‹ La grande énigmeChapitre 13 sur 66 · LE CIEL ÉTOILÉ · texte numérisé non relu

LE CIEL ÉTOILÉ

gage, car les uns sont des séjours de paix et de félicité, et d’autres, des mondes de lutte, d’expiation, de réparation par la douleur.

Les uns semblent dire : Je t'ai connue, âme humaine, âme terrestre ; je t’ai connue et je te reverrai ! Je t’ai abritée dans mon sein autrefois et tu reviendras vers moi. Je t'attends pour guider à ton tour les êtres qui s’agitent à ma surface !

Et puis, plus loin encore, cette étoile qui semble perdue au fond des abîmes du ciel et dont la lumière tremblante est à peine perceptible, cette étoile nous dira : Je sais que tu passeras sur les terres qui forment mon cortège et que j’inonde de mes rayons; je sais que tu y souffriras et que tu y deviendras meilleure. Hâte-toi dans ton ascension.

Je serai et je suis déjà pour toi une amie, car vers moi sont montées tes pensées, jusqu’à moi est arrivé ton appel, ton interrogation, ta prière à Dieu.

Ainsi toutes les étoiles nous chantent leur poème de vie et d’amour, toutes nous font entendre une évocation puissante du passé ou de l’avenir. Elles sont les « demeures » de notre Père, les étapes, les jalons superbes des routes de l’infini, et nous y passerons,

nous y vivrons tous pour entrer un jour dans la lumière éternelle et divine.

Espaces et mondes! quelles merveilles nous réservez-vous? Immensités sidérales, profondeurs sans limites, vous donnez l'impression de la majesté divine. En vous, partout et toujours, est l'harmonie, la splendeur, la beauté ! Devant vous, tous les orgueils tombent, toutes les vaines gloires s'évanouissent. Ici, parcourant leurs orbes immenses, ce sont des astres de feu près desquels notre soleil n’est qu’un pâle flambeau. Chacun d’eux entraîne à sa suite un imposant cortège de sphères, qui sont autant de théâtres d’évolution. Là, comme sur la Terre, des êtres sensibles vivent, aiment, pleurent.

Leurs épreuves et leurs luttes communes créent entre eux des liens d’affection qui grandiront peu à peu. Et c’est ainsi que les âmes commencent à sentir les premiers effluves de cet amour que Dieu veut faire connaître à tous. Plus loin, dans l’insondable abîme, se meuvent des mondes merveilleux, habités par des âmes pures qui ont connu la souffrance, le sacrifice, et sont parvenues aux sommets de la perfection; des âmes qui contemplent Dieu dans sa gloire et vont, sans

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