‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 628 sur 633 · B. ZOOLOGIE SPÉCIALE · texte numérisé non relu

B. ZOOLOGIE SPÉCIALE

a. Zoologie descriptive

Taxonomie et Glossologie*

uuLuuii. ui.«uKu^ixvi. Géographie zoologique: ou Zoographie | Palé'ozoologie. " ^

b. Zoologie appliquée.

Anthropologie.

Zootechnie.

Parasitologie.

Etc.

ZOOLOGIE

La Morphologie étudie la forme générale ou extérieure des animaux et les transformations que subit cette forme sous l'influence de l'âge, du sexe et du milieu (V. Métamorphose) ; cette science est la base principale de la Taxonomie.

L'Anatomie (V. ce mot) étudie la structure et les rapports des organes internes des animaux. Les renseignements qu'elle donne doivent contrôler et souvent modifier ceux que fournit la morphologie.

L'Histologie (V. ce mot) étudie la composition intime des Tissus (V. ce mot) qui forment tous les organes : elle est essentiellement basée sur l'usage du Microscope (V. ce mot et Micrographie).

L'Embryologie (V. ce mot) étudie plus spécialement le jeune animal alors qu'il est encore dans I'OEof (V. ce mot) ou lorsqu'il en est récemment sorti. L'Emrryogénie suit pas à pas le développement des organes de l'œuf et du jeune animal qu'il renferme et I'Ontogénie en tire des conséquences au point de vue de l'origine de l'animal considéré et des transformations qu'il a pu subir dans la suite des époques paléontologiques (V. PALÉONTOLOCiE).

La Tératologie (V. ce mot) étudie les monstruosités accidentelles ou provoquées expérimentalement que peuvent présenter les animaux.

La Biologie (V. ce mot) étudie le fonctionnement des organes des animaux (ce qui est la Physiologie proprement dite), ou, d'une façon plus générale, les rapports des animaux entre eux, avec les plantes ou avec le milieu ambiant ; elle cherche à déduire de cette étude les lois qui régissent les fonctions des animaux et de leurs organes. Enfin la Nosologie étudie les maladies qui peuvent atteindre ces animaux.

La zoologie spéciale se subdivise également en plusieurs parties :

La Zoologie descriptive ou ^oographie a pour base la Taxonomie, science qui s'occupe de classer les animaux suivant leurs rapports naturels, tels qu'ils sont indiqués par la Morphologie, I'Anatomie et I'Embryogènie. La Glossologie établit les règles qui doivent déterminer les dénominations scientifiques qu'il convient de donner aux animaux. La zoologie descriptive s'appuie sur la notion d'EspÈcE (V. ce mot) et classe les espèces en groupes de plus en plus nombreux depuis les genres jusqu'aux embranckements qui sont les groupes les plus élevés du règne animal.

La Géographie zoologique (V. ce mot) étudie la distribution actuelle des espèces animales à la surface du globe, les migrations que les Faunes (V. ce mot) ont subies au cours des époques géologiques. Enfin la Palicozoologie étudie les animaux fossiles (V. Fossiles et Paléontologie) et les rapports que ces animaux éteints présentent avec ceux qui vivent encore à l'époque actuelle. L'Anthropologie (V. ce mot) comprend plus spécialement l'étude zoologique de Yespèce humaine et de tout ce qui a rapport à VHomme(Y. ce mot).

La Zootechnie (V. ce mot) s'occupe de l'étude des animaux domestiques et de leurs rapports utiles avec l'économie domestique, l'agriculture, l'industrie, etc.

La Parasitologie (V. Parasitisme), enfin, étudie les animaux au point de vue de leurs rapports plus ou moins nuisibles avec Thomme, les autres animaux ou les plantes et fait l'application des notions ainsi obtenues à la pathologie et à la médecine.

Histoire de la zoologie. — L Antiquité. Les plus anciens documents zoologiques que l'on connaisse remontent à l'époque quaternaire. Ce sont des dessins gravés à la pointe sur os et sur ivoire, des sculptures sur bois de Renne qui sont l'œuvre de l'homme primitif et représentent les animaux qui l'entouraient : le cheval sauvage, le mammouth, le renne, Fours des cavernes, etc., quelquefois l'homme lui-même. De même, si nous passons à l'époque historique, les hiéroglyphes gravés sur les monuments de l'ancienne Egypte nous montrent l'image

exacte et facilement reconnaissable d'une foule d'animaux qui vivaient alors dans ce pays et qui y vivent encore aujourd'hui : les momies de quelques-uns de ces animaux conservées dans les hypogées de la vallée du Nil prouvent le rôle important joué par la zoologie dans la vie et les idées des peuples primitifs.

L'homme primitiffut d'abord essentiellement chasseur, et ce sont surtout des animaux sauvages qui sont figurés sur les documents fossiles préhistoriques que l'on trouve dans les cavernes. Mais dès la fin de l'époque quaternaire, nous le savons aujourd'hui, le bœuf, le chien, le cheval, le porc, étaient domestiqués dans le centre de FEurope. Les anciens Egyptiens et les Hébreux, peuples pasteurs, puis laboureurs, nous ont laissé la liste des animaux domestiques qu'ils possédaient (V. Domestication).

Le plus ancien et le plus remarquable livre de zoologie que nous connaissions estV Histoire des animaux à' Aristote (384-22 av. J.-C). On peut dire que le philosophe grec fut le fondateur de la zoologie et le premier des classificateurs (V. Aristote, t. Ul, p. 945) ; il mentionne environ 400 espèces animales. Ses œuvres de biologie, d'anatomie et de physiologie permettent de supposer qu'il avait disséqué, et il formule nettement la loi de la division du travail, une des bases de la biologie moderne.

Nous ne savons presque rien de ce que fut la zoologie dans la célèbre école d'Alexandrie, sous le règne des Ptolémées. Les élèves d 'Aristote y continuèrent son œuvre. Le musée fondé dans cette ville par Ptolémée Soter fut la première de toutes les Académies savantes. Comme annexe, cet établissement possédait (vers 260 av. J.-C.) une magnifique ménagerie ; la liste des animaux exotiques que l'on y conservait nous a été conservée par le récit d'une fête (le Triomphe de Bacchus dans l'Inde) dans laquelle figurèrent tous ces animaux.

Si des Grecs nous passons aux Romains, nous voyons que, sous l'ancienne République, on n'étudia guère les animaux que pour leur utilité pratique. C'est le point de vue de Caton, de Varron, de Columelle.

Pline l'Ancien (mort en 79 ap. J.-C.) est Fauteur d'une Historia naturalis dont quatre livres sont consacrés à la zoologie. C'est une compilation sans critique et sans ordre véritablement scientifique oti la fable tient plus de place que la vérité, et cet ouvrage est en somme bien inférieur, sous le rapport de l'observation, aux écrits d' Aristote. V Histoire des animaux d'Elien (mort vers 260) n'est qu'un recueil d'anecdotes dont le principal mérite est de nous avoir conservé de nombreux extraits d'auteurs anciens dont les écrits sont perdus. Les poèmes d'Oppien sur la pêche et sur la chasse contiennent aussi beaucoup de détails sur les animaux connus des anciens. n en est de même du Banquet des savants d'Athénée, un des auteurs auquel Elien a fait le plus d'emprunts.

H. Moyen âge. L'époque troublée du^moyen âge fut peu favorable à la zoologie. Les savants, les philosophes et les chroniqueurs ne s'en sont occupés qu'incidemment : les moines qui étaient les principaux écrivains de cette époque jusqu'à l'invention de l'imprimerie, cherchaient surtout à adapter la zoologie aux croyances du temps. C'est ce que montre l'ouvrage d'Isidore, évêque de Se ville (mort en 636), intitulé les Origines, et dont le douzième livre traite des animaux. On doit à l'empereur Frédéric H (mort eni250) un traité de fauconnerie où les descriptions des oiseaux sont en générai très exactes. Ce prince fit traduire Aristote en latin et fît venir d'Afrique des animaux rares, tels que la girafe et l'éléphant.

Albert le Grand, évêque de Ratisbonne (1280), a laissé un traité, Des Animaux, oh il ne se contente pas de compiler les écrits d'Aristote et de Pline : il y ajoute ses vues personnelles et nous renseigne surtout sur la faune des mers du Nord (baleines, morses, phoques) et sur la pêche des cétacés à cette époque. Il suit l'ordre alphabétique comme dans un dictionnaire. Le Spéculum Naturœ du dominicain Vincent de Reauvais (4264) est une sorte

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d'encyclopédie scientifique, compilée sur les ouvrages des anciens et d'Isidore de Séville, remplie de légendes et de fables. Les Bestiaires, manuscrits anonymes, dans lesquels ont dû largement puiser les architectes et les sculpteurs de nos cathédrales, ont un caractère encore plus fantastique ou symbolique. Le blason leur fit aussi de nombreux emprunts. A cette époque, ce sont les Arabes qui furent les continuateurs de la philosophie grecque : Abd-Allatif (1231), dans sa Relation de f Egypte, décrit les animaux de ce pays.

Les croisades furent sans aucun profit pour la zoologie ; les chevaliers chrétiens méprisèrent le cheval arabe qui leur semblait trop faible pour porter le poids de leurs armes, et l'introduction involontaire du rat noir (mus rattus) dans l'Europe occidentale, peut-être celle du chat domestique qui en fut la conséquence, bien que cet animal fût déjà connu des Grecs, sont à peu près les seules conquêtes zoologiques qui se rattachent à cette période.

Des voyages, plus intéressants au point de vue qui nous occupe ici, furent ceux de Benjamin de Tudèle, de Rubruquis et surtout de Marco Polo (1295).

m. Renaissance. La découverte de l'Amérique, vers la fin du XV® siècle, ouvre la série d'une longue suite de voyages qui firent connaître aux savants européens des faunes jusqu'alors inconnues. Cependant les premiers navigateurs, plus pressés de s'enrichir que d'étudier les productions du sol, ne rapportent que peu de renseignements sur les animaux des pays qu'ils avaient visités, et il fallut près de deux siècles pour les connaître approximativement. D'ailleurs, l'Amérique, avec sa faune réduite par les dernières révolutions géologiques, a reçu de l'Europe beaucoup plus qu'elle ne lui a donné : le Cobaye ou Cochon d'Inde et le Dindon sont les seuls animaux domestiques qu'elle nous ait fournis en échange du cheval, du bœuf, du porc, du mouton, etc. UHistoire naturelle du Brésily de Marcgrave (1648), publiée en Hollande, est le résultat de la première expédition scientifique faite dans ce pays sous les auspices de Maurice de Nassau. Parmi les voyageurs naturaUstes qui explorèrent l 'ancien continent, il faut signaler Belon (1551), qui visita le bassin de la Méditerranée, Bontius, d'Amsterdam (1631), qui séjourna à Java, et dont la relation se trouve insérée dans la seconde édition des œuvres de Pison et Marcgrave. Il en résulta pendant longtemps et jusqu'à l'époque de Buifon, sinon plus tard, une grande confusion entre les animaux ap partenant à ce qu'on appelait alors les Indes orientales et les Indes occidentales.

Quant aux naturalistes de cabinet, ils s'en tenaient à cette époque aux écrits d'Aristote. Cependant des œuvres originales ne tardèrent pas à se produire. Rondelet (1554) publia une Histoire des Poissons marins , surtout de la Méditerranée, avec des figures dont on admire encore l'exactitude. Gesner fit paraître (de 1551 à 1587) cinq gros volumes d'une Histoire des Animaux où l'érudition ne fait pas tort aux observations personnelles que l'auteur et ses nombreux correspondants avaient recueillies. Aldrovande (mort en 1607) a laissé à la bibhothèque de Bologne [20 volumes in-folio de figures d'animaux peintes en couleur par les artistes les plus habiles et qui servirent de modèles pour les planches sur bois de son Histoire naturelle en 12 volumes, dont plus de moitié ne fut imprimé qu'après sa mort. Cet ouvrage est une compilation diffuse qui n'est précieuse que par ses figures, très recherchées jusqu'à l'époque de Buffon.

Jean Ray (1628-1704), après Rondelet, représente la France dans cette pléiade de savants. Il fut le premier des classificateurs modernes, dans son Histoire des Oiseaux et dans celle des Poissons, dont les divisions n'ont guère été modifiées par Linné. — Swammerdam (1637- 1680) consacra sa vie à l'entomologie : son Histoire naturelle des /m^c^^^s (édition française de 1682) distingue ceux à métamorphoses complètes de ceux qui les ont incomplètes et décrit avec soin ces transformations. Citons encore Redi (162-698), qui s'occupa des Reptiles et des

Insectes et s'éleva le premier contre les savants qui, sur la foi d'Aristote, faisaient encore naître les vers, sans germes préalables, de la putréfaction des animaux morts.

La découverte du microscope, au commencement du xviii® siècle, ouvrit une nouvelle voie aux recherches des naturalistes. Le plus célèbre de^ micrographes de cette époque fut Leeuwenhoeck (1632-1723), qui fabriqua luimême ses microscopes et les fit servir aux progrès de l'anatomie et de la physiologie : il découvrit les animaux et végétaux microscopiques, que Ton appela d'abord des Infusoires, et il figura un très grand nombre d'entre eux.

IV. Epoque moderne : zoologistes classificateurs. C'est de Linné (i 707-78) que l'on fait généralement dater la zoologie moderne, bien que nous ayons déjà vu que le savant naturaliste suédois avait eu des précurseurs, tels que Ray et quelques autres. La nomenclature binominale ou binaire, qui est la base actuelle de la zoologie et qui est fondée sur la notion du Genre et de I'Espèce (V. ces mots), existait déjà avant lui, mais elle prit une forme plus arrêtée et plus scientifique dans les diverses éditions du Systema Natui^œ qui se succédèrent de 1735 à 1774 ; la 12® édition publiée, après la mort de Linné, par son élève Gmelin, parut en 10 volumes (de 1788 à 1798). En traitant de sa classification et de celles qui ont suivi, nous nous en tiendrons aux embranchements, renvoyant à chacun d'eux pour leurs subdivisions en classes.

Aristote avait divisé déjà les animaux en deux embranchements : ceux qui sont pourvus de sang (ou à sang rouge), c.-à-d. les Vertébrés, et ceux qui sont exsangues (ou à sang blanc), c.-à-d. tous les Invertébrés. Linné n'a pas fait d'embranchements : il se contente de diviser le règne animal en six classes : Mammalia, Aves, Amphibia, Pisces, Insecta, Vermes. On peut dire que cette classification est inférieure à celle d'Aristote qui distinguait en outre les Mollusques et les Crustacés; mais, pour Linné, ce n'est qu'un système artificiel servant de cadre au catalogue des animaux connus de son temps.

Buffon ne fut pas un classificateur . « Il n'existe réellement dans la nature, dit-il, que des individus, et les genres, les ordres et les classes n'existent que dans notre imagination. » On peut remarquer qu'il évite ici de parler des espèces, et, en fait, son Histoire naturelle tout entière prouve qu'il accepte la notion d'espèce, bien qu'il lui donne une acception beaucoup plus large que les naturalistes modernes, comme lorsqu'il dit que toutes les formes de pigeons sauvages connus de son temps peuvent être considérées comme de simples variétés du pigeon biset, souche commune de nos races de pigeons domestiques. Buffon affirme Vunité de plan deh Nature; après Aristote, il admet une échelle continue du règne animal, idée fausse, en contradiction avec les faits. Il est plus heureux lorsqu'il parle de la subordination des organes et des parties externes aux parties centrales. Il fut un des créateurs delà Géographie zoologique (V. ce mot, t. XVIIÏ, p. 778), en montrant qu'aucun mammifère n'était commun à l'ancien continent et à l'Amérique du Sud.

AvecCuvier (1769-1832) commence une ère réellement nouvelle pour la zoologie. Sa classification (1812-29) est essentiellement anatomique. Les grandes divisions (ou embranchements) du règne animal sont au nombre de quatre : Vertébrés, Mollusques, Articulés, Rayonnes. Cuvier est partisan delà fixité des espèces ; pour expliquer l'existence des fossiles, il admet des cataclysmes subits, détruisant par intervalle toute la population du globe et nécessitant une nouvelle création. Sa classification et ses idées ont prévalu jusque dans la seconde moitié du xix® siècle.

Quelques-uns de ses élèves ou de ses contemporains, cependant, ont proposé des classifications qui diffèrent de la sienne. De Blainville, en 1822, a formulé une classification qui remet en honneur Vunité de plan du règne animal, contrairement à l'opinion de Cuvier qui considère les quatre types de ses grandes divisions ou embranchements, comme tout à fait distincts et séparés.

La classification de De Blainville est résumée dans le

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passage des Ostéozoaires

tableau suivant, montrant le aux Actinozoaires.

Sous-règne I. Artiozoaires ou animaux pairs.

Type I. Ostéozoaires ou Vertébrés.

anostéozoaires.

Type II. Entomozoaires. | Type III. Malacozoaires.

Sous-type (intermédiaire).

Malentozoaires

{Cirrhipèdes et Oscabrions) .

Sous-règne IL Actinozoaires ou Rayonnes.

Sous-règne III. Amob.phes,

Parmi les classifications plus modernes, nous citerons celles de Henri Milne-Edwards (1855) qui admet, comme Cuvier, quatre embranchements : Ostéozoaires, Entomozoaires j Malacozoaires y Zoophytes; — celle de Claus (1889), qui porte le nombre des embranchements à neuf en commençant leur étude par les animaux les plus simples : Protozoaires, Cœlentérés, Echinodermes, Vers, Arthropodes, Mollusques, Molluscoïdes, Tuniciers, Vertébrés.

Toutes ces classifications dérivent de celles de Cuvier. Au contraire, celle de Lamarck (1815-22), le premier des transformistes, cherche, non plus simplement à contempler ou étudier les êtres vivants, mais à expliquer leur origine. Cependant elle aboutit au même résultat et diffère trop peu de celle de Cuvier pour qu'il soit nécessaire de la reproduire ici.

A partir du moment où Ton comprit l'importance de l'embryologie et surtout de l'embryogénie, on chercha à édifier des classifications basées sur ces deux sciences. Telles furent celles de Kœiliker (1844), de Vogt et de Huxley (1874). Les principaux groupes de cette dernière sont indiqués dans le tableau suivant :

, ( Monoslomes } Ç^i^^i!?«fJ?^.t^-

, ,,,, . Gastréades L , ^ ) Archeostomes.

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