POIDS
VALEUR
en tonnes
en francs
YONNE
On exploitait 60 carrières souterraines (pierre de taille, ciment, craie, ocre, moellon, chaux, etc.) et 750 à ciel ouvert, où travaillaient 2.180 ouvriers.
Industries manufacturières. Il existait, en 4899, dans le dép. de l'Yonne, 599 établissements faisant usage de machiiies à vapeur. Ces appareils, au nombre de 729, d*une puissance égale à 7.333 chevaux-vapeur (non compris les machines des chemins de fer et des bateaux) se décomposaient en
100 machines fixes d'une force de 2.959 chev. -vapeur
222 — mi-fixes — 2.178 ^
406 — locomobiles — 2.181 —
I — locomotive — 15 —
La force des machines en chevaux-vapeur se répartissait de la manière suivante entre les principaux groupes industriels :
Mines et carrières. . . . , 907 chev. -vapeur
Usines métallurgiques 284 —
Agriculture. . . ^ 2.023 —
Industries alimentaires 886 —
— chimiques et tanneries. . 419 —
Tissus et vêtements 87 —
Papeterie, objets mobiliers et d'habitation 310 —
Bâtiments et travaux 2.417 —
L'outillage agricole comptait, en 1892,4.512 batteuses mécaniques, 463 semeuses mécaniques, 658 faucheuses mécaniques, 448 moissonneuses, 682 faneuses et râteaux à cheval, etc., sur un total de 59.309 outils agricoles.
La fonte moulée en deuxième fusion occupait 7 usines, ayant env. 80 ouvriers qui ont produit, en 1897, 1.146 tonnes d'une valeur totale de 299.680 fr.
II existait, en 1899, dans le dép. de l'Yonne, un total de 84 syndicats professionnels, dont 11 syndicats patronaux (370 membres), 14 syndicats ouvriers (411 membres), pas de syndicats mixtes et 59 syndicats agricoles (8.996 membres). La consommation moyenne avouée d'alcool était, en 1899, de S^^^^^i-gs^par tête (moyenne française, 51^^*^^01.08). lia été fabriqué, de 1888 à 1897, une quantité moyenne de 2.226 hectol. d'alcool par an, sans compter 5.978 hectol. distillés annuellement parles bouilleurs de cru. Il y avait 56,516 bouilleurs de cru en 1897. La consommation du vin était, en 1899, de 4hectoi. 20 par tête (moy. fr., Ihectoi. i^), celle du cidre de O^^^t^i- 11. — Il a été vendu (en 1897) 198.679 kilogr. de tabac à fumer ou à mâcher et 49.862 kilogr. de tabac à priser, soit une consommation moyenne de 747 gr. par tête (moyenne française, 970 gr.).
Commerce et circulation. — Le commerce fait vivre 22.857 personnes (en 1891), soit 67 ^j^o (moyenne française, 103). Il y faut ajouter 8.768, soit 26 ^/oo, qui vivent de l'industrie des transports (moyenne française, 30). Ces chiffres montrent que le commerce a encore peu d'extension dans le département. En effet, le montant des opérations de la succursale de la Banque de France à Auxerre était, en 1898 seilement de 20.261.000 fr., sur un total général de 16 miUiards 569 millions pour la France entière, c.-à-d. seulement 1/828® de ce total pour le dép. de l'Yonne. — Le nombre des patentes est peu élevé. Il y avait (en 1894) 85 hauts commerçants et banquiers, 12.556 commerçants ordinaires, 3. 366 industriels, ^29 exerçant des professions libérales. — Le dép. de l'Yonne exporte ses vins, du bois, du charbon de bois, les produits des carrières, etc. Il importe de la houille, des matériaux de construction, des articles d'ameublement et de nouveautés, des denrées coloniales, etc.
Voies de communication. Le dép. de l'Yonne avait, au l^'' janv. 1899, une longueur totale de529kiL de routes nationales, dont 16 kil. pavés, 3.835 kil. de chemins de grande communication, et 3.722 kil. de chemins vicinaux ordinaires, plus 651 kil. en construction ou en lacune.
Le dép. de l'Yonne est traversé en 1900 par 14 lignes
de chemin de fer d'une longueur totale de 707 kil., dont 146 en construction. Ce sont des lignes d'intérêt général exploitées par les compagnies de l'Est (lignes 1 et 2) et de Paris-Lyon-Méditerranée (lignes 3 à 13). La dernière est une ligne d'intérêt local. En voici la liste :
1° La ligne de Sens à Troyes (32 kil. dans le département). — 2^^ La hgne de Saint-Florentin à Vitry-le- François (12 kil.). ~~ 3« La ligne de Paris à Lyon, qui passe par Sens et Tonnerre (147 kil.). — 4° La ligne de Montargis à Sens (23 kil.). ~ 5« La ligne de Laroche à Auxerre (19 kil.). — 6° La ligne à' Auxerre à Clamecy (46 kil.). — 7*" La ligne d'Awx'^rr^ à Gien (70 kil.). — §•* La ligne de Cravant aux Laumes par Avallon (53 kil.). — - 9<^ La ligne à' Avallon à Oracj^-Saint-Loup (11 kil.). -— 10° La ligne de Nuits-sous-Ravières àCh^tillonsur-Seine (15 kil.). — 11*^ La ligne de Clamecy à Triguères par Fontenoy (59 kil.). — 12^ La ligne à' Avallon à Nuits-sous-Ravières (44 kil.). — 13^ La ligne de Cosne à Clamecy, qui traverse une des extrémités S.-O. du département (7 kil.). -— 14° La ligne de Laroche II L'Isle-sur-Serein par Chablis (75 kil.). — Plusieurs li^ gnes d'intérêt local sont en construction (Monéteau, près Auxerre, à Saint-Florentin, etc.).
L'Yonne est navigable jusqu'à Cravant. Le tonnage moyen annuel est de 127.500 t.
Le dép. de l'Yonne est traversé par les canaux de Bourgogne et du Nivernais et, sur une petite section, par le canal de Briare (V. ces mots). En 1899, le canal de Bourgogne offrait un tonnage moyen annuel (ramené à distance entière) de 214.389 1. Sur le canal du Nivernais, il y avait 3.063 bateaux, d un chargement moyen de 95 t.
Le service postal et télégraphique était assuré (en 1894) par 19 bureaux de poste, 46 bureaux télégraphiques et 89 bureaux mixtes, ayant produit une recette postale de 1.101.710 fr., et une recette télégraphique de 96.938 fr.
Finances. -— Le dép. de l'Yonne a fourni, en 1896, un total de 15.927.525 fr. 02 au budget général de la France. Les rôles de 1898 comprenaient: 1.569 billards, 14 cercles, 5.320 vélocipèdes et 43.620 chiens imposés. Ces chiffres indiquent une situation prospère.
Les revenus départementaux OHt été, en 1896, de 2.479.408 fr. 75, se décomposant comme suit ;
Produit des centimes départementaux. 1.910,911 27 Revenu du patrimoine départemental. . 16.098 15
Subventions de l'Etat, des communes,
des particuliers et produits éventuels 552 . 303 83 Produits de l'aliénation de propriétés
départementales 95 50
Les dépenses départementales se sont élevées à 2.498.339 fr. 79, se décomposant comme suit : Personnel des préfectures et sous-pré- Francs
fectures 68.363 99
Propriétés départementales, locations et
mobilier 113.827 48
Chemins vicinaux 1 .122.805 96
Chemins de fer d'intérêt local 271 . 115 77
Instruction publique , . 25 . 206 06
Assistance publique 500. 958 46
Encouragements intellectuels , 11 .577 10
— à l'agriculture 67 . 833 63
Service des emprunts 282 . 702 83
Dépenses diverses , 33 . 908 51
A la clôture de l'exercice 1897, la dette départementale était en capital de 4.255.002 fr. 55.
Le nombre total des centimes départementaux était de 63,33, dont 38,33 portant sur les quatre contributions directes. Le produit du centime départemental portant sur les quatre contributions était de 33.298 fr. 87, celui du centime portant seulement sur les contributions foncière et personnelle-mobilière atteignait 25.538 fr. 50.
Les 486 communes du département avaient, en 1898>