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VIII. Administration militaire (V. Congé

CARTOUCHE (Louis-Dominiqne), criminel fameux, né à la Courtille (Belleville) en 4693, supplicié à Paris le 27 nov. 1721. Son père, quoique simple tonnelier, tint à lui faire faire de bonnes études et le plaça au collège des Jésuites, mais les mauvais instincts du jeune Cartouche ne tardèrent pas à se révéler avec une surprenante précocité. H n'était encore qu'un enfant quand il s'affilia à une bande de Bohémiens où il apprit rapidement tous les secrets de l'art du voleur. Certains de ses méfaits sont restés célèbres par l'audace et l'habileté avec laquelle ils furent accomplis. Cartouche était devenu la terreur des Parisiens et des habitants de la banlieue où il se réfugiait de préférence. Sa tête fut mise à prix par le parlement et une somme de 2,000 livres promise à celui qui l'arrêterait. Parmi les cachettes où ce malfaiteur savait se mettre à l'abri de toute poursuite, on prétend qu'il en reste une : c'est un puits ou plutôt un faux puits appartenant à une maison de Bercy, située rue de la Grange-aux-Merciers. Cartouche fut enfin arrêté au mois d'oct. 1721. Enfermé au Châtelet, il tenta de s'en évader et peu s'en fallut qu'il n'y réussît. On le transféra alors dans une prison plus sûre, à la Conciergerie. Son procès ne fut pas long à instruire; le 26 nov. il subit la question extraordinaire et, le lendemain, il était roué et rompu vif en place de Grève. F. Bournon.

CARTOUCHERIE. Les munitions pour armes portatives sont confectionnées dans des ateliers spéciaux portant le nom de cartoucheries; les uns sont chargés de la fabrication des étuis, les autres de la confection des balles et du chargement des cartouches. Sept villes en France et en Algérie, possèdent à la fois ces deux sortes d'ateliers, ce sont : Alger, Douai, Rennes, Toulouse, Vincennes, Valence et Bourges ; deux autres villes ont seulement des ateliers de chargement : Puteaux et Tarbes. Le travail dans les cartoucheries est entièrement exécuté par des ouvriers civils et des ouvrières. On s'adresse aussi quelquefois à l'industrie privée qui livre, soit simplement des étuis, soit des cartouches terminées, particulièrement des cartouches de revolver. Une inspection générale des cartoucheries, créée il y a quelques années et placée sous la direction d'un officier général, a pour mission de donner une impulsion unique aux divers ateliers producteurs.

CARTOUCHIÈRE (Art milit.). Poche, généralement en cuir, qui fait partie de l'équipement du soldat et sert à contenir les cartouches dont il doit faire un usage immédiat. Les premières cartouches se portaient d'ordinaire dans de petits étuis en fer-blanc suspendus à une bandoulière. Pourtant, dès 1567, Alba avait en Espagne des tireurs à cheval armés de mousquetons, et portant chacuïi vingt-quatre cartouches, dans deux sacs en cuir : l'un porté par le cavalier sur les hanches, l'autre adapté à la selle. Depuis, les cartouchières ont eu les formes et les dimensions les plus variées (V. Giberne). Aujourd'hui, les soldats des armées principales de l'Europe sont porteurs d'une ou plusieurs cartouchières. En France, la cartouchière à alvéoles, modèle 4877, est encore en usage, bien qu'elle ait été remplacée officiellement par la cartouchière modèle 1888, dont nous allons parler. La cartouchière à alvéoles était faite pour contenir dix-huit cartouches modèle 1874. La cartouchière nouveau modèle,

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