‹ La grande guerre ecclésiastique [microforme]Chapitre 26 sur 38 · PAPE E TE TRE · texte numérisé non relu

PAPE E TE TRE

QE do TER

clamant sincèrement rizs DE L’oBéts-|à l'appel, et V. G. espère que Dieu lui

sANCE!! et quand le Franc-Purleur vient immédiatement renchérir sur lui? Mais voyez donc, Mgr., comme la fleur des pois de l’ultramontanisme s'en vient brutalement démolir l'épis copat local et découvrir irrespectueu:

sement les pieds d'argile des idoles!

Qui donc vient nous faire apprécier «la lourde phraséologie de la Gran.

deur de Si Hyacinthe, qui se tourne gauchement de droite à gauche et prend un air pompeux et gourmé!...»

Qui donc nous peint respectueusement l'Evèque d'Oitawa «qui nage si bien entre deux eaux, vrai loose fish du Haut-Canada, tres-habile à louvoyer adroitement et à ménager la chèvre et le chou,» chose toute naturelle, du reste, puisqu'il vit dans le voisinage immédiat « du renard rusé et du loup traitre et sournois,» dont il semble prendre des leçons! Et c'est un prêtre qu nous parle ainsi de ceux pour qi on exige des laïcs un respect sans bornes!!

Nous ne sommes donc pas de si grands criminels quand nous osons penser que {ous les Evêques ne sont pas des génies, et que tous les princes de l'Eglise ne sont pas des saints!

Quelle singularité ecclésiastique ! C’est une abomination à nous de dire tranquillement ces choses pour expliquer des fautes palpables, quelquefois grossières ; et C’est une vertu chez le prè.

tre inspiré par l'esprit de parti et surtout de rancune, de parler ainsi des Evêques! En vérité, Mgr. il semble évident que Dieu a décidé de perdre quelqu'un.

Mais arrivons à l’'Archevèque. C'est à lui que la plus grosse mitraille ultramontaine est réservée. « Supériorité arrogante, autocratie impérieuse el arbitraire, froid dédain mal déguisé pour

toute autre supériorité, odieuse et|

basse jalousie de toute autre grandeur que la sienne, crainte malsaine de descendre de certe hauteur !1!»

Comment V. G. trouve-telle cette riposte de l’un des fils d’obéissance à sa paternelle exhortation ? Rappelé par V. G. au respect dù à l’Archevêque, voilà comme le saint libelliste répond

infusera sa sagesse! Je crains bien, Mgr. que le bon Dieu lui-mème n'ait trouvé l’entreprise désespérée, car Les folies ont continué de plus belle. Tout cela n'est.il pas plein d’édification ?

Mais coutinuons. Je suis heureux d'apprendre de la bouche même d'un prêtre écrivant sous les encouragements de V. G. ce que pue valoir intrinsèquement ses collègues.

« Le gros canon de la Citadelle (lArchevêèque) a donc fait une décharge et donné son humble opinion. Piteuse figure que fait là cette pauvre humilité! Mais comment croire que lon puisse tromper les autres si effronté:

ment? On va donc repousser cette opinion (de l’Archevèque) avec hor reur, et lui appliquer Le Vadè retro...n Il n’y manque que “atanas, Mgr. mais on invite le lecteur à suppléer! Comment se fait-il que V. G. ne trouve aucun venin infect dans ce persifilage, pas même la téle hideuse de la calomnie ? Evidemment, Mgr. la sagesse de Dieu n'est pas ici! Le souhait de V.

G. n’a clairement pas été exaucé !

Et un peu plus loin, un autre prêtre nous informe, en toul respect Sans doute pour l’Archevèque, que « sa ruse a extorqué un mot du Cardinal Barnabo; qu'il y avait malhonnéteté évidente à poser ainsi une interrogation, qu'on voulait tromper le public, et que tous ces procédés sentent trop la fourberie grecque...» Mais grand Dieu!

Mgr. Voltaire lui-mème n'a jamais mieux dit que ces deux prêtres sur les hauts diguitaires ecciésiastiques!! Et au moins il le disait avec esprit !!

Autrefois les Augures riaient bien, mais ils ne se déchiraient pas ainsi !

Au reste, il y a longtemps que je sais, et j'en vois la preuve aujourd’hui, que quand on veut faire déchirer un prêtre comme un laïc ne le saurait faire, il faut s'adresser à un de ses confrères. Jamais encore en ce pays laic n'a Git des prètres ce que ceux-ci disent aujourd’hui les uns des autres!

Mais que résulte-t-il de tout cela ? Car enfin il y a une conclusion pratique à tirer de tant de dures vérités échangées entre ecclésiastiques ? Ou ces

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