CARUS — CARVALHO
natale, puis, en 1848, passa à Wurtzbourg et de là à Fribourg-en-Brisgau, pour accepter encore la même année le poste de conservateur du musée d'anatomie comparée d'Oxford. Reçu privat-docent à Leipzig en 1851, il y fut nommé en 1853 professeur d'anatomie comparée et directeur de Tlnslitut zoologique ; il passa Thiver de 1858-59 à Messine, fit des leçons sur la zoologie à Edimbourg pendant les étés de 1873 et de 1874 en remplacement de Wy ville Thomson appelé à diriger Fexpédition du Challenger. Principaux ouvrages : Zur ndheren Kenntniss des Gêner ationswechsels (Leipzig, 1849, in'8) ; System, der thierischen Morphologie (Leipzig,
1853) ; Icônes zootomicœ (Leipzig, 1857) ; Ueber die Werthbestlmmimg zoologischer Merkmale (Leipzig,
1854) ; avec Gerstâcker : Handbuch der Zoologie (Leipzig, 1863-75, 2 vol. in-8) ; Geschichte der Zoologie (Munich, 1872, in-8 ; trad. en franc., Paris, 1875, in-8) ; il a publié avec Engelmann : Bibliotheca zoologica (Leipzig, 1861, 2 vol. in-8), a fondé en 1878 le Zoologischer Anzeiger et de plus traduit en allemand la plupart des ouvrages de Darwin. D^' L. Hn.
CARUTTI (Domenico), baron de Cantogno, historien et publiciste italien contemporain, né à Cumiana, près de Turin, le 26 nov. 1821, d'une ancienne famille noble qui possédait au xii® siècle le château de Carrû, d'où son nom. Ses premiers ouvrages furent des romans historiques, une tragédie, mais il abandonna bientôt les lettres pour la politique et l'histoire ; voici ses principaux écrits : Dei Principii del Governo liber o ( 1 852 ) ; Storia del regno di Vittorio Amedeo H (Turin, 1856); Storia del regno di Carlo Emanu^le lll (Turin, 1859). A cette date, Cavour l'appela près de lui avec le titre de secrétaire général ; député en 1860, il fut nommé ambassadeur en Hollande, puis conseiller d'Etat. Il n'en continuait pas moins ses travaux et publiait: Storia délia diplomazia délia Casa di Savoia (Turin, 1875-1878, 4 vol. in-8), ouvrage des plus importants. Nous ne mentionnons que pour mémoire toute une série d'études disséminées dans les diverses revues italiennes ; on en trouvera les titres chez M. de Gubernatis. R. G. BiBL. : A. DE Gubernatis, Dict. international des écrivains du jour (1888-1889). — Vittorio Bërsezio, Il Regno di YittoriO'EmanuelelI .TrenV anni dimta letteraria;TuTin^ 1878-1881, 3 vol. in-B; t. I, p. 218; t. Il, pp. 409-443.
CARVAILLE (Léon) (V. Carvalho).
CARVAJAL (Juan de), cardinal espagnol et évoque de Placencia, né à Trujillo en 1399, mort à Rome en 1469. Nommé gouverneur de cette ville, puis légat du Saint- Siège, il assista au concile de Bâle et fut créé cardinal par Eugène IV en 1446. Chargé de plusieurs missions en Allemagne et en Bohême, il défendit le dogme catholique contre les Hussites et assista à la victoire de Belgrade, remportée par Jean Hunyade sur Mahomet II (1456).
CARVAJAL (Bernardin de), prélat espagnol, né en 1456 à Palencia, mort en 1523. Il fut évéque d'Astorga, de Badajoz, de Siguenza, de Placencia, enfin de Carthagène. Alexandre VI le fit cardinal en 1493. Nommé ambassadeur de Ferdinand le Catholique, il prit parti pour Louis XII et Maximilien et se déclara contre le pape Jules II au concile de Pise (1511). Excommunié et destitué au concile de Latran (1512), puis emprisonné par Léon X, Carvajal n'obtint son pardon qu'après s'être humilié devant le pontife au consistoire de 1513. On possède de lui plusieurs sermons en langue latine.
CARVAJAL (Francisco de), capitaine espagnol, né en 1464, mort en 1548. Il se distingua à la bataille de Pavie (1525), puis à la prise de Rome (1527). Les trésors du nouveau monde l'attirèrent en Amérique oti il prit part aux guerres civiles des conquérants espagnols, et contribua à la victoire de Chupas, que Vaca de Castro, envoyé par Charles- Quint, remporta sur Diego de Almagro, le fils du conquistador (1542). Ayant passé du côté de Gonzalo Pizarro qui le nomma « mestre-de-camp », Carvajal vainquit Diego Centeno à Guarina (1.547). Fait prisonnier l'année
suivante, il fut pendu comme traître à Cuzco. Sa férocité était proverbiale : mas fiero y cruel que Carvajal. 20,000 Indiens périrent dans les mines oii les ensevelit son atroce cupidité.
CARVAJAL (Lorenzo Galindez de), jurisconsulte espagnol, né à Placenzia en 1472, mort à Bargos le 25 nov. 1527. Il professa la jurisprudence à Salamanque, fut nommé conseiller de Ferdinand le Catholique et seconda le régent Ximenès dans le gouvernement du royaume en 1516. Il mourut à Bùrgos en 1527. Carvajal a laissé un ouvrage intitulé Adiciones a los varones ilustres de Hernan Ferez de Guzman (1517). Ses autres manuscrits n'ont pas été publiés.
CARVAJAL (Juan de), officier espagnol, parent de Francisco Carvajal, mort en 1546. Il est impossible de fixer la date de sa naissance. Son caractère aventureux et sa cupidité l'avaient conduit en Amérique à l'époque où Charles-Quint vendit le Venezuela aux Welser d'Augsbourg. Carvajal, par un coup de main hardi, fit massacrer le gouverneur allemand et usurpa sa place et son titre grâce à de fausses lettres patentes de l'empereur qu'il avait lui-même fabriquées. Dans la suite, Charles-Quint, informé de sa rébellion, le fit arrêter et pendre.
CARVAJAL (Tomas-José-Gonzales) , homme d'Etat et littérateur espagnol, né à Séville le 21 déc. 1753, mort le 9 nov. 1834. Ayant obtenu le grade de docteur en droit, il entra au secrétariat des finances des Indes et fut nommé oficiaU puis intendant des colonies établies dans la Sierra-Morena et l'Andalousie par Charles IV (1795). Carvajal remplit avec honneur différents emplois civils et militaires, devint président de la junte des finances (1812), secrétaire d'Etat l'année suivante, puis directeur des éludes à San-Isidro. Destitué et interné à Séville lors du retour de Ferdinand VII, l'insurrection militaire de 1820 lui rendit sa place; il devint membre du conseil d'Etat en 1821, puis de celui de la guerre. Il mourut pair du royaume. Auteur de plusieurs ouvrages estimés en prose et en vers; los Salmos (Valence, 1819, 5 vol.); los libros poéticos de la Santa Biblia (1827, 6 vol.); Opûsculos inédiios en prosa y verso (Madrid, 1847, 13 vol.). Lucien Dollfus.
CARVALHO (Tristâo Barbosâ de), mystique portugais du XVI® siècle, né à Condéixa près Coimbre, mort à Lisbonne le 12 juil. 1632. Antonio lui attribue plusieurs ouvrages, écrits vraisemblablement en portugais, dit-il, et qu'il intitule Ramillette del aima y jardin del cielo e Peregrinatio, etc. ; mais sans indiquer de date de publication et de format. Nous n'avons nulle part rencontré ces livres ; le bibliographe portugais Silva ne cite de Tristâo Barbosa de Carvalho que l'ouvrage intitulé Peregrinaçâo christâ, que conten un epilogo das obras de Deus nosso senhor, desde a creaçâo^ dos anjos, do mundo, do homem, da vida^ paixâo e morte de redemptor e da virgem senhora nossa, cou a presdestinaçâo e signaes dos predestinados, aie a triumphante e celestial ciotade de Jérusalem (Lisbonne, 1620, in-8; Lisbonne, 1674, in-4; Lisbonne, 1709, in-4 ; Lisbonne, 1744, in-4). On voit que cet ouvrage a été assez lu pendant plus d'un siècle; il se compose de dialogues, dont les principaux personnages sont le romain Quintilien, le portugais Aurelio, et le montaniste Aristotolo. E. Cat.
CARVALHO (José da Silva), homme d'Etat portugais né à Castelbranco (prov. de la Beira) le 19 déc. 1782, mort le 3 févr. 1845. Il appartenait au parti libéral, joua un rôle dans la révolution de Porto (24 août 1820) et devint membre de la junte provisoire, de la régence instituée par les Certes de 1821 ; il fut nommé par Jean VI président de la municipalité de Lisbonne, puis ministre de la justice ; renversé en 1823 par la contre-révolution, il revint d'Angleterre (1826) lorsque dom Pedro promulgua la charte, mais fut bientôt exilé par dom Miguel (1828). Il prépara à Londres l'expédition qui renversa l'usurpateur,