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CATACOMBES — CATAFALQUE

les véhicules ou sous les passants, et les travaux d'art : égouts, conduites de gaz ou d'eau, etc., sont assurés contre les avaries qui pouvaient autrefois résulter de l'écroulement de vides souterrains. II s'en faut que la situation soit aussi satisfaisante au-dessous des propriétés privées, lesquelles occupent la plus grande partie des régions sous-minées. A Texception de celles, en petit nombre, dont le sol a été exploré expressément en vue des constructions à élever, les propriétés dont il s'agit ne sont reconnues souterrainement que d'une manière accidentelle en quelque sorte et seulement en raison des connexions qu'elles ont avec celles que la ville a dû ellemême consolider comme étant siennes. La possibilité d'accéder, sans travaux exprès, dans les vides souterrains situés au-dessous des propriétés particulières, n'existe, en effet, que lorsque ces vides ont été rencontrés par les travaux municipaux et sont restés en libre communication avec les galeries conservées. Dans tous les cas où il n'en est pas ainsi et ce sont, on le conçoit, les plus nombreux, aucune surveillance ne peut avoir lieu, bien que des tournées fréquentes soient faites dans le but de prévenir, autant que possible, des accidents semblables à celui survenu, en 1879, dans le passage Gourdon, accident dans lequel trois maisons furent compromises de la manière la plus grave, et à celui d'avr. 1880, qui faillit engloutir plusieurs maisons du boulevard Saint-Michel, en face de l'Ecole des Mines. Ces maisons furent préservées grâce au dévouement du chef d'atelier et des ouvriers de Tlnspection des carrières qui réussirent à restaurer les piliers de soutènement à moitié minés. Il convient, à ce propos, de rappeler ici, parce que les intéressés sont assez portés à l'oublier, quand il s'agit d'anciennes carrières, que la propriété du sous-sol ne se distingue pas de celle de la surface, et qu'il incombe aux propriétaires d'assurer la stabilité de leur sol et de leurs constructions, tant à cause de l'intérêt direct qu'ils y ont, qu'à cause des responsabilités de tous genres qu'ils encourraient, aux termes des art, 1382 et 1383 du C. civ. si, par le fait d'un affaissement du sol qu'ils auraient négligé de conjurer, des personnes tierces se trouvaient lésées dans leurs biens ou dans leur existence. La préoccupation de ces responsabilités a, depuis une trentaine d'années, pris sa place légitime dans l'esprit des architectes et des constructeurs; mais on peut dire que jusque-là, les maisons étaient, en général, bâties sans aucun souci de Fétat du sous-sol et des conséquences qui en pourraient résulter. Il n'est donc pas surprenant que, de temps à autre, quelque maison se soit trouvée dans un cas de péril nécessitant son évacuation et l'exécution de travaux confortalifs. N'cst-il pas singulier, au contraire, que les règlements qui régissent la construction des maisons à Paris ne se soient pas occupés de la question des carrières, si ce n'est pour prescrire aux constructeurs de se renseigner sur l'état du sous-sol, et qu'il fût loisible de bâtir sur des terrains notoirement sous-minés sans que des travaux de consolidation fussent exécutés ni prescrits ? Il a été heureusement mis fin à cet état de choses par un arrêté préfectoral en date du 18 janv. 1881, en vertu duquel les constructeurs sont maintenant tenus de faire le nécessaire, sous la surveillance des agents de l'inspection. En résumé, le sous-spl des rues de Paris, généralement consolidé, est actuellement dans un état satisfaisant de stabilité ; il n'en est pas de même de l'ensemble des terrains appartenant à des particuliers. A l'égard de ces derniers, mais dans la mesure des parties visitables seulement, la surveillance organisée est en état de reconnaître et de signaler les points qui deviendraient dangereux. Malgré l'impossibilité d'exercer une surveillance complète sous les propriétés privées, les parties de Paris encore exposées aux accidents du sol sont appelées à décroître d'une manière assez rapide, par suite de l'arrêté précité. Au nombre des conditions imposées à ceux qui veulent faire construire, figurent, toutes les fois que

cela paraît utile : la reconnaissance du sous-sol, pour les emplacements^ douteux ; des travaux de consolidation lorsque des vides existent ; la remise du plan des vides et des travaux exécutés. Ces conditions s'appliquent d'ailleurs aux anciennes constructions pour lesquelles une addition ou une modification rendent une nouvelle permission de bâtir nécessaire. L, Knab.

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CATADYSAS (ZooL). Hentz a donné ce nom, en 1850, à un très curieux Arachnide, qui n'a pas été revu depuis et dont les caractères seraient très ambigus. Le Catadysas offrirait, en effet, les pièces buccales des Mygales, mais seulement deux orifices respiratoires comme les Araignées ordinaires. Thorell a proposé pour ce genre la famille des Catadysides^ mais Holmberg pense qu'il repose sur une erreur d'observation et qu'il doit être regardé comme synonyme du genre Zora C. Koch. E. Simon.

CATAFALQUE. Décoration de tentures portée sur une charpente légère exhaussée sur des gradins et servant, dans les pompes funèbres, à recevoir le cercueil ou à en rappeler le souvenir : c'est ainsi que, dans les cérémonies commémoratives, le catafalque est, comme le cénotaphe (V. ce mot) une sorte de tombeau mais provisoire et dont le corps du défunt est absent. De nos jours, les principaux éléments de la décoration d'un catafalque sont, outre les emblèmes particuliers à la religion du défunt, les symboles

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