‹ La Grande encyclopédieChapitre 218 sur 397 · CASA ~ CASABIANCA · texte numérisé non relu

CASA ~ CASABIANCA

d'un vecchio idiota ammaestrante un suo giovanetto si ragiona de modi che si debbono ô tenere^ ô schifare nella comiine conversatione, cognominato Galateo (Milan, 1559, in-8); IL Galateo^ con COratione a Carlo V (Florence, 1360, m-8); Opère di ili. Giovanni délia Casa, con giunta di scritture non fiii stampate (Florence, 1707, 3 vol. in4). Voici le titre d'une des plus anciennes traductions françaises du Galateo : Le Galatée premièrement composé en italien par Jean de la Case, Traité très utile et très nécessaire pour bien dresser une jeunesse en toutes manières et façons de faire, louables, bien reçues et approuvées par toutes gens d'honneur et de vertu (Lyon, 1598, in-16). R. G.

BiBL. : Casotti, YUa di Giovanni délia Casa (en tête des Opère] ; Florence, 1707. — Baillet, Jugements des savants. — Ménage, Ar»ii-j[?aifiei. — Bayle, Dictionnaire historique (article Lamothe-Le Vayer). -- Giulio Negki, Istoria degli scrittori Fiorentini ; Ferrare, 1 722, m-8. — Filippo Gerardi, Biografîa di Mons. G. Dalla Casa; Rome, 1836, in-8.— Gundling, Disguisifio anj. Casa crimen pœderastiae defenderit (dans ubservationes selectœ, Francfort, 1797, t. l'S in-8). —La Curiosité littéraire et bibliographique ; Paris, 1880, l-^* série, in-12.

CASA (Giovanni-Martino délia) , peintre italien du x vi« siècle, né àVerceil, gendre de Lanini, travaillait à Milan vers 1570, et a laissé la réputation d'un artiste médiocre.

CASA-Irujj (Cârlos-Maria Martinez de), homme d'Etat espagnol, né à Carthagène le 4 nov. 1765, mort le 17 janv. 1824. Entré trèsjeune dans la diplomatie, il devint ambassadeur d'Espagne auprès des Etats-Unis. En 1808, il se déclara partisan de Ferdinand Vil et servit la Junte dans diverses missions à l'étranger. Plus tard, il fut envoyé au Brésil, et, en 1818, avec le duc de San-Cârlos, il représenta l'Espagne au congrès de Carlsbad. Peu après, il remplaça, comme ministre d'Etat, José Garcia de Léon y Pizarro, mais fut accusé, en 1819, d'avoir ratifié la cession de la Floride et traduit pour ce fait devant le conseil d'Etat. Sa justification fut éclatante, et après avoir été quelque temps ambassadeur à Paris, il devint, en 1823, président du conseil des ministres. E. Cat.

CASABERMEJA. Ville d'Espagne, prov. de Mâlaga, district de Colmenar, près du Guadalmedina, centre d'un canton vinicole; 4,034 hab.

CASABIANCA. Com. du dép. de la Corse, arr. de Bastia, cant. de Porta ; 348 hab.

CASABIANCA (Raphaël, comte de), général français, sénateur et pair de France, né à Vescovato (Corse) le 27 nov. 1738, mort à Bastia le 28 nov. 1825. Ce personnage appartenait à une des familles les plus nobles et les plus considérables de la Corse. 11 combattit, dans sa jeunesse, la domination génoise, fort impopulaire, comme on sait, dans cette île, mais il ne fit point difficulté de se rallier à la France quand elle en entreprit la soumission, et il seconda de son mieux, de 1768 à 1770, les opérations militaires des Chauvelin et des de Vaux. Nommé en récompense de ses services capitaine dans le régiment de Buttafuoco (1770), il passa dans le régiment Provincial-corse avec le même grade (1772) et y fut élevé successivement au rang de major (1773) et à celui de lieutenant-colonel (1779). C'est à lui surtout que les gouverneurs français de la Corse, Narbonne et Marbœuf, furent redevables de l'apaisement relatif qui s'y produisit de 1772 à 1789. Quand la Révolution éclata, Casablanca en adopta hautement les principes. Son île ayant été déclarée partie intégrante de l'empire français (tandis que jusqu'alors elle avait été traitée comme une colonie), il fut un des quatre députés qu'elle désigna pour aller en remercier l'Assemblée constituante (1790). Nommé l'année suivante colonel du 49« régiment d'infanterie, il prit part, en avr. 1792, dans Parmée de Rochambeau et sous les ordres de Biron, à l'attaque des Pays-Bas autrichiens, concourut à l'attaque de Mons et, après la panique dont nos troupes ne surent se défendre, protégeales fuyards enformantl'arrièregarde qui contint si vigoureusement les uhlans à Quiévrain.

Ce beau fait d'armes lui valut le grade de général de brigade (30 mai 1792). Casablanca passa peu après à l'armée des Alpes et, sous Montesquieu, prit une part brillante à la conquête de la Savoie (sepf.-oet.) Envoyé ensuite en Corse, il dut s'associer, dans les premiers mois de 1793, à l'attaque projetée par le gouvernement français contre l'île de Sardaigne et qui échoua complètement. C'est à ce moment que Paoli, dont la fidélité était douteuse depuis quelque temps, se mit en révolte ouverte contre la Convention et appela les Anglais à son aide. Le Comité de Salut public lui retira ses pouvoirs et les transmit à Casablanca qui, refoulé dans Calvi, où bientôt il fut bloqué par terre et par mer, soutint un bombardement de trente-neul jours et, contraint de rendre la place, obtint la capitulation la plus honorable. Nommé général de division (19 mars 1794), nous le retrouvons à Pavantgarde de l'armée d'itahe, sous Masséna (1794-1795;. Son compatriote Bonaparte, qui devient en 1796 son général en chef, l'envoie d'abord à Livourne, puis le charge d'aller réoccuper la Corse. En 1798, Casablanca exerce un commandement dans l'armée de Rome, et il contribue peu après, sous Championnet, à la conquête de Naples (1798-1799). De là, il passe dans Parmée d'Helvétie, où il sert encore quelques mois, et il termine sa carrière militaire par une campagne contre les insurgés royalistes dans nos départements de l'Ouest (1799). A ce moment Casablanca était vieux, fatigué. Bonaparte qui n'avait pas ses talents stratégiques en très haute estime, le pourvut, fort peu après le 18 Brumaire, d'une honorable retraite en Pappelant au Sénat conservateur (déc. 1799). Plus tard il le nomma grand officier de la Légion d'honneur (1804) et comte de PEmpire (1806). Casablanca, pourvu d'une sénatorerie en Corse, fut envoyé dans cette île en 1810 pour faire une enquête sur les abus de pouvoir reprochés au général Morand, qui y commandait. Après la chute de Napoléon, il se rallia sans difficulté à Louis XVlll, qui le fit chevalier de Saint-Louis et l'admit dans la Chambre des pairs (1814). Il n'en servit pas moins l'empereur pendant les Cent-Jours. Aussi fut-il, par suite de la seconde Restauration, exclu de la Chambre des Pairs (24 juil. 1815). Mais le parti libéral ayant regagné du terrain, une ordonnance royale l'y fit rentrer en 1819. A. Debidour.

CASABIANCA (Joseph-Marie, comte de), général français, né à Venzolasca (Corse) le 1«' juin 1742, mort en 1807. Entré de bonne heure au service de la France (1761), il se distingua par sa bravoure sur les côtes d'Afrique et en Corse, devint colonel en 1776, reçut, en récompense de ses services, la terre d'Alesia érigée en comté de Casablanca, fut nommé chevalier de Saint-Louis (1786) et, peu après, obtint l'emploi d'aide-maréchalgénérai des logis de l'armée en Corse (1788). 11 n'en applaudit pas moins à la Révolution, qu'il servit très vaillamment, d'abord à l'armée du Rhin (1792), où il gagna le grade de général de brigade, ensuite à l'armée d'Italie, oti il se signala par de beaux faits d'armes sous Schérer et sous Kellermann (1794-1795). Bonaparte le nomma gouverneur du Piémont (1796). Casablanca montra, sur divers points de la péninsule, une grande fermeté pendant la campagne de l'an VII (1799) qui mit les armées françaises à de si rudes épreuves. Criblé de blessures, il ne put concourir aux opérations victorieuses du premier Consul en 1800 et, après avoir quelque temps commandé la place de Mantoue (1801), il finit par se résigner à la retraite. A. Debidour.

CASABIANCA (Louis), marin français et homme politique, né à Bastia vers 1755, mort à la bataille d'Aboukir le 1^^ août 1798, frère de Raphaël (V. ci-dessus). 11 entra très jeune dans la marine. Ses compatriotes l'envoyèrent siéger à la Convention où il vota pour la détention de Louis XVI. Il fit ensuite partie du conseil des Cinq-Cents et s'occupa dans cette assemblée des questions relatives à l'organisation de nos forces navales. l\ reprit

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