‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 620 sur 633 · VU · texte numérisé non relu

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D'une façon générale, toutes les formules de la thermodynamique se simplifient par l'introduction des températures absolues.

On peut toutefois faire à cette théorie l'objection assez grave que c'est par une extrapolation un peu hardie qu'on est arrivé à ce résultat. De ce fait qu'on a constaté l'existence d'un coefficient identique de dilatation pour tous les gaz entre des limites de température assez étendues, il ne résulte pas qu'on puisse admettre qu'il en est de même à des températures beaucoup plus basses ; d'ailleurs la formule suppose que l'on a ati'aire à des gaz. Or on sait maintenant que tous les gaz peuvent devenir liquides à une température assez basse : que deviennent alors les considérations précédentes ?

Ces objections ont beaucoup perdu de leur valeur depuis qu'on est parvenu à approcher de cette température de

— 273^. On est arrivé en effet, dans ces derniers temps, au voisinage de — 258«, c.-à-d. à une quinzaine de degrés absolus : il n'existe plus de gaz à cette température ; de plus, si l'on détermine à ces basses températures un certain nombre de propriétés, comme la résistance électrique des métaux, leur chaleur spécifique, on trouve qu'elles varient rapidement, et si l'on représente par des courbes les résultats obtenus, on trouve que ces courbes tendent vers une ordonnée nulle pour la température de

— 273^. Voilà deux phénomènes d'ordres très différents du premier (contraction des gaz) qui conduisent à la même valeur approximative du zéro absolu, et, de plus, l'extrapolation que l'on fait pour cela n'embrasse plus comme autrefois un grand nombre de degrés puisque ces déterminations ont été poussées jusqu'à près de — 200^. Enfin ces résultats conduisent à cette conclusion qu'au zéro absolu, lorsque les corps n'ont plus aucune force vive, leur conductibilité pour la chaleur et l'électricité est parfaite ; ils n'opposent plus aucune résistance au passage de la chaleur et de l'électricité, et une quantité extrêmement faible de chaleur élève leur température d'une quantité très notable. A. Joannis.

ZEROUD. Rivière de Tunisie (V. ce mot).

ZERUBlA.Com. du dép. de la Corse, arr. do Sartène, cant. de Serra-di-Scopamene ; 437 hab.

ZESTE (Bot.)(V. Oranger).

ZÊTA. Ancienne région du Monténégro (V. ce mot).

ZETtS (Mythol.) (V. Borée).

ZETHÈS (Mythol.) (V. Borée).

ZEU6ITANE. Partie septentrionale de la prov. romaine d'Afrique, comprenant le bassin de laMedjerdaet le pays au N. du fleuve.

ZEUGLODONTES (i^aléont.). Cétacés fossiles caractérisés par la forme du crâne qui présente des ouvertures nasales situées à l'extrémité du museau, comme chez les Phoques (et non en dessus comme chez les Cétacés actuels), et par des dents postérieures, en forme de molaire, à deux

racines et dentelées comme celles des Pinnipèdes (V. ce mot). Ils forment un sous-ordre à part sous le nom d'Archœoceti (V. Cétacé). Ils devaient avoir le corps très allongé et ils atteignaient une taille considérable ; il est possible que leur peau fût recouverte d'une carapace dermique ossifiée, mais non continue. Le Zeuglodon cetoïdes de l'éocène de l'Alabama (Amérique du Nord), dont le crâne a près de 4 m. de long, pouvait atteindre une longueur totale de 20 m. environ. D'autres espèces ont été signalées en Europe, même en France, en Russie, en Egypte et à la Nouvelle-Zélande dans les couches du tertiaire inférieur. Les Squalodontes (V. Cétacé) paraissent relier les Zeuglodontes aux Dauphins actuels.

ZEU6MA (Gramm.). Le zeugma est une ligure de construction. Selon quelques grammairiens, il consiste à sousentendre dans une proposition un mot déjà exprimé dans une proposition précédente. Cette définition est erronée, et convient à ce qu'on appelle l'ellipse imparfaite. Le zeugma est bien une sorte d'elhpse, mais il consiste à sousentendre, dans une proposition, non le verbe exprimé dans une autre, mais un verbe de sens analogue ; le verbe exprimé ne convient en réalité qu'à la^oposition dans laquelle il se trouve. En voici un exemple de Tacite : Germanicus quod arduum^ sibi, cetera legatis permisit; ce dernier verbe ne convient qu'à legatis ; avec sibi il faut suppléer un verbe signifiant l'idée de prendre ou de garder.

ZEULENRODA. Ville d'Allemagne, principauté de Reuss; 8.942 hab. en 4895. Lainages, bonneterie.

ZEUNER (Gustav), physicien allemand, né à Chemnitz (Saxe) le 30 nov. 4828. Professeur de mécanique et de machines au Polytechnicum de Zurich et directeur de cet établissement de 4855 à 4868, il a occupé la même chaire et les mêmes fonctions à l'Académie des mines de Freiberg de 4874 à 4873, puis au Polytechnicum de Dresde de 1873 à 4897. On lui doit d'importants travaux sur la tension des vapeurs, la thermodynamique et les machines à vapeur. Les résultats s'en trouvent consignés dans de nombreux mémoires. Il a, en outre, publié : Die Schiebersteuerungen mit besonderer Beriicksichtigung der Lokomotivsteuerungen (Freiberg, 4858; 5« édit., Leipzig, 4888; trad. franc, et angl.); Grundzûgedermechanischen Wdrrnetheorie (Freiberg, 4860; trad. franc., Paris, 1869), réédité sous le titre lechnische Thermodynamik (Freiberg, 4887-90, 2 vol.) ; Bas Lokomotivenblasrohr (Leipzig, 4863); Abhandlungen aus der mathematischen Statistik (Leipzig, 4869), etc. Il a dirigé avec Weisbach et Bornemann, de 4853 à 4857, le Ziuitingenieiir, et, en 4876, il a fait paraître, avec Kœnigs berger, un Repertorium der litterarischen Arbeiten aus dem Gebiet der reinen uad angewandten Mathemalik, non continué. L. S.

ZEU MÉRITE (Miner.). Arséniate d'urane, cristallisant dans le système quadratique et isomorphe avec la Chalcolite (V. ce mot), dont elle possède la couleur verte et l'éclat nacré. Elle se rencontre, d'ailleurs, dans les mêmes gisements. Densité : 3,53 ; dureté : 2,5.

ZEUS (Mythol. grec). La plus cminente des divinités du Panthéon hellénique, que l'on retrouve sous les noms de Jupiter, Diovis, ou Jouis dans l'Italie latine (JuprrER)et sous celui de Tinia dans l'Etrurie. Les Grecs rattachaient le nom de Zeus au rad. ^tjv, vivi^e; la linguistique moderne l'a ramené, ainsi que ses congénères italiques, à Bt?, en sanscrit diaus, dêvas, d'où dies, deuSf divus en latin, et peut-être Sai^wv en grec ; c.-à-d. que l'être du dieu s'explique comme une personnification de la lumière, Diespiler et Zeus pater signifiant la lumière créatrice. La mythologie confirme généralement en tout point cette interprétation ; Zeus n'y est pas seulement un fils de Cronos, mais aussi d'Uranos (le Ciel) ou à'jEtfier, personnification des clartés qui rayonnent dans les hauteurs et enveloppent de toutes parts le Monde. En tant qu'il se mêle à la vie terrestre, Zeus habite sur les

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