CARTE — CARTEL
bagues de plomb, tandis que le haut est garni de flottes ; l'engin est traîné ordinairement au moyen de deux bateaux,
BiBL.: Cartes À JOUER. — 1» Iconographie.— Le P. Me- NESTRiER, Bibliothèque curieuse; Trévoux, 1704, 2 vol. in-l2, t. II, pp. 174 et suiv. — • Le P. Daniel, Mémoire sur Vorigine du jeu depiquet^ dans les Mémoires dits de Trévoux, année 1 720. — L'abbé Bïjllet, Recherches historiques sur les cartes à jouer ; Lyon, 1757, in-8. —Le baron de Hei- NECKEN, Idée géné7'ale aune collection complète d'estampes; Leipzig, 1771, in-8. — Court db Gebelin, Du Jeu des Tarots, où ion traite de son origine, dans le t. I«r de son Monde primitif ; Paris, nid, in-L — J.-G.-I. Breitkopf, Versuch den ursprung der Spielkarten... zu erforschen; Leipzig, 1784, in-4. — S.-W. Singer, Researc/ies into the history ofplaying cards; Londres, 1816, in-4. — L. Cico- GNARA, Memorie spettanti alla storia délia Calcografîa ; Prato, 1831, in-8.— P. Lacroix, Onpme des cartes à jouer; Paris, 1835, in-8. — Duchesne aîné. Observations sur les cartesajouer, dans VAnnuairede la Société de l'histoire de France^ 1837. — C. Leber, Etudes historiques sur les cartes à jouer, dans les Mémoii^es de la Société des Antiquaires de France^ 1842. — Jeux de cartes, tarots et cartes numérales du xiv* au xviii° siècle, représentés en cent planches ; Paris, 1844, gr. in-4. — W.-A. Chatto, FacLs and spéculations on the origin and history of playing cards; Londres, 1848, gr. in-8. — P. Boiteau d'Ambly, les Cartes k jouer et la cartomancie ; Paris, 1854, in-i2. — Taylor, History of playing cards ; Londres, 1865. — R. Merlin, Origine des cartes à jouer; Paris, s. d. (1869), in-4. — Max Lehrs , Die œltesten deutschen Spielkarten ; Dresde, 1885, in-4.— Schrœder, Spielkarte und Kartenspiel \ léna. 1885.-- G. Paw- LowsKi, les Cartes à jouer, dans le Manuel de l'amateur d'estampes, de feu M. Eug. Dutuit {sous presse).
2° Fiscalité. — Bull, de stat, et de lég. comparée. — Dîct. gén. des cont, ind.
d" Mathématiques. -- Bachet, cité plus haut.— Annales de Gorgonne, t. IV. — Mokge, Mémoires des savants étrangers, 1773, t. VII,
CARTE (Thomas), historien anglais, né à Cliftonupon-Dunsmoor (Warwickshire) en 1686, mort près d'Abington le 2 avr. 4754. De bonne heure, il eut maille à partir avec le gouvernement à cause de ses opinions jacobiles et on l'accusa môme d'avoir participé à la rébellion de 1715. Sa tête ayant été mise à prix le 15 août 1722, Carte passa en France oU il s'occupa à recueillir des documents pour une édition de l'histoire de de Thou. De retour en Angleterre en 1728, grâce à la protection de la reine Caroline, il commença à rassembler des matériaux pour sa grande histoire d'Angleterre à laquelle il travailla presque sans relâche jusqu'à sa mort. Il fut encore inquiété en 1744 à cause de son dévouement persistant à la famille des Stuart. On lui retira même en 1748 les maigres subventions qu'on lui avait accordées pour faire éditer son histoire. Outre cette œuvre capitale, General History of England (Londres, 1747-1755, 5 vol. in-fol. ; nouv. éd., Oxford, 1851, 6 vol. in-8), qui n'a pas été achevée, Carte a publié : The Irisk Massacre set in a clear light (1714) ; Life of James, duke of Ormonde (1735-36, 3 vol. in-fol.) ; the History of the Révolutions of Portugal from the foundation of that Kingdom to the year i567 (1740, in-8); préface au Catalogue des Rolles gascons, normands et français conservés dans les archives de la Tour de Londres (1743, 2 vol. in-fol.) et un grand nombre de pamphlets. Ses manuscrits sont conservés à la bibliothèque Bodléienne. On a traduit en français les Mémoires de la vie de milord duc d'Ormond (La Haye, 1737, 2 vol. in-12), mais en les abrégeant considérablement.
CA RTEA U X (Jean-François) , général français, né en 1 751 à Allevan, dans le Forez, mort en 1813. Fils d'un dragon et élevé aux Invalides où son père avait été admis à la suite des guerres de^ Hanovre, il se livra à l'étude de la peinture. S'étant signalé à la prise des Tuileries, le 10 août 1792, comme officier de la garde nationale, il fut nommé adjudant- général et attaché à l'état-major du général de Montescfuiou à l'armée des Alpes. Lors de l'insurrection fédéraliste des Marseillais (juin-juil. 1793), il commanda le petit corps que la Convention détacha de l'armée des Alpes pour faire rentrer les rebelles dans le devoir. En
occupant à temps le Pont-Saint-Esprit, il empêcha la jonction des bataillons du Gard avec ceux de Provence. Nommé général (17 juil. 1793), il lutta avec succès contre les insurgés et entra dans Marseille (26 août 1793). Puis il se porta, du côté de Toulon soulevé, jusqu'à Ollioules. Mais les représentants en mission Gasparin et Saliceti le jugèrent au-dessous de la tâche difficile de reprendre Toulon, et ils le firent remplacer par Dugommier. Carteaux passa à l'armée d'Italie (nov. 1793). Devenu suspect et arrêté par ordre du Comité de salut public, il fut incarcéré à la Conciergerie (2janv. 1794). Le 9 Thermidor le rendit à la liberté et il fut employé à l'armée de l'Ouest, puis destitué, puis employé de nouveau lors delà journée du 13 vendémiaire. Administrateur de la loterie en 1801, il fut en 1804 et en 1805 commandant de la principauté de Piombino. Nous ne savons rien sur ses dernières années. F.-A. A.
CARTEIA. Ville importante des Phéniciens, puis des Carthaginois, sur le détroit de Gibraltar, à l'O, du mont Calpè. Suivant certains érudits, elle est la même que la ville de Caipi, indiquée par quelques auteurs anciens; si les deux villes existaient réellement, elles étaient du moins très voisines. L'existence de Carteia est attestée par Appien, Ptolémée, Tite Live, Mêla, Pline, l'anonyme deRavenne, etc. Le texte de Pline (XLIII, 1-4) est particulièrement intéressant à ce sujet; il nous apprend qu'en 170 av. J.-C, on y fonda une colonie /wm latini, la première créée en dehors de l'Italie; eïle fut composée d'Espagnols demi-romains, nés des unions de soldats romains avec des femmes espagnoles, et appelés pour cela libertini. Les monnaies latines de Carteia (les emblèmes nous montrent que la ville prospérait par la navigation et la pêche) nous font par suite connaître des quatuorvirs (parmi lesquels Germanicus et Drusus), des édiles, des sénatus-consultes et des décrets des décurions. Quelques vestiges de thermes, d'un amphithéâtre, de mosaïques, d'édifices divers, une tuile avec l'inscription Carteia, ont été trouvés dans l'endroit nommé El Roccadillo^ au fond de la baie de Gibraltar ; une tour qui est là est dite Torre de Cartagena, ce qui pourrait être une altération du nom Carteia, qu'on finit par ne plus comprendre. E. Cat.
CARTEL. I. Art DÉconATiF. — Motif d'ornement servant de cadre à une pendule, principalement dans le style rocaille et le style Louis XVI et s'appliquant à une certaine hauteur contre une muraille. Le xviii^ siècle a produit des œuvres charmantes en ce genre. On donne aussi ce nom à ces petites tablettes à inscriptions, parfois ornées d'oreillons, qui se voient, dans les bas-reliefs, sur les enseignes militaires romaines ; elles portaient généralement le numéro de la légion. Des tablettes de môme forme se voient souvent aussi sur les monuments antiques, temples, tombeaux, etc. ; la Renaissance les a fréquemment reproduites, pour les mêmes destinations. Les génies antiques ou de la Renaissance, reproduits sur les monuments ou plus récemment dans les tableaux, tiennent souvent un cartel à inscription ; les figures des Ttois Vertus théologales, par Raphaël, sont accompagnées ainsi. Ad. Thiers.