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CATAFALQUE «« CATALAN

usités depuis Tantiquité gréco-romaine pour figurer le Temps, la Mort, ainsi le sablier, les torches renversées, les urnes et les lampes funéraires, puis le chifiVe ou le blason du défunl, tous emblèmes ou symboles généralement indiqués d'une façon sommaire et se détachant en blanc, en argent ou en bronze sur les tentures noires. Des flambeaux allumés sont disposés de distance en dislance sur les gradins du catafalque que décorent des statues représentant la Religion, la Pitié, la Douleur ou symbolisant des vertus comme le Courage, la Charité, et des candélabres ou des pots-à-feu sur des trépieds répandent dans l'air des flammes verdâtres ajoutant encore à Feffet funéraire. Parfois, comme sur certains chars funèbres, des cariatides supportent, au-dessus du catafalque proprement dit, un dais surmonté d'une couronne ou de panaches. — On peut trouver trace de catafalques richement décorés dès l'antiquité, mais plutôt sous forme de chars ou de lits funèbres (V. ces mots), et les écrivains du moyen âge nous ont conservé le récit de funérailles royales ou princières telles que celles de Duguesclin et de René d'Anjou, roi de Sicile, dans lesquelles le corps était placé, pendant la cérémonie, sous une chapelle ardente construite à cet effet au milieu de l'église ou dans le chœur, chapelle provisoire qui n'était autre qu'un véritable catafalque tout décoré de tentures, de statues et de luminaires. Sous la Renaissance, dans les obsèques vraiment royales faites à Michel-Ange Buonarrotti à Florence, sous la direction de l'Ammanato, de Vasari, du Bronzino et avec le concours de leurs élèves., au milieu de la nef de l'église Saint- Laurent s'élevait un catafalque de grandes dimensions à plusieurs étages, décorés de statues et de groupes allégoriques, avec des tableaux en grisaille rappelant la vie du grand artiste ou portant des inscriptions latines en son honneur, catafalque se terminant par une pyramide ornée du portrait de Michel -Ange et surmontée d'une boule destinée à recevoir ses cendres et au-dessus de laquelle planait une Renommée. Paris a vu de nos jours, dans des cérémonies funèbres ayant eu un grand retentissement, élever d'importants catafalques tels que celui disposé par M. Edmond de Joly dans une salle du Palais-Bourbon pour les funérailles de Gambetta et celui érigé par MM. Ch. Garnier et Alfred Normand sous l'arc de triomphe de l'Etoile pour les funérailles de Victor Hugo. Charles Lucas.

CATAGOGÉ ou GATAGOGIE. Terme de la langue religieuse des anciens Grecs, correspondant à Anagogie (V. ce mot). La légende populaire des cloches se rendant à Rome le Jeudi Saint pour en revenir la veille de Pâques a de grandes analogies avec ces fêtes du départ et du retour de certains dieux, vénérés sous le même vocable dans des régions différentes. J.-A. H.

CATAGUAZES. Ville du Brésil, prov. de Minas Geraes (anciennement Meia-Pataca) sur le Pomba, au S.-E. d'Ouro- Preto. Stat. du chem, de fer de Leopoldina. R.-B.

CATAIRE. 1. Botanique. — ISom yu\gii\re du Nepela CatariaL., plante de la famille des Labiées, qu'on appelle également Herbe aux chats. Menthe de chat (V. Nepeta).

IL Médecine. — Frémissement cataire, Laénnec a désigné par ce terme un phénomène tactile et acoustique constitué par des vibrations répétées à de très courts intervalles ou même continues, qui donne à la main une sensation analogue à celle qu'on éprouve en caressant un chat (bas lat. catus), et à l'oreille un bruissement de tonalité variable ; quand le phénomène est peu intense, on l'appelle frémissement ; les nosographes anglais désignent le frémissement cataire du nom de thrill qui a été, à son tour, importé chez nous. Ce phénomène est sensible sur le trajet des vaisseaux à chaque systole dans les cas d'endartérite, au niveau des varices anévrysmales (communication accidentelle entre une artère et une veine) et alors il est généralement continu, à la région du cœur dans les cas d'hypertrophie de cet organe ou lorsque les orifices cardiaques sont rétrécis et rugueux (lésions

valvulaires) ; beaucoup plus rarement, le frémissement cataire est inorganique, c.-à-d, se produit dans les simples palpitations, dans certaines altérations du sang (chlorose), etc. Le frémissement cataire vrai peut encore annoncer l'existence d'un anévrysme de l'aorte. On conçoit que par lui-même, sans autres signes nets concomitants, ce phénomène n'a guère de valeur clinique. D^' L. Hn. GATALA ou GATALAN (Arnaud), troubadour, contemporain du comte de Toulouse Raymond VI, dont il célébra la femme, Eléonore, sœur du roi d'Aragon Pierre 11. On possède de lui une dizaine de pièces, dont plusieurs sont des compositions religieuses. Cette dernière particularité fait croire à M. Chabaneau que le troubadour pourrait bien s'être fait dominicain à la fin de ses jours et qu'on doit l'identifier avec un inquisiteur du même nom, qui faillit être noyé ou massacré à Albi en 4254. L'opinion de Milà y Fontanals, qui en fait un Catalan, est erronée. Arnaut Catala appartenait à une importante famille toulousaine. — Une légende sans aucune authenticité rattache le nom de ce troubadour au monument dit la Croix-Catelaiiy dans le bois de Boulogne (V. Boulogne [Bois de]). Mistral s'en est fait l'écho dans une pièce de ses Isclo d'or intitulée : Catelan lou troubaire, et les félibres ont organisé un pèlerinage solennel à la Croix- Catelan, le 8 juil. 1889. Ant. Thomas.

BiBL. : Histoire littéraire de la France, t. XVII, p. 572. — CiiADANEAu, Biographies des Troubadours, p. 124.

GATALA (Hugues), troubadour (V. Catola).

GATALAN. Ruisseau de l'Uruguay, affluent de la rive gauche du (Juarahim, qui a donné son nom à la bataille du 4 janv. 1817 entre l'armée du général brésilien Curado et celles de l'Uruguay, de TEntre-Rios et de Corrientes dirigées par Latorre, lieutenant d'Artigas. La victoire fut remportée par les Brésiliens.

GATALAN (Langue et littérature) (V. Catalogne).

GATALAN (Arnaud), troubadour du xiii^ siècle (V. Catala).

GATALAN (Eugène-Charles), mathématicien belge, né à Bruges le 30 mai 1814. Il se destina d'abord à l'architecture et apprit le dessin dans une école gratuite de Paris. Mais la géométrie le passionna. Sans fortune, il suivit les cours de la Sorbonne, donnant des leçons pour vivre, et, en 1833, passa six mois au collège Saint-Louis comme élève externe. Lauréat du concours général, où il remporta le grand prix de mathématiques, et admis à l'Ecole polytechnique, il en sortit en 1835 dans les ponts et chaussées, démissionna presque tôt t de suite, et fut professeur au collège de Châlons-sur-Marne jusqu'en 1837, puis répétiteur à l'Ecole polytechnique (1838) et à l'école préparatoire du collège Sainte-Barbe. En 1846, il fut reçu le premier à l'agrégation des sciences, et nommé professeur de mathématiques spéciales au collège Charlemagne d'abord, au lycée Saint-Louis ensuite (1849). Après le coup d'Etat,' il refusa de prêter serment au second empire et fut chassé de l'Université (1852). 11 se fit alors professeur libre. 11 a quitté la France depuis 1865 pour aller occuper la chaire d'analyse à l'Université de Liège. 11 est membre de l'Académie de Bruxelles. Ses ouvrages classiques, nombreux d'ailleurs, ont été souvent réédités ; mais ses travaux les plus intéressants, ceux qui ont fait faire de réels progrès à la science et placent leur' auteur parmi les mathématiciens distingués de la seconde moitié du xix® siècle, se trouvent dans les 200 mémoires ou notes qu'il a fait insérer dans le Géomètre (1836), le Journal de mathématiques de Liouville (lî^37 à 1854), les Comptes rendus de V Académie des sciences de Paris (1843 et ann. suiv.), le Journal de V Ecole polytechnique (1843 à 1865), les Nouvelles Annales de mathématiques (1842 et ann. suiv.), les Mémoires et les Bulletins de F Académie de Belgique (1840 et ann. suiv), les Mémoires de la Société des sciences de JJège (1868), les Annali di matematica de Tortolini (1859 et 1865),

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