‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 608 sur 633 · YSSEL — YUCCA · texte numérisé non relu

YSSEL — YUCCA

jette dans TYssel gueldrois à Doesburg. 3*^ Yssel hollandais. C'est un bras du Lek. 11 s'en détache en aval de Viane (prov. d'Utreclit), arrose Ysselstein, Montfort, Oudewater, Gouda, et rejoint le Lek à Krimpen, en face d'Ysselmonde. Sa pente est presque nulle ; pendant le flux, il remonte vers Gouda; pendant le reflux, il descend vers le Lek.

YSSELMONDE. Ile des Pays-Bas, prov. de Hollande méridionale, comprise entre deux bras de la Meuse ; elle s'étend sur une largeur de 25 kil. de l'O. à l'E. et une longueur de 40 kil. du N. au S., et se compose des corn. d'Ysselmonde, Barendrecht, Charlois, Hoogvliet, Pernis, Poortugaal, Roon et Pendrecht, qui ont une population totale de 5.000 hab. Cette population, très florissante, s'adonne sourtout à l'élève du bétail et à la pèche. Il y a aussi d'importants chantiers de constructions maritimes.

YSSING€AUX. Gh.-l.d'arr.du dép. de la Haute-Loire, sur la Siaulme, à 860 m. d'alt. ; 8.004 hab. (3.208 aggl.). Ancienne chapelle gothique ; ruines du château des évoques du Puy (xv*^ s.). A 5 kil. S.-E., ruines de l'abbaye de Bellecombe. Rubans, dentelles, blondes.

YSTAO. Ville de Suède, située sur la côte S. de Scanie; 9.331 hab. en 1897. Le mouvement du port était, en 1897, de 1.826 navires, jaugeant 388.845 tonnes. Vieilles églises de Sainte-Marie ou Notre-Dame (xii® s. ?), et de Saint-Pierre ou l'Abbaye (xiii*^ s.). Ville considérable au XIII® siècle, mentionnée dès 1240, et connue surtout pour son couvent de frères gris qui y fut fondé en 1267 ; elle dut, au moyen âge, sa prospérité à la pêche et à ses relations commerciales avec l'Allemagne.

YSTRADYFODWG. Ville d'Angleterre, pays de Galles, comté de Glamorgan, sur le Rhondda, au N.-O. de Cardiff et au centre du grand bassin houiller et ferrugineux. Grandes mines à fer, aciéries, etc. ; 88.351 hab.

YTRAC. Com. du dép. du Cantal, arr. et cant. (S.) d'Aurillac; 1.667 hab. Stat. de chem. de fer.

YTRES. Com. du dép, de la Somme, arr. de Péronne, cant. de Combles ; 886 hab.

yTTERBIUM(Chi.0.Fom.jaL".:S=?73;

Métal très rare, qui accompagne, dans la terre de la carrière d'Ytterby, près de Stockholm, l'erbium, le thulium, l'yttrium, et qui n'a pas encore été obtenu à l'état de liberté. Marignac l'a découvert en 1880 sous la forme d'un oxyde terreux, Vytterbine, qu'il est parvenu à isoler en chauffant des azotates anhydres d'erbine impure jusqu'à ce qu'ils fournissent, traités ultérieurement par l'eau, des sels basiques solubles, puis en renouvelant l'opération jusqu'à ce qu'il ait obtenu des sels basiques dont la solution ne présentât plus de traces d'erbine ni de thuline, ce qui nécessite un travail fort long. Le produit est une poudre blanche, infusible, de densité 9,175, de chaleur spécifique 0,0646. Elle se dissout dans les acides, lentement à froid, assez rapidement à chaud. Le sulfate d'xjtierhium est également une poudre blanche, de densité 3,793 et de chaleur spécifique 0,1039, susceptible de former des cristaux incolores, dificilement solubles dans l'eau. On a réalisé sa synthèse en partant de l'ytter bine. C'est même de la sorte qu'on a pu déterminer le poids atomique de l'ytterbium. Les autres sels connus de ce métal sont un azotate, un sélénite, un pyrophosphate et un oxalate.

YTTR1U« (Chi..). ^wiS;;-;Y = 29.«.

L'yttrium appartient comme l'erbium, le gadolinium, le scandium, le thulium, l'ytterbium, etc., à la catégorie des métaux des terres rares. 11 a été découvert en 1794 par Gadolin, chimiste finlandais, dans la gadolinite d'Ytterby, près de Stockholm, sous la forme d'oxyde terreux, F « yttria ». On le trouve aussi sous des états divers dans l'yttrotantale, dans l'euxénite, dans la fergusonite, dans la xénotime, dans l'yttrotitanite, y accompagnant toujours l'erbium et très souvent les oxydes de cérium, de lanthane, didyme. On n'est pas encore par-

venu à l'obtenir en masse compacte, ni à l'état pur, et il n'a pu être séparé de l'erbium. On sait, au contraire, préparer Vyttria, son seul oxyde. Il suffit de calciner l'un de ses sels, eux-mêmes extraits des terres àyttrium : carbonate, oxalate, sulfate, tantalate, etc. Le résidu, l'y ttria, qn'on sépare aisément, le cas échéant, de lerbine, est une poudre blanchâtre ou jaunâtre, de densité 5,03. Il décompose les sels ammoniacaux. Il joue le rôle d'une base salifiable très énergique et se combine, même après une calcination très forte, avec les acides, pour former des sels incolores, dont quelques-uns cristallisent très bien. V azotate d'yttrium, en particulier, donne, dans une solution fort concentrée, de grands cristaux. Il dégage, quand on le chauffe, des vapeurs rouges. Le phosphate d'yttrium se rencontre dans la nature tout cristallisé: c'est le minéral appelé aénotime (V. ce mot). Le silicate d*yltrium existe aussi à l'état naturel, d'abord dans la gadolinite, puis dans diverses variétés d'orthite, le tantalate et le niobate d'yttrium, dans la samarskite, l'yttrotantalite, etc.

YU, empereur chinois (V. Hia).

YUACOU (Ornith.) (V. Pénélope).

YUCATAN. Presqu'île de l'Amérique du Nord, entre le golfe du Mexique (baie de Campèche) à l'O. et la mer des Antilles (baie de Honduras) à l'E. Le détroit de Yucatan, large de 220 kil., la sépare de Cuba au N.-E. Prise dans son ensemble, la presqu'île mesure environ 220.000 kil. q. appartenant à deux des Etats-Unis du Mexique et aussi, pour les fractions méridionales, au Honduras britannique et au Guatemala, aux Etats mexicains de Chiapas et Tabasco. On trouvera dans l'art. Mexique, notamment pp. 869 et 873, la description physique du Yucatan, vaste plaine tertiaire de relief très faible, enveloppée de bas-fonds-. Le climat, très chaud, mais sec, est assez salubre. Les pluies tropicales ruissellent en hiver d'octobre à février, mais le sol sableux et calcaire les boit aussitôt. Le riz et le maïs prospèrent, mais aucune autre de nos céréales. Les cultures tropicales se développent, tabac, canne à sucre, café, coton, indigo, agave textile ; mais la grande richesse vient des forêts oà abondent les bois de teinture, d'ébénisterieetde construction. Sur la côte on recueille le sel et l'ambre, — Les deux Etats mexicains qui se divisent le pays sont Campèche (V. ce mot) et Yucatan : 91.201 kil. q. ; 298.850 hab. enoct. 1895; cap. Mérida (36.935 hab.). Les ruines grandioses qui ont fait la célébrité du Yucatan sont attribuées aux Toltèques (V. Mexique); les plus remarquables sont celles à'Uxmal, Chichen-Itza, Tulum, Pamal, Mayapan, Zayi, Becanchen, Iturbide, etc. Le Yucatan forma jadis un royaume dont le souverain résidait à Mayapan ; à la tête de chacune des sept provinces était un cacique ; ceux-ci se rendirent indépendants. Les Espagnols parurent en 1506 ; Francisco da Montejo commença en 1521 la conquête qui finit en \ 541 par la soumission du cacique de Massi ; sur les ruines de cette ville s'éleva Mérida (1542) ; deux ans plus tôt, on avait fondé Campèche. La conversion au christianisme précipita la déchéance des indigènes. En 1821, le Yucatan se proclama indépendant, mais il ne se sépara pas du Mexique (V. ce mot).

BiBL. : V. Mexique. — Cogolludo, la Istoria de Yucatan ; Madrid, 1687, rééd. à Campèche et Mérida en 1812- 45. — Stephens, Incidents oftravelin Yucatan ; Londres, 1843, 2 vol. - - D. Charnay, les Anciennes Villes du Nouveau Monde ; Paris, 1857-82.

YUCCA {Yucca L.). I. Botanique. — Genre de Liliacées-Aloïnées, composé d'une vingtaine d'espèces des régions chaudes de l'Amérique du Nord. La tige arborescente, plus ou moins haute, est garnie à son sommet d'un bouquet de feuilles étroites et ensiformes, souvent effilées en aiguillons, du centre duquel sort une hampe portant un grand nombre de fleurs insérées à l'aisselle de bractées blanchâtres et constituant une longue et belle panicule terminale. Périanthe simple à 6 divisions, 6 étamines insérées à la base de ces divisions, ovaire triloculaire plu-

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