DANS LE MONDE ENTIER
(Valeurs en millions de francs)
Production Production Production Consommât,
Angleterre 2.850 4.800 4-775 3.050
France 1.500 2.700 2.875 2.300
Allemagne 775 2.050 2.700 2.300
Russie 225 1.300 2.025 2.025
Autriche 575 900 1.400 1.300
Italie 150 525 800 775
Espagne 150 400 475 450
Belgique 125 400 425 325
Suisse 50 » 300 125
Autres pays
d'Europe...:.. 50 375 725 925
Etats-Unis 350 2.800 4.700 5.825
Indes et divers. 200 1.200 1.400 3.200
Totaux 6.500 17,450 22.600 22.60o'
IL Anatomie et Physiologie. — Les tissus organiques sont constitués par des groupements cellulaires, les cellules primitives ou génératrices subissant des transformations particulières en vue de leurs fonctions, qui donnent à chaque tissu sa texture, son aspect spécial.
C'est à Bichat que revient l'honneur d'avoir donné le premier la notion claire et complète des tissus {Anatomie générale, 1801) et, à cent ans de distance, nous ne croyons pouvoir mieux faire que de citer intégralement le grand anatomiste : « Tous les animaux sont un assemblage de divers organismes qui, exécutant chacun une fonction, concourent, chacun à sa manière, à la conservation de l'espèce. Ce sont autant de machines particulières dans la machine générale qui constitue l'individu. Or, ces machines particulières sont elles-mêmes formées par plusieurs tissus de nature très différente, et qui forment véritablement les éléments de ces organes. Comme la chimie, l'anatomie a ses tissus simples, qui, par leurs combinaisons, quatre à quatre, six à six, forment les organes. Ces tissus sont les véritables éléments organisés de nos parties. Quelles que soient celles où ils se rencontrent, leur nature est constamment la même, comme en chimie les corps simples ne varient pas, quels que soient les composés qu'ils concourent à former. »
Bichat distinguait vingt et un tissus ou systèmes : le cellulaire, le nerveux, l'osseux, le médullaire, etc. La classification des tissus telle qu'elle est donnée dans le Précis d'histologie de Mathias Duval a l'avantage de faire comprendre les grands modes d'organisation des tissus. C'est ainsi qu'il distingue : l^Les tissus formés uniquement par des cellules juxtaposées : ce sont les épithéliums et leurs dérivés, qui servent de revêtement aux surfaces extérieures ou intérieures du corps. Dans ce groupe, il faut comprendre les tissus glandulaires, aussi bien les glandes ouvertes que les glandes closes, dites vasculaires sanguines, tous ces organes n'étant que dérivés épithéliaux. 2*^ Les tissus formés de cellules transformées en fibres, tel le tissu musculaire (V. ce mot), présentant toutes les transformations nécessaires pour porter au maximum la fonction contractile, depuis la fibre-cellule des muscles lisses jusqu'aux fibres SI compliquées dans leurs structures des muscles striés ; le tissu nerveux pi'ésente un autre type de modification dans un but de conduction à distance : la cellule reste bien caractérisée, avec son noyau, son protoplasma, mais elle émet une série de prolongements, dont l'un le cylindre axe, revêt tous les caractères d'une fibre et peut atteindre plus de 1 m. de hauteur (neuraxone du nerf sciatique). 3° Les tissus formés par des cellules séparées par une abondante substance intercellulaire. Dans ce groupe viennent se ranger des tissus en apparence bien dissemblables, tels que les os et le sang, c.-à-d. des tissus dont la substance intercellulaire est solide ou liquide. Les cellules osseuses ou cartilagineuses sont entourées d'une substance spéciale, sécrétée par elles, qui, dans les os, se'combinant avec des matières minérales, forme le tissu osseux ; le tissu conjonctif{y. ce mot) présente une autre disposition, les cellules
nues de ce tissu s'entourent d'une substance qui prend l'aspect fibrillaire ; suivant les modifications fonctionnelles, ces fibrilles resteront disséminées, formant la trame lâche destinée à remplir les interstices des divers organes ou des différentes parties d'un même organe ; ou bien, se condensant, vont constituer les aponévroses ou les tendons résistants qui assurent la transmission de l'action musculaire aux leviers solides fournis par le tissu osseux. On peut s'étonner de voir ranger parmi les tissus des liquides comme le sang et la lymphe ; mais la conception de Schwann est encore parfaitement juste, et le terme d'humeurs constituantes donné au sang et à la lymphe par Bobin ne fait que confirmer cette opinion ; ces liquides sont, en effet, constitués par des cellules, disséminées dans une substance liquide, plasma, et qui se comportent comme les autres cellules de l'organisme, surtout si l'on fait cette distinction que les globules blancs, lymphocytes, leucocytes, etc., sont les seules cellules vraies de ce tissu, les globules rouges, au moins ceux des mammifères, n'étant que des produits de sécrétion ou de dégénérescence des éléments cellulaires vrais.
Nous n'avons envisagé jusqu'ici que les tissus propres, différenciés. En fait, dans l'organisme, ces tissus peuvent se combiner, se mélanger assez intimement pour former des systèmes tels que 1 on a cru souvent devoir les désigner eux-mêmes sous le nom de tissus, tels le tissu artériel, le tissu lymphatique. Les vaisseaux ne sont pas un tissu, mais « ils résultent de la combinaison, de l'association de divers tissus : tissu épithélial formant l'endothélium de l'artère ; tissu conjonctif, pour la tunique élastique ; tissu musculaire pour la tunique contractile ». L'embryologie et la pathologie confirment ces données. Les vaisseaux primitifs sont constitués par un simple endothélium et, dans les lésions vasculaires, c'est un des tissus, souvent à l'exclusion des autres, qui est atteint.
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