Lettre ornée, xv^ siècle
do. Ms. choral (Mont-Cassin), xvi® siècle. IL. Lettre grisaille du xvi« siècle.
Ii2. Bible de Wittemberg, xvi® siècle.
1,1. Phonétique. — Vingt- cinquième lettre de l'alphabet latin dont l'origine remonte au zaïn phénicien et au zêta grec(0, c.-à-d. à la consonne dentale complexe qui correspond à la gutturale Ç et à la labiale ^. Il occupait dans l'alphabet grec la 7^ place et, comme signe numéral, signifiait sept. Il semble qu'à l'origine en grec il se prononçait zd^ puis que la prononciation devint celle qui s'est conservée.
Z est une transcription pure et simple du zêta grec dans les mots latins et français zacynthus, zacynthe auprès de ÇaxùvÔoç ; zephyrus, zéphyr auprès de Çsipupoç ; zèle auprès de (^rjXo; ; zone auprès de ÇoSvr) ; azyme auprès de aÇu(jLo;, etc.
Z tient lieu de 5 à la finale des mots français : lez'^ow les dans Plessis- lez-Tours, etc, ; nez auprès du lat. nasus ; rez dans rez-de-chaussée auprès du lat. rasus; riz auprès du gr. opyÇa, etc.
Z tient lieu de ts à la finale des formes verbales de la
seconde personne du pluriel comme dans vous aimeZf vous venez, etc., auprès du lat. amatis, venitis, etc.
Enfin, en ce qui regarde le français, % final ou médial apparaît dans différentes dénominations géographiques comme Séez, Uzès, ou soit à la finale, soit à l'initiale dans des mots d'origine étrangère diverse comme fez, zagaie, zèbre, zéro, zinc, etc.
En allemand, z, souvent redoublé dans l'ancienne orthographe à la fin des radicaux comme dans le vieux haut allemand chrazzon (ail. mod. Eratzen), « égratigner », est primitivement pour ts-st. Même origine et même valeur pour le z initial, ainsi que le prouve, auprès de plusieurs exemples analogues, le rapjjort du vieux haut allemand zanga, « tenaille » avec le vieux haut allemand stanga, même sens. Il n'y a pas de différence d'origine ni de prononciation entre le tz et le simple z. Paul Regnâud.
II. Paléographie. — Le Z dérive d'un hiéroglyphe égyptien qui représentait un canard. Introduit, par l'in-