond V, comte de Toulouse (xii® siècle). Il s'est tenu, à Vaison, trois conciles, l'un en 337, qui fut le premier concile tenu en Gaule, les autres, le 13 nov. 442 et le 5 nov. 539. L'évêché de Vaison « dont, au dernier siècle, le titulaire jouissait à peine du revenu d'un bon curé » était suffragant d'Avignon. — Vaison fut la patrie de Trogue-Pompée. — Elle a une certaine importance industrielle (ateliers de cartonnages, faïences, poteries).

Evêques de Vaison.— Saint Aubin; Daphnus, 314 ; Concordius, 374 ; Auspice, 439-449 ; Fonteius, 450-475 (?) ; Ethilius, 501 ; Gemellus, 509-517; Aléthius, 527-541 ; Théodose, ^U ; saint Quinin(Quinidius), 573-579 ; saint

Baî'se ; At^themius, 584 ; tétroiie ou YHeix, BBO ; Simplice, 853 ; Elie, 879 ; Humbert, 914 ; Benoît P^ 996 Imbert, 1000 (?) ; Abîiefade, 1003 ; Pierre I^^ 1Û09 , Pierre It de Mirabel, 1040 ; Benoît II, 1050; Pierre III Rimbaud, 1055-79; Rostaiiig, vers 1110; Bérenger ï® de Mornas, 1113--74 ; Bertrand dé Lambesc, llfS-Vers 1 184 ; Bérenger H de Reilhane, vers 1188 ; Guillaume P' de Laon, vers 1190 ; Raimbatid-Flotta, 1193-versl210 Ripert-FIotta, 1212-30 ; Gùi, vers 1241 ; Fai^aiid, 1248 vers 1270 ; Giraud de Libra, 1271-9B ; Raimond ï^^ de Beaumont, 1296-1328 ; Golhius de Bataille, vei^s 1335 Rathier, vers 433641 ; Pierre IV de Casa, vers 134248 Pierre V de Berette, 1348-55; Laurent d^Albiars, 1356- 61 ; Jean P'' Mord, 1382-69 ; Pierre VIBôéri, 1370-78 Eblon de Miers, 1376-80 ; Raimond II [de Bonne, 4380 95 ; Raoul, 4397-4401 ; Guillaume II de Pesserat, 4404 44; Hugues de Theysiaco, 4412-45 ; Pons de Sade 4445-69; Jean II de Montiiiirâil, 4470-79; Amaury 4479-82 ; Eudes (Me, 4482-90 ; Benoît III de Pâganostis 4490-4 B23 ; Jérôme Sclédus, 4523-2 jant. 4533; Tho^ mas Cortez, 4533-51 ; JacqUes Cortez, 4551-68; Guillaume lïï Geyssolm dô Cromnes, 4584-43 déc. 4629 Michel Dalmeras, 4629-46 avr. 4633 ; Joseph-Marie Suarez, 34 juil. 4 633-4 1 mars 4666 ; Charles-Joseph Suarez, 4666-7 nov. 1670 ; Louîs-Alphouse Suârez, 4674- 43 mars 4685 ; François Genest, 25 mars 4686-47 oct. 4702 ; Joseph-François Gualtiero, 4 mars 4703-58; Charles-François Pelissîer de Saint-Ferreol , 27 déc. 4758-90. J. M.

VAISSAC. Com dii dép. de Tarn-ët-Garoniie, ârr. de Montauban, cant. de Négrepelisse ; 4.455 hab.

VAISSE (Puy de la). Sommet du dép. du Puy-de- Dôme (V. ce mot).

VAISSE (ClaUde-Mariùs), horhme politique français, né à Marseille le 8 août 4799, mort à Lyon lé 29 août 4864. Avoué à Marseille, il Se jeta dans le mouvement libéral de 4830, devint secrétaire général de la préfecture des Bouches-du-Rhûne, puis directeur des affaires civiles à Alger (4837), occupa ensuite diverses souspréfectures et, préfet des Pyrénées-Orientales en 4842, fut destitué en 4848. Il devint alors bonapartiste ardent, et reçut le portefeuille de l'intérieur (24 janv. 4854) dans le ministère de transition qui dut être nommé à la suite de la grave crise ministérielle consécutive à la chute du cabinet du 9 janv. 4854. Démissionnaire le 10 avr., il devint le 27 juil. suivant représentant du Nord à l'Assemblée législative. Un des partisans les plus zélés du coup d'Etat du 2 Décembre, Vaïsse, qui avait fait partie de la commission consultative et du cotiseil d'Etat, devint en 1854 préfet du Rhône et sénateur. Son administration fut fort habile, et il réalisa à Lyon d'importants travaux d'embeMssementS; comparables à ceux qu'Haussmann exécutait à Paris. R. S.

VAISSEAU. I. Construction navale (V. Bateau à VAPEUR, Marine, Navigation, Voilier).

II. Anatotnie. — Les vaisseaux (vasa) en anatomie sont les canaux dans lesquels circulent les Uquides de l'organisme. L'ensemble dus vaisseaux ar^^wls constitue le système vasculaire à sang rouge ; l'ensemble des vaisseaux veineux, le système vasculaire à sang noir; l'ensemble des vaisseaux lymphatiques (y compris les ganglions), le système vasculaire à sang blanc (sj^stème des vaisseaux absorbants, lymphatiques généraux et chylifères).

Vaisseaux capïllaires. — Petits vaisseaux extrêmement fins, intercalés entre les dernières ramifications des artères et celles des veines, et par l'intermédiaire desquels se font les échanges organiques (V. Capillaire).

Vaisseaux courts (vasa breviora). — Branches de l'artère spléniquo et de la veine splénique qui vont au grand cul-de-sac de l'estomac. Ils sont compris dans l'épaisseur de Tépiploon gastro-splénique. C. D.

Vaisseaux lymphatiques (V. Lymphatique).

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