‹ La Grande encyclopédieChapitre 238 sur 397 · C. Cassius, l'un des meurtriers de Jules César. Après · texte numérisé non relu

C. Cassius, l'un des meurtriers de Jules César. Après

des études littéraires très soignées, où il eut pendant quelque temps pour condisciple son futur complice M. Brutus, un peu plus jeune que lui, et qu'il alla achever à Rhodes, il entra dans la carrière des honneurs. Questeur de Crassus en 54 av. J.-C, il accompagna le triumvir dans son expédition fatale contre les Parthes ; il prit à la tête des débris de l'armée la direction de la retraite, et son énergie sut conjurer en partie l'étendue du désastre : la Syrie fut maintenue dans le devoir et les Parthes eux-mêmes, qui s'étaient avancés jusqu'à Antioche, subirent une défaite. Après quatre ans passés en Syrie comme questeur (54-50), il retourne à Rome où il exerce en 49 le tribunat de la plèbe. Dans la guerre civile, il s'attache à Pompée, commande sa flotte et incendie la flotte des césariens en vue de la Sicile. Cependant, au lendemain de Pharsale, il se rendit à César, qui l'accueillit très bien, se servit de lui dans sa guerre contre Pharnace et le fit nommer préteur en 44. Cette même année, il forma avec M. Brutus et de nombreux conjurés la conspiration qui aboutit à l'assassinat du dictateur (15 mars 44), Menacé à son tour par les colères populaires qui le poursuivirent jusque dans sa maison, il passa en Syrie comme proconsul, bien que le Sénat lui eût d'abord assigné l'Afrique. En Syrie, il lutte contre Dolabella qui réclamait de son côté l'administration de cette province, il le bat et le force à se donner la mort. Mis hors la loi ainsi que M. Brutus par les nouveaux triumvirs, il se prépare à la guerre en pillant horriblement la Syrie, la Judée et l'île de Rhodes. Cassius et Brutus rencontrèrent à Philippes en Thessalie les troupes des triumvirs; tandis que l'aile où commandait Brutus était victorieuse d'Octave, celle que dirigeait Cassius était enfoncée par Antoine. En voyant la déroute des siens, la perte de son camp, et convaincu que Brutus avait subi le même désastre, Cassius se fit tuer par un affranchi (42). Brutus, à la vue de son cadavre, l'appela le dernier des Romains, —j Cassius était très versé dans la littérature grecque ; il faisait profession de la philosophie épicurienne ; c'était « une nature rude, tranchante et égoïste. » On possède de lui plusieurs lettres à Cicéron. Il avait épousé Junia Tertia ou Tertulla, sœur utérine de son ami M. Brutus.

Cassius Apronianus, père de l'historien Dion Cassius, gouverneur de la Cilicie sous Marc-Aurèle.

Cassius Chœreas, meurtrier de Caligula (V. Caligulà).

Cassius Dio {\. Dion Cassius).

Cassius Etruscus, poète cité par Horace {Satires, I, 10, 61).

Cassius Hemina, annaliste romain, qui vivait en 146 av. J.-C. (commencement du vu® siècle de Rome). Il avait écrit en latin des Annales en 4 ou 5 livres depuis les temps les plus reculés. Pline l'Ancien cite à plusieurs reprises ce vetustissimus auctor dans la liste de ses sources. On a de lui quelques fragments.

Cassius Longinus, nom d'une branche plébéienne de la ge7is Cassia qui, du vi« au ix® siècle de Rome, a fourni de nombreux consuls : C, Cassius Longinus, consul en 583 (171). — C. Cassius Longinus, consul en 630 (124). — - C. Cassius Longinus, consul en 658 (96). — C, Cassius Longinus, consul suffect en 30 ap, J.-C. sous Tibère. Jurisconsulte célèbre, de la secte des Sabiniens, il fut exilé en Sardaigne par Néron (65) « pour avoir conservé dans le tableau généalogique de sa famille l'image de C. Cassius, l'assassin de César. » Il fut rappelé par Vespasien et mourut sous son règne. Auteur d'un grand ouvrage sur le Jîis civile, il fonda un enseignement juridique qu'on appela la Cassiana schola. — L. Cassivs Longinus Ravilla, consul en 627 (127). Tribun delà plèbe en 617 (137), il avait fait voter la lex Cassia tabellaria qui introduisait aux comices l'usage 'du vote secret. Il fut censeur en 629 (125). — L. Cassius Longinus; consul en 647 (107), il fut défait et tué en Gaule dans une rencontre avec une tribu des Helvètes, les Tigurins. — L. Cassius Longinus, consul ordinaire

CASSIUS — CASSÏCàN

en 30 ap. J.-C, frère du jurisconsulte C. Cassius Longinus. Tibère lui fit épouser Drusilla, fille de Germanicus, que Caligula, son frère, prit ensuite pour sa propre femme. Cassius fut mis à mort, quand il était proconsul d'Asie (40 ap. J.-C), à cause de son nom de mauvais augure (Suétone, Caligula, 57.). G. L.-G.

Cassius SeveruSy orateur des règnes d'Auguste et de Tibère, redouté et haï à cause de sa parole mordante, au point qu'un arrêt du Sénat l'avait relégué dans l'île de Crète : Tibère l'y laissa mourir.

C. Cassius Varus, consul en 081 (73), auteur avec son collègue M. Terentius Varro d'une loi sur les distributions de blé, lex frumentdria Cassia et Terentia.

Sp. Cassius Viscellinus ou Vitellinus, trois fois consul en 502, 493, 486 av. J.-C. Sous son deuxième consulat eut lieu la retraite de la plèbe sur le mont Sacré et l'Aventin. Pendant son troisième consulat, il proposa, tout patricien qu'il était, la première loi agraire dont l'histoire romaine fait mention ; pour sa loi, V. AGR4IRES (Lois). Cette proposition le rendit odieux aux patriciens ; on l'accusa d'aspirer à la royauté ; à peine sorti de charge, il fut condamné et mis à mort (485). On prétendit même que son père se chargea d'exécuter l'arrêt de mort (Tite-Live, H, 41). G. L.-G.

BiBL. : Voy., d'une manière générale. De- Vit, Onomasticon totius lalinitatis, aux mots Cassia gens et Cassius ; et, en particulier, sur Avidius Cassius, Vulcacius Gal- LiCANUS, Avidius Cassius ; Capitolin, Marcus et VeruSy passim; Borghesi , Œuvres^ VI, pp. 93 et sulv. — Sur C. Cassius, Drumann, Geschichte Roms, II. — Sur Cassius Hemina, Teuffel, Hist. de la littérat. romaine, § 132, 1. — Sur C. Cassius Longinus, le jurisconsulte, Teuffel, op laud., § 298, 3. — Sur Cassius Severus, Teuffel, op laud.^ § 267, 11. — Sur Sp. Cassius, Momm- SEN, Sp. Cassius^ M. Manlius, Sp. Mselius, trois démagogues des vieux temps de la République {Rômische Forschungen, 2« vol.).

CASSIA (Lex). ï. Lex Cassia agraria. An 486 av. J.-C. Première loi agraire proposée par le patricien Spurius Cassius Viscellinus. Elle n'aboutit à aucun résultat pratique et coûta même la vie à son auteur (V. le mot Agraires [Lois]).

II. Lex Cassia tabellaria. An 137 av. J.-C. Elle eut pour but d'établir le scrutin secret pour le vote dans les comices statuant comme tribunal criminéL Elle n'exceptait de ses dispositions que le crimQ àe perduellio ,

lU. Lex Câssiâ, de senatu. An 104 av. J.-C. Elle fut votée sur la proposition du tribun Cassius Longinus et décidait « que quiconque aurait été condamné ou destitué par le peuple ne pourrait siéger au Sénat ».

IV. Lex Cassia, De plebeiis in patricios adlegendis. An 45 av. J.-C. Eut pour but de permettre Vadlectio ou la collation de la qualité de patriciens aux plébéiens. P. N.

CASSIANELLA (Paléont.) (V. Avicule).

CASSIANI (V. Sabiniens).

CASSIANUS (Julius), gnostique (V. Docétisme).

CASSIANUS Bassus, agronome grec, né àMaratonyme (Bithynie). 11 florissait au iii^ ou au iv® siècle. On lui attribue un livre intitulé Fswvuovixà; ce livre parut en grec à Bâle, 1539, in-8 ; la meilleure édition, en grec et en latin, celle de Nicias, partit à Leipzig, 178d, 4 vol. in-8. Il y eut encore différentes traductions latines, françaises et allemandes. On a un Abrégé des géoponiques, par Caffarelli (Paris, 1812, in-8, et dans Mém, soc. agric. de la Seine , t. Xlll). D^ L. Hn.

CASSICAN (Ornith.). Sous le nom de Cassicans, formé, d'une manière assez bizarre, par la contraction de deux mots Cassique et Toucan, Lesson désignait un certain nombre d'oiseaux qui appartiennent à la faune de la Papouasie et à celle de la Nouvelle-Hollande et qui portent maintenant, dans les catalogues ornithologiques, le nom générique de Barita (Cm,) et de Cracticu§ (V.). Ces oiseaux, un peu plus petits que des Corneilles, ont le bec épais, robuste et plus long que la tête, avec la mandibule supérieure arrondie en dessus, foi'tement élargie vers la base, comprimée latéralement du côté de la pointe et ter-

minée par un crochet très accusé et la mandibule inférieure un peu relevée à l'extrémité ; leurs narines s'ouvrent complètement à découvert, par des fentes longitudinales ; leurs ailes qui, au repos, atteignent environ la moitié de la queue, ont leur première rémige très courte et les quatrième, cinquième et sixième pennes plus grandes que les autres ; leur queue compte douze rectrices ; leurs tarses sont médiocrement élevés et garnis de scutelles sur leur face antérieure et leurs doigts, le pouce surtout, sont armés d'ongles recourbés. Par leurs formes générales et par leur livrée tantôt d'un brun noirâtre uniforme, tantôt mi-partie noire et blanche, les Cassicans semblent appartenir à la famille des Corvidés, mais par leurs mœurs ils se rattachent nettement à celle des Laniidés ou Pies

Cassican (Cracticus Quoyi Less.

Grièches (V. ce mot) dont ils ont d'ailleurs le bec fort et crochu. Ils ont, d'autre part, de grandes affinités avec d'autres oiseaux, de la faune australienne, que l'on désigne sous le nom de Réveilleurs (Strepera Less.) et de Gymnorhines.

Le Cassican destructeur {Cracticus torquatus Lath. ou destructor Tem.) qui est très répandu dans le sud de r Australie, a le dos d'un gris brunâtre foncé, les ailes d'un brun noirâtre, avec des lisérés blancs sur les rémiges, le dessus de la tète noir, le croupion et la région voisine du bec d'un blanc pur, le ventre d'un blanc grisâtre, la queue noire, avec des taches blanches à l'extrémité des rectrices externes. Cet oiseau vit à la lisière des bois et, comme nos Pies-Grièches, se tient ordinairement à l'affût sur une branche sèche, d'od il inspecte les alentours. Aussitôt qu'il aperçoit un insecte ou un petit vertébré, il fond sur cette proie, la saisit, l'égorgé et l'emporte pour la dévorer sur l'arbre oii il était perché. Parfois aussi, dit-on, il fait, comme nos Pies-Grièches, des réserves de nourriture qu'il accroche aux épines des arbustes. Son cri est extraordinaire et offre une succession de notes les plus discordantes. Les œufs du Cassican destructeur sont d'un brun jaunâtre, tachetés de rougeâtre et de noir. Il sont déposés dans un nid fait de branches fines et de radicelles. Le Cassican varié {Cracticus varius Gm.) et le Cassican de ftuoy {C. Quoyi Less.) qui portent, l'un une livrée pie, l'autre un costume noir et dont la taille est sensiblement inférieure à celle du Cracticus destructor, représentent cette dernière espèce sur le con-

CASSICAN — CASSIDULINA

tinent de la Nouvelle-Guinée et dans quelques îles voisines. E. OUSTALET.

BiBL. : Lesson, Voy. de la Coquille, Zoologie, Oiseaux, atlas, pi. 19. — J. GouLD, Birds of Australia, t. II, pis 51, 52 et 53. — R.-B. Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., II. — T. Salvadori, Ornithologia délia Papuasia.

CASSIDARIA (Malac). Genre de Mollusques-Gastéropodes-Prosobranches, institué en 1812 pour un groupe de coquilles que Montfort avait antérieurement désignées sous le nom de Morio (V. ce mot). Les genres Echinora Schumacher et Galeoda Linck sont synonymes de Morio, CASSIDE (Entom.). Les Insectes Coléoptères, désignés sous le nom de Cassides, constituent, dans la grande division des Phytophages, un groupe important et très homogène, dont les caractères principaux peuvent se résumer ainsi : tête petite, partiellement visible ou bien complètement cachée sous le prothorax ; antennes de onze articles, plus ou moins épaissies vers l'extrémité; prothorax plus large que long, à bords antérieurs et latéraux dilatés en une expansion commune, mince et foliacée ; élytres de forme variable, mais toujours plus ou moins dilatées latéralement et cachant complètement le corps; pattes courtes, terminées par des tarses de quatre articles, dont le dernier, peu ou point saillant entre les lobes du précédent, est armé de crochets simples, appendiculés ou pectines. En résumé, les Cassides ont un faciès particulier qui les fait reconnaître au premier coup d'œil. Elles ressemblent à de petites tortues. Leurs élytres, en général de forme arrondie ou ovalaire, présentent souvent des expansions latérales membraneuses, translucides, très minces et réticulées par transparence. D'autres fois, dans les Mesomphalia par exemple, elles se relèvent antérieurement en une pointe conique plus ou moins prononcée. Dans bon nombre d'espèces, elles présentent aux épaules des expansions anguleuses ou arrondies, dirigées en avant ou en dehors et parfois surmontées d'une longue épine divergente (V. Tauroma). Quelques espèces à couleurs métalliques brillantes sont employées comme ornement pour les parures des femmes. Tel est notamment le Desmonota variolosa Fabr., du Brésil, avec lequel on fait des pendants d'oreilles, des colliers, des épingles de cravate, etc.

Les Cassides ont des représentants dans toutes les parties du globe. Dans le remarquable travail monographique qu'il a publié de 1850 à 1862, C. H. Boheman a décrit près de 1,880 espèces réparties dans 38 genres. Sur ce nombre, 1,235 habitent le continent américain, 219 l'Afrique, 1 85 l'Asie, 36 FAustralie et 50 l'Europe. Leurs larves, armées d'épines sur les côtés et terminées en arrière par une queue fourchue, vivent librement sur les plantes herbacées. Comme celles des Criocérides, elles se recouvrent de leurs excréments desséchés. Les espèces européennes appartiennent toutes au genre Cassida L., qui compte à lui seul plus de deux cents espèces répandues dans toutes les parties de l'Amérique et du nouveau monde. Dans ce genre, les antennes ne dépassent pas, en longueur, la base du prothorax et sont plus ou moins dilatées vers Textrémité, à partir du septième article.

Les bords antérieurs et latéraux du prothorax sont confondus sous une même courbure en demi-cercle, et les élytres, oblongues-ovalaires ou arrondies, ont les bords latéraux dilatés et plans. Les crochets des tarses sont simples. 11 résulte des observations faites jusqu'à présent, que les espèces d'Europe vivent à l'état de larves, sur les Composées, les Caryophyllacées, les Labiées et les Chénopodiacées. Le vert d'herbe, le gris jaunâtre ou rougeâlre, sont leurs couleurs habituelles ; quelques-unes, cependant, comme le C. 110bilis L., ont les élytres ornées de lignes dorées très brillantes quand l'insecte est vivant, mais qui disparaissent presque complètement après la mort. Le C. nebulosa L.,

Cassida nebulosa L. (grossie).

Larve et nymphe de Casside.

que nous figurons, est long de 6 millim., d'un vert tendre ou rougeâtre, pointillé de noir avec le dessous du corps noir et les pattes rougeâtres. Sa larve, qui vit sur le Chenopodiumulhum L., le Ch. hybridum L., 1'^ triplex hortensis L. , etc. , a été signalée comme nuisible aux betteraves (V. Ann, Se. ent. Fr , 1846, Bull, p. Lxxi et 1880, Bull, p. Lxxix). Ajoutons que la larve du C, deflorata Illig.

vit sur l'Artichaut, celle an C. equestris Fabr. sur les Menthes, les Sauges et les Stachys, celle du C, margaritacea Schall, sur le Dianthus prolifer L. et la Saponaire, etc. (V. Ed. Perris, Ann, Soc. ent, Fr., 1876, p. 206). Ed. Lef.

CASSIDEA (Malac). Genre de Mollusques-Gastéropodes-Prosobranches, du groupe des Ténioglosses, établi par Linck en 1807 pour une coquille ovale, à spire courte, conique, à test sillonné en travers et tacheté. Ouverture allongée, presque droite, canalieulée à sa partie supérieure, terminée antérieurement par un canal court, ouvert, relevé vers le dos ; bord externe arrondi, réfléchi, muni intérieurement de dents géminées; bord columellaire développé en une large callosité peu épaisse, et n'occupant pas toute la convexité de l'avant-dernier tour, orné de dents régulières peu étendues. Pas d'opercule. Type C. tenuis Gray. Les espèces de ce genre sont répandues dans les mers de l'Asie, Chine, Philippines et dans rOcéanie. J. Mabille.

CASSIDULA (Malac). Genre de Mollusques-Gastéropodes-Pulmonés, du groupe des Géhydrophiles, institué par Férussac (TabL syst.) en 1821 pour une coquille sub perforée, rarement perforée, solide, peu épaisse, non brillante, à spire très courte, conoïde; le dernier tour très grand, atténué à la base et souvent orné d'une carène située autour de la région ombilicale. Ouverture étroite, longitudinale, sinueuse. Paroi interne de l'ouverture portant des plis; bord externe épaissi intérieurement par une callosité allongée et dentée. Columelle épaissie en avant et fortement dentée ; péristome interrompu et réfléchi. Les Cassidula vivent dans les eaux douces et saumâtres, fixées aux pierres ou sur les tiges des plantes : elles habitent le continent asiatique, les îles qui en dépendent et i'Océanie. Type C. nnguliferaVeih. J. Mabille.

CASSIDULIDES (V. Cassidulus).

CASSl DU LINA (Paléont.). Genrefondépar d'Orbigny en 1825 pour des Foraminifères microscopiques de la famille des Textularides apparus dans le tertiaire supérieur et qui vivent encore de nos jours (Méditerranée, côtes du Pérou, Patagonie). Coquille suborbiculaire, équilatérale, ayant

Cassidea tenuis Gray.

Cassidula angul i'era Petit."

une spire embrassante composée de loges alternes qui se succèdent régulièrement de chaque côté en recouvrant une partie du côté opposé, ce qui, dit d'Orbigny, présente dans Tensenible un aspect rapiécé ; l'ouverture est de forme allongée, placée sur le milieu de la dernière loge, latérale à Taxe spiral. R. Moniez.

CASSIDULUS (Paléont.). Genre d'Echinodermes fossiles de la classe des Oursins (Echmoidea), et de Tordre des Irréguliers, créé par Lamarck et devenu le type d'une nombreuse famille (Cassidulidœ Agassiz), qui présente les caractères suivants : Bouche centrale ou subcentrale, ordinairement avec fioscelle. Anus excentrique. Ambulacres simples ou pétaloïdes, généralement tous égaux. — La (orme est généralement ovalaire ou elliptique, rarement arrondie. Les interambulacres forment, autour de la bouche, cinq bourrelets (b, buccaux) séparés l'un de l'autre par les extrémités des ambulacres (phyllodies). Les cinq lèvres ou bourrelets buccaux forment avec les cinq phyllodies une figure étoilée très élégante en forme de corolle (floscelle Desor). Dans ce cas, le péristome est pentagonal ; quand la floscelle manque, le péristome est arrondi ou ovale. — La structure des ambulacres a fait diviser la famille en deux sous-familles : Echinonelnœ à zones porîfères simples (V. Echinoneus), et Cassidîilince (ou Echinolampmœ) à zones porifères pétaloïdes. Chacune de ces sous-familles n'a plus que deux ou trois représentants vivant dans les mers actuelles.

705 — CASSIDULINA — CASSIEN

Haimea (Mich.); HeterolanipaSy du crétacé (ou de l'éocène) d'Algérie. C'est près de ce genre qu'on place le genre encore vivant ISeolmnpas (V. ce mot). E. Trouessart.

CASSIE. 1. Botanique. — Nom vulgaire de VAcacia Farnesiana Wild., arbrisseau de la famille des Légu-

Cassidulus lapis cancri Lamk.— a, vu sous différents aspects ; 6, tloscelle grossie.

Nous ne traiterons ici que de la seconde sous-famille, qui présente les caractères suivants : test arrondi, ovale, un peu cylindrique, souvent renflé. Ambulacres plus ou moins pétaloïdes mais étroits, généralement ouverts en bas. Péristome généralement muni de floscelles. Ce type apparaît dans le jurassique moyen et atteint son entier développement dans le crétacé et le tertiaire. — Les genres à floscelles sont : Pseudodesorella (Etalon), type B, Orbignyana, du Coralrag; Echinobrissus (Breyn), du jurassique moyen (E. scutatus de l'oxfordien sup. du Calvados), et qui possède une espèce encore vivante sur les côtes de la Nouvelle-Zélande ; iSucleolites^ Phyllobrissus^ Clipeopygus, Bothryopygus, etc., du crétacé; ClypeuSs du jurassique ; Catopygus Agassiz, tertiaire et actuel en Australie (V. Catopygus) ; Cassidulus Lamarck, type de la famille du crétacé et du tertiaire : nous figurons C. lapis cancri (Lamk.), de la craie deMaestricht ; Rhynchopygus (d'Orb.), tertiaire et actuel ; Echinanthûs (Breyn), crétacé et tertiaire, surtout éocène ; Pygorhynchus, etc. ; Echinolam>pas (V. ce mot), plus grand que les précédents, tertiaire et actuel (E. Kleini de l'oligocène d'Allemagne) ; Pygurus (d'Orb.) également grand, déprimé, du jurassique et du crétacé (P. Royeranus duKimmeridjien), QiFaujasia. — Archiacia et Claviaster sont des formes uu peu aberrantes du crétacé. — Les genres dépourvus de floscelles sont : Caratomus (Agassiz), à ambulacres presque simples, l'anus triangulaire sur la face inférieure : 6'. rodratus, crétacé ; Pygaulus, également crétacé (P. Desmoulinsi de l'urgonien de Suisse) ; Amblypygiis, du tertiaire intérieur;

Page 1