CASTELNAU
long de 4fO mètres. L'ancienne coUégiaîe fondée en 1330 par révoque de Rodez, Pierre de Gastelnau^ est devenue Téglise paroissiale du village qui s'est formé autour des ruines,
BiBL. : L'abbé Poulbrière, Notice sur Castelnau de Bretenoux, 1873, in -8.
CASTELNAU-DE-GuERS. Corn, du dép. de l'Hérault, arr. de Béziers, cant. de Florensae, sur la rive gauche de l'Hérault; 753 hab. Autrefois comté et diocèse d'Agde. Le lieu de Castelnau est cité dès le xi® siècle ; il devint plus tard chef-lieu de seigneurie et prit le surnom de Guers, du nom de plusieurs de ses seigneurs : Guer-dus ; cette baronnie relevait des évoques d'Agde dès 1219. — Eglise du xiv^ siècle.
CASTELNAU-de-Lévis, autrefois CASTE LNAU-de-Bo- NAFous (Castrum novum de Bonafosso), Com. du dép. du Tarn, arr. et cant. d'Albi, sur un coteau dominant le Tarn; 1,029 hab. Sicard d'Alaman ayant reçu en fief, le 15 janv. 1234, de Raymond VU, comte de Toulouse, le puy de Bonafous, y fit construire un magnifique château autour duquel de nombreux habitants vinrent s'établir. La petite ville se développa très vite. Sicard, d'ailleurs, ne négligea rien pour la faire prospérer. Il lai accorda^ le H mai 1256, une longue charte de coutumes que confirma en 1495, Hugues d'Amboise devenu seigneur du lieu. Sicard étant mort sans enfant, la baronnie de Castelnau tut portée par une de ses cousines, Béatrix, dans la maison de Lévis. L'ancien nom de Castelnau fut peu à peu abandonné. La charte de 1256 a été publiée par M. Corapayré. 11 ne reste plus du château qu'une tour, haute encore de 50 m. L'église paroissiale, dédiée à saint Barthélémy, est du xv^ siècle. On y voit deux reliquaires du XV® siècle et une croix processionnelle en cuivre émaillé du XIII®. On a trouvé dans les environs de Castelnau des médailles gauloises et des armes romaines. C. Couderc.
BiBL, : Ci. CoMPAYRÉ. Eiitdes historiques et documents sur l'Albigeois et le Castrais ; Albi, 1841, pp. 307-320, m-4. — H. Crozes, Réjiertoire archéologique du dép. du Tarn: Paris, 1865, col, 12, in-4. — M. Bastié, Dictionnaire du dép. du Tarn ; Albi, 1875, t. I, p. 206, 2 vol. iii-4.
CASTELNAU-de-Médoc. Ch.-l. de cant. du dép. de la Gironde, arr. de Bordeaux, sur la Jalle, à 30 m. d'alt. ; 1,699 hab. — Fontaines ferrugineuses, vins de Graves; papeteries ; fabriques de couvertures de laine. — Après Lesparre et Banquefort, Castelnau était la seigneurie la plus considérable du Médoe. Son château, maintenant ruiné, soutint un siège de quinze jours en 1543, à l'époque de la réunion de la Guyenne à la France. L'église de Castelnau est remarquable par ses vitraux peints, genre de décoration assez rare dans les églises du S.-O. de la France. L. Cadier.
CASTELNAU-de-Mendâtlles. Com. du dép. de l'Aveyron, arr. et^ cant. d'Espalion, sur une colline abrupte dominant le*s gorges de la Mossau ; 1,920 hab. Cette commune est formée des trois paroisses de Castelnau, du Cambon et de Mandailles. Avant 1789, Casielnau n'avait pas le rang de paroisse ; c'était une annexe du Cambon desservie par un vicaire. Au Cambon est une église romane dont la construction remonte aux premières années du xu« siècle. A Mendailles, les maisons sont disposées des deux côtés d'une seule et longue rue, ce qui a donné naissance au proverbe du pays : long comme Mendailles, C. C,
BiBL. : H. Affre. Lettres à mes neveux sur l'histoire de l'arrondissement d'Espalion; Villefranche, 1858, t. I, pp. 72-87, 2 vol. in-8.
CASTE LNAU-DE-MoNTMmAL (Castrum nôvum Montis mirabilis). Ch.-l. de cant. du dép. du Tarn, arr. de Gaillac, sur un monticule isolé ; 2,559 hab. Cette ville est une ancienne bastide fondée probablement par Raymond VII, comte de Toulouse. Elle était administrée par quatre consuls. On la trouve mêlée, pendant tout le moyen âge, à l'histoire de l'Albigeois. Le château de Montmiral, bâti au xiii« siècle et restauré, en 1466, par
le comte d'Armagnac, a été presque entièrement démoli en 1819. Des fortifications de la ville, il reste deux portes avec mâchicoulis. L'église paroissiale, dédiée à Notre- Dame, est du xv« siècle. Elle possède une fort belle croix en vermeil, ornée de pierres fines (des intailles romaines pour la plupart), qui lui fut donnée à la fin du xv^ siècle par Charles d'Armagnac. Au S. de Castelnau est le château des Mazières, auquel on n'a rien conservé des constructions anciennes et, au N., le château de Meyrargues.
BiBL. : Cl. CoMPAYRÉ, Etudes historiques sur l'Albigeois; A\hi,\8i[, pp. 412-425, in-4. — Rossignol, Monographies communales du dép. du Tarn ; Toulouse, 1864- 66, t. in. pp. 3.J7-392, iri-8. — H. Crozes, Répertoire archéologique du dép. du Tarn; Pari^, 1865, coL 84, in~4,
CASTELNAU-DB-MoNTRATfER. Ch.-l. de cant. du dép. du Lot, arr. de Cahors. sur une colline escarpée dominant la Lutte ; 3,620 hab. Ville forte et siège d'une seigneurie importante, Castelnau fut prise par Simon de Montfort, lors de la guerre des Albigeois, et plus tard, au xiv« siècle par les Anglais. Elle a conservé de ses anciens remparts des ruines de murailles et des portes encore surmontées de leurs tours. La butte de Maurélis^ haute de 20 m. et d'environ 40 m. de diamètre, entourée de trois fossés, sur une colline dominant la vallée de la Barguelonne, est probablement une ancienne motte féodale. Les châteaux en ruines sont nombreux aux environs. Signalons ceux du Pouget et de Génibrèes. — Castelnau produit des vins, des céréales et des bestiaux.
BiBL.:Léopold Lim.a.yrkc^ Etude sur le moyen âge. Histoire d'une commune et d'une baronnie du Quercy : Cahors, 1886, in-8. '
CASTELNAU-DE-PÉGAiROLES.Com.dudép.derAveyron, arr. de Millau, cant. de Saint-Beauzély ; 1,0 15 hab.
CASTELNAU d'Estrétefonds. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. de Toulouse, cant. de Fronton, près de la rive droite de la Garonne, station du chemin de fer du Midi, ligne de Toulouse à Montauban; 1,596 hab. L'alleu de Strlctusfons fut donné à Saint-Sernin de Toulouse vers 961 par le comte Raimond. Nous ignorons la date de la fondation du château de Castelnau; il parait avoir été construit au xii« siècle, par une famille consulaire de Toulouse, dont le nom revient fréquemment dans les actes de ce siècle et du suivant. Les hospitaliers, à dater de 1138, possédèrent à Castelnau plusieurs domaines, dépendant de la commanderie de Fronton. L'église de Castelnau, au diocèse de Toulouse, était avant 1789 à la collation de l'archevêque de cette ville. Le lieu dépendait de la jugerie de Villelongue. Le baron de Castelnau d'Estrétefonds siégeait aux Etats de Languedoc. Château du xvniQ siècle. A. Mounier.
CASTE LNAU-DuRBAN. Com. du dép. de l'Ariège, arr. et cant. de Saint-Girons; 1,595 hab. Cette localité, située dans le diocèse de Saint-Lizier, se trouvait dans la portion du comté de Couserans, attribuée aux comtes de Carcassonne, puis de Foix, portion qui comprenait tout le canton actuel de la Bastide-de-Léron, et une partie du cant. de Saint-Girons. C'est peut-être le château que le dénombrement de 1263 mentionne sous le nom de Castelnaude-Sérou ; on l'appela plus tard Castelnau-Durban à cause du voisinage de la forteresse de Durban, l'une des plus importantes du pays de Foix. Ce village reçut des coutumes du comte Roger-Bernard IH en 1292. Il lut plus tard inféodé, et le sire de Castelnau-Durban fut au xvi« siècle l'un des principaux chefs du parti catholique au pays de Foix. Ruines d'un ancien château. Carrières de marbre. A. Molïnier.
CASTELNAU-le-Lez. Com. du dép. de l'Hérault, arr. et 2« cant. de Montpellier, sur le Lez; 884 hab. A remplacé l'ancienne ville romaine de SEXTANiro, nom que les gens du moyen âge avaient transformé en Sostantio^ puis Substantio, qui a survécu sous la forme vulgaire Substancioun, Il existe encore sur la com. de Castelnau des débris importants, murailles d'enceinte, poteries, etc. Quelques archéologues ont rapporté la con-