L IDEE DE DIEU ET L EXPERIMENTATION PSYCHIQUE
Il y a là un principe infaillible. Avec la pensée épurée et l'élévation vers Dieu, le spiritisme expérimental peut être une lumière, une force morale, une source de consolations. Sans elles, c'est l'incertitude, la porte ouverte à tous les pièges de l'invisible. C'est une issue offerte à toutes les influences, à tous les souffles de l'abîme, à ces souffles de haine, à ces tempêtes du mal qui passent sur l'humanité comme des trombes et la couvrent de désordre et de ruines.
Oui, il est bon, il est nécessaire d'ouvrir des routes pour communiquer avec le monde des esprits, mais avant tout il faut éviter que ces routes ne servent à nos ennemis pournou s envahir. Rappelons-nous que dans le monde invisible il y a bien des éléments impurs. Leur ouvrir une issue, ce serait déverser sur la terre des maux innombrables : ce serait livrer aux esprits pervers une foule d'âmes faibles et désarmées. Pour entrer en relations avec les puissances supérieures, avec les esprits éclairés, il faut la volonté et la foi, le désintéressement absolu et l'élévation des pensées. En dehors d^^ ces conditions, l'expérimentateur serait le jouet des esprits légers. « Qui se ressemble s'assemble ^), dit le proverbe. En effet, la loi des affinités régit le inonde des âmes comme celui des corps.
Il y a donc nécessité, au point de vue théorique comme au point de vue pratique, néces-
site au point de vue du progrès du spiritisme, de développer le sens moral, de s'attacher aux croyances fortes, aux principes supérieurs, nécessité de ne pas abuser des évocations, de n'entrer en communication avec les esprits que dans des conditions de recueillement et de paix morale.
Le spiritisme a été donné à l'homme comme un moyen de s'éclairer, de s'améliorer, d'acquérir les qualités indispensables à son évolution. Si l'on détruisait dans les âmes ou seulement si l'on négligeait l'idée de Dieu et les aspirations élevées, le spiritisme pourrait devenir une chose dangereuse. C'est pourquoi nous n'hésitons pas à dire que se livrer aux pratiques spiriles sans épurer ses pensées, sans les fortifier par la foi et la prière, ce serait accomplir une œuvre funeste, dont la responsabilité pourrait retomber lourdement sur ses auteurs.
Arrivons maintenant à un point particulièrement délicat de la question. On reproche parfois aux spirites de ne pas vivre toujours en harmonie avec leurs principes; on leur fait observer que chez eux le sensualisme, les appétits matériels, l'amour du lucre, occupent une place souvent considérable. On nous reproche surtout les divisions intestines, les rivalités de