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CAULAINCOURT — CAULFIELD

par la gorge dans la grande redoute de Borodino à la tête du 5® cuirassiers.

G AU LAI N CO U RT ( Armand-Âlexandre-Joseph-Adrien de , duc de Vicence), né à Paris le 13 févr. 1815. Fils aîné du général. Conseiller général du dép. de FAisne, il entra, le 26 janv. 1852, dans le Sénat impérial où il ne joua aucun rôle, il a publié : De Vlnfluence que les courses au trot exercent sur la race chevaline et de leur organisation dans le dép, de l Aisne (Paris, 1844, in-8). Jl a été le dernier descendant mâle de sa maison.

CAli LAI N COURT (Olivier-Joseph, marquis de), homme politique français, né à Paris en 1818, mort à Rome le 11 févr. 1865, frère du précédent. En sortant de Saint- Cyr, où il était entré en 1837, il fut nommé souslieutenant de cavalerie et prit part à plusieurs campagnes en Afrique. Il quitta le service militaire en 1843 à la suite d*une blessure qui lui fit perdre un œil. En 1849, les électeurs du Calvados renvoyèrent à la Législative; il y soutint la politique du Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte et adhéra au coup d'Etat du 2 Décembre 1851. 11 fut élu comme candidat officiel par la ¥ circonscription du Calvados en 1852, en 1857 et en 1863. Il était colonel de la légion de cavalerie de la garde nationale de Paris. L. Lu.

CAULAZON. Torrent du dép. de THérauIt ; prend sa source dans le bois de Taillade, com. de Gignac, traverse les com. de Murviel, Cournonterral, Fabrègues, et se jette dans la Mousson, principal affluent du Lez. Longueur : 16 kil. Suivant Astruc, ce serait le Classius amnis^ cité par Festus Avienus, et cet auteur propose de corriger dans le texte Colassius. M. Longnon, dans son Atlas historique, a admis l'identification ; dans cette hypothèse, le nom de Classius, après s'être appliqué à la Mousson et au Lez inférieur, aurait été plus tard réservé à la partie supérieure de l'un de ces torrents.

CAULE-SATNTE~BEuvE(Le). Com. du dép, delà Seine- Inférieure, arr. de Neufchatel, cant. de Blangy ; 688 hab. L'église renferme des statues curieuses et un retable de bon goût.

GAULERPE (Bot.). Genre d'Algues, de la tribu des Bryopsidées, famille des Siphonées, à tige unicellulaire

Caulerpa proliféra (forme ramifiée, très différenciée) d'après Keinlie.

cylindrique fixée au sol sur lequel elle rampe par des appendices et portant des rameaux dressés aplatis. Le protoplasma est continu avec lui-même dans toutes les

parties de la plante et l'énorme cellule unique qui la constitue se soutient par un lacis de cordons solides anastomosés qui la traversent de part en part et émanent de certains points épaissis de la membrane du thalle. Il existe un grand nombre d'espèces du genre Caulerpe, répandues dans les diverses mers. A l'état fossile on en rencontre quelques-unes dans l'éocène. H. F.

CAU LERS, tondeur-ciseleur, né à Tournai (xvm® siècle). Il vint à Paris où il était appelé par plusieurs de ses compatriotes. On pense qu'il se forma dans l'atelier de Gouthière. Il devint l'un des meilleurs fondeurs-ciseleurs du commencement du xix® siècle, et il fut chargé de terminer la fonte de la colonne de la grande armée qui avait été enlevée à l'entrepreneur Launay. Il établit alors ses ateliers dans l'ancienne enceinte de la foire Saint-Laurent. Il a également exécuté plusieurs bustes et statuettes représentant Napoléon I**', d'après Chaudet et Moutoni. Le musée de Chalon-sur-Saône possède un buste de l'ingénieur Gauthcy, ciselé par Caulers, sous la direction de Denon, d'après le modèle deBoichot. M. Adolphe Caulers, avocat à Tournai, possède le médaillon du peintre de grisailles, Sauvage (Piat Joseph), exécuté par son ami Caulers. De Châmpeaux.

BiBL. : Bellier de la CHAviaNERîE, Dictionnaire des artistes français . — Inventaire des richesses d'art de la Finance; Paris, édifices civils^ t. l"". — De Champeaux, Dictionnaire des fondeurs.

CAULERY (Jean), maître de chapelle de la reine de France en 1556. Il est l'auteur de quelques chansons profanes et de treize chansons spirituelles à plusieurs voix contenues dans les deux livres du Jardin musical, publié à Anvers par Waeïrant en 1556.

BiBL. : G. Becker, Jean Caulery et ses chansons spirituelles ; Paris, 1880, in-18.

CAULET (Etienne François de), évêque de Pamiers, né à Toulouse en 1610, mnrt en 16^0. II avait pris parti pour les jansénistes sur la dist nction du fait et du droit, à regard du formjlai.e d'Alexandre VII; en 1668, il accepta, comme les évéques d'Aleth, d'Angers et de Beauvais, une transaction en conséquence de laquelle ils signèrent le formulaire purement et simplement, mais en déclarant à leur clergé, qu'ils obligeaient à pare lie signature, que la décision relative au point de droit laissait entière la doctrine de saint Augustin et de saint Thomas sur la grâce efficace et que pour le point défait, la signature n'impliquait qu'une 5owmmw/^ de respect et de discipline, consistant seulement à ne point s'élever contre la décision du pape et à demeurer dans le silence, pour conserver l'ordre qui doit régler, en ces sortes de matières, la conduite des inférieurs à l'égard des supérieurs ecclésiastiques. — En 1673, une déclaration du roi ayant soumis à la régale (V. ce mot) les églises du Languedoc, qui en avaient été exemptes jusqu'alors, l'évêque de Pamiers, résista à cette mesure et rendit un ordonnance qui défendait, sous peine d'excommunication, à toas ses chapitres de recevoir ou d'installer aucun bénéficier pourvu en vertu de la régale, le considérant comme intrus. Cette ordonnance ayant été annulée par l'archevêque de Toulouse, son métropolitain, l'évêque appe'a à Rome; mais son temporel et celui de ses chanomes lurent saisis. — On a publié après sa mort plusieurs de ses écrits. Quelquesuns présentent un réel intérêt pour l'histoire religieuse de cette époque : Inventaire des pièces concernant la régale du diocèse de Pamiers (1681, in-i- et in-12); Relation de ce qui s'est passé sur le différend entre M, l'évêque de Pamiers et les jésuites du Collège, suivie d'une lettre-circulaire à tous les évéques de France (1688, in-4) . E.-H. Volleï.

^BiBL. : Sainte-Marthe, Gallia Christiana ; Paris, 1715- 1728. — Besoigne, Mémoires sur la vie de M. de Caulet dans la Vie des quatre évoques engagés dans la cause de PorL-Royal ; Cologne, 1756, iii-12.

CÂULFEILD (V. Chablemont).

CAULFIELD (James), publiciste et éditeur anglais, né

CAULFIELD — CADMARTIN

à Londres le 11 fév. 1764, mort le 22 avr. 4826. Fils d'un graveur, il a publié toute une série d'ouvrages fort curieux, illustrés de portraits, et des catalogues de portraits très estimés. Parmi ses œuvres nous citerons : Portraits, memoirs and char acier s ofremarkable persons, from the reign of Edward 111^ to the Révolution (Londres, 1794-95, 2 vol. in-8); the Oxford cabinet (1797, in-4); the new wonderful Muséum and extraordinary magaùne {iSO'S-iSOS, 6 vol. in-8) ; the History ofthe Gùn powder plot (1804, in-8) ; Cromwelliana (iMO, in-foî) ; Admirable curiosities^ rarities and wonders in England, Scotland and Ireland (Westminster, 1811) ; CalcographianUy guide to the knowledge and value ofengraved portraits (Londres, 1814, in-8) ; A Catalogue of portraits of foreigners who hâve visited England (1814, in-8) ; ihe Eccentric Magazine (1814, 2 vol. in-8); A Gallery of british portraits during the reigns of James i, Charles I and the commonwealth (1814, in-fol.) ; Portraits, memoirs and characters of remarkable persans from the Révolution in 1688 to the end of the reign of George II (1819-20, 4 vol. in-8, etc.). CAULIAC (Gui de) (V. Chauliac).

CAULICOLES. Vitruve (1. IV, c. i) désigne ainsi, dans le chapiteau corinthien romain, des sortes de gaines placées au tiers de la hauteur supérieure du calathus ou corbeille et d'où naissent les volutes d'angle et les feuilles d'acanthe qui se recourbent sous ces volutes ainsi que les volutes plus petites qui, sur les faces du chapiteau, se recourbent sous les fleurs décorant le milieu de l'abaque. Ch. L.

BiBL. : Daremberg et Saglio, Dlct. des antiq. grecques et romaines^ art. Co'umna ; Paris. 1884, in-4.

CAULIERES. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Amiens, cant. de Poix ; 276 hab.

CAULIN (Antonio), géographe espagnol du xviii® siècle, né à Bujalance en Andalousie, en 1718. II entra dans l'ordre des Irères prêcheurs, alla comme missionnaire en Guyane et devint en 1766 provincial de son ordre à Grenade. On a de lui : Historia corogra/ica, natural y evangelica de la ISueva Anialucia, provincias de Cumana, Guayana y vertientes del rio Orinoco,,, (Madrid, 1779, in-fol.), avec une Mapa corografico,., construido sobre las mejores observaciones y posteriores noticias, par D. Luis de Survillé, etc. La première rédaction de cet ouvrage, précieux pour l'histoire et la géographie des Guyanes, date de 1759; mais l'auteur le compléta et y apporta les modifications que le changement de l'état des choses rendait nécessaires, d'après des notes de Manual Centurion, gouverneur de la Guyane espagnole de 1766 à 1777. Cet ouvrage a été réimprimé à Caracas (1841. in-4). E. Cat. CAULITZ (Peter), peintre d'animaux, mort à Berlin en 1719; il fit son éducation en Italie et exécuta en Allemagne (Berlin, Potsdam, Brunswick) d'excellents tableaux d'animaux .

CAULLERY. Com. du dép. du Nord, arr. de Cambrai, cant. de Clary; 913 hab.

CAULNES. Ch.-L de cant. du dép. des Côtes-du- Nord, arr. de Dinan, sur la Rance; 2,377 hab. Stat. du chem. de fer de l'Ouest, ligne de Paris à Brest. On a trouvé sur le territoire de cette commune de nombreux objets antiques ; quelques-uns sont exposés dans une salle de la mairie. Eglise du xii® siècle remaniée au xvi® siècle. Château de Couëllan, des xvii« et xvni® siècles.

CAULONIA (Géogr. anc). Ville de l'ancienne Italie, dans le Bruttium; c'était une colonie grecque, probablement fondée par les Crotoniates. Elle fut détruite par Denys de Syracuse et Pyrrhus ; après la seconde guerre punique, elle disparaît. Les habitants se réfugièrent en Sicile (V. Strabon, 261).

CAULONIA ou KO LONI A. Canton de l'Albanie sur les confins de la Macédoine, entre Janina et Okhrida. La po-

pulation se compose de Schkipetars. C'est un pays essentiellement montacjneux. L. L.

CAULOPHYLLE (Caulophyllum Michx). Genre de plantes de la famille des Berbéridacées, proposé pour le Leontice thalictroides L. ou Cohosh des Américains (V. Leontice).

CAUMARTIN (Louis Le Febvrk de), né en 1552, mort à Paris le 21 janv. 1623. Il était petit-fils d'un général des finances ; conseiller au Parlement en 1 579, maître des requêtes en 1585, président au grand conseil en 1587, intendant du Poitou en 1588, de Picardie en 1590, chargé de missions en Auvergne (1596) et en Normandie (1597), envoyé près de la reine Marguerite pour la décider au divorce. Conseiller d'Etat en 1594 ; il fut nommé ambassadeur en Suisse en 1605. Il y régla l'affaire de la « Traite du sel » et y leva deux mille hommes. Rappelé en 1607, il garda l'intendance de Picardie jusqu'en 1622, tout en remplissant diverses missions dans les provinces ; il fut nommé garde des sceaux le 23 sept. 1622, Il avait épousé Marie Miron, dont il eut deux filles et quatre fils : Louis (1586-1624), intendant de Picardie, conseiller d'Etat, ambassadeur à Venise, père de Louis-François qui suivra ; Jacques (1588-1667) , conseiller d'Etat et ambassadeur en Suisse; un autre fils qui fut abbé de Saint-Quentin en nie et mourut à Venise ; et François (mort le 1 7 nov. 1652), qui, après avoir mené une vie tort dissipée, se convertit et devint évoque d'Amiens, mais fut soupçonné de jansénisme. L. Del.

BiBL. : Bassompierre, Mémoires (éd. de la Soc. de Vhist. de Frane'e). — LeP. Anselme, Histoire généalogique et chronologique de la maison roy. de France, t. VI, po 542 (dvec généalogie de la Camille). — Moréri, Dictionn, histor.^ V» Fèore. — De la Chenaye-Desbois et Badier, Didtionn. dâla Noblesse, t. VII, V» Fèvre de Caumartin (le). — A. Baréter, le Premier intendant du Poitoui Revue poitevine, 18S1, t. IV). — Lettres deHenrilV, CAUMARTIN (Louis-François Le Febvre de), magistrat, homme d'Etat français, né le 16 juil. 1624, mort le 3 mars 1687. Il est surtout connu par sa liaison intime avec le cardinal de Retz à qui il donna toujours les conseils les plus prudents; c'est lui qui, .pendant l'emprisonnement de Retz, se chargea de faire les démarches nécessaires pour faire prendre possession de l'archevêché de Paris au nom du cardinal, et qui organisa son évasion du château de Nantes. Nommé maître des requêtes en 1653, Caumartin fut forcé d'aller passer quelque temps à l'étranger après l'évasion de Retz. 11 rentra bientôt en grâce. En 1666, il fut chargé de tenir les sceaux des grands jours d'Auvergne ; il alla à I\iom avec sa femme et emmena avec lui Fléchier, précepteur de son fils, qui écrivit une relation très intéressante des Grands Jours. Bien que rien n'échappât à Caumartin et à sa femme des travers de ses collègues, il sut, dit-on, « mêler à la gravité d'un juge la civilité d'un galant homme ». 11 agit dans cette mission avec beaucoup de magnificence. 11 fut nommé intendant de Champagne en 1667 et y demeura jusqu'en 1672. Son administration fut troublée par la lutte qu'il soutint contre l'évêque de Châlons, imbu de doctrines jansénistes. Nommé conseiller d'Etat en mars 1672, il tut envoyé aux Etats de Bretagne en 1682 et 1683. Ami particulier de M°^« de Sévigné et de tout ce qu'il y avait de distingué à la cour et à la ville, il recevait une brillante société dans son château de Boissy-Saint-Lcger près de Grosbois. Il avait la réputation de magistrat intègre et d'homme de goût. Caumartin a composé plusieurs ouvrages généalogiques, utiles encore aujourd'hui, dont voici les titres : Recherches de la noblesse de Champagne, par Monsieur de Caumartin (Chalons, 1673, 2 vol. gr. in-fol. avec blasons pour chaque généalogie) ; un exemplaire sur vélin de cet excellent ouvrage, exécuté sous sa direction par Cl^arles- René d'Hozier, est conservé à la bibliothèque de l'Arsenal à Paris. La première partie de cet ouvrage a paru aussi à part : Procex>'Verbal de la recherche de la

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