ZIEM — ZIMMERMANN
le type est, avec les Pêcheurs de la Camargue rentrant au port par un coup de vent (musée de Beaune) , le Lever de soleil à Stamboul (musée de Rouen). Ziem est le dernier représentant de Forientalisme rêvé par Decamps. Son coloris est riche, souvent désordonné, mais la facture a toujours de la puissance et de l'originalité. C'est davantage la féerie que l'exactitude qu'il faut rechercher en ses vues d'Orient ou de Venise.
BiBL. : E. et J. de Goncourt, Etudes d'art. — E. Ches- NEAu, les Nations rivales dans l'art.
ZIEMSSEN (Hugo-Wilhelm von), médecin allemand, né à Greifswald le J3 déc. 4829. Il fut nommé professeur de pathologie et directeur de la clinique médicale à Erlangen en 4863, puis, en 4874, passa à Munich avec les mêmes fonctions et celles de directeur de l'Hôpital général. Les écrits de Ziemssen sont nombreux et estimés. Il faut surtout citer les Klinische Vortràge qui paraissent à Leipzig depuis 4 887, le Handbuch der spec. Pathologie (Leipzig, 4875-84, 47 vol. in-8), puis le Deutsches Archiv f. klin. Medicin, qu'il publia avec Zenker depuis 4865. D^L.Hn.
ZIGLIARA. Com. du dép. de la Corse, arr. d'Ajaccio, cant. de San ta-M aria- Siché ; 608 hab.
ZIGZAG. I. Mécanique. — Système articulé qui sert, dans les machines, à transformer en un mouvement rectiligne alternatif un double mouvement circulaire alternatif. Il se compose essentiellement d'une suite de losanges égaux, qui sont composés de tringles mobiles articulées à leurs sommets et qui s'allongent ou se resserrent suivant le mouvement donné par les deux branches terminant l'une des extrémités du système. L'autre extrémité est articulée sur la tige à laquelle le mouvement est transmis. IL Entojiologie (V. Liparis).
ZIHL. Nom allemand de la rivière Thièle (V. Suisse). ZILEH. Ville de la Turquie d'Asie, ch.-l. de caza de la prov. de Sivas, dans le sandjak et à 55 kil. 0. de Tokat. Alt. :780 m. Pop. : 20.000 hab., dont 40.467 musulmans sunnites et 5.233 chiites. Culture du tabac. Elle est bâtie au pied d'un monticule conique où s'élèvent les restes de la citadelle de l'ancienne Zéla ; mais le château fort est moderne. Zéla était célèbre par le culte d'Anaïtis ; Mithridate Eupator y défit Triarius, lieutenant de LucuUus, et César, qui y prononça son fameux Veni, vidi, vici, y vainquit Pharnace.
ZILIA. Com. du dép. de la Corse, arr. de Calvi, cant. de Calenzana; 734 hab.
ZILLERTHAL Vallée et massif du Tirol (V. ce mol). ZIM-Mou. Le premier empereur (mikado) du Japon, et le fondateur de la dynastie actuellement régnante. La tradition rapporte qu'il aurait eu pour petit nom Sanu et qu'il serait descendu du « quatrième fils du cinquième descendant » d'Ama-térasou, la déesse du Soleil. Autant qu'il est possible de dégager la vérité dans les Annales confuses de cette époque semi-historique, on peut admettre que Zim-mou fut un aventurier ambitieux ou le chef d'une petite peuplade qui, venue de Corée ou des îles du Sud, refoula peu à peu vers le N. du Japon les populations indigènes. Quoi qu'il en soit, la tradition nous le montre levant des armées, équipant une flotte, soumettant des tribus ennemies et, après être parvenu à dominer complètement Kiou-Siou, Sikokou et la partie méridionale du Hondo, inaugurant solennellement, en 660 av. notre ère, la dynastie impériale. C'est à cette date, qui fixe l'an I de l'ère japonaise, qu'il aurait pris le titre de Kamiyamatono-îware-hiko et aurait établi sa capitale à Kashiwabara (V. Japon, t. XXI, p. 33). Il serait mort en 585, et ce n'est que quatorze siècles plus tard que le nom de Zimmou (c.-à-d. divin guerrier) lui aurait été conféré. Son fils Sui-seï lui aurait succédé en 581 .
BiBL. : B.-H. Chamberlain, Things japanese; Yokohama, 1891, in-8.— L. de Rosxy, la Civilisation japonaise; Paris, 1883, in-18.
ZIMBABYÉ (Zimbaoé, Symbabjé). Localité du Machonaland, à 4.045 m. d'alt., sur un affl. dr. du Sabi, à
25 kil. S.-E. de Victoria. Ruines décrites par les voyageurs portugais Dos Santos et De Barros, et plus récemment par Mauch (487l),Bent, etc. C'est une double forteresse de pierres taillées qui abritait probablement des étrangers exploitant les mines d'or du voisinage. En 4902, on y a découvert un couloir souterrain de 300 m., des objets d'or et de porcelaine, etc. On ignore la date et les auteurs de ces constructions, où Ton a voulu retrouver rOphir bibhque. Bent les attribue aux Arabes préislamiques. On en a retrouvé d'analogues à Tati, Impakoué, etc.
1 ^^^i^Aio^.^^'^» ^^^^ ruined ciliés in Mashonaland ; Londres, 1893, m-8.
^^^'•^'SCÈS (Jean F', dit), empereur romain d'Orient (969-976) né à Hiérapolis sur l'Euphrate en 925, mort à Constanlinople le 40 janv. 976. Parent de Nicéphorell Phocas par sa mère, il se distingua dans les guerres contre les Arabes. Disgracié, il s'entendit avec î'impératnce Théophano, fit égorger l'empereur dans son lit et prit sa place (44 déc. 969). Le patriarche Polyeucte le couronna, exigeant seulement la révocation des décrets de Nicéphore contre les biens de mainmorte et Fexil des meurtriers. Théophano fut internée dans un couvent de Tile Proté. Zimiscès, soldat accompli, de petite taille, mais d'une adresse exceptionnelle au maniement des armes, prodigue, aimant la table et les femmes, très brave et juste, remporta de grands succès militaires. Il écrasa les Bulgares, captura leur roi Boris et sa famille, réduisit le peuple en vassalité ; le grand prince russe Sviatoslav fut battu à Andrinople, et ses alliés Pelchénègues écrasés; Sviatoslav, serré de près sur les bords du Danube, traita et fut tué au retour par les Petchénègues (972). La frontière du Danube était ainsi recouvrée. Zimiscès ne fut pas moins heureux en Orient où il détruisit la force des IIamdanides,annexa la Syrie jusqu'à Beyrouth, la Mésopotamie jusqu'à Nisibis (974-5) ; mais, à son retour, observant que les plus belles terres étaient aux mains des eunuques, il manifesta sa volonté de mettre un terme à ces abus ; il fut alors empoisonné par son chambellan Basile.
ZIMMERMANN (Jean-Georges), médecin et philosophe suisse, né à Brugg (Argovie) le 8 déc. 4728, mort à Hanovre le 7 oct. n95. Après son doctorat à Gœttingue, il séjourna en Hollande et à Paris, puis accepta le poste de médecin de la ville à Brugg. Quatre importants ouvrages: Traité de la solitude (4756) ; Considérations sur l'orgueil national (4758); Traité de V expérience en médecine {iWd)\ Traité de la dtjsenterie (4765), lui firent vite un nom européen. Il entretint pendant plusieurs années une correspondance avec Catherine II de Russie. En 4768, il accepta à Hanovre le poste de premier médecin du roi d'Angleterre. Il fut appelé à diverses reprises auprès de Frédéric le Grand, et a laissé de curieux Entretiens à ce sujet (Paris, 4790). Il mourut liypocondre. La plupart de ses ouvrages sont traduits en français.
ZIMMERMANN (Albrecht), peintre allemand, né à Zitîau le 20 sept. 4808, mort à Munich le 48 oct. 4888. Il se spécialisa de bonne heure dans la peinture de paysage historique et légendaire : tels sont le Combat des Centaures et des tigres f Pinacothèque de Munich), Faust et Méphistophélès (Stuttgart), le Pâtre ivre (Vienne), etc..
ZIMMERMANN (Reinhard-Sebastian), peintre allemand, né à Haguenau, sur le lac de Constance, le 9 janv. 4815, mort à Munich le 46 nov. 4893. Après avoir été longtemps employé de commerce, il put entrer en 4840 à l'Académie de Munich ou l'animalier Eberle fut son maître. Il trouva sa voie dans la peinture de genre, où il déployait beaucoup de brillant et d'esprit. Ses Trois rois mages, Musiciens ambulants, la Lecture du journal, etc., lui valurent des succès répétés. Il a écrit dès Souvenirs d'un vieux peintre (Munich, 4884).
ZIMMERMANN (Ernsl), peintre allemand, néàMunich le 24 avr. 4852, fils du précédent. Elève de son père, il l'imita d'abord dans la peinture de genre. Puis il se tour-