CARE ;— CARÊME
(1687, in-8) ; Draconiea, or an ahstract of ail the pénal laws touching matters of Religion and tf^e sèverai oaths and tests thereby enjoined (Londres, 4688, in-4, 3® éd.) ; English liberties, or the freehorn subjecfs inheritance (Londres, 4719, in-8, 4^ éd.)» etc., etc., et il a laissé en manuscrit (British Muséum, Ad. Ms. 5960, 62-67) : Mahometanism and Popery compared*
BiBL. : Thompson Cooper, Henry Care, dans National Biography de Leslie Stephen ; Londres, t. IX, 1887.
CAREL (Jacques), sieur de Sainte-Garde, poète français, né à Rouen vers 4620, mort en 4684. Conseiller et aumônier du roi, il accompagna l'archevêque d'Embrun dans son ambassade en Espagne (4664). Il a écrit : les Sarrassins chassés de France (Paris, 4667, in-12), poème épique dont Boileau se moqua fort dans son Art poétique, Carel crut se venger de ces railleries en publiant, sous le peudonyme de Lerac, un pamphlet contre Boileau : La Défense des beaux esprits de ce temps contrée un satirique (Paris, 4675, in-4 2), et en rééditant sous un autre titre, Charles Martel (Paris, 4679, 2 vol. in-42), son poème auquel il avait ajouté douze chants. On a encore de Carel : Lettres (1663), contre la philosophie de Descartes; Louis XIV (4675, in-4), poème; Réflexions académiques sur les orateurs et sur les poètes (Paris, 4676, in-12). Il réclamait une réforme de l'orthographe par la suppression des doubles consonnes en négligeant Fétymologie et se proposait, paraît-il, de publier un traité à ce sujet.
CARELIA (Malac). Genre de Mollusques-Gastéropodes Pulmonés, du groupe des Géophiies, établi par H. et A. Adams, en 4855, pour une coquille imperforée, solide, généralement peu brillante, ovale turriculée, irrégulièrement striée, ornée d'un épidémie mince, fauve ou noirâtre ; la spire est composée de six à neuf tours dont le dernier est anguleux; l'ouverture est ovale, sa longueur égale environ le tiers de la hauteur de la coquille ; columelle arquée , brusquement tronquée, dentée; péristome simple. Les Garelia habitent les îles de l'Océanie et en particulier les îles Sandwich. Le C. Cumingiana Pfeiffer est une belle coquille turriculée de couleur noirâtre, ornée d'une bande blanchâtre accompagnant la suture. Le dernier tour porte deux faibles carènes, l'une supérieure, l'autre tout à fait inférieure. J. Mabille. CARÉLIENS ou KARÉLIENS. Tribu finnoise de l'empire russe. Elle s'appelle en russe Karely, en finnois Karia-lâiset (peuple de). On appelait autrefois Carélie la partie S.-E. de la Finlande, la partie du gouvernement de Saint-Pétersbourg qui confine au lac Ladoga, une partie des gouvernements d'Olonets et d'Arkangelsk. Les chroniques russes mentionnent les Caréiiens dans ces régions à partir du xii® siècle ; les chroniques Scandinaves les mentionnent dès le ix® siècle. Au xm® siècle, ils furent convertis à l'orthodoxie par des missionnaires russes ; en 4293, les Suédois commencèrent à les soumettre ; au XIV® siècle, ils propagèrent le catholicisme en Carélie. En 4593, le tsar Fedor Ivanovitch établit un évêchépour les Caréiiens. En 4721, à la suite du traité de Nystadt, tout leur pays fut annexé à la Russie. Un certain nombre d'entre eux furent transportés dans les gouvernements de laroslav, Tver, Kalouga. Les Russes évaluent aujourd'hui leur nombre à 450,000 âmes ; ils sont à peu près complètement russifiés, mais ils ont gardé le type finnois et les cheveux blonds. Ils sont brachycéphales et d'une taille au-dessus de la moyenne. Leur idiome ne possède
Carelia cumingiana Pfeiffer.
aucune littérature. Certains ethnographes comprennent sous le nom de Caréiiens tout l'ensemble des Finnois de Russie (V. Finnois). l, i
BiBL. : Les ouvrages cités par Elisée Reclus au t' V delà Géographie universelle.
CARELIUS (Olof), chansonnier suédois, né en 4702 à Osmo (Sœdermanland), mort le 42 mai 4758. Désigné par les paysans pour succéder à son père comme pasteur de sa paroisse natale, il se désista à cause de l'opposition du patron de l'église et devint curé de Huddinge (4738). Il publia en patois la Dindonnière (Hœnsgummans ma; (Stockholm, 4724, in-4, bien des fois réimprimée), une des rares chansons populaires dont on connaisse l'auteur ; c'est l'histoire naïve de cinq règnes. B-s.
CAR ELLA (Antonio), architecte bolonais de la dernière moitié du xvii^ siècle. La principale œuvre de Carelia est l'église de l'ordre des théatins que lui firent construire, à Munich, de 4662 à 4675, l'électeur Ferdinand-Marie de Bavière et l'électrice Adélaïde, son épouse, en exécution d'un vœu à saint Cajétan. Cette église, dont la coupole et les deux tours forment point'de vue à l'extrémité de la rue des Théatins, se distingue surtout par le trop grand luxe de sa décoration intérieure et ne fut terminée qu'en 4767 par l'architecte français Con- Yillers. Charles Lucas.
GABELLES. Com. du dép. de la Mavenne, arr. de Mayenne, cant, de Gorron ; 873 hab.
CARELLl (Francesco), antiquaire italien, né en 4758, mort en 4832. il occupa les fonctions de secrétaire du prince Caramanico, vice-roi de Sicile, puis celles de directeur des postes. En 4805, chargé d'accompagner les statues, tableaux et autres objets d'art qui, d'après le traité de Florence, avaient été cédés à la France et qu'on dirigea sur Paris, Carelli passa trois ans en France, se lia d'amitié avec les principaux archéologues français, et fut nommé correspondant de l'Institut. A son retour à Naples, il fut chargé de l'administration de l'instruction et des travaux publics. Il a publié une Dissertation sur l'origine de Varchitecture sacrée (Naples, 4831); il avait préparé un recueil général des monnaies antiques de l'Italie dont une première ébauche, offrant le catalogue de sa propre collection, avait paru sous le titre de : Nummorum veterum îtaliœ quos ipse collegit.,, descriptio (Naples, 1842, in-fol.). Cavedoni en donna une édition complétée et améliorée (Leipzig, 1850, in-4). E. B,
CAREMBAULT (Caribantis. Karabantensis pagm). Ancien pays de la France, mentionné dès le x^ siècle, aujourd'hui compris dans le dép. du Nord (cant. de Pontà-Marcq et de Seclin), et dont la ville principale était Phalempin. C'était au siècle dernier l'un des quartiers de la châtellenie de Lille,
CARÊME (T£a<japaxoaTri,gwac?m^^5îW2a), Nous croyons devoir présenter sommairement sous ce nom tout ce qui se rapporte aux mots concernant la même matière : Jeûne, Maigre, Quatre-Temps, Station, Superposition, Vigile, Xérophagie. — La valeur du jeûne ne saurait être contestée par les chrétiens. Outre ce qu'ils trouvent dans l'Ancien Testament, ils voient le jeûne recommandé par l'exemple du Christ jeûnant au désert (Uatth,,\N, 2; Marc, I, 2; Luc, IV, 2) ; par les conseils qu'il donne à ses disciples sur la manière déjeuner religieusement (Matth., VI, 46), sur la nécessité du jeûne pour chasser un certain démon {Matth,, XVII, 24); et par une déclaration formelle regardant l'avenir (iVai{^/i., IX, 45). Saint Paul lui-même, l'adversaire si décidé des oeuvres, pratiquait et louait le jeûne (AcL des Ap., XIV, 23 ; I Cor,, Vil, 5 ;/i Cor.. VI, 5 ; XI, 27). C'est pourquoi non seulement les Israélites qui devinrent chrétiens continuèrent à jeûner, mais les payons convertis les imitèrent dès les premiers jours de TEglise (Act des Ap,, XIII, 2, 3; XIV, 23). - Les réformateurs reconnurent ces évidences, tout en réprouvant la réglementation catholique. Luther estime qu'il serait bon de pratiquer un jeûne en commun pour la préparation