CASABIANCA — CASAL
le service militaire à l'expiration de son mandat. Il participa à l'expédition d'Egypte en qualité de capitaine de pavillon de Brueys et commandant du vaisseau-amiral rOrient; son fils, âgé de dix ans seulement, raccompagnait. Pendant la bataille d'Aboukir, il dut succéder dans le commandement à Tamiral Brueys enlevé par un boulet; il fut lui-même, bientôt après, blessé grièvement à la tête. Sa fin tragique a rendu célèbres le courage et le dévouement de son fils. L'Orient était devenu la proie des flammes, et tout espoir de maîtriser l'incendie était perdu ; pressé d'embarquer dans une chaloupe, le jeune Casablanca s'y refusa, puis, aidé par l'intendant de l'escadre Jaubert, il transporta et attacha son père sur un tronçon de mât tombé à la mer. Ils se réfugièrent tous les trois sur l'épave, mais ne purent s'éloigner assez rapidement ; lorsque Y Orient sauta , ils disparurent dans l'explosion.
BiBL. : Rapport du lieutenant Charrier. — Moniteur du 21 vendémiaire an VII.
CASABIANCA (Pierre-François de), colonel français, fils de Raphaël, né à Vescovato (Corse) le 30 avr. 1784, mort en Russie le 44 août 4812. Après avoir passé par l'Ecole polytechnique (1801-4803), il fut successivement élève à l'école d'artillerie de Metz, lieutenant au 7« régiment d'artillerie (14 nov. 4806), capitaine des chasseurs à cheval de la garde (28 oct. 4808) et aide de camp du maréchal Masséna (6 mars 4809). Son éclatante bravoure l'avait fait remarquer dans les campagnes de Prusse et d'Autriche. Nommé major (le 3 oct. 4810), puis colonel du 31« régiment d'infanterie légère (31 mars 4844), il soutint en Russie sa brillante réputation. Déjà criblé de blessures, il en reçut une mortelle le 44 août 4842 et expira trois jours après. A. Debidour.
CASABIANCA (François-Xavier, comte de), homme politique français, né à Nice d'une famille corse, le 27 juin 4796, mort à Paris le 5 fév. 4884. Reçu avocat en 4820, il se fit inscrire au barreau de Bastia. 11 n'entra dans la vie publique qu'après la révolution du 24 Février 4848. Elu représentant à la Constituante, le quatrième sur six, avec 46,000 voix, il fit d'abord partie de la droite monarchique, puis se rallia à la politique du Prince-Président, Louis-Napoléon Bonaparte, après l'élection présidentielle du 40 déc. Réélu à la Législative le troisième sur six, il adhéra au comité de la rue de Poitiers, mais revint bientôt à la politique de l'Elysée. Aussi le prince-président le norama-t-il ministre de l'agriculture et du commerce le 26 oct. 4854, et ministre des finances le 23 nov. suivant. Après le coup d'Etat du 2 Décembre 4854, auquel il adhéra pleinement, il fut chargé d'organiser le ministère d'Etat créé par décret présidentiel du 22 janv. 4852. Ensuite il entra au Sénat, le 28 juin. 4852, et fut nommé procureur |>énéral à la Cour des comptes le 5 mars 4864. Du 4 sept. 4870 jusqu'au 44 mai 4876, il no reparut plus sur la scène publique. A cette époque, une élection partielle lui permit de venir à la Chambre représenter l'arr. de Bastia. Il siégea à droite et fut un des 458 députés qui soutinrent le ministère de Broglie après le coup d'Etat du 46 Mai 4877. Après la dissolution de l'Assemblée, il rentra dans la vie privée. Louis Lucipia.
CASABIANCA (Pierre-Paul de), homme politique français, né à Bastia le 43 sept. 4839. Avocat à Bastia, il posa en 4854 sa candidature républicaine à la Chambre des députés, mais il fut battu par M. de Choiseul. Le 25 janv. 4885, il fut élu sénateur de la Corse. A la Chambre haute il s'est occupé avec succès des questions juridiques et surtout de la réforme du système administratif et judiciaire des colonies françaises.
CASABIANDA. Dépendance de la com. d'Aleria (Corse). C'était naguère le siège d'un pénitencier agricole aménagé pour recevoir plus de mille détenus. Situé au milieu d'une plaine magnifique, ayant à sa disposition 2,000 hect. de terre dont une partie est formée de sols d'allu-
vion d'une grande richesse, cet établissement semblait destiné à une grande prospérité. Mais un obstacle dont on n'avait pas suOSsamment tenu compte, l'insalubrité de l'air, a tout paralysé. Des travaux d'assainissement qui n'ont été que partiellement exécutés, n'ont pu empêcher que l'établissement fût inhabité pendant trois ou quatre mois de l'année, sous peine de voir le personnel atteint par les fièvres paludéennes. En 4885, après vingt-deux années d'existence, le pénitencier a été évacué, et les bâtiments ainsi que les terres ont été remis au Domaine qui se propose de les mettre en vente. A. Corazzi.
CASA BRANCA. Ville du Brésil, prov. de Sam Paulo, près d'un affluent du rio Pardo, à 466 kil. de la capitale, Stat. de chem. de fer vers Uberaba (Minas) ; 4,954 hab. (4886). Culture de café, canne à sucre, tabac. R.-B.
CASADO DEL Alisal (José), peintre espagnol contemporain, né à Paleucia et élève des cours de peinture de l'académie de San Fernando et de D. Federico de Madrazo. Envoyé comme pensionnaire à Rome, en 4855, à la suite d'un concours où il obtint le prix avec son tableau de la Résurrection de Lazare, il envoya à l'exposition nationale de 4858 une toile représentant la Mort du comte de Saldana pour laquelle il obtint une mention honorable. L'Etat lui acheta cette même année son tableau intitulé Bernard del Carpio, qui figure au musée national du Fomente, en même temps qu'une autre peinture représentant les Derniers moments de Ferdinand IV, El Emplazado. Lors des expositions de 4862 et 4864, à Madrid, Casa do del Alisal obtint des médailles de 4^« classe ; il figurait à la première de ces expositions avec une vaste composition : le Serment des Cortès de Cadix, en iSiO, qui décore aujourd'hui l'un des salons du palais des Cortès. En 4864, il exposait la Capitulation de Baylen, qui fut acquis par la reine Isabelle, et en 4866 un portrait de la reine, en même temps qu'un sujet historique. Il est l'auteur de divers portraits de personnages politiques placés dans le salon des conférences de la Chambre des députés, à Madrid, notamment ceux de Joaquin Maria Lopez et de Antonio Alcala Galiano. Nommé professeur à l'académie des beaux-arts, puis directeur de l'académie d'Espagne à Rome, et peintre de la Chambre, l'artiste a été fait commandeur de l'ordre d'Isabelle la Catholique. Il est l'auteur des dessins gravés pour la Historia de Madrid par Amador de los Bios, et a pris part aux expositions universelles de 4867 et de 4878 à Paris, où il a figuré avec divers tableaux dont les plus marquants sont : les deux Chefs, Zaïda, la Favorite et le Cadeau du Torero, P. L.
CASA FORTE. Village du Brésil, prov. de Pernambuco, près de Recife, sur la rive gauche du Capiberibe. Son nom vient d'une exploitation rurale (Engenho) que les Hollandais appelaient Nassau et qu'ils fortifièrent en 4645. Le 47 août 4645, le commandant Hous, battu quatorze jours auparavant à Tabocas, y fut enfermé par les Brésiliens commandés par Vidal et Fernandes Vieira et obligé à mettre bas les armes. Rio-Branco.
CASAGLIONE. Com. du dép. de la Corse, arr. d'Ajaccio, cant. de Sari d'Orcino ; 539 hab.
CASAL (Gaspar), médecin espagnol, né à Oviedo(Asturies) vers 4691, mort à Madrid en 4759, connu sous le surnom à' Hippocrate espagnol. Il étudia à Alcala de Henâres, exerça à Madrid en 4743, à Oviedo en 1748 et vers la fin de sa vie retourna à Madrid avec le titre de médecin du roi, de protomédecin de la Castille. C'est alors qu'un médecin français très distingué, Thierry, qui avait accompagné le duc de Duras, ambassadeur de Louis XV, en Espagne, reçut de lui des détails précieux sur diverses maladies et notamment sur la pellagre encore peu connue. Il a laissé une histoire topographique et médicale des Asturies avec la première histoire publiée en Espagne sur le mal de la rosa ou pellagre : Historia naiural y medicii de el principado de Asturias obra posthuma (Madrid, 4762, in-4). D^ L. Hn.
CASAL — CASALMAGGIORE
CASAL ou CAZAL (Padre Manoel-Ayresde), géographe du Brésil, né en Portugal en 1754, mort à Lisbonne vers 1840. Sacré prêtre, il alla au Brésil se fixer dans la prov. de Goyaz. Il visita les provinces méridionales et recueillit dans les archives et ailleurs les documents nécessaires pour la publication de son grand ouvrage qui parut sous les auspices du roi Jean VI : Corografia Brazilica, ou Belaçào historico-geografica do reino do Brazll (Rio de Janeiro, 1817, 2 vol. in-4 ; 2« édit., 1845, 2 vol. in-8). L'auteur ne figure sur le titre que sous la modeste appellation de Um Preshytero secular do Grào Priorado do Crato. Cet ouvrage important, précédé d'une histoire de la découverte de l'Amérique et du Brésil, et qui se distingue par son exactitude, offrit pour la première fois des renseignements circonstanciés sur les provinces intérieures de ce vaste continent. 11 valut à Thurable prêtre le surnom de père de la géographie brésilienne. G. P-i.
BiBL. : Pereira da Silva, Plutarco brazileiro.
CASALABRIVA. Com. du dép. de la Corse, arr. de Sartène, cant. de Petreto-Bicchisano ; 442 hab.
CASALE-MoNFERRATO. Ville d'Italie, prov. d'Alexandrie, sur la rive droite du P6; 17,096 hab. (en 1881). Située au point de jonction des lignes ferrées de Milan à Asti et de Verceil à Gênes, cette ville a conservé une partie de son ancienne importance historique. L'industrie de la soie y est assez active ; située au milieu de plaines fertiles, cette ville est aussi un marché agricole. Elle est le siège d'un évêché, d'une cour d'appel, ch.-l. d'arrondissement. Casale est une position militaire importante et c'est à ce titre que son nom revient souvent dans l'histoire. Située à l'extrémité orientale du massif montagneux du Montfcrrat dont Turin occupe l'extrémité occidentale, elle est le premier point de passage du P6 en aval de Turin. Les principaux monuments de Casale sont les églises, surtout la cathédrale (consacrée en dl07) de style roman, et San-Domenico (1513) (de style Renaissance) ; il faut citer aussi le vieux palais municipal avec sa tour de l'Horloge, du xi® siècle, et, parmi les palais privés, le palais délia Valle avec fresques de Jules Romain et le palais San-Giorgio. Les rues sont larges et une belle promenade a été établie sur l'ancien rempart.
Histoire. — Casale occupe l'emplacement de la cité romaine de Bodincomagus ; on a retrouvé diverses antiquités romaines, surtout la fameuse Tabula Isiaca^ basrelief conservé à Turin et déterré en 146.9. La ville actuelle remonte au roi lombard Luitprand qui la fonda en 730. L'empereur Otton II en fit le siège d'un marquisat. En 1474 les comtes de Montferrat (V. ce nom) s'y établirent et un évêché y fut érigé. Casale passa aux marquis de Mantoue avec le Montferrat. On sait que cette double succession fut disputée au début du xvii« siècle (V. Mantoue). Les Espagnols tentèrent vainement de prendre Casale en 1629, 1630 et d640. La troisième fois, le duc d'Harcourt les défit complètement sous les murs de la ville. Ils s'en emparèrent en 1652, mais la restituèrent à la Savoie. Les Français l'achetèrent en 1681 ; les coalisés la démantelèrent en 1695 ; réoccupée par les Français en 1703, elle revint à la Savoie dès 1706. Elle a joué encore un certain rôle dans la guerre de succession d'Autriche et dans les campagnes d'Italie de la fin du xvme siècle. A -M. B,
CASALE (Pie), magistrat français, né à Olmeta-de-Tuda (Corse) en 1791, mort en 1870. H fut nommé, sous la Restauration, procureur du roi à Bastia, puis conseiller à la cour de la même ville, où il devint président de chambre en 1832. Membre du conseil général de la Corse, il fut plusieurs fois président de cette assemblée.
CASAL! (Giambattista), antiquaire romain du xvii® siècle, auteur d'ouvrages savants et encore recherchés, sur les antiquités romaines : De Vderibus JEgyptiorum ritibus (Rome, 1644, in-4) ; De Antiquis Bomanorum ritibus {Ibid,, 1644, in-4); De Veteribus christianorum ritibus (Jbid,, 1645, in~4); ces trois volumes
réunis sous le titre De Profanis et Sacris Veterum ritibus opustripariitum (Francfort, 1681, in-4); DeUrbis ac romani imperii splendore (Rome, 1650, in-foL), On trouve cinq de ses dissertations dans le Thésaurus de Gronovius. M. Prou.
CASALI (Andréa), peintre et graveur, né à Cività- Vecchia en 1724, mort à Londres vers 1770. Elève de Sébastien Conca, il commença par peindre pour les églises de Rome et passa en 1749 en Angleterre où il exécuta une grande quantité de portraits et de tableaux d'histoire, entre autres Gunhilde, impératrice d'Aile* magne; Lucrèce racontant son déshonneur à ses amis; Jupiter et Antiope; Saint Edouard le martyr, etc. 11 a gravé à l'eau-forte V Enfant Jésus sur les genoux de sa mère. Saint Edouard, Lucrèce et Gunhilde, d'après les compositions citées plus haut.
BiBL.: F. DE Boni, Biografia degli artisti, — J.-R. HoBBEs, the Picture collector's manual; Londres, 1849.
CASALICCHIO (Carlo), littérateur italien, né à Sant'- Angelo, dans le royaume de Naples, en 1626, mort vers 1680. il entra dans la Compagnie de Jésus et écrivit des contes. Son volume, devenu très populaire, mélange de nouvelles, de légendes, de facéties, etc., a pour titre : l'Utile col Dolce, ovvero tre centurie di argutissimi detti e fatti di saviissimi huomini (Naples, 1671, in-8). R. G.
BiBL. : Giambattista Passano, I Novellieri italiani in prosa ; Turin, 1878, t. I, in-8.
CAS A LIS (Eugène- Arnaud), missionnaire, ancien directeur, actuellement directeur honoraire de la Maison des Missions protestantes de Paris, né en 1812 à Orthez (Basses-Pyrénées). Il était âgé de dix-huit ans lorsqu'il entra dans la Maison des Missions de Paris récemment ouverte par la Société des Missions évangéliques parmi les peuples non chrétiens. Vers la fin de 1832, il partit pour l'Afrique méridionale, afin d'y rejoindre les missionnaires précédemment envoyés. Le champ assigné à leur activité était le pays des Betchuanas, alors entièrement indépendant de l'autorité britannique. M. Casalis et ses deux compagnons de travail, MM. Arbousset et Gosselin, furent dirigés, par l'appel pressant d'un chef de tribu, vers le pays des Basoutos, lequel n'avait eu jusqu'alors aucun rapport avec les blancs. Ils y arrivèrent, dans les premiers mois de 1833 ; bientôt après, ils établirent au centre du pays la station de Morija, sur un emplacement concédé par fe chef Moshesh. De là, leurs travaux s'étendirent rapidement et produisirent une œuvre d'évangélisation et de civilisation, qui est devenue considérable (V. Mission). En 1856, M. Casalis revint en France, où il prit et garda jusqu'en 1882 la direction de la Maison de Paris. Sous son administration, les missions protestantes se sont grandement développées. Des œuvres nouvelles ont été commencées à Taïti et au Sénégal. Au moment de sa retraite, une autre entreprise était décidée pour le Zambèze ; elle est maintenant au nombre des faits accomplis. — OEuvres principales : une grammaire de la langue Betchuana parue sous le titre : Etudes sur la langue Betchuana (Paris,! 841, Imprimerie nationale) ; Les Basoutos, vingt-trois années d^ études et d'observations au sud de f Afrique (Paris, 1860), ouvrage souvent cité par les savants qui s'occupent d'ethnographie; Traduction du Nouveau Testament en langue sessouto (1^'« édit.. Beerséba [Afrique méridionale], 1855) ; revue et réimprimée en ^865 ; Mes Souvenirs. Ce livre, qui a paru en 1884 (Paris), a déjà eu quatre éditions. M. Casalis a dirigé le Journal des Missions évangéliques depuis 1857 jusqu'en 1880. A. Boegner.
CASALMAGGIORE. Ville d'Italie, ch.-l. du circondario du même nom, située sur la rive gauche du Pô, à 41 kil. à l'E. de Crémone. Cette ville est exposée à de fréquentes inondations du Po ; elle est entourée de vignobles assez renommés. Poteries, tanneries, verreries, produits chimiques. Pop. : 3,695 hab. en 1881,
CASALTA ~- CASANOVA
CASALTA. Com. du dép. de la Corse, arr. de Bastia, cant de Porta; 231 hab.
CASALTA (Antoine-Philippe), général français, né à Cervione (Corse) en 1760, mort en 1847. Il devint officier au commencement de la Révolution et, appelé à Tarmée d'Italie, y fut nommé général de brigade en 1795. Lorsque Tannée suivante, Bonaparte, après ses premières victoires, voulut reconquérir la Corse occupée par les Anglais, il jeta de Livourne dans l'île un petit corps de troupes composé presque exclusivement de Corses et dont Casalta commandait l'avant-garde. L'île entière se souleva aussitôt. Casalta parut devant Bastia suivi de plusieurs milliers d'habitants en armes. Le vice-roi, sir Gilbert EUiot, qui avait concentré ses troupes devant cette ville, s'embarqua avec elles sans coup férir, et la Corse fut perdue pour les Anglais. Casalta devint commandant du dép. du Golo, l'un des deux que formait alors la Corse. En 1815, Napoléon, au moment de quitter l'île d'Elbe, envoya des émissaires pour soulever la Corse et nomma pour l'île une junte de gouvernement dont Casalta fut membre. Celui-ci cessa à la Restauration de faire partie du cadre des officiers généraux, mais il y fut rétabli après 1830 comme maréchal de camp en retraite et figure encore à ce titre sur r annuaire militaire de 1841, A. Corazzi.
CASAMACCIOLL Com. du dép. de la Corse, arr. de Corte, cant. de Caluccia; 590 hab.
CASA Ml ce 10 LA. Ville d'Italie, située sur la côte N. de l'île d'îschia (golfe de Naples), à la base du mont Epomeo dont l'ascension offre un merveilleux panorama de toute la côte d'Italie, depuis la pointe de Circeï et Terraeine jusqu'à Capri. Casamicciola a des sources thermales salines, carbonatées et sulfureuses, très fréquentées pendant la belle saison. Le tremblement de terre de 1883 a cruellement éprouvé cette ville en y faisant 1 ,723 victimes et en éloignant les étrangers qui y faisaient un séjour de plaisance. La population qui était en 1881 de 4,077 hab. (commune) n'était que de 2,730 en 1886.
Eaux minérales. — Les sources sont nombreuses, liyperthermales, chlorurées ou bicarbonatées sodiques fortes, carboniques moyennes ; il y a des sulfates alcalins et dans quelques-unes de la silice ou du fer. Les sources principales sont : 1° Cappone, autrefois appelée eau de Vestomac, employée en boisson principalement laxative ; ^^ Citara, employée en boisson, bains et douches, jouit de propriétés résolutives, stimulantes, un peu laxatives et sert dans la stérilité et l'impuissance, les paralysies, le rhumatisme, etc. ; 3^ Gurgitello, se prend en boisson, bains et applications topiques ; ses propriétés, stimulantes et résolutives, sont utilisées contre le rhumatisme, les névralgies, les raideurs articulaires, les ulcères atoniques, les lésions traumatiques anciennes, etc.; 4° Olmitello a les mêmes usages que les sources précédentes, s'emploie encore dans les dyspepsies et spécialement dans la gravelle. On trouve, non loin de Casamicciola, des étuves naturelles, Testaccio, San Lorenzo, Castiglione et Cacciuto. D^ L. Hn.
CASAMORATA (Louis-Ferdinand), musicien né à Wurzbourg (Franconfe), de parents italiens, le 15 mai 1807. 11 commença le piano à cinq ans, et, à six ans, fut mis à l'étude théorique de la musique, à Florence, où sa famille s'était rendue. Il a écrit beaucoup de musique de ballet, plusieurs messes, des morceaux détachés de musique religieuse, quatre symphonies, deux trios, trois quatuors, un opéra, Iginia d'Asti, De plus, il a fourni des articles de critique à la Gazzeita musicale de Milan, au Supplément de la Biographie universelle des musiciens de Fétis, etc., et dirigé la Gazzetta musica.eàa Florence. Il a rédigé un ouvrage théorique, Manuale di armonia,,, (Florence, 1876, in-8), un précis historique intitulé Origini, storia e ordinamento del R. Istituto musicale fiorentino, et publié divers fragments dans les Actes de l'Académie de cet Institut royal. C'est lui d'ailleurs qui fut chargé d'organiser et de présider l'Institut
royal de musique de Florence, avec l'aide de MM. Basevi et A. Biagi. A. E.
BiBL. : A. PouGiN, Supplément à la Biographie universelle des musiciens de F.-J. Fétis ; Paris, 1881, in-8.
CASANARE. District à l'E. des Andes, entre l'Etat de Boyacâ et le Venezuela. Le village de Casanare, dans l'Etat de Boyacâ, Colombie, est à 300 kil. N.-E. de Bogota, sur la rivière la Casanare, affluent de TOrénoque.
CASANATE (Girolamo), cardinal, né à Naples en 1620, mort en 1700. 11 légua au couvent de la Minerve (ordre des dominicains) la belle bibliothèque qu'il avait formée ; en outre, les fonds nécessaires pour constituer un revenu de 4,000 écus romains, affecté à la conservation et à Taugmentation de cette bibliothèque et aux honoraires de lecteurs exposant la doctrine de saint Thomas d'Aquin. La bibliothèque de la Minerve porte en conséquence le nom de Casanate.
CASANOVA. Com. du dép. de la Corse, arr. de Corte, cant. de Venaco ; 230 hab.
CASANOVA (Louis-Henri), duc de Padoue (V. Arrighi).
CASANOVA (Joseph), comte d'Avogadro (V. Avogâdro).
CASANOVA (Carlos), peintre et graveur espagnol, né à Exea de los Caballeros, en Aragon, dans les premières années du xviii® siècle, mort à Madrid en 1762. Après avoir étudié les premiers principes de son art à Saragosse, il vint à Madrid où il obtint la charge de peintre de la Chambre sous le règne de Ferdinand VI. 11 n'a laissé qu'un petit nombre de peintures. Cean Bermudez n'en mentionne aucune, alors qu'il cite quelques-unes des gravures au burin dont Casanova est l'auteur. Il désigne entre autres et avec éloges les portraits de Ferdinand F/, du Père Miguel, de l'ordre des Trinitaires, offrant au pape Benoît XIV son ouvrage intitulé Biografia critica ; une de ses meilleures productions est l'estampe qu'il grava d'après le Saint Augustin, tableau de Sébastien de Herrera, qui décorait le maître-autel du couvent des Bécollets à Madrid. Il est également l'auteur des planches gravées qui accompagnent les relations de voyages de Jorge Juan et de Antonio UUoa. Casanova eut un tils, qui fut son élève et qui se consacra aussi à la gravure au burin ; puis il se ût graveur en médailles et mourut à Mexico, où il occupait l'emploi de directeur de la monnaie. P. L.
BiBL. : Cean Bermudez, Diccionario de los mas Unstrès profesores ; Madrid, 18C0.
CASANOVA (Giovanni-Jacopo de Seingalt), célèbre aventurier italien, né à Venise le 2 avr. 1725, mort à Dux (Bohême) en 1798 ou peut-être en 1803, après une vie des plus agitées. Ses ancêtres, originaires d'Espagne, avaient subi les vicissitudes de fortune les plus étranges. Son père, après beaucoup d'aventures, se fit comédien et épousa la fille d'un cordonnier. Luimême, véritable Protée, pratiqua tous les métiers, vécut dans toutes les conditions, déploya souvent les qualités d'un esprit véritablement supérieur, pour retomber ensuite dans les plus louches intrigues où il aimait à dépenser son intelligence et son énergie. Ses premières années se passèrent en Italie. Il quitta successivement l'église à laquelle ses parents le destinaient, à la suite de scandales dont il donna l'exemple à Venise puis à Rome; et l'armée à cause des passe-droits dont il fut victime. Ruiné au jeu, il devient tour à tour violon dans un théâtre de Venise, secrétaire d'un riche Vénitien auprès duquel il se fait passer pour un profond magicien. Un procès le menace ; il part pour Vérone et passe dans toutes les grandes villes de l'Italie du Nord. Arrivé en France en 17S0, il est mis en relation avec tous les beaux esprits du temps et recommence auprès de la duchesse de Chartres les expériences de cabale et de magie qui avaient failli lui coûter la vie à Venise. Après avoir passé par Dresde, où il retrouve sa mère actrice, et par Vienne, il revient à Venise, Sa captivité sous les plombs est l'épisode le plus intéressant de sa vie. Il