CASTELBAJAC — CASTELFIDARDO
récemment ils portaient : d'azur à la croix d'argent, abaissée en pointe sous trois fleurs de lis posées 2 eti, BiBL. : P. Anselme, Histoire généalog. de la maison de France.— La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse; 3« éd., Paris, 1864.
CASTELBAJAC (Marie - Barthélémy , vicomte de), homme politique français, né à Rabastens le 8 juil. 1776, mort à Pau le 12 févr. 1868. Après avoir suivi ses parents dans l'émigration, il servit longtemps dans l'armée de Condé contre la France. Il fut de ces adversaires tenaces de la Révolution qui ne rentrèrent qu'avec le roi, en 1814. Elu député par le dép. du Gard (1815), il siégea dans la Chambre introuvable, où ses interruptions continuelles et ses motions emphatiques en faveur de la noblesse et du clergé lui créèrent bientôt une bruyante notoriété. Réélu après l'ordonnance du 5 sept. 1816, malgré les efforts du ministère Richelieu, il ne se montra pas moins violent, pendant la session de 1817, dans ses attaques contre les principes de la Révolution et il ne tint pas à lui que la nouvelle loi électorale ne fût faite exclusivement dans l'intérêt de l'aristocratie. On doit pourtant lui rendre cette justice que, dans les débats parlementaires, il se montrait généreux, parfois même chevaleresque envers ses adversaires politiques. Les électeurs du Gard l'ayant abandonné en 1818, il dut quelque temps se contenter de déverser ses colères dans le journal le Conservateur. Mais le patronage de M. de Villèle lui valut de rentrer à la Chambre en 1819, comme député de la Haute-Garonne. Fidèle à ce chef de file, Castelbajac se sépara comme lui, légèrement, des ultras. Aussi Villèle, devenu chef du ministère, le récompensa-t-il en lui donnant la direction générale des haras et, peu après (1824), celle des douanes. H lui ouvrit même en 1827 les portes de la Chambre des pairs. Mais la révolution de 1830 survint. Castelbajac, inébranlable dans son attachement à la légitimité, rentra dès lors dans la vie privée et n'en sortit plus jusqu'à sa mort, arrivée trente-huit ans plus tard. A. Debidour.
CASTE LBAJ AC (Barthélémy-Dominique- Jacques-Armand, marquis de), général et diplomate français, né à Ricaud (Hautes-Pyrénées) le 12 juin 1787, mort à Caumontle 3 avr. 1864. Ancien élève de l'école militaire de Fontainebleau, le marquis de Castelbajac était, en 1807, sous-lieutenant au 8^ hussards. 11 fit les campagnes de Russie, d'Allemagne et de France, lut blessé à Wagram, à Ostrowno, à la Moskowa et à Brienne. En 1814, il était chef d'escadron et fit son adhésion aux Bourbons qui le nommèrent colonel des chasseurs des Pyrénées (1815), puis des dragons de la garde. Le 6 juin 1821, il fut fait maréchal de camp. Après 1830, le marquis de Castelbajac fut nommé inspecteur de la cavalerie, commandant du dép. de la Moselle et enfin lieutenant général (16 nov. 1840). 11 prit part à différentes campagnes en Algérie et fut mis à la retraite en 1848. Louis-Napoléon le nomma, un an après, ministre plénipotentiaire en Russie, et il resta à Saint-Pétersbourg du 13 déc. 1849 au 4 sept. 1854. Peu de temps après son retour, il fut nommé sénateur (12 juin 1856). Le marquis de Castelbajac était officier de la Légion d'honneur depuis 1847 et conseiller général du Gers. L. F.
BiBL. : Annuaires diplomatiques; Annuaires militaires.
CASTELB1A6UE. Corn, du dép. de la Haute-Garonne, arr. de Saint-Gaudens, cant. de Salies ; 424 hab.
CASTELCULIER. Com. du dép. de Lot-etGaronne, arr. d'Agen, cant. de Puymirol, limitée sur deux côtés par la rivière de La Séoune et le ruisseau de Saint- Denis ; 715 hab. — On a trouvé, sur son territoire, des ruines romaines à Grandfont, des sépultures de l'époque mérovingienne à Las Cabailhes. L'église romane de Cabalsaut est décorée de curieuses sculptures. Le château de Castelculier passait, au moyen âge, pour une des plus fortes places des environs d'Agen. Son histoire est en partie
connue depuis l'année 1280. 11 a appartenu, au xiv® siècle, à la puissante famille de Rovignan, au xv« à Nompar de Caumont, l'auteur du Voyaige d'Oultr enter en Ihérusakm, du parti anglais. Les seigneurs de Montpezat et de Boville, du parti français, s'en emparèrent, en 1432. 11 fut rasé en 1632, par ordre de Louis XIH. Les quelques portions de courtines qui subsistent encore sont remarquables par la perfection de leur appareil. G. Tholin. CASTE LE N. Trois antiques châteaux portent ce nom en Suisse : l'un dans le cant. de Lucerne sur une colline élevée, aux pentes abruptes; le deuxième, dans le cant. d'Argovie, a appartenu à des familles patriciennes de Berne, est actuellement propriété de l'Etat ; le troisième, dans le cant. de Thurgovie, domine le lac de Constance ; il a appartenu aux évêcjues de Constance.
CASTELEYN (Mathieu), prêtre, poète et musicien, né à Audenarde en 1485, mort à Audenarde en 1549. 11 a écrit : De Cunst van Rhetoriken, en vers flamands (Gand, 1555, in-12) et des chansons flamandes, réunies sous le titre de Diversche Liedkens (1530 et 1616).
CASTELFERRUS. Com. du dép. de Tarn-et-Garonne, arr. de Castelsarrasin, cant. de Saint-Nicolas-de-la- Grave ; 542 hab.
CASTELFIDÂRDO. Petite ville d'Italie, de la prov. d'Ancône, sur une colline dominée par un château fort ; 6,338 hab. Deux combats y furent livrés : l'un en 1799 entre les Français et les Romains; l'autre en 1860 (V. ci-dessous). H. V.
Combat de Castelfidardo. — Le 11 sept. 1860, le gouvernement de Victor-Emmanuel, qui avait dû arrêter déjà les expéditions de Piaociani et de Nicotera, organisées par Bertani (V. ce nom), et dirigées contre les Etats du pape, se décida à faire passer à ses troupes la frontière pontificale pour devancer les révolutionnaires, empêcher un conflit avec l'armée française qui occupait Rome, et enlever la direction du mouvement à Garibaldi, qui, maître de Naples, prétendait ne proclamer l'annexion et la royauté italienne que du haut du Quirinal. Le général Fanti, ministre de la guerre, commandait en chef deux corps d'armée, dont l'un, sous ses ordres immédiats, longeait le versant occidental de l'Apennin, tandis que l'autre, sous les ordres du général Cialdini, descendait entre le versant oriental et l'Adriatique. Le général Lamoricière, commandant l'armée pontificale, avait laissé ses forces disséminées, parce que, d'après son propre aveu, il ne pouvait pas se fier aux populations, sachant que les villes se prononceraient pour l'Italie. Cependant, menacé de deux côtés, il rallia en toute hâte à Loreto le plus de troupes qu'il put, de Foligno, de Terni, d'Ascoli et d'ailleurs, pour s'appuyer sur Ancône. Cialdini, par une marche rapide, lui coupa la route au-dessous de cette ville, et se posta sur le contrefort qui, partant de Castelfidardo, et passant par les Crocette, va mourir près de la mer. Le 18 sept, à dix heures du matin, Lamoricière attaqua les positions des Italiens. Le combat fut court, mais violent et sanglant. Il y avait environ huit mille hommes de chaque côté, mais l'armée pontificale, composée d'hommes de nations différentes, qui se détestaient pour la plupart, manquait de cohésion. Les Franco-Belges, qui attaquèrent à la baïonnette, se battirent seuls avec une grande bravoure, et les Italiens, engagés aussi en petit nombre, durent, après les avoir repoussés, prendre une à une les cassines où ils s'étaient retranchés. Les autres corps pontificaux se débandèrent. Ce fut une déroute complète. Plus de quatre cents prisonniers, six canons, dont deux donnés à Pie IX par Charles- Albert en 1848, beaucoup de caissons et de chariots, un drapeau et une infinité d'armes, tous les blessés, parmi lesquels le général Pimodan, qui mourut le surlendemain, tombèrent au pouvoir de Cialdini. Plus de deux mille fuyards se dispersèrent dans les montagnes. Le 19, quatre mille hommes, retirés à Loreto, capitulèrent et vinrent déposer les armes à RecanatL Quant à Lamoricière, il parvint à se dérober
(.ASTELFIDARDO — CASTELLA
avec quelques cavaliers par un étroit passage entre la montagne et la mer, et à se jeter dans Âncône. La prise de cette ville, survenue le 29, termina la campagne, dont les résultats furent l'annexion des Marches et de l'Ombrie au royaume de Victor-Emmanuel et le libre accès de l'armée royale dans les provinces napolitaines. F. H.
CASTELFOLLIT. Anciennement Castro fol-lito. Ville d'Espagne, prov. de Girone, partido de Olot, dans une région très pittoresque, froide et salubre, n'a que quelques rues étroites et tortueuses et environ 600 hab. Comme elle est située sur un rocher basaltique dominant le Fluviâ, elle fut jadis une place forte importante dans les guerres entre la France et TEspagne. Elle fut prise par Noailles en 4694 ; s'étant déclarée pour les carlistes, elle fut ravagée en 4822 par JVlina. E, Cat.
CASTELFRANC. Com. du dép. du Lot, arr. deCahors, cant. de Luzech, au confluent du Lot et du Vert; 634 hab. Stat. du chem. de fer du Midi, ligne d'Agen à Cahors. Ancienne bastide fondée au xiu®' siècle. Eglise gothique.
CASTELFRANCO-Veneto. Ville d'Italie, prov. deTrévise, à 26 kil. 0. de cette ville; 3,758 hab. Tissage de laine et de coton. Patrie du peintre Giorgione.
CASTELGAILLARD. Com. du dép. de la Haute- Garonne, arr. de Saint-Gaudens, cant. de l'Isle-en- Dodon; 243 hab.
CASTELGANDOLFO. Château pontifical, situé à 20 kil. S.-E. de Rome, sur la rive occidentale du lac d'Albano ; 4,684 hab. Le palais actuel a été construit sous le pape Urbain Vill par l'architecte Maderno, et la loi du 43 mai 4874 lui a accordé le privilège de l'exterritorialité.
CASTELGINEST. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. et cant. (N.) de Toulouse; 463 hab.
CASTELJALOUX {Casirum gelosum et Castrum gelidum). Ch.-l. de cant. du dép. de Lot-et-Garonne, arr. de Nérac, sur la rive gauche de l'Avance. Future stat. du chem. de fer de Marmande à Mont-de-Marsan. Les forges, les verreries, les papeteries que l'on a vues se succéder à Neufonts et à Saint-Gervais, n'existent plus. Grande usine pour la fabrication des bougies, des savons et des cierges. Commerce de bois et de résine. Eaux minérales ferrugineuses. Un marché par semaine et sept foires par an; 3,544 hab. — La commune ancienne de Casteljaloux comprenait six paroisses, mais sa juridiction s'étendait en plus sur une assez vaste étendue de landes, dites les Lugues, partie dans le Condomois, partie dans le Bazadais. Dès le commencement du xm® siècle, Casteljaloux appartenait à la puissante maison d'Albret, qui lui donna des coutumes, y construisit un château-fort et y établit ses sépultures, qui devaient être profanées au xvi^ siècle. Cette place joua un rôle important pendant les guerres de religion. Jeanne d*Albret, Monluc, exercèrent tour à tour leur action sur ses habitants qui, divisés en nombre à peu près égal entre le catholicisme et le protestantisme, donnèrent de rares exemples de tolérance mutuelle et de bon accord. Malgré tout, Casteljaloux fut plusieurs fois pris et repris. D'Aubigné y commença ses Tragiques. La ville, dont les fortifications furent rasées en 4624, eut encore beaucoup à souffrir des guerres de la Fronde. — Quelques maisons à pans de bois de la fin du xv® siècle. Maison du commencement de la Renaissance avec galerie ornée de seize médaillons, dite maison de Xaintrailles. G. Tholin.
Eaux minérales. — Une source ferrugineuse (bicarbonate et crénate de fer 0,048 p.4,000f, avec dégagement assez abondant de gaz carbonique, est employée en boisson par les anémiques et les chlorotiques. D^. L. Hn.
BiBL. : J.-Fr. Samazeuilh, Monographie de la ville de Casteljaloux ; Nérac, 1860, m-8.
CASTELJAU (Castellum J avis), Com. du dép. de l'Ardèche, arr. de Largentière, cant. des Vans ; 507 hab. Les nombreuses cavernes formées par les crevasses de la roche néocomienne, qui forme le sol de cette commune, ont servi, pour la plupart, d'habitation à l'homme primi-
tif, et les archéologues y ont recueilli une foule de débris d'armes, ustensiles et autres objets des temps anté-historiques. Sur les landes des collines on trouve quelques dolmens. Le château fut détruit pendant les guerres religieuses du XVI® siècle. A. Mazon.
CASTE LL (Edmund), orientaliste anglais, né à Hatley (comté de Cambridge) en 1606, mort à HighamGobion (comté de Bedford) en 4683. Il aida Walton dans la publication de la Bible polyglotte (Londres, 4657). Lui-même composa, comme complément de cet ouvrage, le Lexicon heptaglotton (Londres, 4669, 2 vol. in-fol.),qui est un dictionnaire comprenant six langues ou dialectes sémitiques : l'hébreu, le chaldéen, l'arabe, le syriaque, le samaritain, l'éthiopien, plus le persan, qui est traité à part. Le livre comprend, en outre, un abrégé de grammaire harmonique des langues susnommées. La partie syriaque, qui est la plus importante, a été imprimée à part, par J.-D. Michaelis (Gœttingue, 4788, 2 vol. in-4) ; de même la partie hébraïque avec des additions de Michaelis, par Trier (Ibid., 4790-92, 2 vol. in-4). Castell a réuni dans soji œuvre les matériaux lexicographiques amassés par les orientalistes antérieurs, en y joignant les résultats de ses propres recherches. A côté des langues qu'il étudie spécialement, il fait des rapprochements avec l'arménien, le turc, le japonais, etc., et parle également, à l'occasion, des coutumes et des croyances des peuples dont il explique les langues. Castell dit dans sa préface qu'il consacra à son livre dix-huit années, en travaillant seize à dix-huit heures par jour. 11 employa quatorze collaborateurs, qu'il paya de ses propres deniers, et dépensa 42,000 livres sterling pour la publication de son ouvrage. En 1666, une partie de l'édition périt dans un incendie, où Castell perdit aussi des manuscrits précieux. Le Lexicon heptaglotton, rare maintenant, ne trouva pas auprès des savants un accueil aussi favorable que l'auteur l'attendait. Castell fut à peu près ruiné et faillit être mis en prison pour dettes. Un volume de vers en neuf langues différentes (hébreu, chaldéen, syriaque, samaritain, éthiopien, arabe, persan, grec et latin), qu'il publia à la louange de Charles If, sous ce titre, qui donne bien le ton du livre entier : 5^/ Angliœ oriens auspiciis Caroli II regum gloriosissimi (Londres, 4660), lui valut quelques bénéfices ecclésiastiques et une chaire d'arabe créée pour lui à l'Université de Cambridge.
BiBL. : RosENMULLER, Haïidbucli f. d. Litteratur de bibL Kritik,i. III, p. 341. — Wolf, Historia lexicorum hehraîGorum; Wittemberg, 1705, p. I6i.
CASTELL (William), publiciste anglais, mort en 4645. On a de lui : A Pétition exhibited to the High Court of Parliament for the Propagating of the Gospel in America and the West Indies, and for settling our Colonies there (4644), et A short Discoverie oj the coasts ofthe Continent of America (4644). 11 était pasteur de Courteenhall, dans le comté de Northampton.
CASTELLA. Com. du dép. du Lot-et-Garonne, arr. d'Agen, cant. de Laroque-Timbaut ; 354 hab.
CASTELLA. Famille noble et patricienne de Fribourg (Suisse), qui a fourni un grand nombre de magistrats, d'ecclésiastiques, d'officiers distingués, et qui a possédé les coseigneuries de Corbières et de Châtel-Saint-Denys, les seigneuries de Berlens, de Villardin et de Delley. Les différentes branches de Gruyère-Bulle, Wallenried-Berlens, Villardin, Delley, Montagny, se rattachent à Johan^ neius Castella de Nigra Acqua qui possédait à la fin du XIV® siècle les domaines de Nérivue et de Montbovon et qui figure plusieurs fois comme fidéijussor du comte Rodolphe de Gruyère. — Son arrière-petit- fils, Louis de Castella, banneret du Gruyère, chef des branches de Gruyère et de Bulle, prit part à la bataille de Morat (1476). — Jean, fils aîné de Louis, lors de la conquête du pays de Vaud par les Bernois (1.^36), prêta hommage à l'Etat de Fribourg pour la seigneurie de Cbâtel-Saint-Denys qu'il avait acquise par son mariage avec Isabelle de Mussy et réussit
par ce moyen à maintenir la foi romaine dans ce district. — Jean //, fils du précédent, fut nommé, en 1554, par la diète de Baden, gouverneur du comté de Gruyère après la faillite du dernier comte, Michel, et jusqu'au partage de ses Etats entre les cant. de Berne et de Fribourg. — Dom Jean de Castella, docteur en théoL, protonotaire apostolique, curé et doyen de Gruyère (1632-1656), figure parmi les correspondants de François de Sales et de M'^® de Chantai. — Parmi les Castella qui entrèrent au service de France dans les régiments des gardes suisses, nous mentionnerons : François- Albert ^Nicolas y né en 1659, qui, de 1674 à 1712, prit part à toutes les campagnes de Louis XIV, assista aux batailles de Senef, de Neerwinden, de Ramilles, d'Oudenarde, de Denain, aux sièges de Cambrai, d'Ypres, de Namur, de Charleroy, de Douay, fut nommé en 1710 lieutenant général et mourut à Paris en 1722. PiOdolphe^ïiQyievi de F.-Alb, né en 1678, qui, de 1695 à 1742, suivit toutes les campagnes militaires, combattit à Ramifies, à Oudenarde, à Malplaquet, parvint, en 1742, au grade de colonel du régiment des gardes et mourut à Paris en 1743 ; Rodolphe 11, neveu du précédent, né en 1706, maréchal de camp en 1748, colonel, en 1756, du régiment suisse de Vigier, qui prit dès lors le nom do Castella, gouverneur commandant de Wesel où, en 1760, il soutint avec succès un siège de six semaines contre le prince de Brunswick, lieutenant général lors de la bataille de Clostercamp (16 oct. 1760), créé comte par Louis XV en 1772, mort en 1775 ; Etienne^ brigadier en 1755, qui fit avec le régiment des gardes suisses quatorze campagnes, se distingua à la bataille de Fontenoy et mourut à Langres en 1764 ; JSicolas-Antoine-Xavier, comte de Castella de Berlens, neveu de Rodolphe 11, né en 1767, servit, en 1792, dans l'armée des princes, fut nommé colonel en 1806, lors de la formation des régiments suisses au service de France, fit les campagnes d'Espagne, de Russie, de Saxe, et parvint, en 1813, au grade de général de brigade. Après le congrès de Vienne, il rentra dans sa patrie et reçut, le d3 tév. 18i5, le titre d'inspecteur général des troupes ; le 6 mai de la même année, celui de major général et de commandant en second de l'armée de la Confédération. Revenu en France avec le grade de maréchal de camp en disponibilité, il mourut à Paris le i7 juin 1830. Parmi les membres de la famille de Castella qui remplirent des fonctions civiles, il convient de signaler : Jean-Pierre de Castella de Delley, né en 1623, conseiller d'Etat en 1661, ambassadeur, en 1663, du cant. de Fribourg pour le renouvellement de l'alliance avec Louis XIV, trésorier en 1680, lieutenant d'avoyer en 1688, mort en 1701 ; François-Tobie-RaphaëU chancelier de la république et cant. de Fribourg (1762-1772) ; François-Philippe^ son fils, qui lui succéda dans cet emploi de 1772 à 1782 ; Simon-Nicolas-Constantin, conseiller d'Etat en 1804, après avoir été, en 1784, maréchal de camp au service de France. Au XIX® siècle, la famille de Castella a fourni un médecin àisimgné, Jean-FrançoiS'Paul, né en 1788 à Bulle, dans la Gruyère, élève de la Faculté de Paris et docteur de l'Université de Landshut, chirurgien en chef pendant quarante-quatre ans (1811-1855) de l'hôpital Pourtalès à Neuchâtel, fondateur, à Neuchâtel, de la Société médicale et, à Fribourg, d'un service de consultations gratuites qui forma le premier noyau d'un hôpital cantonal, auteur d'un Essai sur la fracture du péronnet (1808) et de diverses observations cliniques insérées dans la Gazette médicale de Paris, mort à Fribourg Je 19 déc. 1860. De ses deux fils, l'aîné, Hubert, né à Neuchâtel en 1825, émigra en Australie où il a créé, dans la colonie de Victoria, un important vignoble, obtenu le grand prix viticole en 1881, à l'exposition de Melbourne, et publié les Squatters australiens (Paris, 1861); Notes d'un vigneron australien (1881) ; John BuWs Vineyard (Melbourne, 1886) ; le deuxième, Louis, né à Neuchâtel en 1829, entra, en 1848, au service de l'Autriche, fut