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Combien y a-t-il de sortes de médiumnités

R. — Il est difficile de les classer, parce qu’il est impossible délimiter les dons d’En- Haut. « L’Esprit souffle où il veut, quand et comme il veut. »

Cependant, on distingue ainsi les formes ou manifestations de la médiumnité: la typtologie, c’est-à-dire les coups frappés, les tables parlantes ; les phénomènes de lévitation, qui sont comme l’a b c du spiritisme expérimental. La plupart des médiumnités commencent par là.

L’écriture automatique ou directe, c’est-àdire les caractères tracés par des mains invi-

PRATIQUE EXPÉRIMENTALE

sibles ou par les médiums sous Fimpulsion des Esprits; le phénomène d’incorporation, qui a lieu lorsqu’un Esprit vient momentanément s’emparer de l’organisme du médium endormi et se substituer en quelque sorte à sa personnalité : cela suppose le sommeil magnétique profond.

Il y a enfin les apparitions ou matérialisations d’Esprits à tous degrés; quelques-unes peuvent être saisies à l’instantané par la photographie.

Il y a d’autres formes de la médiumnité :

par exemple, la médiumnité voyante ou auditive, qui perçoit les êtres, les bruits et les harmonies du monde invisible ; la médiumnité guérissante ou curative, qui guérit par simple attouchement les maladies, ou les diagnostique à l’intérieur du corps par la double vue. Il y a encore la glossolalie ou don des langues ; elle permet au médium en état de somnambulisme de parler, d’écrire, de comprendre des langues mortes ou vivantes qu’il ignore à l’état de veille, etc.

137. Mais le charlatanisme, la simulation , la supercherie ne jouent-ils pas un rôle considérable dans la pratique du spiritisme ?

R. — Oui, sans doute, cela arrive parfois.

316 SYNTHÈSE OU CATÉCHISME

Quelle est la science qui n’a pas ses charlatans et ses exploiteurs ? Quelle est la religion qui n’est pas corrompue et déshonorée par ses faux miracles, ses faux prophètes, ses mauvais prêtres ou ses superstitions ? Cela prouve que le propre de la nature humaine et l’une des marques de sa faiblesse, c’est d’abuser de tout, même des choses les plus sacrées, et de tout profaner, même les plus nobles dons qu’elle a reçus de Dieu.

138. La pratique duspiritisme ne mène-t-elle pas aussi quelquefois au suicide ou à la folie?

R. — Nullement. S’il s’est produit quelques cas d’exaltation, il faut remarquer que la science et la religion, qui sont deux choses nécessaires et très hautes, ont elles aussi, dans le cours des siècles, l’une, fait éclater bien des cerveaux, l’autre, produit des cas de folie religieuse et commis des crimes odieux. Ce n’est pas une raison, cependant, pour renoncer à la religion qui a fait de grandes âmes, ni à la science qui a produit de grands esprits. Il serait illogique et injuste de ne voir les choses élevées que par leurs petits ou mauvais côtés.

De ce que le cerveau humain ne peut pas toujours supporter le poids de certaines ré-

PRATIQUE EXPÉRIMENTALE

vélations, on ne peut conclure qu’une seule chose : c’est que l’invisible est sans bornes, et l’homme bien limité devant l’infini !

139. Que penser du rôle du démon dans les manifestations spirites?

R. — Le démon n’existe pas et ne peut pas exister, car, s’il existait, Dieu ne serait pas ; l'un est essentiellement exclusif de l’autre.

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