ORIGINE ET DÉRIVATION DU Z LATIN
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termédiaire des colonies grecques de l'Italie méridionale, dans l'alphabet latin primitif, où il fut placé entre l'F et TH, il tomba en désuétude de bonne heure, et dès l'époque de la loi des Douze Tables il n'était plus en usage. Il fut ensuite réintroduit, pour la transcription des noms grecs, et placé alors à la fin de l'alphabet romain.
Le Z est très rare dans les écritures antiques et surtout sur les inscriptions. A l'époque barbare, il reproduit souvent les formes primitives (V, Gagnât, Cours d'épigraphie, p. 23)» La barre diagonale du Z est souvent traversée d'une petite ligne oblique.
Le z minuscule a deux formes, qui apparaissent dès la plus haute antiquité : l'une est, comme le Z épigraphique, contenue entre la ligne de base et la ligne de sommet de l'écriture ; l'autre a sa queue prolongée au-dessous de la ligne. A l'époque carolingienne, le z minuscule et cursif est très haut et forme, à sa tête et à sa base, deux courbes très marquées. Il a été souvent confondu, dans les transcriptions des manuscrits, avec la lettre h.
Jusqu'à une époque très moderne, la tête du z ne repose pas sur la ligne de sommet de l'écriture, mais se trouve placée notablement au-dessus (fig. des majuscules