‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 380 sur 633 · VAUD — VAUDEVILLE · texte numérisé non relu

VAUD — VAUDEVILLE

plusieurs localités. Le chet-lieu possède également un grand hôpital cantonaL

Le cant. de Vaud est une république représentative. La constitution date de Tannée 4885. L'autorité législative est exercée par le Grand Conseil nommé par le peuple au suffrage universel , l'autorité executive par le Conseil d'Etat composé de sept membres nommés pour quatre ans par le Grand Conseil, l'autorité judiciaire par le tribunal cantonal dont les membres sont également nommés par le Grand Conseil. Le pays est divisé en dix-neuf districts dont chacun a un préfet et un tribunal. Le budget de l'Etat s'équilibre à peu près par 9 millions J/2 en recettes et en dépenses.

Le pays de Vaud fit partie de l'ancienne Helvétie, puis fut occupé par les Romains et, lors de l'invasion des barbares, par les Burgondes. Il appartint ensuite au royaume franc jusqu'à la constitution du second royaume de Bourgogne. Après la dissolution de celui-ci, il passa par disposition testamentaire à l'empire germanique. L'empereur germanique le lit gouverner par les ducs de Zseliringen. Après l'extinction de cette famille, les comtes de Savoie parvinrent insensiblement à s'emparer d'une bonne partie du pays ; de son côté, Févêque de Lausanne étendit son domaine temporel autour de sa résidence. Le comte de Savoie ayant soutenu les entreprises de Charles le Téméraire contre les Suisses, Berne et Fribourg s'emparèrent d'une partie de ses possessions vaudoises. Une querelle survenue entre Berne et la maison de Savoie, en 4536, amena la conquête de tout le pays par Berne, qui y introduisit immédiatement la réforme religieuse et qui le gouverna dès lors à titre de pays sujet. L'administration bernoise, qui ne ménageait pas suffisamment les familles importantes vaudoises, prit fin en 4798. César de la Harpe demanda l'intervention du Directoire de la République française, et celui-ci envoya une armée s'emparer du pays de Vaud. Ce territoire forma d'abord la République du Léman sous tutelle française, puis fut incorporé à la République helvétique. Depuis 4803, il est un canton de la Confédération suisse. D^ Gobât.

VAUDANCOURT. Com. du dép. de l'Oise, arr. deBeauvais, cant. de Chaumont ; 492 hab.

VAUDE (Agric.) (V. Gaude).

VAUDEBARRIER. Com. du dép. de Saône-et-Loire, arr. et cant. de Cbarolles ; 329 hab.

VAUDELENAY-RiLLÉ (Le). Com. du dép. de Maine-et- Loire, arr. de Saumur, cant. de Montreuil-Bellay ; 4.462 hab. Stat. du chem. de fer de l'Etat.

VAU DELIE. Rivière du dép. de la Sarthe (V. ce mot).

VAUDELOGES. Com. du dép. du Calvados, arr. de Lisieux, cant. de Saint-Pierre-sur-Dives ; 350 hab.

VAUDEWIANGES. Com. du dép. de la Marne, arr. de Châlons-sur-Marne, cant. de Suippes ; 490 hab.

VAUDÉMONT (Wadoni mons, 4427; Gademonte, 4435). Com. du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Nancy, cant. de Vézelise, à 9 kil. au S. de Vézelise; 266 hab. Eglise de d 325 avec plusieurs mausolées ; on a rangé parmi les monuments historiques un vieux donjon, dont on ignore l'origine, et que les gens du pays appellent la Tour Brunehaut. Antiquités gallo-romaines. Autrefois la petite ville était la capitale du Xaintois, et peut être considérée comme le berceau de la lignée ducale de Lorraine. La terre de Vaudémont, érigée en comté, en 4070, par l'empereur Henri IV en faveur de Gérard l^^, fils de Gérard d'Alsace, fut réunie au duché de Lorraine, quand, en 4473, René II, comte de Vaudémont, devint duc de Lorraine. René II et ses successeurs donnèrent à leurs cadets le titre de comtes de Vaudémont. Armoiries de la maison de Vaudémont : Burelé d'argent et de sable de dix pièces.

VAUDÉMONT (Comtes de). Branche cadette de la maison de Lorraine {W ce mot, t. XXII, p. 561), issue de Ferri, second fils du duc Jean I®^ de Lorraine, qui épousa Marguerite, héritière de Vaudémont. Leur fils Antoine

disputa le duché à René d'Anjou, prétendant que la Lorraine était un fief masculin. Ecarté par les Etats provinciaux (4434), il eut recours aux armes ; avec l'appui du duc de Bourgogne, défit et prit René à la bataille de Bulgnéville, obtint le mariage de Yolande, fille du duc, avec son fils Ferri (décidé en 4432, consommé en 4444), mariage d'où naquirent neuf enfants ; l'aîné, Ferri, eut pour fils René II de Vaudémont, lequel devint duc de Lorraine en 4473.

VAU DES. Com. du dép. de l'Aube, arr. et cant. de Bar-sur-Seine ; 307 hab.

VAUDESINCOURT.Com. du dép. de la Marne, arr. de Reims, cant. de Reine ; 242 hab.

VAUDESSON. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Soissons, cant. de Vailly ; 346 hab.

VAUDEURS. Com, du dép. de l'Yonne, arr. de Joigny, cant. de Cerisiers; 780 hab.

VAU DEVANT. Com. du dép. de l'Ardèche, arr. de Tournon, cant. de Saint-Félicien ; 774 hab.

VAUDEVILLE. Ce mot désigne, aux xvii® et xvm^siè clés, une chanson de circonstance, ayant pour objet le plus souvent la satire politique. L'étymologie vau de vire, que l'on a longtemps contestée, est aujourd'hui hors de doute. 11 s'était formé à Vire, au xiv® siècle ou même plus tôt, sous le nom de « compagnons gallois » (c.-à-d. joyeux compères), une de ces associations littéraires qui pullulaient alors en Normandie comme dans tout le N. de la France, et dont les réunions offraient aux confrères l'occasion de boire et de se divertir en commun. C'est dans ce miheu que naquirent les premiers vaux de vire (ainsi nommés des vallées de la Vire et de la Virène, où on les chantait). Le célèbre Basselin (V. ce nom) paraît avoir conquis dans ce genre une immense réputation qui était encore vivante au xvii® siècle, puisque Jean le Houx le célèbre à plusieurs reprises comme un ancêtre. Mais il ne reste pas une seule chanson qu'on puisse lui attribuer avec certitude. Peut-être quelques-unes des siennes se trouventelles dans les deux manuscrits de Bayeux et de Vire (xv® s.) où toutes les pièces sont anonymes, mais rien absolument ne permet de les reconnaître. Quant à celles qui ont été plusieurs fois publiées sous son nom, elles appartiennent — Gasté l'a péremptoirement démontré — à Jean le Houx, que rien n'autorise à regarder comme un simple remanieur des œuvres de son prédécesseur. Le vau de vire au xv® siècle est extrêmement varié : dans les deux manuscrits cités plus haut, qui nous en fournissent les plus anciens spécimens connus, tous les genres sont représentés : à côté de la chanson amoureuse, qui y occupe une place d'honneur, et de remaniements des divers genres populaires (pastourelle, chanson d'aube, etc.), se trouvent, en assez grand nombre, des pièces historiques, dont plusieurs, fort précieuses, se rapportent à l'invasion des Anglais en Normandie au xv® siècle. Entre les mains de Jean le Houx, qui, en écartant les sujets amoureux, semble avoir obéi à des scrupules religieux ou cédé à la crainte de la censure ecclésiastique, le vau de vire devient exclusivement bachique. A partir du xvii^ siècle, ce mot, altéré en vaudeville sous l'influence d'une étymologie populaire (parce que ces sortes de chansons couraient la ville, « à vau la ville »), désigne spécialement des pièces de circonstance, et l'histoire du genre se confond avec celle de la chanson qui a été retracée ailleurs. A. Jeânroy.

BiBL. : A. Gasté, Etude critique et historique sur Jean le Houx et le vau de vire à la fin du xvi« siècle ; Paris,

VAUDEVILLE (Théâtre du). Le théâtre du Vaudeville est l'un des moins anciens de Paris, non pas seulement pour ce qui regarde le monument où il est actuellement installé, mais encore considéré en lui-même comme théâtre original. Sa naissance remonte à la période révolutionnaire. En 4 794, la Comédie-Italienne, qui jusqu'alors avait compté une troupe de comédiens proprement dits en même temps que celle des chanteurs qui exécutaient les opéras-comiques

de son répertoire, fut obligée de ne garder que ces derniers et de devenir une scène exclusivement musicale. La troupe comique licenciée imagina de se réunir, en partie du moins, pour essayer de fonder un nouvel établissement. Un certain nombre de ses membres, sous la direction du comédien Rozières et des vaudevillistes Piis et Barré, imagina de louer la salle dite le Vauxhall d'hiver, située rue de Chartres, près du Louvre. L'architecte Lenoir l'aménagea en théâtre et l'inauguration en fut faite le 2 janv. 1792. Quelques-unes des pièces représentées furent fort mal reçues ; on y crut voir, à tort ou à raison, des allusions politiques et royalistes, et le débat finit par l'emprisonnement des directeurs et de quelques acteurs. Sous l'Empire, le répertoire fut sévèrement censuré ; les actualités, les satires, les allusions complètement interdites. On chercha donc ailleurs un élément de succès. Pendant assez longtemps, des pièces d'un genre pseudo-historique, où un personnage célèbre était le héros de quelque aventure anecdotique, réussirent à capter la faveur du public. Mais le sort commun à toutes les salles de spectacle atteignit un jour le Vaudeville. En 1838, le théâtre de la rue de Chartres était anéanti par un incendie. Une salle construite par l'architecte Debret, place de la Bourse, sous le nom de Théâtre des Nouveautés, servit d'asile au Vaudeville. Ce fut là que le genre en faveur jadis évolua peu à peu. Bientôt on n'y représenta plus que des comédies qu'une différence fort légère séparait de celles du Théâtre- Français ou du Gymnase. Alexandre Dumas fils, Théodore Barrière y donnèrent diverses œuvres, et parmi les principaux succès on comptera la Dame aux Camélias ^ les Faux bonshommes, les Filles de Marbre, la Famille Benoiton, etc. Le succès n'accompagna pas toujours les tentatives de la direction, surtout dans les premières années : de 1840 à 1 851 le théâtre ferma sept fois, et ce ne fut que peu à peu qu'il parvint à une prospérité durable. En 1868, le théâtre du Vaudeville, chassé par l'expropriation, dut quitter la place de la Bourse pour s'installer dans une salle neuve, boulevard des Capucines, à l'angle de la Chaussée-d'Antin. Il occupe encore cette salle, une des plus élégantes et des plus commodes de Paris. Pendant assez longtemps, les annales de la direction ne purent enregistrer aucun succès notable, plus nécessaire encore là cependant que dans les théâtres en possession d'un répertoire bien établi, toujours prêt à la représentation. En dehors de beaucoup de reprises, on y donna toutefois quelques pièces qui, pour diverses raisons, ont fait assez grand bruit : Rabagas, Miss Multon, le Procès Veauradieux, etc. Mais depuis plusieurs années, le hasard et aussi les soins d'une direction intelligente et avisée ont fait de ce théâtre un de ceux où le public se porte de préférence. La troupe du Vaudeville a été et est encore une des meilleures de Paris, la meilleure même à certains égards. La mise en scène y est établie avec un soin et une intelligence singulière, et certaines pièces représentées sur cette scène. Madame Sans Gêne, par exemple, pour ne citer qu'une des plus récentes, ont été un des plus grands succès de vogue que l'on puisse enregistrer au théâtre.

VAUDEVILLE. Corn, du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Nancy, cant. d'Haroué ; 332 hab,

VAUDEVILLE. Com. du dép. de la Meuse, arr. de Commercy, cant. de Gondrecourt ; 187 hab.

VAUDEVILLE. Com. du dép. des Vosges, arr. et cant. d'Epinal ; 114 hab.

VAUD'HERLAND. Com. du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Pontoise, cant. de Gonesse ; 57 hab.

VAUDIGNY. Com. du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Nancy, cant. d'Haroué ; 132 hab,

VAUDIOUX (Le). Com. du dép. du Jura, arr. de Poligny, cant. de Champacjnole ; 240 hab. Stat. du chem. de fer P.-L.-M.

VA U DOIS. Les Vaudois forment une secte dissidente de l'Eglise catholique qui s'étabht sur les deux versants de la chaîne des Alpes séparant la France de l'Italie.

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