‹ La Grande encyclopédieChapitre 249 sur 397 · CASTELLAN — CASTELLANE · texte numérisé non relu

CASTELLAN — CASTELLANE

rateur du Moniteur pour les beaux-arts et de la Biographie Michaud à laquelle il fournit des notices sur divers artistes, Castellan a publié des Lettres sur la Morée (1808, 2 vol. in-8) et sur la Grèce, rilellespont et Constaniinople (1811, in-8), ornées de planches dessinées par l'auteur ; une Description d'une machine propre a puiser de Veau en usage dans le Levant (18H, in-8), un travail sur les Mœurs, Usages et Costumes des Ottomans (1812, 6 vol. in-18) accompagné d'éclair^ cissements par Langlès ; des Lettres sur l'Italie (1819, 3 vol. in-8), présentées comme une suite des L^/^r^5 sur la Morée et sur la Grèce, rajeunies Tannée suivante par un nouveau titre ; il avait soumis à l'Institut en 1815 des essais d'un procédé d'encaustique ou de peinture à l'huile d*olive sur impression de cire, dont il a consigné le résultat dans un mémoire imprimé à la même date. Son ouvrage posthume sur le château de Fontainebleau (Paris, 1840, in-8 avec 85 eaux-fortes de l'auteur) révéla l'existence de la brillante école d'artistes français, dite de Fontainebleau, formée dans cette ville au xvi® siècle, et qu'on s'était habitué à regarder comme italienne. M. Tx.

CASTELLAN (Anaïs), cantatrice dramatique française, née à Lyon vers 1818. Elève de Bordogni au Conservatoire de Paris, elle y obtint, en 1836, le premier prix de chant et le second prix d'opéra-comique, qui lui donnaient le droit de débuter sur un de nos théâtres lyriques. Mais elle préféra embrasser la carrière italienne, qui lui valut aussitôt de vifs succès. Elle se produisit successivement à Turin, à Bergame, à Venise, à Florence, à Rome, à Milan, etc. En 1840, à Florence, elle épousa un de ses camarades, le chanteur Enrico Giampietro, et partit avec lui pour le Mexique, d'où ils revinrent en 1844. Presque aussitôt engagée au Théâtre de la Reine, à Londres, elle se fit entendre, en passant par Paris, dans ({uelques concerts. A Londres, ayant chanté devant l'empereur Nicolas, elle reçut les compliments de ce souverain, qui lui témoigna le désir de Tentendre à Saint-Pétersbourg. Elle alla y passer en effet deux saisons, puis, sur la demande de Meyerbeer, elle vint à Paris créer à l'Opéra, en 1849, le rôle de Bertha dans le Prophète^ après quoi elle retourna en Italie, où elle obtint surtout de très grands succès au théâtre San Carlo, de Naples. A. P.

CASTELLANE. Ch.-L d'arr. du dép. des Basses-Alpes, sur la rive droite du Verdon, à 900 m. d'alt ; 1,858 hab. ; collège. Habitée dès l'époque romaine, Castellane est probablement l'antique Salinium, ch.-l. des Suetri. Elle fut dévastée par les Sarrasins au ix« siècle. Les habitants abandonnèrent alors la ville primitive, aujourd'hui Salaou, et fondèrent le château de Petra Castellana. Au x^ siècle, la ville fut de nouveau transportée dans la plaine, et divisée en château et bourg. Elle fut fortifiée au xiv® siècle. Sur le Verdon est un pont d'une construction très hardie, une seule arche appuyée sur un haut promontoire de 100 m. Fontaines salées, plâtres et gypses, poteries, pruneaux, fruits secs et confits. L'arrondissement a six cantons, Annot, Castellane, Colmars, Entrevaux, Saint- Andfé-de-Méouilles, Senez et 1,331 kil. q.

BiBL. : G RAs-BovnGNET, Antiquités de Varr, de Castellane; Digne, 1842, in-8.

CASTELLANE (Famille de). Famille de noblesse provençale. Les origines de la famille de Castellane sont incertaines. Il faut écarter l'opinion par elle répandue qui la rattache à Pierre le Cruel de Castille. Il y a des Castellane en Provence dès le xi® siècle. Ils doivent probablement leur nom à la ville dont ils étaient seigneurs depuis Guillaume de Castellane. Les plus anciens ancêtres connus de la famille sont : Boniface I«' (arbitre en 1089 entre les abbayes de Saint- Victor et de Lérins), Laugier, Boniface II (qui défendit Etiennette des Baux contre les comtes de Provence), Boniface 111 (qui essaya vainement de refuser le serment au comte Alphonse de Provence), Roux et Boniface IV. A partir du xiii« siècle, les Castellane se divisent en plusieurs branches : les Cas-

tellane Riez (qui durèrent jusqu'au xvi® siècle par Boniface V, l'ennemi de Charles d'Anjou ; Boniface VI le Troubadour, Hugues, Boniface VU, Jacques, Boniface VIII, Florens, Boniface IX, Antoine et Boniface X), et les Castellane-Laverdière, divisés en plusieurs familles au xvi« siècle. Des Castellane-Riez sortirent les marquis de Guinaud, alliés aux Lesdiguières, aux Lascaris-Vintimille et aux Forbin-Janson (xvi®-xviii® siècle) ; les seigneurs d'Andon et Mazaugues, alliés aux Gazelly, aux Vintimille- Tournes et aux d'Agoult (xv^-xviii® siècle), les seigneurs de Norante et Chaudon (xv^-xviii® siècle), d'où viennent les seigneurs de Majastre (xvii^-xviii® siècle). Des Castellane-Laverdière sortirent les marquis d'Entrecasteaux (comtes de Grignan par substitution au xvi® siècle, depuis Gaspard II de Castellane, d'où Louis de Castellane, Adhémar, père de Louis-François, aïeul de François de Castellane-Adhémar, qui épousa en troisièmes noces Marguerite de Sévigné (xvi®-xvm® siècle), les seigneurs de Pierrerue (xvii® siècle), les seigneurs d'Esparron, alliés à Palamède de Forbin (xvMviii® siècle), les seigneurs de Novejan. La famille de Castellane a produit plusieurs autres branches, vingt-cinq en tout et donné plus de soixante chevaliers de Malte. Au xv® siècle, la « dissolution des Castellane » était, dit-on, proverbiale à la cour du roi René. Elle porte dans ses armes : De gueules à un château d'or, ouvert, crénelé et sommé de trois tours de mêwe, maçonnées de sable, celle du milieu plus élevée que les deux autres. Les membres les plus marquants de cette famille dans les temps modernes sont, outre le gendre de M"^^ de Sévigné et le navigateur d'Entrecasteaux, le comte de Castellane (Boniface-Louis -André) (1758-1837), qui fut député de la noblesse aux Etats généraux, préfet de l'empire et pair de la Restauration ; le maréchal de Castellane (V. ci-dessous) et le comte Jules de Castellane (mort en 1861), fondateur du célèbre théâtre d'amateurs qui porte son nom. Léon-G. Pélissier.

BiBL. : Artefeuil, Histoire de la noblesse de Provence. — Lachesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse. — De Courcelles, Hist. des pairs de France, t. VI.

CASTELLANE (Boniface de), troubadour, qui florissait entre 1256 et 1266. 11 appartenait à la famille des Castellane de la Provence, et il a joué un rôle important dans l'histoire de cette province. On ne possède de lui que trois sirventés.

BiBL. : Papon, Histoire de Provence, t. II, pp. 270 et suiv. — Histoire littéraire de la France, t. XIX, p. 480.

CASTELLANE (Esprit-Victor-Elisabeth-Boniface, comte de), maréchal de France, né à Paris le 21 mars 1788, mort à Lyon le 16 sept. 1862. Engagé comme simple soldat dès la fin de 1804, il parvint rapidement aux grades de sous-lieutenant (1806) et de lieutenant (1808), fit avec distinction les campagnes d'Espagne et d'Allemagne (4808-1809), fut pourvu d'une dotation de 3,000 fr. et nommé capitaine en 1810, devint chef d'escadron en 1812, pour sa belle conduite en Russie, et commanda en 1813 et 1814, avec le titre de colonel-major, le 1«^ régiment des gardes d'honneur. Colonel de hussards en 1815, il passa, au même titre, dans la garde royale (1822), ce qni lui donna rang de maréchal de camp. H prit part, en 1823, sous le duc d'Angouléme, à l'expédition d'Espagne et demeura dans ce pays, partiellement occupé par nos troupes, jusqu'en 1827. Sa participation au siège d'Anvers (1832) lui valut d'obtenir, en janv. 1833, le grade de lieutenant général et les services qu'il rendit dans les années suivantes, pendant la guerre civile d'Espagne, en observant les frontières de la Catalogne, lui ouvrirent les portes de la Chambre des pairs, où il fut appelé le 3 oct. 1837. Après une courte mission en Algérie (1838), il demeura longtemps à Perpignan, où il commandait la 31® division militaire et d'où il passa, en 1847, à Rouen. Dans cette ville il se fit remarquer par la fermeté avec laquelle il maintint Tordre matériel après les événements de févr. 1848. Bientôt le gouvernement républicain le mit à la retraite. Mais Louis-Napoléon, qui méditait un

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coup d'Etat, n'avait garde de laisser de côté un militaire aussi éprouvé, qui était disposé à le servir et dont la réputation d'énergie (parfois un peu brutale) était déjà légendaire. Aussi le généra) de Gastellane fut-il rappelé à l'activité dès 1849. Chargé du commandement des 14® et 15® divisions militaires, il fut, le 24 avr. 1850, mis à la tête des 5« et 6^ et s'établit à Lyon. Il empêcha, par sa vigoureuse attitude dans les jours qui suivirent le 2 déc. 1851, tout mouvement sérieux dans cette ville. Louis- Napoléon récompensa son dévouement en le nommant sénateur au commencement de 1852 et maréchal de France à la fin de la môme année. Lyon étant devenu le siège d'un des grands commandements militaires créés en 1859, ce poste lui fut confié, et il l'occupa jusqu'à sa mort. A . Debidour.

CASTELLANETA. Ville d'Italie, prov. de Lecce, sur le Lato, entre Bari et Tarente; 7,903 hab. Elle fut prise par Robert Guiscard en 1080. Évêché.

CASTELLANI. Peuple de la Tarraconaise (Espagne* antique), mentionné par Ptolémée, occupait le pays entre le Congost et le LIobregat, et avait pour villes principales : Sebellunun (Sabadell), Egosa (Terrasa), Beseda (Mombui) et Basi (Roca ou San Cefalon). Quelques auteurs, parmi lesquels Zurita, font dériver de Castellani le nom des Catalans.

CASTELLANI (Leonardo), peintre, qui travaillait à Naples vers 1568. Il n'est connu que pour avoir été le collaborateur de Giovanni-Battista Crescione. Un autre peintre du nom de Castellani (Antonio), figure sur la liste des élèves de l'atelier des Carrache.

CASTELLANI (Gioacchino), poète et jurisconsulte italien, né à Savone en 1807. Professeur à la Faculté de droit de Gênes, il a écrit, comme jurisconsulte : Commenti del Codice pénale del regno di Sardeg7îa;et comme poète: Due novelle in ottava rima (Gênes, 1841); Fiorino e Sveno (Gênes, 1887) ; Messinella (Ibid., 1887) ; le sujet de ces nouvelles est emprunté à quelques vers de Vbdegonda de Tommaso Grossi; celui de la seconde à la Battaglia di Benevento, roman de Guerrazzi ; Maria di Magdala o Maria Maddalena, drame sacré en 5 actes (Savone, 1882); Gesta delta vol casa di Savoja (Savone, 1886). Passano, qui le loue de la grâce de ses descriptions, lui reproche de l'incorrection et trop de penchant pour son dialecte natal. R. G.

BiBL. : Giambattisto Passano, I novellieri italiani in verso ; Bologne, i868, in-8. — A. de Gubernatis, Dictionnaire international des écrivains du jour; Florence, 1889, gr. in-8.

CASTELLANI. Famille d'orfèvres et de bijoutiers romains du xix*^ siècle. Le fondateur de la maiscn est Fortunato-Pio, mort en 1 865. Ayant réuni une collection considérable de bijoux d'or trouvés dans les tombeaux de l'Etrurie, il se proposa d'imiter ces pièces d'un admirable style et d'une délicatesse dont on avait perdu le secret. Après avoir étudié leurs procédés de facture et de soudure, il retrouva dans les montagnes des Abruzzes, des ouvriers qui avaient conservé les traditions de travail dont se servaient les anciens et qui leur permettaient d'accomplir ces merveilleux objets eskmpés et granulés sur des feuilles d'or d'une ténuité extraordinaire. Le succès répondit à ces efforts et il fut bientôt en état de produire des morceaux qui pouvaient rivaliser avec ceux de l'antiquité. Le duc Caetani, prince de Sermoneta, habile dessinateur qui s'était pénétré profondement du caractère de la bijouterie greco-étrusque, lui fournit des modèles qui lui permirent d'entreprendre de grandes pièces. Les plus belles qui soient sorties de ses ateliers, furent deux épées d'or offertes par souscription au roi Victor-Emmanuel et à l'empereur Napoléon III, après la campagne d'Italie. Les magasins de Castellani sont au nombre des curiosités modernes de Rome, que les voyageurs ne manquent pas de visiter. Ils sont aujourd'hui dirigés par le fils cadet de Castellani qui a remplacé son père. Lorsque le fils aîné Alessandro Castellani eut été exilé de Rome, il avait établi à Paris une succursale de la

maison, qui ne resta ouverte que pendant quelques années. Après l'acquisition de la collection des trésors antiques réunis par le marquis Campana, plusieurs bijoutiers de Paris imitèrent ces pièces, mais la mode renonça bientôt au bijou-Gampana, bien que les fabricants n'aient cessé depuis lors de leur faire de nombreux emprunts. A Rome, au contraire, le goût du bijou antique s'est conservé, et la maison Castellani est toujours à la tête de cette fabrication qui est très active.

Alessandro Castellani, fils aîné de l'orfèvre romain, antiquaire et amateur plein d'érudition et de goût, avait rassemblé plusieurs collections qui sont venues enrichir les musées publics et les grands cabinets particuliers. Les opinions libérales d'Alossandro Pavaient fait exiler de Rome, après un emprisonnement au château Saint- Ange. Il se retira à Naples et, dans les dernières années de sa vie, il habitait consécutivement Rome, qui lui avait été rouvert depuis 1870, et Paris. Castellani, qui a importé en France et en Angleterre une foule d'objets remarquables, a fait différentes ventes publiques à Paris, notamment celles d'une collection de terres cuites et de vases antiques et d'une collection de majoliques italiennes. La principale collection qu'il ait réunie, celle des bijoux antiques provenant en partie du fonds créé par son père, a été acquise en bloc par le British Muséum (1868). Il lui céda quelques années plus tard une remarquable suite de bronzes, de marbres, de vases et de terres cuites antiques provenant de ses voyages en Grèce et en Orient. Ce qui lui restait d'objets d'art fut vendu après sa mort, à Rome, en 1884, à l'exception de certaines pièces que le gouvernement italien mit sous le séquestre, et à Paris dans la même année. Le musée du Louvre a fait à ces ventes plusieurs acquisitions de majoliques, de bronzes et d'orfèvrerie. DeChampeaux. BiBL.: Catalogue de la vente de la collection Castellani; Rome, 1884. — Catalogue de vente de la collection Castellani ; Paris, 1884. — Newton, Catalogue des marbreSi des vases grecs et des bronzes du British Muséum.

CASTELLANO, acteur français, d'origine grecque, né vers 1825, mort en 1882. Après avoir fait en province, notamment à Versailles et à Lyon, son stage de comédien, il vint, vers 1855, débuter à Paris, au théâtre de l'Ambigu, où il se fit rapidement une place très importante dans l'emploi des premiers rôles. Grand, distingué, doué d'un mâle physique et d'une belle prestance, il acquit sur le public une réelle autorité et connut de nombreux succès. Pendant les quinze années qu'il passa à l'Ambigu, il fit de nombreuses créations, entre autres dans la Servante, la Dame de Monsoreau , les Orphelines de la Charité, le Paradis perdu, les Pauvres de Paris, etc. A la fin de 1874, Castellano prit la direction de l'ancien Théâtre-Lyrique de la place du Châtelet, dont il fit une scène de drame, en lui donnant le nom de Théâtre-Historique. L'année suivante, tout en se maintenant à la tête de cette première entreprise, il assumait la direction du théâtre du Châtelet proprement dit, auquel il conservait son genre de grand drame à spectacle et de pièces-féeries. En 1879 il cédait le Théâtre-Historique à M. Jean Bertrand, qui allait en faire le Théâtre des Nations, et en 1880 il laissait celui du Châtelet entre les mains de son secrétaire, M. Emile Rochard. A. P.

CASTELLANO (Manuel), peintre espagnol, né à Madrid le 3 févr. 1827, mort le 3 avr. 1880. Il est élève des cours de peinture de l'académie de San Fernando et de MM. Juan et Carlos Ribera. Ses principaux ouvrages sont : la Cour des chevaux de la place des Taureaux, avant la course, exposé à Madrid en 1856 et acquis par l'Etat pour le musée du Fomente ; la Mort de Daoiz et la Défense du parc d'artillerie le S mai iSOS ; la Mort de Velarde ; ces deux tableaux sont la propriété de l'Ayuntamiento de Madrid. Le premier, exposé en 1862, valut à son auteur une médaille de 3® classe. En 1866, Castellano envoyait à l'exposition de Madrid : Y Arrestation de Valenzuela, qui figura à l'Exposition universelle de 1867, à Paris, et

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fut acquis par le gouvernement espagnol pour le musée national. On regarde comme son meilleur tableau : la Mort du comte de Villamediana, qui obtint une médaille de 2® classe à l'Exposition de 1871. Castellano avait décoré le plafond du théâtre de la Zarzuela ; cette décoralion a été il y a quelques années remplacée par une autre. Il est également l'auteur de nombreux portraits. P. L.

BiBL.: Ossorio y Bernard, Galerio biografica de artistos espanoles; Madrid, 1883-1884, 2« édit.

CASTELLANO S (Juan de), poète et historien hispanoaméricain du XVI® siècle, né à Tunja (Nouvelle-Grenade). Il suivit d'a6ord la carrière des armes, fit de périlleuses campagnes, puis il entra dans les ordres et obtint un bénéfice à Tunja. Ses voyages et ses relations avec des conquistadores le mirent à même de conter avec exactitude les exploits de ceux-ci, tout en décrivant les pays qui avaient été le théâtre de leurs exploits. Il mit ensuite cette histoire en octaves coulantes et faciles qu'il publia en trois parties sous le titre délusoire de Elegias de varones ilustres de Indlas (1589 et suiv., reproduite dans Bibliotheca de autores Espanoles de Rivadeneyra, Madrid, 1847, t. IV, gr. in-8). Une quatrième partie, probablement perdue, est restée inédite. Son Historia del Nuevo reino de Grenada a été publiée d'après un ms. de 1592 par Paz v Melia (Madrid, 1886-87, 2 vol. in-8). " B-s.

CASTE L LA NOS de Losâda (Basilio-Sebastian), érudit espagnol, mort vers 1860. Secrétaire et gentilhomme de la chambre de Ferdinand VII, bibliothécaire de l'infant D. Sébastien - Gabriel de Bourbon, il s'occupa surtout d'archéologie et de numismatique, devint directeur ère l'Ecole normale centrale, fonda l'Académie d'archéologie et de géographie dont il fut élu directeur perpétuel, et enseigna longtemps l'archéologie à l'Athénée de Madrid. On lui doit de nombreux ouvrages, dont le but est de vulgariser certaines connaissances. Enrique y Cinforosa o los amigos virtuoses, œuvre morale et géographique, dit le titre (Madrid, 1830-1831, 3 vol. in-8); la Poderosa Themis o los remordimientos de los malvados, trad. du français de David, en collab. avec Anento (Madrid, 1830-1831, 4 vol. in'8) ; Retrato actuai y antiguo de la villa y corte de Madrid (Madrid, 1830-1831, 2 vol. in-8); Cartilla numismatica, etc. (Madrid, 1840, in-4) ; Brève Conipendio de la fabula (Madrid, 1844, in-16); Compendio elemental de arqueologia (Madrid, 1844, 3 vol. in-16) ; la Isabela^ manual del banista (bains de Salcedo) (Madrid, 1846, in-8) ; la Galanteria espafiola, étude sur le langage des fleurs, la poésie, le blason, etc. (Madrid, 1848, in-8) ; Trillo^ ynanual del banista (Madrid, 1851, in-8); Memoran^ dum historial : nociones de la historia universal y partîcular de Espana, etc. (Madrid, ^858, in-8). Castellanos est aussi l'auteur d'une comédie en prose, la Huerfana reconocida, représentée à Madrid en 1842. II a donné des catalogues des antiquités de la Bibliothèque nationale de Madrid, une édition de Quevedo (Madrid, 1841, 6 vol. in-4), a publié les ouvrages à'Azara (V. ce nom), dirigé V Album d'Azara ou recueil poétique en l'honneur d'Azara (Madrid, 1856, in-4), la Blografia ecclesiastica compléta, à partir de la lettre P, et donné de nombreux articles à YEnciclopedia moderna de Mellazo. E. Cat.

CASTELLANUS (Pierre Duchatel ou Châtelain) (V. Châtelain).

CASTE LLAR. Com. du dép. des Alpes-Maritimes, arr. de Nice, cant. de Menton, au-dessus du torrent du val de Carei; 707 hab. Bourgade à l'aspect médiéval, forteresse carrée où l'on n'entre que par trois portes, amas de sombres maisons et de rues sales. Vieux palais des Lascaris avec des traces de fresques effacées. Chapelle romane de Saint-Sébastien.

CASTELLARD (Le). Com. du dép. des Basses-Alpes, arr. et cant. de Digne ; 174 hab.

CASTE LLARE-di-Casinca. Com. du dép. de la Corse, arr. de Bastia, cant. de Vescovato ; 565 hab.

CASTELLARE di-Mercurio. Com. du dép. delà Corse, arr. de Corte, cant. de Sermano; 264 hab.

CASTELLAZZO (Luigi), littérateur et patriote italien, né à Pavie le 29 sept. 1827. 11 prit part aux insurrections lombardes en 1848, au siège de Rome, où il fut fait prisonnier par les Français. Il reprit du service contre les Autrichiens, et, en diverses batailles, se conduisit de façon à s'attirer des félicitations et des décorations. En 1867, le gouvernement papal contre lequel il fomentait des révoltes le mit en prison : 1870 le délivra, mais en brisant sa carrière, car l'ère des insurrections était close. Ce fougueux insurgé écrivit un drame, Tiberio (1865), et un roman historique, Tito Vezio (1867) qui, sans être aussi révolutionnaires que le crut l'auteur, eurent de l'intérêt dans leur nouveauté. II a écrit sous le nom de Anselme Mvalta, R, G.

BiBL. : PozzT, Blografie e paesaggi ; Lecce, 1874, in-12. CASTE LLE (La) ou Saint-Jean de la Castelle. Abbaye de l'ordre des Prémontrés, située sur les bords de l'Adour, dans le dép. des Landes, arr. de Saint-Sever, diocèse d'Aire. Ce monastère, qui porta primitivement le nom de Gratia Dei, appartint d'abord, s'il faut en croire l'historien Marca, à l'ordre de Saint-Benoît et fut fondé par les ducs de Gascogne. Vers 1155, une nouvelle fondation fut faite, et c'est alors sans doute que l'ordre de Prémontré s'établit à la Castelle. Elle était due à Pierre, comte de Bigorre, vicomte de Marsan, et à Béatrix, sa femme, fille de Centulle de Béarn; Le comte restaura l'ancien monastère et y établit des religieux de la Chaise-Dieu, au diocèse d'Auch, abbaye qu'il avait fondée lui-même vers 1135. Aussi l'abbaye de la Grâce-de-Dieu a-t-elle été nommée la fille de l'abbaye de la Chaise-Dieu. En 1569, l'abbaye de Saint-Jean de la Castelle fut incendiée par les Huguenots^ à la suite des troubles survenus en Béarn et de la campagne de Montgommery. Mais l'abbaye se releva de ses ruines et persista jusqu'à la Révolution. Btbl. : GalliaChristiana,t. I, col. 1,181-1,184. CASTELLET (Le). Com. du dép. des Basses-Alpes, arr. de Digne, cant. des Mées ; 250 hab.

CASTELLET (Le). Com. du dép. du Var, arr. de Toulon, cant. du Beausset; 1,295 hab.

CASTELLET. Com. du dép. de Vaucluse, arr. et cant. d'Apt; 204 hab.

CASTE LLET-lès-Sausses. Com. du dép. des Basses- Alpes, arr. de Castellane, cant. d'Entrevaux; 370 hab. CASTE LLET-Saint-Cassien. Com. du dép. des Basses- Alpes, arr. de Castellane, cant. d'Entrevaux; 74 hab.

CASTELLl (Bartolomeo), médecin italien du xvi^siècle, né à Messine où il fut professeur de l'Université. Onlui doit un ouvrage remarquable pour son temps et qui a rendu de grands services, le Lexicon medicum grœco-latinum (Venise, 1607, in-8; Genève, 1746, in-4, la meilleure édition); c'est un dictionnaire universel des termes de médecine qui fut souvent réimprimé. D"^ L. Hn.

CASTELLl (Bernardo), peintre italien, né à Gênes en 1557, mort en 1629; élève de Cambiaso. Il a décoré un grand nombre d'églises et de palais de Gênes de peintures religieuses ou historiques et fut un portraitiste renommé. CASTELLl (Benedetto), mathématicien italien, né à Brescia en 1577, mort à Rome en 1644. Il suivit les leçons de Galilée, se fit bénédictin (il devint abbé d'un couvent), professa les mathématiques avec succès à l'Université de Pise et à la Sapienza à Rome, où il resta jusqu'à sa mort. Il s'occupa spécialement d'hydraulique et son traité : Délia Misura delVacque correnti (Rome, 1628; traduit en français par Saporta en 1664), a été souvent réimprimé et est resté longtemps classique. Castelli se montra au reste aussi habile comme ingénieur hydraulicien que comme théoricien. Il a laissé plusieurs mémoires inédits sur l'hydrostatique et l'hydrodynamique. T.

CASTELLI — CÂSTËLLiN

CASTE LLI (Pietro), médecin et botaniste italien, né à Messine à la fin du xvi^ siècle, mort dans cette ville en 1657. Il exerça la médecine à Rome, puis dirigea le jardin botanique de Messine. Ses ouvrages de médecine et de botanique sont très nombreux. D'* L. Hn.

CASTELLI (Giovanni-Battista),diti/ Genovese^ peintre italien, mort à Gênes en 1637, frère de Bernardo Castelli, élève de Cambiaso. Il s'adonna à la miniature et fut appelé en Espagne par Philippe II pour illustrer les livres de l'EscoriaL

CASTELLI (Valerio), peintre, né à Gênes en 1625, mort en 1659. Il était fils de Bernardo Castelli, et a laissé la réputation d'un des meilleurs peintres d'histoire et de batailles de l'école génoise. Après avoir débuté dans l'atelier de Fiasella, il parcourut les différentes villes de ritalie étudiant, à Milan, Procaccini et Perino del Vaga ; à Parme, le Corrège et le Parmesan ; ce sont les maîtres que rappellent tour à tour ses tableaux. Son dessin manque souvent de correction, mais sa couleur est agréable et ses compositions sont bien établies ; il avait comme collaborateur habituel Giovanni-Maria d'Ascoli qui se chargeait de la perspective dans ses tableaux . A Gênes on voit de lui des fresques à Sainte-Marthe ; le Baptême de saint Jacques dans l'oratoire de ce saint ; r Enlèvement des Satines, au palais Brignole, etc. Il y a une répétition de cette dernière composition à Florence.

BiBL. : Lanzi, Histoire de la peinture en Italie,— F. de Boni, Biografia degli artisti.

CASTELLI (Ignaz-Friedrich), poète allemand, né à Vienne le 6 mars 1781, mort à Vienne le 5 févr.^1862. Il fit de bonne heure des traductions pour les libraires, et s'essaya en même temps à adapter des pièces françaises à la scène allemande. En 1809, ses chansons militaires lui firent interdire le séjour de Vienne , alors occupée par Napoléon, Il suivit, en 1814, le comte Cavriani, nommé conseiller de gouvernement pour les territoires français envahis par les alliés ; il revmt en Autriche Tannée suivante, en passant par la Haute-Italie, et se consacra dès lors entièrement à ses travaux littéraires. Il n'était pas seulement un écrivain de talent, mais encore un collectionneur passionné ; il a laissé une bibliothèquiî contenant une douzaine de mille volumes sur l'histoire du théâtre. Il a fait jouer plus de deux cents pièces, traduites, imitées ou originales, la plupart avec succès. Il en a publié un choix (Vienne, 1844-1847, 16 voL;3« éd., 1861, 22 vol.). Les meilleures de ses poésies (Berlin, 1835, 6 vol.) sont écrites dans le dialecte de la Basse- Autriche. Il a raconté sa vie avec beaucoup de détails dans ses mémoires: Memoiren meines Lebens (Vienne, 1861-1862, 4 vol.). A. B.

CASTELLI (Michelangelo), homme politique italien, né à Racconigi en sept. 1808, mort à Turin le 20 août 1875. Mazzinien dans sa première jeunesse, il se rallia dès 1846 au parti réformiste et publia alors en Suisse un opuscule intitulé Saggio di un* opinione moderata in Italia, L'année suivante, quand la presse commença à jouir de quelque liberté en Piémont, il fut un des rédacteurs les plus actifs du Risorgimento, dirigé par Cavour. De cette époque date l'étroite amitié qui l'unit au grand homme d'Etat. Homme sûr et sagace, Castelli devint son confident et son conseiller, et par là, quoique trop modeste pour se mettre en évidence, il exerça une influence très sérieuse sur les affaires italiennes. C'est lui qui, lié aussi avec Rattazzi, fut le premier inspirateur de la fusion des deux centres qu'on a appelée le Connubio (V. ce mot). Son intimité avec Victor-Emmanuel ne fut pas non plus sans rendre de signalés services. Député de Racconigi depuis 1848, Castelli entra au Sénat en 1860. H avait été nommé directeur général des Archives de l'Etat (1854) et premier secrétaire de l'Ordre de Saint-Maurice (1870). Il a laissé de précieux souvenirs, que M. Luigi Chiala vient de publier sous le titre de Ricordi di Michelangelo Castelli, '/^47-/^75 (Turin-Naples,1888, in-8). F. H.

CASTELLI (David), orientaliste italien, né à Livoume le 30 déc. 1836. Il fit ses études littéraires et philosophiques à l'Ecole normale supérieure de Pise ; enseigna à titre privé à Livourne, puis à Pise ; il fut nommé en 1875 chargé de cours à Florence, puis professeur ordinaire. Les ouvrages de M. Castelli sont : le Livre de Cohelet, traduction avec introduction critique et notes (Pise, 1866) ; les Légendes talniudiques, essai de traduction avec une préface critique (Pise, 1869) ; le Messie selon les Hébreux (Florence, 1874) ; De la Poésie hébraïque (Ib., 1878) ; le Droit de tester selon la légiS' lation hébraïque (Ib., 1878) ; le Commentaire de Sabbataï Donolo sur le Livre de la Création (Ib., 1880); la Prophétie dans la Bible (Ib., 1882); les Lois du peuple hébreu dans leur développement historique i^h,^ 1884); Histoire des Israélites (Milan, 1887-88, 3 vol.). M. Castelli a également publié des études philosophiques et bibliques dans diverses revues italiennes.

CASTELLI N (Nicolas), l'éditeur et l'auteur principal du recueil célèbre de gravures historiques du xvi® siècle, jusqu'à présent connu sous les noms de Tortorel et Périssin, était un marchand natif de Tournai, qui avait abandonné son pays par horreur de l'intolérance espagnole, était venu s'établh' à Genève et y avait été reçu bourgeois le 20 nov. 1566, le même jour que son beau-frère Pierre Le Vignon d'Anvers. Tous deux, après avoir pratiqué en commun le commerce des laines, réso-

Supplice d'Anne du Bourg, conseiller du Parlement de Paris (21 déc. 1559 [fragment]).

lurent de populariser par une œuvre d'art les exploits et les souffrances des huguenots, s'adressèrent à l'habile dessinateur Périssin, puis à son associé Tortorel, et recoururent à la gravure d'abord sur bois et ensuite sur cuivre. Le Vignon étant mort peu de temps après, Castellin, qui avait fourni les dessins originaux, se chargea de mener à bien l'entreprise. Les Grandes scènes du XVI® siècle ont été composées de souvenir sur les modèles des belles gravures consacrées par des artistes flamands au siège de Metz et autres épisodes de la vie de Charles- Quint, d'après les renseignements fournis par les témoins oculaires qui devaient être nombreux à Genève, alors l'asile de tant de fugitifs français pour cause de religion. Le titre exact est le suivant : « Premier volume, le seul qui ait jamais paru, contenant quarante tableaux ou histoires diverses qui sont mémorables, touchant les guerres, massacres et troubles advenus en France en ces dernières années. Le tout recueilli selon le tesmoignage de ceux qui y ont esté en personne, et qui les ont vous.

CASTELLIN — CASTELLO

lesquels sont pourtraits à la vérité. Au bas, une pyramide entourée des mots : Ferme en adversité, et audessous : / Persinus fecit, » Le tout se distingue par la beauté et la richesse de rornementation. Suit une page de préface entourée du même encadrement. La première scène représente « la Mercuriale tenue aux Augustins, à Paris, le X de juin 4559, là oti le Roy Henry 2 y fust en personne », la dernière : « la Rencontre des deux armées françoises faicte au passage de la rivière du Rosne en Dauphiné, le 25 mars 4570. » Les plus connues retracent la mort de Henri H, le supplice d'Anne du Bourg,^ les massacres de Vassy, de Tours, de Nîmes, les batailles de Dreux, de Saint-Denis, de Jarnac, de Moncontour, les sièges de Chartres, de Poitiers, de Saint- Jean-d'Angély, la mort du duc de Guise devant Orléans. Le tout est daté de 4570. Malgré la multiplicité des copies, il n'existe pas aujourd'hui de cet ouvrage, même à la Bibliothèque nationale, un seul exemplaire dont on puisse assurer qu'il est complet et tel qu'il sortit des mains de l'éditeur. On n'en connaît cas non plus deux exemplaires qiii soient pareils. Ces particularités s'expliquent par la rapidité avec laquelle les planches, à mesure qu'elles paraissaient, étaient enlevées et dispersées à travers toute l'Europe, avant qu'il fût loisible de les réunir en un volume, par la variété des textes explicatifs qui sont rédigés en français, en latin, en allemand, en anglais, en italien, et offrent, en français même, des variantes caractéristiques. Une reproduction fac-similé, avec introduction et commentaires, a été publiée à Paris en 4885. Ernest Stroehlin.

CASTELLIN! (Jacopo), poète dramatique florentin du xvi« siècle. On connaît de lui les pièces suivantes : rAsdrubale, tragedia (Florence, 4562, in-8) ; la Gnllinacea, commedia in verso (Florence, 4562, in-8) ; il Medico, commedia (Florence, 4562, in-42). R. G.

BiBL. : Giulio Negri, Isloria degli scrittori fîoreniini ; Ferrare, 1722, in-fol.

CASTELLINI (Raffaelle), mosaïste italien duxix^ siècle. Attaché à la fabrique pontificale de mosaïques du Vatican, organisée par Benoit XIll en 4727, cet artiste a collaboré aux grandes reproductions des tableaux de maîtres, dont la série fut commencée par Urbain VI II dès le milieu du xviii^ siècle. 11 a exécuté, pour la décoration intérieure de Saint-Pierre de Rome, la copie en mosaïque de la Sy bille de Cùmes, du Dominiquin, qui se trouve à la galerie Borghèse ; il a collaboré aussi à une grande mosaïque, le Christ et saint Thomas^ d'après le baron Camuccini. Ad. T.

BiBL.: Gerspach, la. Mosaïque; Paris, 1880, in-8.

CASTE LLO-Di-RosTiNO. Corn, du dép. de la Corse, arr. de Corte, cant. de Morosaglia; 643 hab.

CASTELLO (Giovanni-Battista), peintre et architecte italien, né à Bergame, mort à Madrid en 4569. On Ta surnommé, en Espagne, où Philippe II le fil venir en 4567, el Bergamasco. Sa réputation d'habileté comme fresquiste et comme architecte lui avaient fait apcorder par le roi, pour le décider à venir se mettre à son service, des conditions fort honorables. Castello devait d'abord recevoir 3,000 réaux à l'année et ses ouvrages lui étaient ensuite payés à part et à dire d'experts. Ses premiers travaux furent pour le royal alcazar de Madrid ; il commença par aider Becerra qui décorait alors les appartements situés dans la tour du midi, puis il peignit seul, à fresque, deux des galeries situées au couchant qu'il couvrit des plus charmantes inventions décoratives. Pour l'aider dans les diverses tâches que lui assigna Philippe II, il avait fait venir d'Italie les deux peintres Giovanni Maria et Francesco de Urbino; Pietro Milanès, stucateur, et Francisco de Viana, doreur et peintre. Castello prit une part assez importante aux travaux de restauration qui s'opéraient alors à l'alcazar ; c'était par ses soins qu'arrivaient de Carrare et de Gênes les marbres employés dans ces travaux. Ce fut également sur ses propres plans

que l'on construisit à l'Escurial le grand escalier d'honneur d'une si magnifique ordonnance. Lors de la mort de Castello, le trésor royal lui redevait une somme assez considérable pour ses travaux en cours d'exécution. Cette somme, qui s'élevait à 203,965 maravedis, fut employée en partie à payer les dettes de l'artiste; le surplus fut versé à sa veuve, Margarita Castello, qui continua de résider à Madrid où elle éleva les deux fils de son mari ; l'aîné s'appelait Nicolas-Granelo et le plus jeune Fabricio Castello ; tous deux ont été peintres comme leur père et restèrent attachés comme lui au service des rois d'Espagne. P. L.

CASTELLO (Nicolas-Granelo), peintre italien du xvi« siècle, fils et élève de Giovanni-Battista, vint à Madrid et collabora avec Tabaron aux tableaux représentant la Bataille de Saint-Quentin (kVEscuTizl, 4584) et la Bataille d'Higueruela (4587).

CASTELLO (Fabricio), peintre espagnol, mais Italien d'origine puisqu'il était le plus jeune fils de Giovanni- Battista Castello, qui l'amena tout enfant en Espagne. Son premier maître tut Nicolas-Granelo, son frère aîné ; puis il travailla avec Francesco de Urbino, très habile décorateur à fresque, sous la direction duquel il fit de remarquables et rapides progrès. En 4576, il n'était encore qu'un aide, un apprenti, et ne touchait même aucun salaire. Mais en 1582, Philippe II se l'attachait définitivement comme peintre en lui attribuant un traitement fixe de six mille maravedis par mois. Cette même année, Fabricio commençait en collaboration avec Nicolas Granelo, Tabaron et Orazio Cambiaso la décoration à fresque de la galerie conduisant aux appartements de la reine à l'Escurial. Dans les panneaux, encadrés d'ingénieux et charmants caprices d'ornementations, il peignait divers épisodes des guerres des Flandres et de la bataille de Saint- Quentin. Ces fresques ont péri, mais des copies sur toiles exécutées sans doute postérieurement par quelque autre artiste sont encore conservées à l'Escurial. Sur la paroi la plus vaste de cette même galerie, du côté qui touche à l'église, les mômes artistes, moins Orazio qui était retourné en Italie, peignirent à fresque, en s'inspirant d'une toile abandonnée dans les greniers du palais et que l'on assurait être de la main de Dello, la Bataille de la Higueniela, livrée par le roi Jean II aux Maures de Grenade, Les frises et les voûtes de cette même galerie reçurent également diverses fresques, représentant la Conquête des îles Terceiras ; elles fournirent à Castello l'occasion de peindre des embarquements et des débarquements de soldats, de matériel de guerre, ainsi que des felouques, des galères, des embarcations de toute espèce formant les plus variés et les plus pittoresques spectacles. Après l'achèvement de ces importants ouvrages, Fabricio qui, sur l'ordre de Philippe III, était venu se fixer à Madrid où son salaire continuait de lui être payé, obtint du roi l'autorisation de se rendre à Alba de Tormès où le duc d'Albe possédait une magnifique résidence. En collaboration avec son frère Nicolas-Granelo, il y décora de fresques, représentant les victoires du duc d'Albe et toutes embordurées d'élégants caprices d'ornementation dans le style des Gruteschi, Varmeria du palais. Castello fit aussi partie du groupe d'artistes chargés des travaux de décoration au Pardo. Il y peignit à fresque diverses pièces intérieures et y simula des perspectives d'édifices. En 4614, nous voyons par une réclamation adressée au roi et qui est conservée aux archives du palais, que Castello achevait de colorier, en tons naturels, quarante-huit bustes ou chefs àe saints et de saintes que Juan de Arphe avait fondus en bronze pour les reliquaires de l'Escorial, ainsi qu'un plan de la résidence et de la forêt du Pardo. Fabricio Castello mourut à Madrid en 4647, laissant un fils qui devint à son tour un artiste de valeur. P. L.

BiBL. : Carducho, Dialogos 'de la pintura; Madrid, 1639. — Cean Bermudez, Dlccionario de los mas ilustres profesores; Madrid, 1800.

CASTELLO — CASTELLOSA

CASTELLO (Félix), peintre espagnol et fils de Fabricio Castello ; né à Madrid en 1602, mort à Madrid en 4666. Il reçut ses premières leçons de son père, puis après la mort de celui-ci, il passa sous la direction de Vicente Carducho. L'excellente éducation d'artiste qu'il retira de ces deux enseignements successifs fit de Castello un peintre élégant, d'une correction parfaite dans son dessin et surtout expressif dans ses physionomies. Trop jeune, lors de la mort de son père, pour obtenir de lui succéder dans sa charge de peintre du roi, nous savons cependant par un document conservé aux archives du palais qu'il l'avait sollicitée dès l'année 1617. Le roi lui préféra Barloloraé Gonzalez. Les biographes espagnols se sont peu étendus sur les ouvrages que Félix Castello eut l'occasion de peindre ; ils se bornent à peu près à citer les tableaux dont il décora la chapelle des Capucins et celle du couvent de Santa Barbara à Madrid, affirmant en outre, ce qui est d'ailleurs exact, qu'il fut un des artistes appelés à travailler pour le Salon des portraits royaux à l'Alcazar. Toujours est-il que peu de peintures de lui, en dehors de celles que renferment le musée national de Fomento et le musée du Prado, subsistent aujourd'hui. Le premier de ces musées possède un Saint Jean-Baptiste^ rappelant d'assez près la manière de Vicenle Carducho, et le second deux toiles importantes, dont l'une représente un Combat entre le§ Espagnols et les Hollandais^ et l'autre le débarquement du général don Fadrique de Toledo dans la baie de San Sal-* vador. Ces compositions, où figurent divers personnages que l'artiste peignit très probablement d'après nature, sont d'un bel arrangement et d'un coloris clair et agréable. La date de leur exécution n'est pas exactement connue, mais elle est nécessairement postérieure à 1626 puisque les actions de guerre qu'elles reproduisent eurent lieu cette même année. P. L,

CASTELLO (Gabriele-Lancilotto), prince de Torremuzza, antiquaire sicilien, né à Palerrae en 1727, mort en 1791. Après avoir étudié les sciences naturelles, il s'adonna à l'archéologie et publia dans ce genre d'importants ouvrages : Storia â'Alesay antica città di Sicilia (Palerme, 1753, in-4) ; Inscrlzioni Palermitane (1758, in-foL); Sieiliœ et adjacent, veteres Inscriptiones (Palerme,1769, in-foL); Sieiliœ populorum veteres nummi (Palerme, 1781, in-fol.).

CASTE LLO-Branco. Ville du Portugal, prov. deBeira- Baixa; ch.-l. de district, sur le Ponsul ; 7,464 hab. Fabriques de drap ; vignobles ; commerce important de vins et d'eau-de-vie. Evêché. La ville est d'origine romaine et dans tout le district les ruines romaines sont nombreuses. C'est là que le Tage entre en Portugal par le défilé de Rodâo. Castello-Branco, encore entourée de sa vieille enceinte, est dominée par un vieux château-fort. — Le district occupe 6,621 kil. q. avec 178,000 bab. environ, soit une densité de 27 hab. par kil. q. A, -M. B.

CASTE LLO-Branco (Camillo), littérateur portugais, né à Lisbonne le 16 mars 1826, membre de l'Académie des sciences de Lisbonne ; c'est le plus populaire des romanciers portugais contemporains. Ses œuvres forment plus de quatre-vingts volumes de poésies, romans, drames (non représentés), et de critique littéraire, etc. On en trouvera la liste dans le dict. de Gubernatis. Nous citerons particulièrement: Um Livro (1858), recueil de vers ; Abençoadas lagrimas (1861), drame en trois actes; 0 Morgado de Fafe (1865), comédie en trois actes ; Onde esté a felicidade (1857) ; Scenas contemporaneas (1862); Os Brilhantes do Brazileiro, roman (1869); ISovellas do Minho (1876.77); Eusebio Macario (1880) Maria da Fonte (1885), etc., romans de caractère ou romans historiques.

CASTELLO Y Gonzalez del Campo (Vicente), graveur espagnol, né à Valence le 5 mars 1815, mort à^Madrid en 1872. Elève, pour le dessin, de son père, le. peintre distingué Vicente Castello y Amat (1787-1860), et de

GRANDE ENCVCLOPÉDIE. — IX.

l'Académie de San-Cârlos, à Valence, il alla ensuite suivre les cours de l'Académie de San-Fernando à Madrid et y apprit la gravure sur métaux sous la direction de Manuel Esquivel. En 1847 il vint à Paris se perfectionner dans la gravure sur bois à l'atelier de Porret, et l'année suivante il fut nommé directeur de la chalcographie royale à Madrid, fonction qu'il exerça jusqu'à sa mort. Il a gravé un nombre très considérable d'illustrations, tant pour des périodiques (notamment El Siglo pintoresco, dont il était lui-même éditeur), que pour des éditions de luxe de plusieurs classiques espagnols : Ohras de Fray Gerundio, Obras de Quevedo, Gil BlaSf etc. Il était membre de l'Académie des beauxarts depuis 1840. G, P-i.

CASTELLObUNUM (V. Châteaudun).

CASTELLON de la Plana. I. Province. — Une des provinces formées de l'ancien royaume de Valence (Espagne), bornée à l'E. par la Méditerranée, au N. par les prov. de Tarragone et de Teruel, à l'O. par celle de Teruel, au S. par celle de Valence. Son littoral, rectiligne, n'a que des ports de peu d'importance ; les moins mauvais sont ceux de Benicasim et de Benicarlô, La province est couverte de montagnes surtout au N. et au N.-O. ; citons la Muela de Ares (1 ,3 1 8 m . ), la Pena Golosa (1 ,81 3 m.) ^t la Pena de la Hapita (1,110 m.) comme les massifs les plus importants; ils n'ont, en général, qu'une verdure rabougrie. Près du littoral s'ouvrent quelques plaines : la Plana proprement dite, autour de la capitale, et qui est le « joyau de la province », celle d'Alcald de Chivert, très fertile, mais marécageuse, sont les plus étendues. Partout au surplus, môme dans les vallées, la culture est facile, grâce aux nombreux barrages-réservoirs qui retiennent d'énormes masses d'eau. Le pays est riche en mines (argent, mercure, cuivre, plomb, fer, houille, etc.), mais on n'exploite guère que quelques gisements de 1er et de cuivre. Il y a aussi des eaux minérales à Villavieja de Mies, à iV« S* de la Avella, à Toga, à Navajas, à Montanejos, etc., mais celles de Nùles sont seules un peu fréquelntées. La principale ressource des habitants est la pêche ou l'agriculture ; oliviers, vignes, melons, orangers y viennent très bien; on y voit même quelques bosquets de dattiers. L'industrie est peu développée; il n'y a que quelques papeteries, fabriques de toiles et draps grossiers, sparteries. Le commerce porte surtout sur les produits du sol. La langue se rapproche du catalan. La prov. de Castellon de la Plana a une superficie de 6,465 kil. q. pour 301,052 hab., soit une densité de 47 h. par kil. q. ; en 1833, elle n'était pas tout à fait de 200,000 hab. Elle est divisée en 9 partidos (districts) : Albocdcer, Castellon de la Plana, Lucena, Morella, Mies, San Matéo, Segorbe, Vinaroz, Viver et comprend 141 communes. E. Cat.

II. Ville. — Ville d'Espagne, ch.-l. de la prov. du même nom, à 6 kil. de la mer, avec 73 m. d'alt., station de la voie ferrée de Tarragone à Valence. C'est une ville assez mal bâtie, dont le principal édifice est l'église, qui contient quelques tableaux remarquables, notamment du peintre Ribalta (né à Castellon en 1551). Elle est un centre agricole très actif et le lieu de concentration des produits de la riche huerta qui l'entoure. Il y a aussi, surtout depuis quelques années, un certain développement industriel : ateliers de corderie très importants, fabriques de toiles communes, fabrique de cotonnades, papeteries, huileries, minoteries. Les produits industriels et agricoles s'exportent par le petit havre d'Albalat. Pop.: 23,204 hab. E.Cat.

CASTELLOSA. Femme troubadour, née en Auvergne. Elle florissait au xiii» siècle. Sa biographie nous apprend que son mari s'appelait Turc de Maironne, et qu'elle entretint des relations amoureuses et poétiques avec un chevalier du Gévaudan, nommé Armand de Brion. Nous ne possédons d'elle que trois chansons, publiées toutes les trois par Rochegude dans son Parnasse ocdtanien et

CASTELLOSÂ — CASTELNAU — 738

réimprimées, d'après les manuscrits, par M. Sehultz dans le travail indiqué ci-dessous.

BiBL. : Oscar Schultz, Die provenzalischen Dichterinnen; Leipzig, 1888.

CASTELLUCGl (Salvi d'Arezzo), peintre, né en 1608» mort en 167^2. Cet artiste fut un des meilleurs élèves de Pierre de Cortone, il a dirigé des travaux de décoration dans plusieurs églises de Rome et a laissé des tableaux de chevalet assez recherchés. C. Congius et A. Bloemaert ont gravé d'après ses dessins une série de statues antiques. Son tils, Pietro, a peint dans la manière de Pietro da Cortona.

CASTELLUCCIO. Pénitencier agricole, à 5 kil. N.-E. d'Ajaccio, établi en 1855 sur des terres appartenant à la ville. C'était d'abord, à l'instar de Mettray, une colonie agricole de jeunes détenus-, établie au lieu dit Saint- Antoine et agrandie bientôt par l'adjonction des terres de Castelluccio. Depuis plusieurs années, le pénitencier ne reçoit plus que des détenus adultes, condamnés à la réclusion ou à plus d'une année d'emprisonnement et qui, au nombre de plusieurs centaines, s'y livrent à la culture des champs, étant d'ailleurs soumis à la même discipline et aux mêmes règles que les détenus des autres maisons centrales. A. CORAZZI.

CASTE LMARY. Corn, du dép. de l'Aveyron, arr. de Rodez, cant. de La Salvetat-Peyralès ; 599 hab.

CASTELMAURON. Corn, du dép. de la Haute-Garonne, arr. et cant. (centre) de Toulouse ; 721 hab.

CASTELMAYAN. Com. du dép. de Tarn-et-Garonne, arr. deCastelsarrasin, cant, de Saint-Nicolas-de-la-Grave; 833 hab.

CASTELNIORON-d'Albret. Com. du dép. de la Gironde, arr. de La Réole, cant. de Monségur ; 98 hab.

CASTELWlORON-suR-LoT. Ch.-l. de cant> du dép. de Lot-et-Garonne, arr. de Marmande, sur la rive droite du Lot; 1,813 hab. — Rien sur les annales de cette ville avant le milieu du xiv® siècle. Pris par les Anglais, en 1345, Castelmoron fut repris par Charles de Bourbon, lieutenant du roi de France, en 1421, perdu de nouveau et repris par les Montpezat en 1427 et 1435. Les habitants de cette ville, voisine de Clairac, se rallièrent en grande partie à la Réforme. La seigneurie de Castelmoron, érigée tardivement en marquisat, a appartenu successivement aux Caumont La Force, aux Belzunce, aux Lalande. Elle comprenait 2,583 carterées et rapportait 4,000 livres au siècle dernier. — Castelmoron a le type régulier des bastides. L'église de Roubillou est romane. Maison du XV® siècle. G. Tholin.

BiBL. : abbé L.-E. Cabannes, iVoù'ce historique sur la ville de Castelmoron-sur-Lot ; Agen, 1886, 40 pp., in-8.

CASTELMORON (Belsunce de) (V. Belsunce).

CASTELNAU. Com. du dép. des Pyrénées-Orientales, arr. de Perpignan, cant. de Thuir; 316 hab. Le village de Castelnau, autrefois Castelnou, est entouré d'une enceinte en dehors de laquelle s'élève l'église paroissiale, dont la porte est ornée de peintures assez belles. Le château, qui domine le village, est remarquable, et son nom revient souvent dans l'histoire du pays. Peut-être est-il cité dans un acte de 994 ; mais il est assez difficile de dire si le mot castrum désigne dans ce document le château ou le village fortifié. Ce manoir est formé d'une enceinte pentagonale irrégulière qui se relie aux murs du village, et dans l'intérieur de laquelle sont des logements, le donjon à l'angle S.-E. et un bloc de rochers qui portait vraisemblablement une tour d'observation. La place est dominée à l'E. par une hauteur sur laquelle apparaissent des traces de constructions, plus récentes, sans doute, et que l'on éleva quand les progrès de la balistique rendirent la voisinage de ce point dangereux pour le château. Castelnau fut enlevé en 1473 par les partisans du roi d'Aragon, qui de là rayonnaient vers Millas et le Riberal, En 1559, le seigneur Pierrot de Liupia ayant résisté à l'autorité royale, son château fut attaqué et pris après un

bombardement de deux jours. Dès lors la forteresse fut inhabitée jusqu'à ces derniers temps, oii on l'a malheureusement restaurée. Dans les déblais on a trouvé un calice du xiii« siècle d'un goût très pur.

Les vicomtes de Castelnou, d'abord vicomtes de Vallespir, avaient la suzeraineté de toutes les places dans la province de ce nom. Us furent au xi® siècle les maîtres de l'église d'Elne ; Hualguer de Castelnou, évêque d'Elne de 1130 à 1147 au moins, avait fait faire le cartulaire de sa cathédrale, l'un des plus précieux registres de ce genre que le moyen âge eût laissés. Pierre de Castelnou tut évêque de Gerona de 1254 à 1279. La branche aînée s'éteignit en 1321 avec Jaspert. Une branche cadette disparut en 1378, à la mort de Bérenger. Les biens de cette puissante famille passèrent successivement aux maisons de Fenouillet, Perillos, Batlle, et sous Louis XI aux deux familles françaises de Phelippes et de Châteauverdun, enfin aux Liupia. A Castelnou fut fondé un prieuré de l'ordre de saint Ruf; ce fut, semble-t-il, le plus ancien établissement des Augustins dans le diocèse. Il fut sécularisé en 1592 et uni au chapitre de Solsona. A. Brutails.

BiBL. : Alart, Notices historiques sur les communes du Roussillon, II, pp. 6 et suiv.

CASTELNAU-Barbarens. Com. du dép. du Gers, arr. d'Auch, cant. de Saramon; 1,136 hab.

CASTELNAU-Camblong. Com. du dép. des Basses- Pyrénées, arr. d'Orthez, cant. de Navarrenx, située sur une élévation, à 3 kil. du gave d'Oloron, rive gauche ; 622 hab. Castelnau et Camblong sont mentionnés dès le XIII® siècle. En 1385, ils forment une seule communauté appartenant au bailliage de Navarrenx dans la vicomte de Béarn. Aux deux derniers siècles, cette communauté est comprise dans la sénéchaussée et subdélégation de Sauveterre. Il y avait, à Camblong^ une abbaye laïque vassale de la vicorâté de Béarn. L. Flourac.

BiBL. : Raymond, Diction, topograph. des Basses-Pyrénées.

CASTELNAU-CuAtossE. Com. du dép. des Landes, arr. de Saint-Sever, cant. d'Amou; 907 hab.

CASTE LNAU-d'Anglês. Com. du dép. du Gers, arr. de Mirande, cant. de Montesquieu ; 346 hab.

CASTELNAU-d'Arbien. Com. du Gers, arr. de Lectoure, cant. de Fleurance; 476 hab.

CASTELNAU-d'Aude. Com. du dép. de l'Aude, arr. de Narbonne, cant. de Lézignan; 542 hab.

CASTELNAU-d'Auzan. Com. du dép. du Gers, arr. de Condom, cant. de Montréal; 1,809 hab.

CASTELNAU-de-Brassac. Com. du dép. du Tarn, arr. de Castres, cant. de Brassac ; 3,926 hab.

CASTE LNAU-de-Bretenoux. Hameau dépendant de la com. de Prudhomat (Lot), remarquable par les ruines importantes d'un château féodal. La forteresse de Castelnau est mentionnée dans l'histoire depuis le ix« siècle, mais les plus anciennes des constructions qui subsistent, ne sont pas antérieures au xri*'. La plupart des fortifications encore debout sont des xiii^, xiv® et xv® siècles. Le bâtiment d'habitation porte les armoiries de Louis de Clermont à la date de 1865. Il était encore habité en 1851 ; à cette date un incendie détruisit les toitures et compromit la solidité de la construction ; le château fut alors acheté par le desservant du village, M. Selve, auquel on en doit la conservation. Bâti sur un rocher qui s'avance entre les vallées du Léré et du Lot, séparé par une échancrure naturelle du massif des montagnes voisines, Castelnau est entouré d'une ceinture de remparts au milieu desquels s'élève le château proprement dit. C'est un triangle irrégulier dont les angles sont occupés par des tours rondes et au centre duquel s'élève un énorme donjon carré. Dans l'espace laissé libre se trouvent d'autres constructions, la chapelle (xv'' siècle), V Auditoire, curieux spécimen de construction civile du xii® siècle , et le bâtiment principal d'habitation , (xviu® siècle), où un bel escalier conduit à un balcon

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