III. Chorégraphie (V. Danse, t. XIII, p
TIROL (à tort écrit parfois Tyrol). Province de la monarchie austro-hongroise, l'empereur d'Autriche étant comte princier du Tirol. Cette province, située dans la région alpestre, est la plus occidentale de la monarchie depuis qu'on lui a uni en 1782 le Vorarlberg; cette fusion est seulement administrative, le Vorarlberg continuant de former un pays de la couronne distinct. Le Tirol a 26.690 kil. q. et le Vorarlberg 2.570 kil. q., soit un total de 29.260 ; la population globale étant, à la fin de 1898, évaluée à 951.000 hab., soit 32 par kil. q. ; au 31 déc. 1890, elle était de 812.696 hab. pour le Tirol (30 hab. par kil. q.), et de Id 6.073 pour le Vorarlberg (45 par kil. q.). Le Tirol est compris entre la Suisse à l'O., la Bavière au
N., l'Italie au S. et au S.-E., la Carinthie et le duché de Salzbourg à l'E.
Les montagnes occupent les 5/6 de la surface et, par ses pics, par ses glaciers, ses torrents et ses cascades, le Tirol rivalise avec la Suisse ; son altitude moyenne est la plus considérable de tous les pays alpestres, mais les grands lacs lui manquent. On trouvera dans l'art. Alpes, pp. 458 à 463, la description générale de ces montagnes ; l'épine centrale est formée par les grandes Alpes Rhétiques où culmine à 3.783 m. le massif de VOEtzthal (V. ce mot) ; elles séparent les vallées de l'Inn et de FAdige qui communiquent par le col du Brenner (V. ce mot et Alpes), le plus bas qui franchisse les Grandes Alpes (1 .362 m.) ; de l'autre côté commencent les Alpes Noriques avec les massifs de Zillerthal (3.523 m.) et des Hoke Tauern qui se continuent en Carinthie, le Gross Glockner (3.798 m.) servant de borne frontière. La grande chaîne centrale est séparée des Alpes des Grisons par le col de Reischendeck (1.495 m.), qui va des sources de l'Adige à la vallée de l'Inn {ait., 977 m. à Finstermtinz), la vallée du haut Adige ou Vintschgau borne au S. le massif de l'CEtzthal, lequel s'abaisse au N. sur la vallée de l'Inn. Aux deux débouchés de la route du Brenner sont les villes principales, Innsbruck sur l'Inn, Botzen, et, plus bas. Trente, sur l'Adige. — Au N.-O. de l'Inn s'étendent les massifs de Silvretta (3.302 m.) et du Rhsetikon (2.968 m.), frontière entre le Vorarlberg et la Suisse. Au N. sont les Alpes du Vorarlberg et Algaviennes à travers lesquelles le col (1.797 m.) et le tunnel de l'Arlberg font communiquer le bassin du Rhin et celui de l'Inn (Danube) ; les Alpes Algaviennes (Allgau) se continuent au N. de l'Inn jusqu'au Lech, puis viennent les Alpes calcaires du Tirol septentrional ou de Bavière, qui vont jusqu'à Salzbourg ; notons, au-dessus d'Innsbruck, le Solstein (2.655 m.) et, à l'E. du défilé de rinu, le Kaiserberg i^2.344 m.). — Les chaînes latérales du S. sont aussi imposantes que la chaîne centrale ; à l'O. de l'Adige, le Tirol partage avec l'Italie les formidables massifs de VOrtler (3.905 m.) et de l'Adamello (3.561 m.), à l'E. sont les Alpes dolomitiques (3.494 m.) avec leurs extraordinaires falaises à pic de 1.000 m. et leurs admirables dômes ; ce massif est isolé au N. de celui des Hohe Tauern par la troisième grande vallée du Tirol, le Pusterthal(N. ce mot) ; longue de 100 kil., d'O. en E., elle partage ses eaux entre la Drave, affluent du Danube, et la Rienz, sous-affluent de l'Adige. — En dehors de ses vallées maîtresses de l'Inn et de l'Adige et de la dépression du Pusterthal, le Tirol n'a que des vallées latérales assez courtes ; citons celle de la Wipp qui descend du Brenner à l'Inn, celle de l'Eisack, du Brenner à l'Adige, celles de la Noce (dr.) etl'Avisio (g.), tributaires de l'Adige ; le val supérieur du Lech, les sources de l'Isar et de son affluent l'Achen, issu d'un joli lac ; rappelons enfin que la province confine aux grands lacs de Constance à l'O., de Garde au S.
Climat, Flore, Faune, Routes (V. Alpes).
Démographie. — La population est presque stationnaire, comme dans les hautes régions alpestres en général. Pour le Tirol et Vorarlberg, elle était de 797.405 hab. en 1830; de 858.203 en 1850; de 912.549 en 1880 et de 928.769 en 1 890 ; 454.769 du sexe masculin et 474.000 du sexe féminin ; l'augmentation annuelle n'est plus que de 0,18 pour 100. Le chiffre annuel des naissances est de 25.000, l'excédent sur les décès de près de 4.000, mais on émigré un peu. On comptait dans le Tirol proprement dit 996 catholiques sur 1.000, car il n'y a en tout que 2.185 protestants et 601 juifs. L'ethnographie accuse 437.393 Allemands contre 359.931 Italiens et Ladins ou Rhéto- Romans. Ces derniers sont au nombre de 160.000 dans les hautes vallées des Alpes dolomitiques rayonnant autour de la Marmolata (val Fassa, val Grœdner, val Abtei et val d'Ënneberg). Entre les langues italienne et allemande, la limite passe par le mont Ortler, la crête S. du Vintschgau, Fondo, Salurn sur l'Adige et la crête N.