‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 607 sur 633 · YPSILANTI — YSSEL · texte numérisé non relu

YPSILANTI — YSSEL

la mort le surprit à Vienne dans le plus profond dénuement. D.-A. Teodoru.

YQUEBEUF. Com. du dép. de la Seine-Inférieure, arr. de Rouen, cant. de Clères; 165 hab.

YQUELON. Com. du dép. de la Manche, arr. d'Avranches, cant. de Granville; 302 hab.

YRIARTE (Tomas de), poète espagnol, né à Orotava, dans l'île de Ténériffe, en 1750, mort à San Lucar de Barrameda en 1791. Neveu de don Juan de Yriarte, directeur de la bibliothèque royale, Tomas fut élevé à Madrid et entra par la suite au ministère des Atfaires étrangères et au ministère de la Guerre. Il fut cité devant l'Inquisition pour ses opinions inspirées des philosophes français. Vriarte s* est fait connaître par des traductions de comédies françaises (le Philosophe marié, de Destouches; l'Orphelin de la Chine, de Voltaire), par une version de VArl poétique, d'Horace; il a composé quelques pièces de théâtre [El Sefiorito mimado, 1778; La Senorita mal criada, 1788) et des poésies, notamment des épîtres. Ses meilleurs titres littéraires sont un Poema de la Musica (1780), œuvre didactique en 5 livres, et des Fabulas literarias (1782), d'une invention très originale et dont Florian a traduit ou imité un certain nombre. Il a été publié en 1805, à Madrid, une édition des Ohras de Tomas de Yriarte, en 8 vol. in-8, où se trouve son éloge par don Carlos Pignatelli.

YRIARTE (Charles-Emile), littérateur français, d'origine espagnole, né à Paris le 5 déc. 1832, mort à Paris le 10 avr. 1898. Elève de l'atelier d'architecture de Constant Dufeux, il fut inspecteur des asiles impériaux. Sa fonction ayant été supprimée, il suivit, en qualité de correspondant et de dessinateur, pour le compte du Monde illustré, l'expédition espagnole au Maroc (1859), puis celle de Garibaldi en Sicile (1860) et collabora, sous divers pseudonymes, au même journal, dont il fut, de 1864 à 1870, rédacteur en chef. Inspecteur des travaux du nouvel Opéra pendant quelques années et conservateur des collections de sir Richard W^allace, il fut, en 1881, nommé inspecteur des heaux-arts et, en 1889, membre du conseil supérieur de la même direction. Les écrits très nombreux et très divers deCh. Yriarte ne sauraient être rappelés tous ici, et il suffira de mentionner les titres des principaux d'entre eux. Collaborateur du Figaro et de /a Vie parisienne sous le pseudonyme de marquis de Villemer, il a publié en volumes,'et en les signant de même, des Portraits parisiens (1865, in-12), de Nouveaux portraits parisiens (1869, in-18), àes Portraits cosmopolites (1870, in-18;, et donné sous son nom les Cercles de Paris {iSM, gr. ïn-8), Paris grotesque, les Célébrités de la rue (iS6i, gr. in-8), puis des livres d'histoire contemporaine et de voyages : les Tableaux de la guerre (1870, in-18), souvenir de l'expédition du Maroc ; les Prussiens à Pans et le 18 Mars (1871, in-8), les Princes d'Orléans (1872, in-8), portraits; Bosnie et Herzégovine (iSlQ, in-18), Venise (1877, in-4), les Bords de l' Adriatique et le Monténégro (i811,m-4!)^Aîttourdu Concile (iSSl, in-i), etc.; enfin des études sur l'histoire de l'art et la Renaissance italienne : Goya, sa vie et son œuvre (1867, gr. in-4), la Vie d'un patricien à Venise {\%1^, in-8), Florence, l'Histoire, lesMédicis, les Humanistes, les Lettres, les Arts (1880, in-8), Françoise de Rimini dans la légende et dans l'histoire (1882, in-16), Un condottiere au XV® siècle, PiiminiiiSS^, gr. in-8), Matteo Civitali, sa vie et son œuvre (1885, in-4), les Boi^gia, César Borgia, sa vie, sa captivité, sa mo?'if (2 vol.in-8, ill.), Autour des Borgia (1890, in-4, ill.), Journal d'un sculpteur florentin dux\^ siècle: Maso di Bartolommeo àïlMasaccio (1894, in-4, ill.), etc. M. Tx.

YRIEIX (Saint)(Ar^dms), né à Limoges, d'une famille patricienne, entre 510 et 516, mort en 591. Envoyé jeune encore à la cour du roi Théodebert, il prit rang parmi les officiers du palais et devint bientôt chancelier du

prince. Il suivit plus tard l'évêque de Trêves, saint Nizier, qui lui conféra la tonsure, puis revint à Limoges, et fonda, à quelques lieues au S. de cette ville, le monastère d'A^ tanum autour duquel se forma la ville de Saint- Yrieixla-Perche. En relations avec Saint-Julien de Brioude, Saint-IIilaire de Poitiers et Saint-Martin de Tours, Yrieix contribua à l'extension du culte des patrons de ces trois églises en Limousin. En 580, il se rendit à la cour de Cliilpéric pour obtenir une réduction d'impôts en faveur de la province ; en 585, il alla solliciter du roi de Bourgogne, Gontran, la grâce du duc Didier. La tradition lui attribue la construction d'un certain nombre d'églises et de monastères et des miracles de tout genre. Sa vie a été écrite par deux de ses contemporains. Sa généalogie et son testament sont des documents dont l'authenticité a été très contestée. Parmi les nombreux biographes modernes (dont nous ne citerons que le dernier), aucun n'a traité son histoire d'une manière vraiment critique.

BiBL. : Arbellot, Vie de saint Yyieix, dans Bull, de la Soc. arch. du Limousin, 1900, t. XLÏX.

Y RONDE. Com. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. deClermont, cant. de Vic-le-Comte ; 972 hab. Ruines de l'abbaye cistercienne de Vauluis'ant et du château du Buron.

YROUERRE. Com. du dép. de l'Yonne, arr. et cant. de Tonnerre; 340 hab.

YSABEAU (Claude-Alexandre), homme politique français, né à Gien le 14 juil. 1754, mort à Paris le 30 mars 1831. Oratorien, préfet des études au collège de Tours en 1789, il fut élu l'année suivante officier municipal de cette ville, et (mars 1791) curé constitutionnel de Saint- Martin de Tours ; l'évêque Pierre Suzor en fit son grand vicaire. Mais il abjura l'état ecclésiastique et prit femme. Nommé à la Convention par le dép. d Indre-et-Loire, le septième sur huit, il se prononça pour la mort de Louis XVI, sans appel ni sursis. Représentant en mission dans la Gironde avec Tallien, il fut dénoncé par Jullien comme modérantiste, et rappelé : aussi prit-il part à la journée du

9 Thermidor contre Robespierre. Les thermidoriens l'envoyèrent pacifier la Gironde, où il resta jusqu'en déc. 1794. Avec Servan et Dugommier, il eut alors à organiser l'armée des Pyrénées-Orientales : il fut blessé plusieurs fois dans ses rangs. Membre du comité de Sûreté générale en l'an III, secrétaire de la Convention du 16 pluviôse, il fut nommé par ses collègues au Conseil des Anciens, le 4 brumaire an IV; il y siégea jusqu'à l'an [VI. Substitut du commissaire du Directoire près les postes et messageries à Rouen, puis, sous le Consulat, inspecteur des postes àParis, enfin, commis à la correspondance, il fut révoqué en 1814, mais obtint une pension de 1.200 fr. Les Cent- Jours lui ayant rendu sa place, il dut s'exiler en vertu de la loi du

10 janv. 1816. Il vécut dans la ville de Villevorde (Pays- Bas), jusqu'à la révolution de Juillet, qui lui permit de mourir en France. H. Monin.

YSABELA (Colonie d') (V. Haïti).

YSAR06. Volcan des Philippines (V. ce mot).

YSENMANN (Casper), peintre alsacien (V. Isenmann).

YSER. Rivière de France et de Belgique (V. Belgique et Nord [Dép. du]).

YSOPETS (Littér.) (V. Fable, t. XVI, p. 1028).

YSSAC-LA-TouRETTE. Com. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. de Riom, cant. de Combronde ; 430 hab.

YSSANDON.Com. du dép. delà Corrèze, arr. deBrive, cant. d'Ayen; 1.087 hab. Ruines d'un château fort du xiv^ ou XV® siècle ; au Puy-du-Chalard, débris de constructions romaines et mérovingiennes.

YSSEL. Nom de plusieurs cours d'eau situés dans le royaume des Pays-Bas. En voici les principaux : i^ Yssel gueldrois. Il forme un bras du Rhin qui se détache du cours principal à W^estervoort ; il arrose Doesburg, Zutphen, Deventer, Kampen, et s'écoule par plusieurs embouchures dans le Zuyderzee. Sa longueur totale est de 95 kil . , et sa largeur varie de 95 à 215 m. 2« Vieil Yssel.

11 prend sa source en Prusse, passe à Doetichem, et se

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