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sin (a — I s) sin (p ■
On tirera ensuite de ces deux dernières équations les valeurs exactes de x et de y, puis on calculera AD, BD, CD.
Ch. DE VlLLEDEUIL.
V. Physique.— Cartes magnétiques. Elles sont destinées à fournir les éléments du magnétisme terrestre aux différents points de la terre. On sait que les éléments du magnétisme terrestre (V. ce mot) sont la déclinaison, Yincli-' naison et V intensité w2a^n^%w^(V. ces mots). Ces trois quantités varient dans un même lieu de deux façons,
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d'une façon journalière et sans régularité sous l'influence de causes peu connues, quelquefois la variation est brusque et relativement importante, elle indique l'existence d'un orage magnétique presque toujours accompagné d'aurores boréales se montrant au voisinage des pôles. Si l'on prend la moyenne de toutes ces variations, on trouve qu'elle est sensiblement constante d'un jour à l'autre, mais qu'elle varie très lentement, et d'une façon continue, d'une année à l'autre. Ce que Ton indique sur les cartes magnétiques, ce sont les valeurs de ces moyennes pour une année déterminée. Outre ces variations dans un môme lieu, les éléments du magnétisme terrestre éprouvent des variations continues lorsque l'on passe d'un lieu dans un autre. Sur les cartes magnétiques on réunit les points d'égale déclinaison, d'égale inclinaison et d'égale intensité, la déclinaison, l'inclinaison et l'intensité variant d'une ligne à l'autre d'une quantité constante comme l'on fait pour les cartes de géographie où l'on trace seulement les parallèles et les méridiens de 10° en 10° par exemple. Les lignes d'égale déelinaison se nomment les lignes isogoniques» 11 y a deux lignes isogoniques remarquables : ce sont celles qui correspondent à une déclinaison nulle. L'une part du N.-O. de la baie d'Hudson, traverse le Canada, passe au large du golfe des Antilles, coupe l'Amérique méridionale près du cap Saint-Roch, se dirige vers le S.-E. et vient couper le méridien de Paris vers le 65® degré de lat. S. La deuxième part du S. de l'Australie qu'elle traverse à peu près du S. au N., puis se courbant vers l'O., elle enveloppé dans une boucle gigantesque l'Océanie, les Indes, l'Indo-Chine, puis remonte verticalement entre la Chine et le Japon. On ne connaît pas sa route ensuite, mais elle doit se relier à travers le N. de l'Asie à un autre arc de ligne de déclinaison nulle qui a été observé au N. de la Russie et qui traverse la mer Blanche. Si l'on admet que ces deux lignes se rejoignent aux pôles magnétiques, elles ne forment qu'une seule courbe très irrégulière qui enveloppe la terre. Les lignes isogoniques varient de position d'année en année. Ainsi la ligne de déclinaison nulle qui traverse actuellement le Canada passait à Paris en 1666. Mais en même temps que les lignes isogoniques se déplacent lentement de 1 E. vers l'O., elles changent considérablement de formes, car on a constaté que lorsqu'une ligne isogonique passant sur un océan venait par suite de son mouvement séculaire à rencontrer un continent, la partie terrestre de cette ligne n'éprouvait plus d'aussi grandes variations, tandis que la partie océanique continuait à les subir; de là, la formation d'une sorte de boucle plus ou moins accentuée. A côté des lignes isogoniques, il convient de placer les méridiens magnétiques vrais. Si on considère les grands cercles et les parallèles obtenus avec les pôles magnétiques comme on obtient les méridiens et les parallèles géographiques, on constate que leur position n'a pas de relations simples avec les éléments du magnétisme terrestre; cela résulte de l'irrégularité des lignes isogoniques et autres. 11 y a lieu de considérer cependant les lignes jouissant de la propriété analogue à celle des méridiens géographiques : ce sont ces lignes que Duperrey nomme les méridiens magnétiques vrais. Supposons pour les définir un voyageur partant d'un point quelconque de la terre et se dirigeant constamment dans la direction de l'aiguille aimantée : il parcourra un méridien magnétique vrai; les parallèles magnétiques vrais de Duperrey sont les courbes orthogonales des précédentes. Il a représenté par des courbes ainsi définies les résultats de ses observations magnétiques lors d'un voyage de circumnavigation.
Les lignes isoclines sont les lignes qui passent par les points d'égale inclinaison. Un cas particulier de ces lignes est celui de la ligne oii l'inclinaison est nulle ; on l'appelle quelquefois équateur magnétique. Sa forme n'est pas celle d'un grand cercle voisin de l'équateur géographique ou môme de l'équateur magnétique. C'est une courbe
irrégulière coupant plusieurs fois l'équateur, deux fois d'après Duperrey, vers 10° lat. orientale et 17° long, occidentale, trois fois d'après Morlet qui pense qu'outre les deux points de Duperrey, l'équateur magnétique vient toucher l'équateur vers 120° de long, occidentale, quatre fois d'après Hausteen qui admet qu'il coupe l'équateur en deux points situés l'un à 23° l'autre à 38° à l'O. de la côte occidentale de TAmériquè. Les lignes isoclines forment une série de courbes fermées entourant l'un ou l'autre des pôles magnétiques de la terre.
Les lignes isodynamiques sont celles qui passent par les points où l'intensité magnétique est la même ; elles sont très irrégulières et s'éloignent notablement des lignes isoclines. Au Pérou, elles leur sont môme perpendiculaires; elles paraissent avoir plus d'analogie avec les lignes isothermes. A mesure qu'on les considère plus près des pôles, elles forment des ovales plus allongés allant de la Nouvelle-Sibérie aux grands lacs de l'Amérique du Nord. Les voyageurs ne sont pas d'accord sur la question de savoir s'il n'y a pas quelques-unes de ces courbes en forme de huit, et s'il n'y a pas, par conséquent, deux pôles magnétiques dans l'hémisphère nord comme il y a deux pôles du froid; c'est l'opinion de Gauss; elle a été combattue par Duperrey. A. Joânnis.
VI. Météorologie. — Carte météorologique. Toute carte qui montre, sur une portion plus ou moins grande de la surface du globe, la distribution d'un élément ou d'un groupe quelconque d'éléments qui intéressent la météorologie : vents, pression atmosphérique, nébulosité, quantité de pluie, etc.
Carte du temps. Toute carte qui montre l'état de l'atmosphère à un moment donné sur un espace plus ou moins grand de la surface terrestre. Des cartes de ce genre, sous des noms divers, sont publiées journellement par le Bureau central météorologique de Paris, par le Meteorological Office de Londres, par le Signal - Office de Washington, etc.
Carte céleste. — Feuilles sur lesquelles se trouvent représentées les constellations et les principales étoiles du ciel. De même qu'un lieu du globe terrestre se trouve à l'intersection de son méridien et de son parallèle, étant défini par sa longitude et sa latitude, un astre, étant déterminé par son ascension droite et sa déclinaison, se trouve également fixé à l'intersection de son cercle horaire et de son parallèle. Les systèmes de projections orthographiques, stéréographiques, cylindriques, coniques, etc., employés dans les cartes terrestres géographiques, peuvent donc servir à la représentation des astres fixes, comme les étoiles, les nébuleuses, mais non pour les comètes et les planètes, dont la position change parfois rapidement avec le temps. (Si les positions respectives des étoiles sont modifiées en raison de leurs mouvements propres, il faut des siècles pour amener des variations appréciables à l'œil.) Les principales cartes à consulter sont au nombre de trois : la carte de l'/i^mjspfière boréal^ celle de Vhémisphère austral réunies parfois en une seule qu'on appelle le planisphère céleste ; et celle des constellations équatoriales ou du zodiaque. Les deux premières sont construites dans le système stéréographique en prenant l'équateur pour plan de projection ; la troisième est construite à l'aide des projections cylindriques communément employées pour la représentation d'une constellation ou d'une faible étendue de l'espace céleste.
On distingue dans les cartes célestes deux systèmes principaux : dans l'un, que l'on trouve chez l'astronome Bayer, dont V Uranométrie est très estimée, les étoiles sont représentées telles que nous les voyons au ciel, ce qui présente un grand avantage pour la majeure partie des lecteurs ; dans l'autre, préconisé par Hévélius, et adopté par les anciens, on voit les étoiles de la même manière qu'on les distingue sur un globe quand on est
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à l'extérieur. On constate encore une autre différence entre les cartes célestes de divers auteurs, Schikardus (et après lui Flarasteed), reprocha àBayer d'avoir retourné la plupart de ses figures de constellations de droite à gauche par rapport aux anciens catalogues, ce qui produisait une position tout à fait différente entre les dénominations primitives anciennes des parties droites ou gauches. Le grand atlas de Flamsteed était bien fondé à corriger la plupart des cartes de YUranométrie de Bayer, cependant il n'a pas modifié la disposition à'Orion, que Ton trouve tout autre dans Hévélius. Tandis que la carte de cette belle constellation est tournée vers le ciel ou vers le haut de la sphère dans Bayer et Flamsteed, elle regarde au contraire le centre chez Hévélius, l'épaule orientale quand on regarde le ciel, Bételgeuse (V. ce mot) est l'épaule gauche dans les cartes de Bayer et Flamsteed, et l'épaule droite dans les figures d'Hévélius. il en est de même de toutes les autres parties de cette constellation. Nous citerons parmi les Atlas célestes les plus estimés ceux des astronomes Bayer, Hévélius, Flamsteed, la Caille, Le Monnier, Bodejlarding; les cartes partielles de BesseU Argelander, Brémiker-, les cartes équinoxiales de Valz ; les cartes écliptiques de Chacornac, dressées à l'observatoire de Paris, etc.
Le mode général d'obtention des cartes consistait donc jusqu'à ces derniers temps à déterminer l'ascension droite et la déclinaison des étoiles ; puis ces deux coordonnées étant connues, chaque astre était placé à rintersection de son parallèle et de son cercle horaire ou à l'intérieur d'un petit trapèze formé par les deux cercles horaires et les deux parallèles les plus voisins. Ce procédé était à la fois long et pénible et se trouvait pour ces deux raisons fort limité dans ses applications. Les progrès réalisés pendant les dernières années dans la fabrication et la taille des verres d'optique, une connaissance plus précise de la lumière sur les sels d'argent, ont porté la photographie astronomique à un degré de perfection qui permet un mode d'opération à la fois beaucoup plus court et beaucoup plus facile : le ciel pose à merveille devant les objectifs des astronomes ; il suffit donc de les braquer sur la région que l'on veut obtenir pour en avoir un portrait fidèle. Certains astres fort lumineux par eux-mêmes, comme le soleil, par exemple, sont très difficiles à photographier : si l'on n'a pas le soin d'employer des artifices tout particuliers, on n'obtient que des images surexposées ou brûlées ne donnant aucun détail des taches, facules, etc. C'est seulement en 1877 que M. Janssen, l'illustre directeur de l'Observatoire de Meudon, a réussi à obtenir des photographies solaires montrant bien nettement les granulations de la surface de l'astre. La lune donna d'assez bonnes épreuves à MM. Bond et Wipple à l'observatoire d'Harvard Collège, en 1850 ; les étoiles furent assez bien photographiées vers 1865 par l'Américain Rutherfurd et mieux encore en 1875 par Gould à Cordoba (République Argentine) et en 1880 par H. Draper à New- York et à Hastings. MM. A. Common, Roberts, Huggins, E. Pickering, Janssen et surtout les frères Henry (à l'Observatoire de Paris), grâce à l'invention des plaques sèches au gélatinobromure d'argent, ont pu reproduire sur des clichés et ensuite étudier et mesurer à loisir aussi bien les plus petites étoiles (on a photographié des étoiles de 16® grandeur, et notre œil ne distingue pas celles qui sont au-dessous de la sixième !) que des nébuleuses, à peine soupçonnées, et les détails les plus minutieux de la surface solaire. La photographie étant devenue un mode d'observation facilement utilisable, et fournissant à l'astronomie un secours des plus précieux, ceux qui s'occupent de l'étude du ciel ont songé à photographier la voûte étoilée au lieu d'en dresser des cartes pénibles et incomplètes. Quelques chiffres feront ressortir toute l'importance de l'application de la photographie à l'étude du ciel : le catalogue d'Argelander, qui doit comprendre 460,000 étoiles et qui n'est pas encore terminé, en raison
des difficultés et de la longueur de sa rédaction, comprend 170 étoiles dans une superficie de quatre degrés carrés photographiée par les frères Henry. M. 0. Struve, l'éminent directeur de l'Observatoire de Poulkoua, a compté 5,000 étoiles sur le cliché photographique au lieu de 170 sur la carte d'Argelander, soit 29 fois plus et avec un labeur beaucoup moindre î C'est pourquoi M. Mouchez, directeur de l'Observatoire de Paris, s'étant assuré officieusement du concours des plus éniinents astronomes étrangers, prit l'initiative de la réunion d'un Congrès international en demandant à l'Académie des sciences de vouloir bien adresser des invitations officielles aux diverses sociétés savantes et à tous les directeurs des observatoires étrangers qui pourraient collaborer à la formation de la Carte du cieL Ces invitations, lancées le 15 oct. 1886 par l'intermédiaire du ministère des affaires étrangères, reçurent toutes le meilleur accueil et amenèrent la réunion à Paris, le 16 avr. 1887, d'un congrès composé des astronomes les plus éminents du monde entier. Nous en verrons les résultats à VnYLPhotographie.