‹ La grande et excellente cité de ParisChapitre 15 sur 42 · Ces synchronismes ne se peuvent prouver · texte numérisé non relu

Ces synchronismes ne se peuvent prouver

5. Les palissades sont antérieures aux enceintes de murailles, chez les peuples d'une civilisation peu avancée. Qui sait d'ailleurs si le Paris primitif n'était pas une station lacustre, dont le circuit n'avait pas besoin d'être défendu par des palissades?

à fa defcription, celle qu'en fait Iulian, furnommé rApoftat, eft la plus belle, lequel s'y eft tenu d'autres fois, & y fut fait & falué Empereur par fon armée, en l'an trois cent foixante & quatre. Ceftuy loue Paris en vne Oraifon*, où il vfe de ces paroles : Je paffois (dit-il) mon hyuer à Lutéce (car c'eft ainsi que les Gaulois appelent la petite ville des Parifiens), où y a vne Ifle, non trop grande, qui gift dans le fleuve, lequel Tenuironne, & les murailles de la ville ; & de tous coftez y a des ponts de bois, qui conduifent vers ladite Isle, &c. Puis montre la fertilité du pais, & dit qu'en ladite terre il y a bon vignoble; fe plaignant neantmoins des rigueurs de l'hyuer, & que la riuière fut de fon temps fi efprife de glace, qu'il la compare en dureté & couleur à vne pierre de marbre. Par lequel difcours Paris eft dépeint, félon que alors il fe comportoit.

Car ce qui eft à préfent de la ville, vers les portes Sainft Denys, Saind Martin, le Temple & Sainft Antoine, c'eftoientles grands marefts, où. s'arrêtèrent les Gaulois, pour empefcher l'armée des Romains, & bien fouuent eftant pour lors les lieux fort bas, la riuière y alloit bien auant en campaigne. Ce que Grégoire de Tours efcrit même eftre aduenu de fon temps, & que ladite riuière inonda tout iufques à Saind Laurens, qui efloit defia bafty. Aufli trouue l'on par de vieux Documens & Panchartes, que

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