‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 71 sur 633 · TISSU — TITANE · texte numérisé non relu

TISSU — TITANE

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et Storhay, V Industrie des matières textiles ; Paris, 1893.

— J. Garçon, Bib^ogrrap/ae de ia technologie chimique des fibres textiles; Paris, 1893.— Demmin, Die Wirk-und Webekunst; Wiesbaden, 1893. — Bûcher, Geschichte der technischen Kûnste; Stuttgart, 1893, t. III. — E.-R. Lemb- CKE, Mechanische Webstûhle ; 2" éd., Brunswick, 1894, 2 vol. et atlas. — G. Joulin, Vlndustine et le Commerce des tissus en France et dans les différents pays ; Paris, 1895.

— L. Klasen, Fabriken fur der Textilindustrie ; Leipzig, 1896. — W. ScHULTZE, Die Productions-und Preisentwichelung der Bohproduhte der Textilindustrie; léna^ 1897.

A. Netolitzky, Hygiène der Textilindustrie ; léna 97 — P. Blanchet, JVo * ques et du haut moyen âge , Tissage analysé, 2" éd., Saint-Quentin, 1897. — A. Simon

otices sur quelques tissus antiques et du haut moyen âgfe; Paris, 1897. — C. Grimonprez,

Eludes analytiques des principaux tissus ; Paris, 1898. — P. Dupont et V. Schlumberger, Aide-mémoire pratique du tissage mécanique ,•2" éd., Paris, 1899. — J. Persoz, Essai des matières textiles; Paris, 1899. — Ministère du coMxMERCEET DE l'industrie, llndustric textilc en France (rapports annuels de la commission permanente des valeurs de douane, par G. Grandgeorge et L. Tabourier). — Annales du commerce extérieur. — Statistique générale des douanes. — V. aussi les bibliographies des art. Impression, Teinture, Soie, Tapisserie.

Anatomie. — BiCHAT, Anatomic générale, 1800. — Robin, Traité des humeurs, 1854. — Ranvier, Traité tech^ nique d'histologie, 1889. — Prenant, Traité d'histologie^ 1898. — Mathias Duval, Précis d'histologie, 1900.

TISZA (allem. Theiss, latin Tissus, Tisia on Pathissus). Rivière de Hongrie, le plus grand affluent du Danube ; prend sa source dans les montagnes de Marmaros. Elle est formée de deux torrents : la Tisza Noire et la Tisza Blanche, issus du Gzornahora (2.058 m.), coule vers le S. par d'étroits défilés, reçoit le Visso (g.) et adopte sa direction N.-O., arrosant Sziget, Huszt, et débouche en plaine à Nagy-Szœlloes ; elle reçoit à Namény le Szamos (g.), contourne le versant S. des collines de Tokai, se dirige vers le S.-O. jusqu'à Szolnok, reçoit à Tokai le Bodrog (dr.), à Polgar le Sajo, et tourne vers le S. parallèlement au Danube, distant de 90 kil. en moyenne ; elle passe à Csongrad, au confluent du Kœrœs, près de Szentes, à Szeged (confluent du Maros) et se jette dans le Danube en face du bourg Slankamen. Le bassin qu'elle draine mesure 152.950 kil. q. Son cours a 4.332 kil. de développement. La Tisza est la rivière nationale par excellence des Hongrois, souvent chantée par les poètes, notamment par Petôfi. Elle causait fréquemment des inondations, mais les travaux de régularisation de ces dernières années ont rendu ces désastres plus rares. Elle est navigable pour les vapeurs à partir de Tokai, pour les bateaux à partir de Vasaros-Namény. Le canal de Bacs ou François, creusé de 4793 à 4804, abrège de 250 kil. la voie fluviale du Danube en empruntant le cours de la Tisza ; celle-ci est jointe par le canal Bega (495 kil.) à la Ternes.

TISZA DE BoRosjENô (Coloman), homme d'Etat hongrois, né à Geszt (comitat de Bihar) le 46 déc. 4830. H était rédacteur au ministère de l'intérieur pendant la Révolution ; voyagea ensuite à l'étranger et s'occupa, pendant la réaction, des affaires de l'Eglise calviniste hongroise. Elu député en 4864, il devint bientôt le chef de 1 opposition qui, en 4875, fusionna avec le parti Deâk et prit le nom de « parti libéral » qui dirige encore les destinées de la Hongrie. Ministre de l'intérieur dans le cabinet Wenkheim (mars 4875), et bientôt après président du conseil (20 oct. 4875), il échangea le portefeuille de l'intérieur contre celui des finances (4887). Il fut successivement abandonné par le comte Apponyi sur la question du compromis avec la Cisleithanie et de la Banque d'Etat (fév. 4878), par Széll à cause des charges entraînées par 1 occupation de la Bosnie (oct. 4878) ; réorganisa chaque fois son ministère, mais finit pardémissionnerle43mars 1890 devant l'obstruction de l'extrême-gauche nationaliste et cléricale, qui avait soulevé la question Kossuth. Pendant les quinze ans de son ministère, Tisza a réorganisé les finances hongroises, fait adopter l'obligation scolaire (4879) et introduit des réformes importantes dans la vie municipale (4876 et 4886). H est demeuré un des orateurs les plus écoutés de la Chambre.

Son fils Etienne (né en 4864) a fait des études juridiques et fut élu député en 4884. Il a publié plusieurs travaux d'économie sociale.

BiBL. : G. Beksics, le Règne de François-Joseph (t. X de V Histoire nationale de 'l'Alhenaeum) ; Budapest, 1898.

TISZA DE Szeged (Louis), homme d'Etat hongrois, frère du précédent, né à Nagy-Vârad le 42 sept. 4832, mort en 4898. Il fit des études philosophiques et juridiques, voyagea, après la Révolution, à l'étranger, et fut élu député en 4864. Fôispàn (préfet) du comitat de Bihar en 4867, il devint ministre des voies et des communications en 4874 et conserva son portefeuille jusqu'en 4874. Après l'inondation de Szeged (4879), il fut nommé commissaire royal de la ville et présida aux travaux de la reconstruction, fonctions dans lesquelles il déploya une activité remarquable. Le roi lui conféra le titre de « comte de Szeged » et le nomma en 4892 ministre « a latere ».

TIT. District du Sahara (V. Tjdikelt).

TITAN (lie) (V. Hyères [Iles d']).

TITAN. Personnification mythologique connue, mais au pluriel seulement, d'Homère et d'Hésiode, plus tard associée et même confondue avec celle des Géants. La généalogie hésiodique en connaît douze qui sont les fils à'Ouranos et de Gaea (le Ciel et la Terre) : six mâles dont le plus redoutable est Cronos ; six femelles, parmi lesquelles Thémis et Mnémosyné, c.-à-d. qu'à côté des forces physiques, la légende primitive a personnifié aussi, sous le nom de Titans, des forces morales. Ce groupement varie dans la suite ; quelques-unes des antiques figures s'en éliminent, d'autres les remplacent ou les complètent. Dans la poésie orphique du v^ siècle av. J.-C, le plus éminent des Titans est Prométhée. Hélios, le Soleil, est également un Titan, et les astres en général sont appelés Titania. Ce qui domine dans la légende de ces héros, c'est l'aventure d'une révolte contre Zeus ; les Titans avec Cronos à leur tête sont une génération de dieux antiques, antérieurs à celle des Olympiens dans le gouvernement du monde, détrônés par elle et cherchant par les moyens violents à ressaisir le pouvoir; Zeus les frappe de la foudre et les relègue dans le Tartare ; mais ils y gardent leur caractère de divinités, et c'est par eux que chez Homère se prêtent les serments les plus solennels. Thémis la Titanide devient la conseillère de Zeus et l'inspiratrice de l'universelle équité ; Prométhée, révolté contre les Olympiens, finit par se réconcilier avec l'ordre dont ils sont l'expression et reste digne des honneurs divins au même titre que ceux qu'il a d'abord combattus. La Titanomachie, lutte des forces primordiales d'un monde barbare et chaotique contre les dieux de l'ordre et de la lumière, se fond peu à peu, chez les poètes et dans l'art, avec la Gigantomachie ; les Géants et d'une façon spéciale tous les êtres monstrueux de la mythologie grecque, tels que les Hécatonchiree, Briarée, Typhon, Typhaon, etc., sont apparentés aux Titans, semblables à eux, tout au moins par les éléments sauvages de leur nature. Au déclin du paganisme, les Titans retrouvent une vie nouvelle dans les spéculations cosmogoniques de VOrphisme. Ils n'ont d'ailleurs jamais été l'objet d'un culte véritable à titre collectif, de même que l'art, qui a souvent traité la lutte des Olympiens contre les personnifications des forces destructives, s'est plutôt détourné des Titans, pour exploiter à ce point de vue la notion moins philosophique des Géants. J.-A. Hild.

BiBL. : M. Mayer. Die Giganten und die Titanen in der antiken Sage und Kunst.; Berlin, 1887. — J.-A. Hild, art. Gigantes, dans le Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines (Daremberg et Saglio), II, 2, p. 1554 et suiv.

T.TANE. For.. jS.^i-;;- ••;•;•• îi^i

Le titane est un métal qui vient prendre place dans la classification des éléments, entre le silicium et l'étain, dont il présente quelques-uns des caractères. Il a été découvert par Gregor, en 4789, dans le fer titane (V. Fer,

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