CAYLEY — CAYLUS
tieîles, les fonctions elliptiques et leurs applications à Fétude (les courbes. — La liste des 525 mémoires antérieurs à 4874 se trouve dans le catalogue de la Société royale de Londres (V. ci-dessous libliographie). lisent été insérés dans les recueils suivants (les dates entre parenthèses sont celles des premières publications) ; Cambridge mathematical Journal (1841), PhÛosophical Magazine (1843), Journal de Liouville (1844), Jour- 7îai de Crelle (1845), Cambridge and Dublin mathem. Journal (1846), Cambridge philos. Soc, Transactions (1849), ISouvelles annales de mathématiques (1849), Philosophical Transactions (1852), Royal Society Proceedings (1856), British Assoc. Reports (1857), Quarterly Journal of mathematics (1857), Annali de Tortolini (1857), Irish Acad, Proceedings (1857), Aslronom, Soc. Memoirs (1859), Mathematical monthly (1859), Astronom, Soc, monthly Notices (1860), Comptes rendus de VAcad. des Sciences de Paris (1861), Manchester philos. Soc. Memoirs (1862), Cambridge philos. Soc. Transactions (1866), London mathem. Soc. Proceedings (1866), Messenger of mathematics {\S66),^'Edinburgh Roijal Soc. Transactions (1869), Mathem.' Annalen de Clebsche (1869),
Léon Sâgnet.
BiBL. : Royal Society, Catalogue of scientiâc papers, 1. 1 et VII ; Londres, 1867 et 1877, in-8.
CAYLEY EN NE (ou Stelner-hessienne) (Math.). La cayleyenne d'une courbe algébrique est l'enveloppe des droites joignant deux points A et B, A désignant un point pour lequel la première polaire a un point double B.
BiBL. : Salmon, Géom. analytique, courbes planes.
CAYLUS {Caslucium), Ch.-l. de cant. du dép. de Tarn-et-Garonne, arr. de Montauban, sur le versant d'une colline dominant la rive droite de la Bonnette, petit aifluent de l'Aveyron ; 4,563 hab. Les marchés d'octobre et de novembre sont fort approvisionnés de châtaignes. Les carrières de Caylus fournissent des pierres de taille, des pierres lithographiques, des pierres granito-schisteuses. Le phosphate de chaux exploité, après 1870, par la Compagnie des phosphates du Midi, se trouve en assez grande quantité dans la commune de Caylus, notamment dans le territoire de la Salle.
Caylus a des maisons des xiii® et xiv^ siècles, les restes d'un château (mon. hist.), une église du xiv« siècle dont la construction est attribuée aux Anglais et qui est ornée d'un très beau vitrail. En 1853, on a découvert à Saint- Pierre de Livron des souterrains ou grottes antiques jadis habitées ; dans une de ces habitations troglodytiques on trouva des ossements humains et plusieurs vases en terre cuite, de forme grossière et d'une pâte micacée et granuleuse. Sur un des causses de Caylus est un goufire de pus de 50 m.
Le château de Mondésir et quelques châteaux anciens des environs méritent une mention. Des ruines de construction romaine et des vestiges de voie romaine subsistent encore. Du xii® au xiv® siècle, cette ville porte le nom de Castlutz (Castellum luxum)^ puis Caslutz et à partir du xv® siècle Caylutz ou Caylux. Dans la lutte entre Montfort et les Albigeois, puis entre les Français et les Anglais, Caylus, la première des quatre châtellenies quercynoises, a suivi toutes les péripéties du Quercy. Au xvi« siècle, il eut beaucoup à souffrir des guerres de religion. Le 22 août 1562, le fougueux calvini^^te Duras l'emporta d'assaut. Pendant le siège de Saint-Antonin, Caylus logea Louis XIII, les 15, 16, 17 mai 1622. Dans le vallon de Livron est la chapelle de Notre-Dame de Livron (Beata Maria de Lieurone)^ remontant au xi^ siècle. Elle fut détruite par les Albigeois, puis reconstruite au xiv^ siècle. Cette chapelle est située au pied d'une montagne d'où jaillit une source d'eau extrêmement abondante qui a la réputation de guérir les maux d'yeux. Elle fait mouvoir plusieurs moulins. Ce lieu est, depuis six siècles, l'objet de pèlerinages annuels très fréquentés où
affluent des milliers de pèlerins. Démolie par les Albigeois au xrii'^ siècle, la chapelle de Notre-Dame de Livron fut reconstruite en 1302 par Guillaume de Millars, dont le nom est sur une pierre à l'entrée de l'église, au-dessus du bénitier. Ce sanctuaire était au moyen âge, comme de nos jours, un lieu de pèlerinage très fréquenté où accouraient les visiteurs, le lundi de Pâques, le 15 août et le 8 sept, lis y laissaient de riches ofi'randes que s'appropriaient les consuls de Caylus, en leur qualité de patrons de la chapelle, non sans constater avec amertume qu'au milieu des aumônes trouvées dans le tronc du pardon, se glissaient beaucoup trop de pièces fausses. Saint Louis, Philippe le Bel, Louis XIII visitèrent cet antique sanctuaire. E. Rébouïs.
CAYLUS (Daniel-Charles-Gabriel de Tubières-Grimoard Pestels de Lévis), évoque d'Auxerre, né à Paris le 20 avr. 1669, mort à Régennes le 3 avr. 1754. Il était fils du marquis de Caylus et de Claude de Fabert, fille du maréchal de ce nom. Après avoir été reçu docteur en Sorbonne, il devint, grâce à la protection de W^^ de Maintenon, l'un des aumôniers du roi puis grand-vicaire du cardinal de Noailles, archevêque de Paris. Il fut nommé évéque d'Auxerre par le roi, le 18 août 1704, et consacré à Paris le 1^^' mars 1705. M. de Caylus se montra, dans l'administration de son diocèse, plein de fermeté et de sagesse. Sa charité éclata pendant le terrible hiver de 1709; il vendit sa vaisselle d'argent pour fournir des secours aux pauvres. Ses rapports avec M. de Noailles l'entraînèrent dans le parti janséniste, dont il fut jusqu'à la fin de sa vie l'un des plus opiniâtres défenseurs. Après avoir publié la constitution Unigenitus, il en suspendit Teff'et dans son diocèse, et le 24 mai 1717 interjeta appel de cette constitution au pape mieux informé et au futur concile. Il fut soutenu dans sa lutte par l'abbé Lebeuf, qui mit au service des appelants toute son érudition. M. de Caylus s'attaqua aux jésuites ; il fonda un petit séminaire près de son palais afin de ruiner le collège qu'ils dirigeaient, puis il leur retira le pouvoir de prêcher et de confesser dans son diocèse. C'est aussi pour servir les doctrines qu'il professait qu'il fit réformer les livres liturgiques de son église. Même après l'accommodement de M. de Noailles avec le pape, l'évèque dAuxerre continua de résister. Il fut l'un des douze prélats qui protestèrent contre la déposition de Soanen, évêque de Senez. La fin de la vie de M. de Caylus se passa en luttes continuelles. Battu à Paris par le conseil privé, condamné à Rome par le pape, il n'eut plus pour le soutenir que le parlement dont il représentait les doctrines gallicanes et le clergé de son diocèse qu'il avait su gagner à ses idées. Il mourut dans son château de Régennes, près d'Auxerre. Ses principales œuvres ont été réunies dans le Recueil de mandemens de monseigneur l'évèque d'Auxerre depuis l'année il 05 (Auxerre, 1746, 3 vol. in-12), et dans Suite des œuvres de M. de Caylus ou Observations théolog. et morales sur le livre du P. Berruyer (s. L, 1755-1757, 3 vol. in-12). M. Prou.
BiBL. : Encomium funèbre D. 0. M. et œternœ mémorise B.D.C. G. D. De Pestel de Thubièresde Caylus, Autissiodorensis episcopi ; s.l. n. cl.,in-4. ~ L'abbé Dettey, Za Vie de M. de Caylus ; Amsterdam, 17G5, 2 vol. in-12. —Oraison funèbre de M. de Caylus, 1782, in-î2. - Challe et OuANTiN, Mémoires concernant l'hist, civile et ecclés. d'Auxerre^par labbé Lebeuf; Auxerre, 1851, t. II, p. 310, in-8.
CAYLUS (Marie-Marguerite le Valois de Vilette de MuRÇAY, comtesse de), mémorialiste française, née dans le Poitou en 1673, morte à Paris le 15 avr. 1729. Nièce à la mode de Bretagne de M°^« de Maintenon, et fille d'un lieutenant général des armées navales qui a laissé lui-même d'intéressants Mémoires, elle fut enlevée à l'âge de sept ans par les soins de sa célèbre tante qui se proposait de la convertir au catholicisme ; la lutte ne fut pas longue : à peine l'enfant eut-elle assisté à la messe du roi qu'elle consentit à abjurer sous la double condition qu'elle entendrait cette fameuse messe