‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 342 sur 633 · VALADON — VALAIS · texte numérisé non relu

VALADON — VALAIS

nombre de portraits : h. et Ch. Gros, Simon Hayem, Etienne Arago, etc.

VALADON (Emma), dite Theresa, chanteuse populaire française, née à La Bazoche-Gouet (Eure-et-Loir) le ^5 avr. 4837. Son père était un musicien modeste qui la conduisit de bonne heure à Paris où elle apprit tout d'abord la danse. Puis, un peu plus tard, elle abandonna ses études et fut successivement modiste et caissière dans un café du boulevard. Entraînée par son gotit pour le chant et le théâtre, elle débuta à l'Alcazar, sans grand succès d'ailleurs. Après un séjour à Lyon, elle revint à Paris oii elle fut mieux accueillie, cette fois à l'Eldorado. Elle s'inspirait beaucoup de la manière du chanteur populaire Darcier, alors en grande vogue. Aussi son succès augmenta-t-il rapidement, et bientôt tous les cafés-concerts se disputèrent sa présence. Partout où elle parut en France elle excita les mêmes transports, et sa popularité devint bientôt sans rivale. Thérésa s'est essayée aussi quelquefois au théâtre, mais moins heureusement. On peut sans doute s'étonner de ce succès persistant au café-concert, étant donné surtout le peu de valeur des compositions qu'elle interprétait. Mais il faut reconnaître à l'artiste une belle voix, une fort bonne diction^ beaucoup d'expression et de naturel : ces qualités expliquent son succès dans une certaine mesure. H. Q.

VAL AD Y. Com. du dép. de l'Aveyron, arr. de Rodez, cant. de Marcillac ; 1.238 hab.

VAL AD Y (Jacques -Godefroy.... Joseph Izarn de), homme politique français, né à Banassac (Lozère) le 23 sept. 4766, mort à Périgueux le 5 déc. 4793. Officier aux gardes françaises, il prit parti pour la Révolution, et empêcha deux compagnies de grenadiers de ce corps de tirer sur les attroupements populaires (23 juin 4789); poursuivi de ce chef, il allait gagner l'Angleterre, quand la Bastille fut prise. H se hâta de regagner Paris, et devint aide de camp de La Fayette ; mais il ne subit pas longtemps son influence, et les trahisons répétées de Louis XVI firent de lui un républicain. Toutefois, député à la Convention par le dép. de l'Aveyron, il ne se prononça point sur la culpabihté du roi, qui, d'après lui, n'était pas jugeable constitutionnellement ; il vota pour l'appel au peuple ; il demanda enfin, comme une mesure de sûreté générale et non comme un châtiment, que « Louis, sa femme et ses enfants », non sa sœur, « fussent transférés sous bonne et sûre garde au château de Saumur, et gardés en otages jusqu'à ce que François d'Autriche eût reconnu la République française et l'indépendance des Belges, et que FEspagne eût renouvelé ses traités avec nous». Sortant de la question posée, il opina pour le bannissement des membres de la famille de Bourbon qui avaient recherché des emplois sous le nouveau régime. Il n'osa viser directement son collègue Philippe-Egalité, mais il s'indigna que le fils aîné de celui-ci eût été fait lieutenant général à vingt ans : « Dans peu de temps, on le mettra à la tête de nos armées. Jugez s'il est temps de le bannir ! » Dénoncé par Jeanbon-Saint-André comme royaliste masqué, hautement défendu par Barbaroux, proscrit au 3d mai 4793, il prit part à l'insurrection fédéraliste de la Normandie, aisément étouffée. Réfugié en Dordogne, il fut arrêté le 4 déc. 4793 dans le bois de Monpon, reconnu par le représentant en mission Roux- Fazillac, et traduit par- devant le tribunal criminel du département. Son éloquence attendrit les auditeurs et quelques-uns des juges; il n'en fut pas moins condamné à mort, mais on lui fit grâce de la guillotine. Il mourut, ainsi qu'il l'avait demandé, de la mort des braves, fusillé.

BiBL. : V. Girondins.

VALAILLES. Com. du dép. de l'Eure, arr. et cant. de Bernay; 246 hab.

VALAIRE. Com. du dép. de Loir-et-Cher, arr. de Blois, cant. de Contres; 467 hab.

VALAIS. Canton suisse delà région méridionale, borné au N. par les cant. de Berne et de Vaud, à l'E. par ceux du

Tesin et d'Uri, au S. et à l'O. par l'Italie et la France* 5.245 Idl. q. ; 414.357 hab. professant la religion catholique, d'origine germanique dans le Haut -Valais, romande dans le Bas-Valais. Son territoire présente un relief des plus remarquables. C'est une longue vallée longitudinale arrosée par le Rhône, de laquelle des vallons latéraux montent et pénètrent, à gauche du fleuve, dans la chaîne des Alpes Valaisannes, à droite dans celle des xVlpes Bernoises, et mettent en communication les plus grands glaciers de la Suisse, d'une surface de plus de 4 .000 kil. q. , ceux du Rhône, de FAletsch, de Corner, de Zmutt, de Zinal, d'Avolla, de Corbassière, et bien d'autres encore, avec la vallée. Les massifs les plus élevés sont : dans les Alpes Valaisannes, le mont Rose et le Cervin ; dans les Rémoises, la Jungfrau et le Finsteraarhorn. Sur la r. g. du fleuve s'ouvrent les vallées de Saas, Saint-Nicolas, Tourtemagne, d'Anniviers, d'Hérens, de Bagne, d'Entremont et le val d'Illiez, sur la r. dr., le Loetschenthal et quelques petits vallons. Les principaux affluents du Rhône dans le cant. du Valais sont: sur la r. g., FEgine, la Saltigne, la Viège, la Tourtemagne, la Navisance, la Dranse, le Trient ; sur la r. dr., la Viesch, la Massa, la Lonza, la Dala, la Sionne, la Morge. Plusieurs lacs, dont aucun cependant n'a plus de 5 kil. de circonférence. Plusieurs passages alpestres mettent en communication la vallée du Rhône avec l'Italie, la Savoie et les pays suisses. Les principaux sont le Grand-Saint-Bernard, le Simplon, la Furka, le col deBalme, le Ravyl, la Gemmi et le Grimsel.

Le climat présente de grands contrastes ; très chaud dans la vallée, au point que l'on peut y cultiver non seulement la vigne, le noyer, le châtaignier, mais aussi les fruits du Midi, il est rigoureux à mesure que les versants s'élèvent vers les glaces et les neiges éternelles. Les vins et les fruits du Valais sont très renommés. La population des vallées latérales s'adonne à l'élève du bétail ; les pâturages nourrissent une race bovine estimée et d'innombrables troupeaux de chèvres et de moutons. On trouve dans les montagnes du Valais différents métaux, même de l'or ; mais l'industrie métallurgique n'est pas encore parvenue à se développer. Il y a des exploitations d'ardoise, de marbre, d'anthracite, de calcium ; une verrerie; des fabriques de cigares. La percée du Simplon favorisera sans doute considérablement le commerce et l'industrie. Le pays est très visité par les touristes, et il s'est élevé à leur usage, dans les montagnes, un grand nombre de stations, depuis les plus simples jusqu'aux plus confortables. La merveilleuse région de Zermatt, avec son chemin de fer du Gornergrat,*qui s'avance jusque sur un des glaciers du Cervin, est connue dans le monde entier. Il y a des bains renommés àLouèche. Les principales localités sont Sion, le ch.-l. du canton, Monthey, Saint-Maurice, Saxon, Martigny, Sierre, Viège, Brigue, et dans la montagne, Champéry, Salvan, Evolène, Saint- Nicolas, Nendaz.

Le Valais est une répubHque représentative ; la constitution actuelle date de 4875. L'autorité législative et de contrôle est exercée parle Grand Conseil, dont les membres sont élus au suffrage universel ; l'autorité executive par le Conseil d'Etat, composé de cinq membres nommés par le Grand Conseil pour une durée de quatre années, et l'autorité judiciaire par la cour d'appel, nommée également par le Grand Conseil. Le pays est divisé en treize districts, à la tête de chacun desquels se trouve un préfet. Le Valais forme un diocèse dont l'évêque est nommé par le Grand Conseil. Le budget de l'Etat s'équilibre à peu près par un million et demi en recettes et en dépenses.

Le Valais fit partie de l'ancienne Helvétie, puis fut occupé successivement par les Romains, les Burgondes et les Francs. Il appartint ensuite au second royaume de Bourgogne et fut incorporé, lorsque le dernier roi, Rodolphe III, eut légué son royaume à l'empereur d'Allemagne, à cet empire. Plusieurs dynastes, entre autres les comtes de

VALAIS - VALCKENBORGH

Savoie, ainsi que l'cvêque de Sion, tentèrent alors d'établir la féodalité dans le pays à leur profit, mais rencontrèrent l'énergique résistance du peuple qui se battit maintes fois pour conserver ses libertés. En 1798, le Valais fut occupé momentanément par les Français, puis, l'année suivante, incorporé à la République helvétique. Il devint français en 1802, mais fut restitué à la Suisse en 1815 pour former un canton indépendant. D^ Gobât.

VALANGIN ou VAL ENGIN. Petite ville dans le cant. de Neuchàtel, en Suisse ; 467 hab. Situation pittoresque à l'entrée d'une gorge étroite. Un château perché sur un rocher domine cette localité ainsi que le défdé. Eglise gothique de 1505.

Histoire. — La seigneurie de Valangin comprenait environ la moitié du canton actuel de Neuchàtel (Val-de- Ruz et Glods de la Franchise, c.-à-d. les pays de la Ghauxde-Fonds, du Locle et des Brenets). Le premier du nom, Berthold, vivait au xii^ siècle. Cette branche s'éteignit en 1235 avec Guillaume àe Valangin. Cette seigneurie rentra alors dans la famille des comtes de Neuchàtel dont elle était issue. Néanmoins, elle resta indépendante jusqu'en 1592. Principaux seigneurs de Valangin : Jean II, de 1 339 à 1383 ; Guillaume, de 1383 à 1427 ; Jean III, de 1427 à 1497.; Claude, de 1497 à 1518; René de Challanty de 151 8 à 1565, ne laissa que des filles. En 1592, réunion à la terre de Neuchàtel sous une seule administration jusqu'en 1848. Le roi de Prusse a encore le titre de prince souverain de Neuchàtel et Valangin. VALANGINIEN (Géol.) (V. Néocomien).

VALAQUIE (V. Roumanie).

VALAURIE» Com. du dép. de la Orôme, arr. de Montélimar, cant. de Grignan ; 486 hab.

VALAVOIRE. Com. du dép. des Basses-Alpes, arr. de Sisteron, cant. de La Motte ; 137 hab.

VALAY.Com. du dép. de la Haute-Saône, arr. deGray, cant. de Pesmes ; 846 hab. Stat. de chem. de fer.

VALAZÉ (Charles-Eléonor Dufriche de), homme politique français, né à Alençon le 23 janv. 1751, exécuté à Paris le 30 oct. 1793. Lieutenant, puis avocat dans sa ville natale, il publia : les Lois pénales dans leur ordre naturel (Paris, 1784, in-8), devint en 1790 administrateur du district d'Alençon, et, le 5 sept. 1792, député de l'Orne à la Convention. Le 6 nov., il donna lecture du rapport sur les faits reprochés au roi, et lorsque celui-ci fut traduit à la barre de l'Assemblée, il eut à lui faire reconnaître une à une des pièces qui avaient servi de base à l'accusation (11 déc). Il vota pour l'appel au peuple, persuadé que cette mesure n'entraînerait point la guerre civile, et que les assemblées primaires, qui avaient voté sur des « objets plus importants », ne s'intéresseraient pas au sort d'un « tyran enchaîné ». Partisan en théorie de la suppression de la peine capitale, il vota la mort du roi, puisque cette peine subsistait encore, mais, par raison d'Etat, demanda « un sursis jusqu'à ce qu'il fût prononcé sur le sort de la famille de Louis ». Ardent ennemi des montagnards et de la Commune, il demanda des poursuites contre les auteurs de la journée du 31 mai 1793, fut lui-même arrêté le 2 juin, décrété d'accusation le 28 juil. Condamné à mort, il se poignarda d'une main SLire, en plein tribunal : une charrette traîna son cadavre jusqu'aux abords de l'échafaud où succombèrent les girondins (V. ce mot). H. Monin.

BiBL. : V. Girondins.

VALBELEIX. Comi. dudép. du Puy-de-Dôme, arr. â'Issoire, cant. de Besse; 590 hab.

VALBELLE. Com. du dép. des Basses-Alpes, arr. de Sisteron, cant. de Noy ers-sur- Jabron ; 318 hab.

VALBELLE (Jean-Baptiste de), marin français, né à Marseille en 1627, mort en 1681. Destiné à l'ordre de Malte, il se distingua dès son entrée dans la marine ; commandant le Persée, il s'empara d'un navire anglais, bien plus fort, qui exigeait de lui le salut, et résista ensuite avec un courage héroïque à l'assaut de quatre vaisseaux an-

glais. Nommé chef d'escadre par Louis XIV, il reçut le commandement de la marine à Toulon.

VALBENOÎT. Ancien pays du Haut-Dauphiné(auj. dans le dép. de la Drôme). Au vi^ siècle, saint Marias y fonda l'abbaye de Saint-May. Il formait alors le Pagiis Bodanensis et fut attribué au diocèse de Sisteron. Le Vald'Oule lui était rattaché.

VALBONNAIS. Ch.-l. de cant. du dép. de Flsère, arr. de Grenoble, à 816 m. d'alt. au-dessus de la Bonne ; 1 .205 hab . Fabriques de chaux et de ciments. Château de 1608.

VALBONNE. Plaine du dép. de l'Ain, qui s'étend delà Côtière de Dombes aux rives droites de l'Ain et du Rhône, ' sur 16 Ml. de long et 6 de large. Stérile et peu habitée, elle n'a que cinq villages et la ville de Montluel ; elle formait autrefois un fief avec le titre de baronnie, dépendance des dauphins et plus tard dépendance des ducs de Savoie avec titre de comté. La station de La Valbonne, sur le chem. de fer de Lyon à Genève, dessert le camp de manœuvres de La Valbonne qui a succédé (1885) au camp de Sathonay.

VALBONNE. Com. du dép. des Alpes-Maritimes, arr. de Grasse, cant. du Bar; 1.138 hab.

VALBONNE (Chartreuse de) (V. Saint-Paulet-de~Caisson).

VALCABRÈRE. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. de Saint-Gaudens, cant. de Barbazan ; 247 hab.

VALCAN VILLE. Com. du dép. de la Manche, arr. de Valognes, cant. de Quettehou ; 681 hab.

VALCEBOLLERE. Com. du dép. des Pyrénées-Orientales, arr. de Prades, cant. de Saillagouse ; 265 hab.

VALCIVIERES. Com. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. et cant. d'Ambert ; 1 644 hab.

VALCKENAER (Louis-Gaspard), philologue hollandais, né à Leenwarden en 1735, mort à Leyde en 1785. H fut successivement professeur de littérature grecque à Kam~ pen, à Franeker et à Leyde et jeta beaucoup d'éclat sur ces diverses écoles par la brillante valeur de son enseignement, n est l'auteur d'un grand nombre de savantes éditions de textes et de travaux importants dont voici les principaux : Orationes inaugurales (Franeker, 1741, in-fol.) ; Orationes de publicis Atheniensium moribus (Leyde, 1766, in-4) ; Observationes academicœ ad origines grœcas (ibid., 1785; rééd. ibid.,il90, etUtrecht, 1805, in-8).

BiBL. : SiEGENBEEK, Histoive de l'Université de Leyde (en hoU.) ; Leyde, 1829-32, 2 vol. in-8.

VALCKENAER (Jean), homme d'Etat hollandais, né à Franeker en 1759, mort à Haarlem en 1821, fils du précédent. Il se voua aux études juridiques et fut appelé à enseigner les Pandectes à Leyde en 1782. Mêlé aux agitations politiques de son pays, il fit partie de la députation qui se rendit à Paris en 1793 pour solliciter de la Convention nationale l'intervention française en Hollande. De retour dans sa patrie, il devint professeur de droit public, puis siégea à l'Assemblée législative et fut chargé, depuis 1796 jusqu'en 1801, d'une mission diplomatique à Madrid. Accrédité comme ambassadeur près de la cour de Berlin, il acquit la réputation d'un négociateur intègre et habile ; il ne réussit cependant pas à maintenir le bon accord entre Napoléon et le roi Louis, et après avoir échoué dans cette tentative, il abandonna la carrière politique et vécut dans la retraite. Il avait publié des ouvrages juridiques et politiques très estimés. Nous citerons : De officio civisBataui inrepublica turbata (Leyde, 1795, in-4); Esquisse de l'histoire de la Révolution française (en holland., Amsterdam, 1800, in-8).

BiBL. : SiEGENBEEK Histoire de l'Université de Leyde (cnholl.); Leyde, 1829-32, 2 voL in-8. — Valckenaer/ses discours et ses actes (enholl); Saint-Omer, 1792 in-8

VALCKENBORGH (Les). Famille de remarquables peintres flamands. Les plus célèbres furent Lucas et Martin van Valckenborgh, de Matines. Lucas, né à Maiines vers 1549, mort à Bruxelles vers 1625, fit d'excellents paysages dans des tonalités grises et argentines ; il traita

VALCKENBORGH — VALDÈS

aussi les portraits et la miniature. Il fut admis àlagilde en 4560 et élu franc-maître en 4564. Suspect de sympathies pour la Réforme, il partit avec son frère Martin et avec Jean de Vries pour Aix-la-Chapelle, en 4567. Les deux frères revinrent dans leur pays après la proclamation du « pardon » par Philippe 11, en 4570. Mais Jean fut emmené à Linz, sur le Danube, par l'archiduc Mathias et lit de beaux ouvrages (4580-98), aujourd'hui au Belvédère de Vienne. Chassé par l'invasion des Turcs, il s'enfuit à Nuremberg, où Sandrart Fa connu en 4622. La suite des Quatre Saisons et h Fête champêtre (4585), toutes deux au musée impérial de Vienne, la Vue des bords de la Meuse et le Palais de Bruxelles du Prado, le Paysage avec VEnfant prodigue du musée d'Anvers, attribué à l\ Bril, etc., comptent parmi ses meilleurs ouvrages. Une excellente copie du Combat de paysans par P. Breughel, au musée de Dresde, aujourd'hui au Belvédère, mérite d'être citée.

Son frère Martin, dont la date de naissance est inconnue, était à Rome en 4'604 et mourut à Francfort. Les œuvres de Martin ressemblent à celles de Lucas ; on trouve de lui une suite de Mois au musée de Vienne, des paysages au même musée et dans ceux de Gotha et de Dresde.

Un autre frère, Henri, fut inscrit àlagilde deMalines en 4560.

Un Quentin van Valckenborgh y fut inscrit en 4559; un Jean, à la gilde d'Anvers en 1554. Jean et Frédéric, dont on a des tableaux au Belvédère, étaient fils de Lucas ; de même Maurice et Nicolas, du moins on le suppose, car ils ont vécu à Nuremberg dans la première moitié du xvii® siècle. On connaît à Brunswick une Défaite de Sennachérib, signée E^t(f<? van Valckenborgh. Enfin Martin le Jeune, qui naquit à Francfort en 4590 et y mourut en 4633, a exécuté un Cortège triomphal de Sésostris pour l'hôtel de ville de Francfort et doit être le fils de Martin. E. Durand-Gréville.

BiBL. : Le Livre des peintres, par Carel van Mander, traduction Hymans.

VALCKENBURG (Dirck ou Thierry), peintre hollandais, né à Amsterdam en 4675, mort à Amsterdam en 472L Il fut un élève et un excellent imitateur de Jan Weenix dans la nature morte. Il traita aussi les portraits avec talent. Parti en 1695 pour l'Allemagne, il y travailla longtemps chez divers souverains. — OEuvres à Francfort (animaux), Copenhague et Vienne (sujets de chasse).

VALCKERT (Werner van), peintre hollandais, né probablement àHaarlem vers 4575-80, mort, probablement à Amsterdam, après 4627. On le suppose élève d'Hendrick Goltzius, le grand graveur. On sait qu'il peignait à Harlem en 4642, et qu'il habitait Amsterdam vers 4620. Le musée royal de cette ville possède de lui dix tableaux de corporations. Celui qui représente Trois Régentes et la Gouvernante de la maison des lépreux est d'un dessin correct ; mais il est surtout remarquable par la clarté et rélégance de la composition, par le choix du milieu architectural, par la belle exécution de tous les accessoires et plus encore par la justesse de la perspective aérienne. On connaît encore de lui deux tableaux religieux à Utrecht et un Christ M/ow^' à l'Université de Copenhague.

VALCOUR (Philippe-Aristide-Louis-Pierre Plancher, connu sous le nom de), acteur et auteur dramatique français, né à Caen en 4754, mort à Belleville en 4845. Après avoir fait ses études de droit, il débuta dans le monde des lettres par un volume de contes grivois en vers : le Petit Neveu de Boccace [illl) ; peu de temps après, sous le nom de Valcour, il se fit acteur et fonda, en 4785, Je théâtre des Délassements comiques, qui eut une grande vogue et qui, en butte pendant quelque temps à la jalousie des grands théâtres, se releva après la Bévolution. Juge dé paix sous le Directoire, il redevint acteur en 1804 et ne quitta la scène que sous la Restauration. On peut citer de lui : le Consistoire (4799); Margue-

rite et Rodolphe (4845) ; Odette de Champdivers (4846), etc. ^

VALCOURT. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. de Wassy, cant. de Saint-Dizier ; 237 hab.

VALCROISSANT. Rivière du dép. de la Drame (V. ce mot).

VALDAHON. Com. du dép. du Doubs, arr. de Baume- Ics-Dames, cant. de Vercel; 855 hab. Stat. de chem. de fer. Ateliers de constructions mécaniques.

VALDAI ou VAALDI (Monts) (V. Russie).

VALDAMPIERRE. Com. du dép. de l'Orne, arr. de Beauvais, cant. d'Auneuil; 846 hab.

VALD€BL0RE. Com. du dép. des Alpes-Maritimes, arr. de Puget-Théniers, cant. de Saint-Sauveur; 844 hab.

VALDEC DE Lessart, homme politique français (V. Lessart).

VALDÉCIE (La). Com. du dép. de la Manche, arr. de Valognes, cant. de Barneville; 254 hab.

VALDELAMUSA. Important centre minier d'Andalousie (Espagne), prov. de Huelva, distr. de Valverde del Camino, au versant S. de la Sierra Pelada (Sierra Morena). Stat. de chem. de fer. Pyrites de cuivre exploitées à Aguas Tenidas, San Miguel ; pyrites defer exploitéesà San Telmo, Carpio, Payatos, etc.

VALDELANCOURT. Com. du dép. de la Haute-Mai^ne, arr. de Chaumont, cant. de Juzennecourt ; 444 hab.

VAL DEM A R. Nom de plusieurs rois de Danemark (V. ce mot).

VALDEMAR, roi de Suède (V. Scandinavie).

VALDERIES. Ch.-l. de cant. du dép. du Tarn, arr. d'Albi; 929hab.

VALDEROURE. Com. du dép. des Alpes Maritimes, arr. de Grasse, cant. de Saint-Auban; 235 hab.

VALDÈS (Juan de), humaniste et théologien, né à Cuenca (Nouvelle-Castille) vers 4490, mort en 4544. Il se rendit en Italie vers 1530 et se fixa à Naples. Un prélat contemporain le présente comme « tout adonné aux cho&es de l'esprit et livré sans réserve à l'étude de l'Ecriture sainte ». Il n'abandonna jamais formellement l'Eglise dans laquelle il était né, mais il devint le centre d'un cercle d'esprits distingués, qui étudiaient avec lui les saintes Ecritures, avec un sincère désir d'y trouver une lumière pour leur pensée et une direction pour leur vie, sans rester asservis aux solutions scolastiques : Flaminio, Vermigli, Ochino ; Caracciolo, marquis de Vico ; Isabelle Manrique, sœur de l'inquisiteur ; Vittoria Colonna, Giulja Gonzaga, Contanza de Âvalos, etc. S. Curione disait de lui : « H semble que Dieu l'ait envoyé pour être le pasteur et le docteur des personnes nobles illustres ». Le caractère de ces réunions a été décrit dans le dialogue Alphabelo Christiano (4546) entre Giulia Gonzaga et Valdès. Aussitôt après sa mort, l'Inquisition sévit contre ses adhérents. On dit que 3 archevêques, 8 évêques et plus de 3.000 professeurs et maîtres d'école furent compromis et durent s'enfuir ou se rétracter; plusieurs furent brûlés. Parmi ceux qui allèrent chercher dans l'exil le libre exercice de leur pensée, Vermigli devint l'un des docteurs les plus autorisés de l'Eglise réformée; Ochino, l'un des initiateurs des doctrines unitaires. — OEuvres principales : Cent dix considérations divines, résumant les idées et les sentiments de Valdès en matière de religion. Il ne reste que des fragments de l'original espagnol; mais l'ouvrage entier nous est parvenu dans une traduction italienne, publiée à Bâle en 1 550, Le cento et dieci divine Considerazioni (traductions françaises : Lyon, 4563 et4604 ; Paris, 4565); Dialogo de lalengua, réputé comme fort intéressant pour la philologie espagnole. Le Dialogo de Mercurio y Car on, dialogue entre Caron et Mercure s'entretenant aux enfers de la rivalité de Charles-Quint et de François P'', et contenant l'apologie de l'empereur, est attribué par la plupart des historiens à Juan de Valdès : par quelques-uns seulement à son frère Alfonso. 13ri]L. : B. Baron- Wimpfen, Life and writincts oT Juan

ALDÈS — VALENCE

de V aidés ; Londres, 1865. — Eug. Stern, Alfonso et Juan de y aidés; Strasbourg, 1869. — Carasco, Alfonso et Juan de Valdès, leur vie et leurs écrits religieux; étude historique; Genève, 1880. — Menendez Petayo, Historia de los Heterodoxos espanoles ; Madrid, 1880.

VALDIVIA. L Ville. — Ville du Chili, ch.-l. de prov., sur la r. g. du rio Valdivia (bassin de 15.000 kil. q. , débit 375 m. c. par seconde) qui sort du lac Lajara, prend le nom de Calle-Calle, puis celui de Valdivia au cenfluent du rioCruces. La ville est à 18 kil. de la mer sur laquelle son avant-port est la pittoresque ville de Carrai ; elle a pris le nom du conquistador Pedro de Valdivia, qui la fonda en 155:2. Détruite par les Araucans en 1599, elle ne fut relevée qu'en 1644 et dut sa prospérité à des colons allemands, venus à partir de 1851. Elle compte environ 10.000 hab., est bâtie en bois. C'est une ville industrielle où l'on tanne d'excellent cuir, brasse une bière renommée, distille, exporte des bois, du bétail.

IL Province. — Province située au S. du Chili, entre celles de Cantin et Llanquihue, a 21.536 kil. q. et 65.186 hab. en 1895. C'est une région pluvieuse à climat tempéré (moyenne-hll°, 5), adossée auxvolcansdes Andes, fertile en céréales et fruits d'Europe. Ch. Laroussie.

VALDIVIA (Don Pedro de), conquérant du Chili, né à Villanueva de la Serena (Estremadure), dans les dernières années du xv*' siècle, mort en 1554. Après avoir servi en Italie sous Prospère Colonna et le marquis de Pescara, et assisté à la bataille de Pavie» Valdivia s'embarqua pour le Nouveau Monde en 1535. Il se rendit d'abord au Venezuela, puis passa au Pérou oîi il servit Francisco Pizarro, qui, en avr. 1539, l'envoya au S. du Pérou. Parti de Cuzco en janv. 1540, Valdivia marcha onze mois pour arriver dans la vallée de Mapocho ou de Chile. Il y fonda, du 12 au 24 fév. 1541, la ville de Santiago del Lxtremo et donna au pays le nom de Nueva Extremadura. Il y demeura isolé avec 150 Espagnols, exposé à la famine, aux attaques des Indiens, aux velléités de révolte de certains de ses compagnons, sans nouvelles et sans secours jusqu'en sept. 1543, où il reçut par mer quelque renfort. En 1544, il fonda la Serena. L'année suivante, il envoyait au Pérou trois de ses officiers, dont l'un, Antonio de Ulloa, s'efforça de se faire désigner pour le remplacer. Aussi, à la fin de 1547, Valdivia résolut-il de se rendre en Europe ou au moins au Pérou, pour se faire confirmer le titre de gouverneur et capitaine général de la Nueva Extremadura, que lui avaient décerné ses compagnons. Il trouva le Pérou en pleine effervescence, s'empressa de se mettre au service de la Gasca contre Gonzalo Pizarro révolté, et remporta contre celui-ci la victoire décisive de Jaquijaguana, qui lui valut la reconnaissance de son titre de gouverneur. K entré au Chili au milieu de 154-8, il s'occupa d'organiser sa conquête et de l'étendre vers les pays plus riches du Sud. Il fonda successivement : Concepcion, la Impérial, Villarica, et, en dernier lieu, Valdivia (avr. 1552). Vers Noël 1553, il quitta Concepcion pour aller châtier des Indiens révoltés et rencontra les rebelles à Tucapel. La petite troupe qui l'escortait succomba sous le nombre. Tombé aux mains des Indiens, il fut mis à mort par eux dans les premiers jours de janv. 1554. De sa femme, doila Marina de Gaëte, restée en Europe, Valdivia ne laissa pas de postérité légitime. H. Léonardon.

BiBL. : AutjnAteguî ^ Descubrimiento i conquista de Chile; Santiago de Chile, 1885, in-12. — Colecciôn de documentos inéditos para, la historia de Chile... publicados por J.-T. Médina : Valdioia y sus companeros; Santiago de Chile, 1896-97, 6 vol. in-4.

VALDO (Pierre de Vaux, dit), chef de la secte des laudois (V. ce mot).

VALDOIE. Com. du territ. de Belfort, cant. de Belfort; 1.985 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est. Fabrique de draps. J^'ilatures de laine et de coton. Fonderie et constructions mécaniques .

VALDONNÈS. Rivière du dép. de la Lozère (V. ce mot).

VA LD ROME. Com. du dép. de la IJrôme, arr. de Die, cant. de La Motte-Chalançon; 586 hab.

VALDURENQUE. Com. du dép. du Tarn, arr.de Castres, cant. de Labruguière; 441 hab.

VALÉE (Sylvain-Charles, comte), maréchal de France, né à Brienne~le-Château en 1773, mort à Paris en 18^6. Il passa par les écoles de Brienne et de Châlons, se distingua dans les campagnes de 1795 et à Hohenlinden (1800). Colonel d'artillerie en 1807, il passa en Espagne en 1809 et fut nommé général de division en 1811. Revenu d'Espagne en 1814, il fut créé comte par Napoléon; il se rallia à la Restauratioi. M fut nommé inspecteur général de l'artillerie; il se montra dévoué au nouveau régime. Charles X le fit pair en 1830. Remis en activité en 1837, il partit pour l'Afrique, gagna son bâton de maréchal devant Constantine et devint gouverneur général de l'Algérie. En 1840, il revint en France, cédant le commandement au maréchal Bugeaud.

VALEILLE. Com. du dép. de la Loire, arr. de Montbrison, cant. de Feurs; 696 hab.

VALEILLES. Com. du dép. de Tarn-et-Garonne, arr. de Moissac, cant. de Montaigu-de-Quercy ; 485 hab.

VALEINS. Com. du dép. de l'Ain, arr. de Trévoux, cant. de Thoissey ; 122 hab.

VALEMPOULIÈRES. Com. du dép. du Jura, arr. de Pohgny, cant. de Champagnole ; 378 hab.

VALENÇA. Ville du Brésil, Etat de Rio de Janeiro, à 100 kil. N. deNictheroy ; 10.000 hab. Chapelle de Nossa Senhora de Gloria qui fut l'origine de la ville.

VALENÇAY. Ch.-l. de cant. du dép. de l'Indre, arr. et à 40 kil. N.-N.-O. de Châteauroux, sur une colline dominant le Nahon, sous-affluent du Cher par le Fouzon ; 3.431 hab. (1.592 aggl.). Un magnifique château y a été construit par Jacques d'Etampes sous François I^*", d'après les plans de Philibert Delorme disent les uns, de Jean de l'Epine disent les autres. Il a été achevé sous Henri IV. Il fut acheté en 1803 par Talleyrand, qui y donna de superbes fêtes ;. le roi d'Espagne Ferdinand VII y fut prisonnier de 1808 à 1813 et don Carlos de L8i0 à 1845. L'admirable collection de tableaux, de meubles et d'objets d'art a été vendue et dispersée en 1900.

VALENCE (Chim.). La notion de valence, qui est à la base de la théorie atomique, a remplacé, à cet égard, l'ancienne théorie des types (V. ce mot). La valence est la capacité de saturation des atomes. Elle se détermine, pour les métalloïdes, par leur combinaison avec l'hydrogène, considéré, par définition, comme monovalent, et, suivant qu'un atome du corps s'unit, pour donner une molécule du composé, à un, à deux, à trois, à quatre atomes d'hydrogène, le corps est dit monovalent, divalent, trivalent, tétravalent. Les métalloïdes, autres que l'hydrogène, se trouvent tous ainsi classés en cinq familles, qui, en outre, offrent, quant aux mêmes composés hydrogénés, de grandes analogies de propriétés : l^le (luor, le chlore, le brome et l'iode, qui sont monovalents; 2*^ l'oxygène, le soufre, le sélénium et le tellure, qui sont diualents; 3<^ l'azote, le phosphore, l'arsenic et l'antimoine, qui sont trivalents; 4^ le carbone et le silicium, qui sont tétraualents ; 5*^ le bore, qui, bien que trivalent, a dû, à raison de ses propriétés distinctes, être classé à part. La valence des atomes peut être indiquée, quand ils sont isolés, par des accents : Cl', 0'^, Az''^^ CP^, et, quand ils sont en combinaison, par des traits : II — Cl,

(molécule d'acide chlorhydrique), |,^0 (molécule d'eau),

H~;:Az (molécule d'ammoniaque), H — C — H (molécule

de méthane ou gaz des marais). Les valences peuvent, d'ailleurs, s'échanger entre atomes de même espèce. Mais la valence d'un atome n'est pas, comme l'avait cru Ké~ kulé, absolue. Ainsi l'iode, qui est monovalent dans l'acide iodhydrique, formé, pour chaque molécule, d'un atome d'iode et d'un atome d'hydrogène, est trivalent dans le chlorure d'iode, formé, pour chaque molécule, d'un atome

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